Sur la question de « Song »

Photographie de maître Wu Tu Nan

松 sōng en gros, « être dans un état ​​de non-tension », est l’âme du tai chi chuan, mais c’est également une notion souvent mal comprise. Beaucoup de pratiquants de tai chi chuan croient, à tort, que pour être « Song », nous ne devrions pas utiliser toute la force, étant de sorte totalement « détendu », sans tension dans nos muscles ou nos articulations. Toutes ces idées sont, en fait, diamétralement opposés à la compréhension correcte de « Song », causant chez de nombreux praticiens, souvent après de nombreuses années de pratique, un arrêt dans leur progrès.

Gérard Blaize

Quand je suis arrivé au Japon, en 1976, je pensais y rester 2 ans pour continuer l’étude de l’Aïkido au Dojo central de Tokyo (à l’époque, j’étais 3 e dan). J’y suis resté 5 ans et demi (de février 1976 à août 1981), et pendant ce séjour j’ai rencontré celui qui allait devenir mon maître en Aïkido : Michio Hikitsuchi Sensei. Parallèlement, j’allais suivre l’enseignement d’une école de Jo-Jutsu (bâton) sous la direction de Shigeiro Matsumura Sensei et découvrir la pratique du Katsugen Undo de Maître Haruchika Noguchi.

Observer

La méditation commence par l’observation. Tourner son regard vers l’intérieur est considéré comme fondamental. Mais il ne s’agit pas de le réaliser seulement en posture assise. Tout bien examiné, c’est un élément indispensable à tout apprentissage, notamment à celui des arts martiaux et du qi gong. C’est la base d’une vie bien vécue.

Quitter la montagne aux trésors les mains vides

Portrait du professeur Cheng Man Ching par Kenneth Van Sickle

Le taiji quan semble simple. Les progrès en matière de pratique méditative que ce soit immobile ou en mouvement consiste à vaincre une résistance initiale. Les maîtres chinois qualifient cette expérience d’esprit du singe.

Le pinceau

Le pinceau de Cheng Man Ching

Article du New Yorker du 10 décembre 1973 intitulé The Brush relatant l’histoire du pinceau de Cheng Man Ching.

L’appartenance précède l’incarnation

Jet Li interprète Huo Yuanjia dans le film Le Maître d'armes de 2006

Quelle est la relation entre la pratique du taijiquan aujourd’hui et les interprétations de ses origines anciennes ? De la technique du corps de Marcel Mauss à l’intérêt actuel pour le rituel, la performance et la personnification, nous savons que les activités physiques portent toujours des significations culturellement construites. Elles ne sont jamais simplement instrumentales ou pratiques.

Une centaine de fleurs dans les études sur les arts martiaux

Image du film Le chemin immortel avec le maître Yun-Long parlant de sa vie à Wudang

Dans le domaine des études sur les arts martiaux chinois, les années 1990 ont été marquées par une sorte de campagne des Cent fleurs, non déclarée. Les dissidents issus de l’orthodoxie politique, autrefois réduits au silence ou marginalisés à Taiwan ou à Hong Kong, se sont maintenant réaffirmés, et un certain nombre de centres de pouvoir intellectuels et de destinations touristiques concurrentes consacrées aux arts martiaux se sont épanouis.
– Traduction de l’article « Fighting Words: Four New Document Finds Reignite Old Debates in Taijiquan Historiography » de Douglas Wile paru dans Martial Arts Studies

La voie du bambou

Deux patriarches purifiant leur cœur, encre sur papier, de Shike

À l’ombre d’une Chine qui s’éveille, se tiennent discrètes les traditions vivantes du taoïsme et du bouddhisme chan. Ce livre témoigne pour leur survie en redonnant ses lettres de noblesse à la Grande Etude, celle qui nécessite une vie tournée vers l’Orient de l’esprit.

Zhang Sanfeng

Zhang Sanfeng, statue en bronze, dynastie Ming

L’origine du tàijíquán est une question polémique et controversée. Certains identifient la famille Chén comme la source du tàijíquán dans les années 1600 et d’autres localisent plus avant l’art avec les arts internes bouddhistes, taoïstes et maître 張三豐 Zhāng Sānfēng. Les deux sont corrects. Et aucun d’entre eux n’a créé le tàijíquán. Nous allons plonger dans les documents historiques existants et les découvertes archéologiques pour tenter de clarifier cette question controversée.

Les trois trésors des arts martiaux

Taureau féroce, couleur et papier sur papier, Zeng Shanqing

Les trois trésors des arts martiaux chinois sont souvent mystifiés comme une sorte de pensée magique. Je voudrais faire de mon mieux pour démystifier ces termes, car ils constituent un concept important à comprendre. Commençons d’abord par décomposer les mots individuellement, puis nous pourrons ensuite définir leur objectif.

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