Étiquette : Zhuāng zǐ

Approche de la sagesse taoïste

recherche de l’harmonie avec le cosmos

La Chine a produit le Taoïsme au cours d’une longue maturation. Attitude devant la vie, ce qu’on appelle le Taoïsme peut être une religion, une éthique, un système du monde. Il s’insinue dans toute l’activité de ceux qui en acceptent l’imprégnation. La rectitude intérieure est l’expression en soi de l’ordre du monde, qui n’est rien d’autre que l’universelle spontanéité, c’est-à-dire la Voie, le Tao (dao). En s’ordonnant soi-même selon ce modèle cosmique, que l’on aperçoit dans toutes les manifestations de la vie naturelle, tout se règle. Par l’initiation et la pratique, on s’unit aux grandes forces du monde, telles le Yin Yang; on parvient ainsi à la Longévité, une vie d’une durée indéfinie au sein de l’univers. L’agir se confond avec l’intégration cosmique : ne faire qu’un souffle avec le souffle cosmique, dans la spontanéité absolue. N’interférant aucunement avec l’ordre naturel, il est un non-agir, un agir sans agir, qui est cependant plus efficace que les activités volontaires habituelles des hommes.

Les textes fondateurs

Ce sont les textes sue lesquels repose le taoïsme dans son esprit profond; c’est à eux que l’on revient régulièrement pour fonder théories et conduites, même si bien d’autres textes, écrits par un maître ou « révélés », enrichissent et précisent, au cours des siècles, l’approche et les pratiques taoïstes. Ils servent de base à cet exposé, qui ne prétend pas traiter de tout le Taoïsme, mais simplement de donner un éclairage sur quelques aspects essentiels.

Nous citerons souvent, pour illustrer notre propos, le Tao Te King: Le livre de la Voie et de la Vertu (道德經  Dàodéjīng), attribué à Laozi, car ce texte court contient l’essentiel de la doctrine. Il est de plus facilement accessible à tous en de nombreuses traductions dans pratiquement toutes les langues occidentales.

Ce texte, vraisemblablement rédigé durant la deuxième moitié du 3e siècle avant J.C., fut attribué à Laozi, « le vieux maître », sorte de personnage composite qui prend quelques traits d’un archiviste contemporain de Confucius, et s’enrichit de détails et de légendes à significations philosophique, politique et idéologique. Celui qui a compilé ce livre – sans doute un ancien ministre ou général – a repris des éléments de textes et de réflexion préexistant; mais il a cependant fait oeuvre personnelle par la puissance et la beauté à la fois du style et de la pensée.

Le Zhuangzi, ouvrage beaucoup plus long et parsemé d’anecdotes, est composé de 33 chapitres, écrits entre le 4e et le 1er siècle avant J.C. Il offre une communauté de pensée avec le Laozi, tout en présentant des approches et des sensibilités variées.

Le Liezi, attribué au sage du même nom qui aurait vécu aux environs de 400 av.J.C., est souvent associé aux deux précédents dans une sorte de trilogie de textes fondateurs. Il est en fait de rédaction beaucoup plus tardive (4e siècle après J.C.), bien qu’il intègre des éléments contemporains du Laozi et du Zhuangzi.

Formation du Taoïsme

La sensibilité et la pensée taoïstes sont redevables à de nombreuses sources : l’antique fonds chamaniste et animiste de la Chine, la religion populaire, les techniques physiologiques, mi-exorcistes, mi médicales, voire magiques, les spéculations cosmologiques qui tiennent à la fois de la divination et de l’observation des astres et des phénomènes naturels, l’attitude d’ermites retirés du monde ou encore celle d’artisans experts en leur art … Dans les siècles qui précèdent l’ère chrétienne, des penseurs puisent à ces diverses sources, mais se caractérisent par une référence grandissante à un absolu qui sous-tend toute vie et qui fonde toute cosmologie.

Quand le caractère 道 dào est utilisé pour désigner cet absolu innommable, les textes réunis autour de cette sensibilité sont dits de l’école taoïste ( 道家 dào jiā). Le caractère 道 dào
signifie voie, cheminement; c’est une manière de procéder, une méthode. Chacun chemine, suit une voie, une règle de vie personnelle, reflet de l’ordre du monde. Il progresse ainsi dans l’existence, remplissant au mieux son rôle familiale et social. Dans le Taoïsme, la Voie est au-delà de tous les cheminements personnels, mais les sous-tend et les fonde tous :

La voie qu’on peut énoncer n’est déjà plus la Voie
in chapitre 1 du Livre de la voie et de la vertu

Au-delà de toute perception sensible ou connaissance intellectuelle, la Voie est présence ineffable, source de toutes les manifestations de la vie :

