Trois trésors

三寶 sān bǎo

Les trois trésors sont la base de travail énergétique des anciens taoïstes. Ils représentent le potentiel physique, spirituel et énergétique d’un être humain.
Pour avancer sur la voie spirituelle taoïste, il est nécessaire de purifier d’abord les énergies physiques et de jouir d’une assez bonne santé. De même, pour que l’on puisse bénéficier d’une vie saine et vigoureuse, les énergies physiques doivent être fortes et pures, et l’esprit libre de la domination des cinq sens et des sept émotions paroxystiques.

Un païfang traditionnel marquant une entrée des Monts Wǔdāng, situés à Shiyan, Chine.

Avant de s’impliquer dans la pratique des exercices et méthodes proposées par les taoïstes, il est important de comprendre la structure énergétique de l’être humain. Cette structure est parfaitement illustrée par le modèle tripartite des trois trésors ou sān bǎo.

Lorsqu’une personne maintient en harmonie son corps, sa respiration et sa conscience, on dit qu’elle possède les trois trésors : 精 jīng, 氣  et 神 shén.
Ces trois trésors ne sont en fait qu’une nouvelle différentiation subjective de l’énergie cosmique.

L’essence vitale est la racine de la vie, le corps de chair et de sang
Le est l’ énergie vitale, le mouvement, l’activité, la parole et la perception, la porte de la vie et de la mort.
La conscience spirituelle est l’esprit, la lumière qui luit dans les yeux, la pensée dans le mental, c’ est la sagesse et l’intelligence, la connaissance naturelle et le potentiel d’ éveil. »

呂洞賓 Lǚ Dòngbīn

La clé du développement de ces trois trésors et donc de la santé est la quiétude et la paix profonde de l’esprit.

Notre mode de vie, nos habitudes, nos schémas habituels, nos comportements et la qualité de nos émotions font partie des trois trésors et c’est sur cette pierre brute qu’il faut travailler. Ces diverses facettes mettent en oeuvre

神 shén

La grotte de Zhang Gong, encre et couleur sur papier de Shitao (1642–1707)
La grotte de Zhang Gong, encre et couleur sur papier de Shitao (1642–1707)

Shén est souvent traduit par esprit, pensée ou conscience, c’est une notion difficile à saisir ou à traduire.

Le shén illumine chaque chose et lorsqu’il se manifeste, il ressemble au vent qui balaie tous les nuages.

– Classique interne de l’empereur Jaune

原神 yuán shén, l’esprit originel est la source de tout ce qui est. Cette énergie cosmique qui anime tous les êtres et toutes existences dans l’univers est notre essence spirituelle, notre nature fondamentale. II se tient en dehors de toutes causalités selon la loi du yin~yang.

Lorsque le yuán shén choisit de vivre des expériences selon son mandat céleste.
Depuis sa nature cosmique illimitée il se manifeste alors en une conscience limitée dans l’espace et le temps, il devient alors le shén individuel ou la conscience organisatrice. Il s’incarne et suit la loi d’impermanence du yin~yang, il investit une trame de vie, un mandat céleste, pour se manifester.

Dans ses premières manifestations, le shén va choisir les futurs parents qui lui permettent de se manifester selon le plan qu’il a choisi et de faire appliquer le projet spirituel de l’être : son mandat céleste. Lorsque le jīng du père et de la mère s’unissent, la conscience organisatrice du futur bébé se fixe sur cette trame de vie lui accordant un potentiel de vitalité, de dynamisme, de mouvements, de formes, de structures, de rythmes, etc. Lorsque le shén s’est incarné, individualisé puis organisé en un outil d’apprentissage, de réflexion et de communication pour s’adapter et expérimenter le milieu dans lequel il baigne, il applique et fait perdurer son projet de vie d’une façon consciente ou inconsciente. Pour cela, il possède un pouvoir de détermination, de réalisation et la volonté permanente de continuer à se manifester. C’est le 誌 zhì qui condense ses attributs à travers les outils privilégiés du shén : les cinq sens, les orifices des organes des sens : yeux, narines, oreilles, bouche et les cinq composants principaux : 魄 pò, 魂 hún, 意 yì, 誌 zhì et 神 shén qui sont liés aux cinq organes vitaux : les poumons, le foie, la rate-estomac, les reins et le cœur. Le shén s’informe du monde extérieur. Leur bon fonctionnement détermine l’acuité de la conscience. Les sens sont des aires de contacts et d’échanges qui permettent au shén d’être conscient du monde extérieur. Ce sont aussi les supports privilégiés de la communication : on écoute, sent, voit, goûte, ressent l’autre. On réceptionne l’information provenant d’autrui puis on exprime par la bouche, par nos mimiques, par nos mouvements, nos idées, nos émotions… Le shén est l’organisateur absolu de l’outil sensoriel, de l’information, du langage, de l’échange, de la communication.

