Shī

Caractère 湿 shī en style sigillaire
shī
humide, mouillé, moite, imbibé d’eau
溼 shī
mouillage
氵huǐ
radical de l’eau
日 rì
jour, Soleil, 72e radical
土 tǔ
terre, sol, terrain, territoire, terroir, poussière, local, rustique
絲 sī
soie, fil, filament

Shī, l’humidité, la moiteur s’écrit de deux façons équivalentes : 濕 ou 溼. Dans chaque caractère, l’eau 氵est présente.

  • Dans 溼, la terre, l’humus 土 en bas indique un terrain pénétré d’eau, comme un champ humide, un marais ou un marécage, une fondrière.
  • Dans 濕, le soleil, 日 , surmonte 絲 : des fils de soie, des brins ténus, imperceptibles comme des fils de soie qu’on regarde à la lumière du soleil. Peut-être comme les filaments végétaux qu’on observe dans les tourbières. Sans doute comme de l’eau présente quelque part, mais sans qu’on puisse vraiment la voir : une humidité qui pénètre, imbibe, imprègne.
Paysage d'automne, 2014-2015, encre et couleur sur papier de He Baili (1945-)
Paysage d’automne, 2014-2015, encre et couleur sur papier de He Baili (1945-)

L’humidité correspond à la fin de l’été et au début de l’automne, quand le yang et la chaleur commence à décliner et que le yīn, les souffles de l’eau commencent à monter; tout est plein de vapeurs et de brumes, de nuages et nébulosités, le degré d’humidité est particulièrement élevé. Il y a donc beaucoup d’humidité nocive en cette période qui connaît aussi de fortes pluies et une montée des eaux. On mouille facilement ses habits de sueur, car il fait encore chaud dans les champs où l’on travaille, mais on attrape facilement froid quand la température se rafraîchit.

Crique en brume profonde, 2003, Gerda Leenards
Crique en brume profonde, 2003, Gerda Leenards (1946-)

L’humidité est un pervers de nature yīn, analogue à l’eau, qui attaque en priorité les souffles yīn. Elle gêne et bloque les mouvements des souffles, perturbe les montées et descentes, englue les circulations des méridiens, ralentit les communications, augmente la viscosité des liquides, la pesanteur des chairs et le volume des tissus dans lesquels elle s’infiltre. Elle perturbe l’élévation du foie et l’abaissement du poumon, l’élévation de la rate et l’abaissement de l’estomac, le transit intestinal, les transformations des souffles de la Vessie. L’humidité rend gluant, poisseux, visqueux; elle accroît hors proportion les effets d’adhérence; plus de fluidité dans la circulation les liquides, par exemple, car leur viscosité est trop forte; ils s’attachent là où ils ne devraient que passer.

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