Profondeur d’abîme, on dirait une présence. Nous ignorons de qui elle procède, pressentant qu’elle précède le Souverain lui-même
in chapitre 4 du Livre de la voie et de la vertu
La Grande Voie ….. les Dix mille êtres en dépendent pour vivre
in chapitre 34 du Livre de la voie et de la vertu

Un peu plus tard, dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, la religion taoiste ( 道教 dào jiào) apparaît, avec clergé et rites. Le Taoïsme religieux ne sera cependant jamais soumis à une autorité centrale, décidant du licite et de l’illicite, édictant un dogme. De nombreuses branches ou sectes fleuriront, exprimant la vitalité toujours renouvelé du Taoïsme.

Le Taoïsme est toujours une pratique

Même s’il faut faire une différence entre un Taoïsme philosophique et un Taoïsme religieux, il ne faut pas pousser cette différence jusqu’à séparer l’un de l’autre. La pratique doit être l’aboutissement de la pensée et la pensée, le fondement de la pratique. Le Taoïsme religieux s’inspirera toujours des grands textes dits philosophiques. Ces textes eux-mêmes ne prennent tout leur sens que s’ils inspirent une conduite de vie et mènent à ce qui les dépassent.

Il s’agit toujours, par des moyens variés, de s’intégrer à la Voie, principe de vie, constant, inaltérable, qui soutient l’ordre du monde dans sa régularité, sa fiabilité et sa spontanéité.

Une chose faire d’un mélange est là avant le Ciel Terre; silencieuse, ah oui ! Illimitée assurément ! Reposant sur soi, inaltérable, tournant sans faute et sans usure. On peut y voir la Mère de ce qui est sous le Ciel. Nous ne connaissons pas son Nom; son appellation est : la Voie.
in chapitre 25 du Livre de la voie et de la vertu

Le retour

La quête de chacun est de faire retour. Faire retour, c’est d’abord opérer un retournement. Retourner les valeurs habituellement reconnues par les hommes, la société :

Retournement, mouvement de la Voie. Faiblesse, son usage.
in chapitre 40 du Livre de la voie et de la vertu

C’est revenir au mouvement cosmique de la vie, qui retourne le froid et chaud et le chaud en froid au long des Quatre saisons de l’année; qui, de même, contient tous les opposés, tous les contraires (incluant la vie et la mort) et les laissent s’exprimer en alternance, en harmonie, pour manifester les innombrables formes que revêt la vie.

C’est retourner à l’origine de ma vie, source de toute vie, telle qu’elle est en elle-même. Même si ces images sont métaphoriquement employées, il ne s’agit pas de régresser jusqu’à l’état d’enfançon ou d’embryon, mais de retrouver en soi – par l’ascèse, la méditation, les pratiques – la pure réalité, la Voie. Cela nécessite abnégation et désintéressement, qui vont jusqu’à l’abolition du moi ou même de la personne en tant qu’être particulier. Le taoïste en quête de la vraie vie, de l’immortalité, de la Voie qui est au-delà de la vie et de la mort, renonce à tout désir et volition, aux émotions et attachements, à toute possession personnelle qu’elle soit physique, intellectuelle ou mentale. C’est à ce prix qu’il se renouvelle et se retrouve intégré au mouvement de la vie.

Parvenus à l’extrême du Vide, fermement ancrés dans la Quiétude, tandis que Dix mille êtres d’un seul élan éclosent, nous contemplons le Retour.
Les êtres prospèrent à l’envie, mais chacun fait retour à sa racine. Revenir à sa racine, c’est la Quiétude, c’est accomplir son destin. Accomplir son destin, c’est cela le Constant. Atteindre le Constant, c’est l’illumination; ne pas le connaître, c’est courir follement au désastre.
Atteindre le Constant donne accès à l’Infini; par l’Infini, à l’Universel; par l’Universel, au pouvoir royal; par la Royauté, au Ciel et par le Ciel à la Voie; la Voie à la vie qui demeure et la fin de votre vie ne sera pas la destruction.
in chapitre 16 du Livre de la voie et de la vertu

Le Vide et le Rien (虛無 xū wú)

Tout commence par la diminution des préjugés, désirs, intentions; la renonciation au savoir qui croit qu’il sait, aux connaissances qui empêchent souvent de saisir la vie à sa source tout en multipliant des informations, exactes certes, mais qui nous détournent de l’essentiel quand leur recherche et leur acquisition remplacent le retour à soi et à la Voie.