精 jīng 

Campagne de Hong Kong, encre sur papier, 1967, Zhao Shaoang (1905-1998)
Campagne de Hong Kong, encre sur papie de Zhao Shaoang (1905-1998)

Jīng est le support, la réserve des qualités et des caractéristiques intimes et spécifiques de toute chose et de tout être vivant. C’est ce qui fait qu’un arbre donne toujours les mêmes fruits, que la graine d’une orchidée produit une autre orchidée et non pas une ortie ou un pommier. Mais, c’est aussi le fait qu’une rose sera différente d’une autre rose: une sera belle, charnue, majestueuse, résistante alors qu’une autre sera quelconque, chétive, petite, fragile.

Le jīng est le programme d’un type de vie avec ses limites de manifestations : une laitue peut vivre avec une taille donnée, un type de feuilles, pour une certaine durée, dans des conditions climatiques. Il est donc le support, la trame de vie indispensable à la manifestation du shén. Il existe une interaction étroite entre le Jing et le shén. Le shén s’incarne lorsque le Jing des deux parents s’unissent à la conception. Le shén organise, ordonne le Jing pour générer un être vivant et le Jing nourrit le shén pour qu’il se manifeste et accomplit son mandat céleste et permet son incarnation. Le shén donne la possibilité au Jing d’exister et de vivre la vie. En terme de vie, shén et Jing sont indissociables. S’ils se séparent, le shén retourne au Ciel, c’est la mort de l’individu dans son corps. C’est l’apparition et la disparition du shén qui fait la vie ou la mort.  

Perdre shén, c’est la mort, obtenir shén, c’est la vie.

– Le pivot merveilleux

Jīng représente donc le support ou la forme nécessaire pour que le shén puisse manifester. Le jīng  se manifeste depuis sa forme ( 形 xíng ) la plus grossière : le corps jusqu’à son aspect le plus raffiné : l’essence originelle ou Yuan Jing, qui se trouve dans les reins. Cependant, Il existe deux types de jīng distincts, un est inné et l’autre est acquis.

原精 yuán jīng 

Le jīng inné nous est transmis par les parents au moment de la conception. Il est le vecteur des caractères héréditaires qui dépendent de l’espèce, des lignées ancestrales et des deux parents. Nous pourrions le comparer à une certaine somme d’argent que des parents donneraient à leur enfant au moment où il quitte la maison pour s’installer dans la vie, qu’il pourra gaspiller ou faire fructifier selon son comportement. La qualité de ce jīng résulte donc du capital vital de l’espèce, des ancêtres et des parents de l’individu. Précisons que le jīng inné d’une personne est le fruit de l’union du jīng des deux parents, porteurs de l’hérédité, le jīng inné est limité en quantité et non renouvelable. Il constitue notre réserve la plus précieuse, de sa qualité dépend notre santé, notre équilibre, notre vitalité, notre longévité. L’épuisement de cette source intime de vie entraîne la mort. Le jīng inné doit être en permanence protégé, sauvegardé, stabilisé et entretenu par l’apport constant du
jīng  acquis.

