Tiandi

Dān

Cinabre

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Un morceau de cinabre () sur une palette ou dans le fourneau d’un alchimiste ().

dān
rouge, vermillon, remède, cinabre, alchimie
zhǔ
point
 jǐng
puits, rangé régulièrement

Décomposer et recomposer le cinabre fut la principale préoccupation des alchimistes chinois, pour rechercher l’immortalité.

Cinabre vient du grec κιννάβαρι, du latin cinnabaris et du perse zanjifrah. La couleur du cinabre est un rouge intense, même réduit en poudre, il a donc été utilisé, comme vermillon, probablement  très tôt en Grèce, en Égypte, en Inde et en Chine, puis à l’époque romaine, comme en attestent les fresques de Pompéi.

En Chine, les ascètes étaient amateurs de substances censées donner la longévité et ce fut la raison pour laquelle ils utilisèrent successivement le jade, l’or et le cinabre. Il est certain que le cinabre était l’une des plus importantes substances considérée comme donneuse de vie. On peut en conclure que deux substances principales étaient vues comme des facteurs de longévité par les anciens chinois et étaient consommées comme des remèdes ; l’or pour préserver le corps et le cinabre pour prolonger la vie. Les taoïstes utilisaient le cinabre comme une drogue afin d’accéder à un état bienheureux. Il était reconnu comme la substance naturelle la plus performante pour obtenir l’immortalité ou, du moins, prolonger la vie et la jeunesse.

Le dan est donc une forme de l’énergie, plus intense, raffinée, concentrée.

Coupe à l’aumône Cinabre, dynastie Qing, période Qianlong