Pour l’étude, tous les jours un peu plus. Pour la Voie, tous les jours un peu moins.
in chapitre 48 du Livre de la voie et de la vertu

Car la Voie n’est ni définissable, ni pensable. Exercer sa pensée et son intelligence pour saisir la Voie, c’est commettre un contre-sens. Mais tenter d’éradiquer chaque détermination ou qualité
propre, rapproche d’elle en éliminant les premiers obstacles.

On regarde mais sans voir : on l’appelle Invisible. On écoute sans entendre : on l’appelle Inaudible.
On cherche à le toucher : on l’appelle Impalpable. Voilà trois choses ineffables, qui, confondues, font l’Unité.
in chapitre 14 du Livre de la voie et de la vertu

Faire le vide n’est pas n’être rien; c’est développer la force de vie et se laisser emmener où elle
s’accomplit. Le Vide n’est pas un manque, c’est ce qui permet l’adaptibilité, la souplesse; par lui on est enraciné au plus profond, car on se débarrasse continuellement du superficiel et de l’inutile.

L’homme de caractère choisit la subsatnce et ne se fie pas à ce qui est superficiel. Il est pour le fruit, ne se fie pas à la fleur. Il rejetait l’extérieur et s’en tenait à soi;
in chapitre 38 du Livre de la voie et de la vertu

Le maître en arts martiaux ne fait pas autrement : tranquillement, il attend son adversaire, sans rien anticiper, sans rien imaginer, mais en étant, par là même, prêt à tout. Sa réaction sera instantanée, juste et puissante. Rien ne sera gaspillé de ses potentialités par une idée qui, même correcte, est inutile et même nuisible, puisqu’elle lui encombre l’esprit.
Alors on peut être rempli d’une sensation authentique de vie, bien au-delà de la pensée et de la conscience claire, une expérience de la réalité qui permet de surmonter les angoisses et les peurs de la condition humaine.

Le non-agir (無為 wú wéi)

N’ayant plus ni désir ni volonté propre, l’agir du sage taoïste n’est pas dirigé par une intention ou un jugement; il est simple réaction aux situations d’un être qui a retrouvé en lui l’ordre naturel de la vie.
Ce qu’il fait n’interfère jamais avec le cours des choses et le mouvement naturel des êtres. Le Non agir c’est, mû par une nécessité intérieure, faire ce qui est demandé, à un moment et dans un lieu précis, par la nature des choses. Alors il n’est rien qui ne soit réalisé, puisque la Voie est l’universelle spontanéité présente au cœur de chacun.

La Voie constante est Sans agir et rien pourtant qui ne soit fait.
in chapitre 37 du Livre de la voie et de la vertu

Toute intervention dans le cours des choses suscite des réactions que nul ne maîtrise et qui peuvent aboutir à tout autre chose que l’intention première. Opposition, sous une forme ou sous une autre, au mouvement naturel, l’intervention c’est agir par sa propre décision au lieu de s’en remettre au déroulement de la Voie dans les êtres et les situations. L’affairement et ses conséquences néfastes ne manqueront pas de faire payer leur tribut :

L’intervention, c’est l’échec; la possession, c’est la perte. Les Saints, n’intervenant pas, évitaient l’échec; ne possédant pas, évitaient la perte.
in chapitre 64 du Livre de la voie et de la vertu

La vertu du sage

L’efficacité du sage n’est pas liée à son action, mais à sa vertu. Par « vertu » ( 德 dé), plutôt que des
qualités morales, on entend l’efficacité puissante que procure l’agir naturel. Un homme possédé par la Vertu suit, parfaitement et spontanément, les mouvements de la vie; il est remplit de la puissance qui appartient à la vie quand nul désir ou volonté ne vient la contrarier ou la détourner. Alors émane de lui comme une force qui touche les autres, sans même qu’ils en aient vraiment conscience; cette force les touche là où eux-mêmes sont en contact avec la réalité qui les fait vivre; elle peut donc les rendre à eux mêmes, à plus d’authenticité.

Les Saints s’appliquaient à secourir les humains sans rejeter personne, s’appliquaient à secourir les êtres sans en rejeter aucun. C’est ce qu’on appelle : répandre à son tour la Lumière. L’homme bon est le maître du méchant, le méchant sert de matière à l’homme bon.
in chapitre 27 du Livre de la voie et de la vertu

Le sage n’utilise pas cette force, car la manipuler serait la détruire; il la laisse émaner de lui, tout en cultivant sa participation active et mystique à la vie du monde, mais en prenant bien soin de rester caché et ignoré. Il est mieux que nul ne se rende compte de l’action secrète du sage, car la conscience risque non seulement de nuire au sage « découvert », mais aussi de pervertir le processus même par lequel les êtres sont pris par son influence bénéfique.

C’est ainsi que le gouvernement de l’État n’est qu’un effet du travail sur soi et que l’enseignement sans parole seul transmet l’essentiel.