Le jīng acquis provient de l’assimilation du jīng prélevé dans l’ environnement dans lequel l’individu se fond et notamment :

  • des aliments, des boissons (saveurs, liquides),
  • de l’air, énergie du ciel et de la terre,
  • des phénomènes cosmo-telluriques,
  • des phénomènes sensoriels ou proprioceptifs,
  • des énergies psychiques.

Pour illustrer ce propos, prenons l’image d’une bougie : à la naissance, nous recevons de nos parents une bougie allumée. Tant que celle-ci éclaire, nous sommes en vie. La cire de la bougie symbolise le jīng inné alors que la flamme symbolise la transformation permanente de jīng en énergie nécessaire au maintien de la vie. Cette bougie a une certaine taille, et donc une durée de vie limitée. Pour vivre bien et longtemps, nous devons extraire de notre environnement un combustible, le jīng acquis, que nous remplissons régulièrement dans la petite cuvette qui se trouve juste sous le flamme. Ainsi, ce combustible permet de ralentir, voire de temporiser ponctuellement, la consommation de la bougie elle-même.

精神 jīng shén

Le taiji quan et le qi gong nous donne les moyens pour prendre soin et être en harmonie avec notre corps. Nous apprenons à l’écouter, à mieux connaître ses besoins, ainsi que ses points forts et ses points faibles. Nous pouvons considérer que notre corps est comme un cheval ou un véhicule qui nous accompagne tout au long de notre voyage sur terre. Nous avons besoin de lui pour parcourir le chemin de la vie, pour traverser les chemins des plus faciles aux plus difficiles. A travers les exercices, nous lui apprenons à se détendre, à relâcher les tensions inutiles, à trouver un axe, à trouver un centre pour exprimer les gestes, les mouvements avec grâce et harmonie. Plus le shén est en harmonie avec le jīng plus mon voyage sera harmonieux. Mon corps peut être mon meilleur compagnon, fidèle comme un cheval bien soigné et bien éduqué ou mon pire ennemie comme un corps étranger que je connais trop peu et auquel je ne porte que peu d’attention ou de soin. Je peux l’aimer ou le détester, de toute façon il sera avec moi tout au long de cette vie.

Fait du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester

proverbe Indien

Certains textes classiques attribués au taiji quan utilisent souvent l’expression 精神 jīng shén. L’esprit de vitalité désigne l’union intime de l’énergie et du mouvement, la symbiose entre l’esprit et la technique.

Celui qui possède jīng shén. se déplace avec vivacité et concentration, ses gestes comme ses attitudes paraissent majestueux, ses mouvements même très lents révèlent la présence d’une grande énergie intérieure.

張祖堯 Zhāng Zǔyáo

Pour atteindre jīng shén, il est donc indispensable que le jīng et le shén soient forts, vigoureux et équilibrés, ce qui suppose la circulation d’un flux abondant de 氣 .

Quand le jīng shén est mis en action, les mouvements deviennent spontanés, légers et agiles.

楊澄甫 Yáng Chéngfǔ

Lorsque le shén est parfaitement équilibré avec le jīng, la maladie ne peut pas apparaître.

Etre en harmonie avec notre corps nous apporte de la sérénité et l’unité avec nous même, un état d’être l’unité de soi. Il nous permet de vivre au présent et de communiquer avec notre vraie nature. Le moment présent devient la base de notre être, parce que c’est là que nous trouvons la sève de notre vie et la connexion avec qui nous sommes réellement. Cette sérénité qui habite en nous est un moyen nécessaire pour que nous puissions être à l’écoute et être en accord avec notre cœur. Selon la médecine traditionnelle chinoise, le siège du shén individuel se trouve dans le cœur. Par la pratique, par les soins et l’attention que nous accordons à notre corps, par la pratique de 德 dé, nous serons de plus en plus en connexion et en paix avec notre cœur ou le shén individuel ce qui nous ouvre vers la connexion avec le shén cosmique, car c’est par le cœur que nous pouvons communiquer et nous relier avec notre source divine. Etre en contact avec notre cœur c’est être en accord avec notre conscience, se sentir juste dans nos pensées, dans nos paroles et dans nos actions. La pratique au quotidien telle que la gratitude, l’appréciation, le partage, la sympathie, la compassion, la sérénité et la bonne intention, nous ouvre les possibilités de nous relier et d’être en connexion avec le shén cosmique ou notre source divine.

