Tiandi

Yin épuisé

厥阴 juéyīn

Nature du méridien :  Yin épuisé, ce nom particulier lui vient de ce que le méridien du foie est le dernier à transporter le souffle dans la circulation nycthémérale au sein des méridiens, elle y serait ‘’à bout de souffle’’ avant le retour de celle-ci à celui qui l’a initiée : le méridien du poumon .

Méridien maître du cœur

Formé du méridien maître du cœur et du méridien du foie, il est par sa position intermédiaire entre le tàiyīn et le shàoyīn, la charnière au sein des yin , comme son pendant le shàoyâng au sein des yang, avec lequel il constitue le cercle moyen.

Juéyīn est un yīn qui arrive à extrémité, à épuisement de son mouvement propre, et qui donc est au plus près du retournement en yang, comme le yâng brillant et radieux du yângmíng est dans l’intimité du yīn. Le yang à l’extrême se retourne en yīn et le yīn à l’extrême se retourne en yang. Jueyin ferme et clôt les yin.

Les six niveaux dans la théorie des méridiens

La question n’est pas de savoir si juéyīn est plus profond que shàoyīn; c’est la qualité des souffles qui importe. Pour shàoyīn, l’essentiel est dans l’enfouissement, le ténu; pour juéyīn, l’essentiel est dans la préparation de l’élan yang. En juéyīn, le yin se concentre pour permettre l’avènement du yang.

Quand la relance du yang ne se fait pas, que le yin ne suscite pas le yang, c’est un épuisement sans retour, un essoufflement, où les souffles manquent là où ils devraient être; c’est la pathologie de manque et de reflux appelé 厥 jué ou 厥逆 jué nì.