Gérard Blaize

Quand je suis arrivé au Japon, en 1976, je pensais y rester 2 ans pour continuer l’étude de l’Aïkido au Dojo central de Tokyo (à l’époque, j’étais 3 e dan). J’y suis resté 5 ans et demi (de février 1976 à août 1981), et pendant ce séjour j’ai rencontré celui qui allait devenir mon maître en Aïkido : Michio Hikitsuchi Sensei. Parallèlement, j’allais suivre l’enseignement d’une école de Jo-Jutsu (bâton) sous la direction de Shigeiro Matsumura Sensei et découvrir la pratique du Katsugen Undo de Maître Haruchika Noguchi.

Maître Hikitsuchi m’enseigna les principes de base qui s’appliquent dans l’exécution d’une technique : « Ne pas être ouvert », « Ne pas attendre », « Ne pas regarder ». Il m’indiqua la relation entre les gestes composant une technique et les sons des voyelles A.O.U.E.I., ce qui me permit d’accepter les paroles du fondateur Maître Morihei Ueshiba : « L’Aïkido est le travail de A.O.U.E.I. »

Avec Maître Matsumura et la pratique de l’école de bâton Shindo Muso Jo-Jutsu, j’ai découvert ce qu’était réellement une école de budo ancien, la nécessité et l’obligation de suivre parfaitement et rigoureusement l’enseignement de son maître, de s’investir totalement dans la pratique de l’école, et de comprendre physiquement que la moindre erreur peut être sévèrement sanctionnée.

Grâce au Katsugen Undo (traduit en français par « mouvement régénérateur »), je me suis sensibilisé à cette capacité du corps humain de rétablir son équilibre et, par là même, de se soigner par des mouvements qui semblent indépendants de la volonté. L’enseignement de Maître Hikitsuchi, celui de Maître Matsumura et la pratique du Katsugen Undo m’ont permis de construire le socle sur lequel je m’appuie pour la recherche de l’Aïkido de Maître Morihei Ueshiba.”

Gérard Blaize

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Aller à la barre d’outils