氣 

Dragon dans les nuages, 1922, encre sur papier, rouleau suspendu, Qi Baishi (1864-1957)
Dragon dans les nuages, 1922, encre sur papier de Qi Baishi

Dans la culture chinoise

L’enveloppe du Ciel et de la Terre, le Ciel et la Terre, l’intervalle Ciel-Terre et tous les êtres qui y ont une éphémère demeure, ne forment qu’un amas de souffles, sans intérieur, sans extérieur, sans limites sinon précaires et relatives. Dans cet amas, on peut distinguer une multitude de masses particulières. Toute analyse, tout découpage qui fait surgir des souffles particuliers les maintient en fait dans l’amas primordial, dans l’Unité. Tel est le schéma qui explique la production et la disparition des êtres. Ils ne sont que condensation et dissipation au sein de l’amas primordial des souffles.

Le souffle apparaît toujours comme yin-yang, rythme et combinaison, mouvement et transformation.

Les êtres vivants, dont la visibilité est le corps, sont les formes particularisées du souffle. Les souffles (氣 ) sont distincts des formes concrètes, sans en être séparables. Les formes (形 xíng) ne sont rien, ne sont pas, sans ces souffles qui les informent et transforment. D’autre part, on ne peut saisir les souffles que dans et par les formes. On connaît les qualités des souffles en un être par les manifestations qui s’inscrivent dans la forme corporelle, par exemple dans le sang, qui permet la lecture des pouls.

Les souffles donnent qualités, propriétés à chaque être, chaque phénomène, déterminent les conditions et particularités de son apparition et de son développement. Ils se font activité, circulation, communication, transformation, réchauffement, protection, dynamisme, rythme. Ils unissent des séries de phénomènes; ils permettent et spécifient les relations des êtres entre eux.

Les souffles sont l’expression la plus réelle du travail opéré dans les formes. Ils sont donc ce sur quoi travaille celui qui désire maintenir sa pleine capacité physique et mentale, demeurer dans la rectitude morale, qui n’est guère discernable de la santé du corps, puisqu’elles reposent l’une et l’autre sur le même mouvement : guider ses souffles à l’image du souffle cosmique.

Ce qui guide les souffles est le principe de l’ordre naturel; dans un homme, c’est, ultimement, son cœur et ses esprits; car si les souffles ne sont pas assimilables à la matière, ils ne le sont pas non plus à l’esprit.

Les souffles existent et se renouvellent, dans un corps, grâce aux essences ( j精 jīng ), qui sont leur support, la base de leur développement et qui sont responsables de leurs qualités : le yin permet et soutient l’expansion du yang.

Les souffles sont à la fois substrat dynamique de l’univers et substance universelle et subtile qui constitue tous les êtres et phénomènes.

Le souffle est, en soi, de soi, indifférencié; il est un avec l’ordre qui se voit dans ses manifestations et activités à l’intérieur d’une forme corporelle. À partir d’un commencement de forme, résultant d’un mouvement yin de condensation, de composition des essences, les souffles apparaissent avec leurs spécificités, leurs activités et leur dynamisme yang.

Dans la médecine chinoise

Les souffles président à toutes les mutations et activités dans le corps, tant sur le plan macroscopique que sur le plan microscopique, selon les modalités du
yīn et du 陽 yáng. La régulation des souffles constitutifs et animateurs de l’homme, au sein des souffles constitutifs et animateurs du cosmos, est l’objet même de l’art médical.

Au sens le plus général, les souffles sont l’existence des êtres comme elle se dégage dans sa composition yin-yang. Dans un sens plus restreint, ils sont ce qui assure tous les mouvements et les modalités de l’animation physique et psychique. Dépourvus de forme, ils compénètrent les substances qui les accueillent pour y opérer les activités qui expriment et maintiennent la vie. Ils sont l’aspect yang dans les couples qu’ils forment avec les essences, avec le sang, les liquides, le corps, les saveurs … qui représentent l’aspect yin.

Par les souffles tout se fait, de l’origine à la fin. Ils commencent le processus de production et de caractérisation des êtres; ils déterminent leurs apparences extérieures comme leur mouvements intérieurs. Ils s’appuient sur le dynamisme originel; ils tirent force et renouvellement des essences provenant des fruits de la Terre (alimentation), et de l’inspiration des souffles offerts par le Ciel (respiration).

Les circulations, les échanges, les transmissions, les changements des liquides en vapeurs et des vapeurs en liquides, des aliments en essences et des essences en souffles, le maintien d’une douce température, le respect des rythmes et des cycles, les ouvertures et fermetures des innombrables passages et orifices de l’être, tous les mouvements et transformations produisant et soutenant la vie… se font grâce aux souffles. Les activités mentales et psychologiques, le tonus du moral et la force de la pensée, sont redevables aux souffles. Les émotions sont des mouvements de souffles, qui souvent se dérèglent; ce sont les manifestations dans les souffles de la réaction induite par une excitation, une perception, une pensée, un souvenir ….

On divise et nomme les souffles selon leurs activités particulières.

Le souffle originel ( 原 yuán ) fonde et détermine l’existence d’un être. Il s’exprime dans les multiples souffles du corps, dans la diversité 隂陽 yīn yáng des souffles de l’organisme.

L’ensemble des souffles du ciel postérieur se résume en trois souffles ceux qui entretiennent et reconstruisent ( 營 yíng ) , ceux qui défendent et protègent ( 衛 wèi ), ceux qui réunissent et harmonisent ( 宗 zōng ).

Les cinq souffles qui correspondent aux cinq agents sont, dans le corps, les souffles des 五臟 wǔ zàng et dans le mental les souffles des cinq vouloirs; à l’extérieur, ils sont les cinq souffles de l’environnement : froid, chaud, sec, humide, vent.

夫上古聖人之教下也
皆謂之
虛邪賊風
避之有時
話炎虛無
真氣從之
精神內守
病安從來

Su Wen

Ce qu’enseignaient les Saints de la Haute antiquité à leurs sujets Revenait à ceci :
Évitez le vide qui appelle les pervers, et les vents voleurs,
En tenant compte de la saison.
Dans le calme tranquille, le vide et la vacance,
Les souffles authentiques procèdent heureusement.
L’Esprit vital gardé à l’interne,
Les maladies, comment surviendraient-elles ?

La vie, la médecine et la sagesse

Les souffles suivent l’ordre naturel et sont alors corrects ( 正 zhèng ) ou authentiques ( 真 zhēn ), ou bien ils se dérèglent et sont alors pervers ( 邪 xié ).

Les souffles circulent et s’activent selon les cycles propres à l’organisme; ils sont aussi en résonance avec les grands cycles naturels comme les saisons, ainsi qu’avec les souffles du moment et du lieu où l’on se trouve : froid ou chaleur, environnement psychologique …

Ce n’est pas la quantité de souffles qui fait la santé, c’est l’harmonieuse distribution de tous les constituants, qui se rendent, comme d’eux-mêmes, là où ils sont attendus.

Les souffles s’entretiennent par ce qui vient de la Terre, des essences assimilées par la digestion, qui remplissent les zàng , renouvellent les substances et les liquides; et par ce qui vient du ciel, de l’environnement, de la respiration. Ils s’entretiennent aussi de tout ce qui pénètre l’individu, entrant non seulement par les pores mais par les organes des sens; ce qui conforte l’ordre dans la distribution et le mouvement des souffles ou au contraire le contrarie, le bouleverse.

Les esprits guident les souffles; le cœur souverain est responsable de leur harmonie, par sa propre harmonie.

Les exercices taoïstes de santé sont ainsi destinés à renforcer le 正氣 zhèng , soutient de la vitalité originelle par diverses méthodes.


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