Le modèle de l’eau

Le sage se compare à l’eau : comme la pluie qui tombe sur tous les champs, il laisse son influence se répandre sur les bons et les méchants, simple effet de ce qu’il est.

Un homme haut placé, faisant le Bien, agira comme l’eau.
in chapitre 8 du Livre de la voie et de la vertu

Comme l’eau, le sage se laisse aller avec toutes les apparences de la faiblesse, mais sans se laisser détourner. L’eau de la rivière, suivant sa seule nature qui est d’aller vers le bas, arrive toujours à la mer, indifférente à tous les tours et détours que les circonstances lui imposent. Le sage suit aussi sa nature et la nature des choses, indifférent à ce que lui commande les circonstances; il ne résiste pas, ne s’oppose à rien, ne se dispute avec personne, non pas pour éviter de combattre, mais parce qu’il est mû par sa rencontre avec la Voie. La Voie, union des contraires, coexistence harmonieuse des innombrables vivants, est l’infinie adaptabilité du sage qui ne tient qu’à elle et que par elle. Le sage possède alors la vie qui ne tarit pas.

Rien au monde comme l’eau, de plus souple, de plus faible. Pour attaquer le solide et le fort, qui sera comme l’eau ? Le Non avoir en elle la fait changeante.
in chapitre 78 du Livre de la voie et de la vertu

Mystique et transcendance

Le sage taoïste est un mystique en ce sens qu’il recherche la fusion avec la Voie, l’intégration totale avec le principe cosmique de vie. Il n’y a pas de relation avec ce principe de vie, puisqu’il n’est pas autre chose que ce qui existe, n’est pas extérieur à soi ou au monde. On ne cherche pas non plus à avoir conscience de ce principe, en avoir conscience serait faire deux avec lui, être distinct, séparé. On ne peut que tenter de se fondre en lui, faire un avec lui, car l’unité est la réalité la plus profonde de chacun, la seule permanente. Notre existence actuelle n’est qu’une phase, qui nous fait vivre la distinction et la dualité; mais cette existence exprimée par et dans la dualité ne doit pas perdre sa racine, sous peine de se perdre à jamais. L’union à la Voie se fait donc dans une abolition de soi, qui n’est cependant pas perçue comme une disparition.

Se contenter de peu, c’est la richesse. Agir puissamment, c’est s’accomplir. Conserver ses moyens est durer. Mourir sans périr, c’est la Longévité.
in chapitre 33 du Livre de la voie et de la vertu

Le sage taoïste, dans la montagne, contemple les nuages et médite sur l’éphémère qu’ils évoquent. Au-delà des nuages, il y a le ciel; et au-delà du bleu du ciel, n’y a-t-il pas l’azur infini ?

Seul demeure ce qui est au-delà de l’éphémère et dont chaque être fait partie avant même de
commencer d’exister.

Cette fusion indicible, si elle n’est pas une illusion, doit être active, perceptible, dans le monde présent, au travers de notre existence prise dans ses multiples tensions. On l’expérimente à des
niveaux variés dans la vie quotidienne. Ainsi l’artiste, par exemple un pianiste, ne se représente pas, dans le moment où il joue, l’intégration totale de tous les éléments de son être pour produire la musique; il ne sait même pas vraiment comment cet état arrive; et quand il est dedans, il ne peut pas s’en détacher, le penser, encore moins l’expliquer. Mais il ne peut vraiment jouer, bien jouer, que dans cet état. « Revenu sur terre », à la fin du récital, il peut parler, tout en sachant qu’il ne pourra jamais exprimer par les mots ce qu’il vit quand il ne peut même plus penser. Il s’exprimera cependant, car il appartient aussi au monde de la dualité, de la multiplicité, avec sa personne, son corps, ses qualités, ses relations aux autres êtres … Mais l’état expérimenté quand il joue ne lui apparaît-il pas comme encore plus réel ?

Les artisans, ou chacun de nous, concentrés sur ce que nous savons faire, vivons la même expérience, qui donne accès à la réalité de l’Un. Il ne s’agit pas d’être ailleurs, d’être autre, mais de passer par delà les déterminations et spécificités qui maintiennent dans la multiplicité, dans la dualité, pour ne faire qu’un avec la Voie du Ciel, dans un abandon total, y compris de sa propre activité mentale. La mort alors n’est que le retour à cet état que j’expérimente déjà comme plus constant, plus réel que les autres aspects de ma vie. Finalement, on doit aller jusqu’à affirmer que vie et mort ne sont qu’un, car si elles étaient vraiment différentes, l’Unité sur laquelle on s’appuie ne serait qu’un leurre.

Ainsi le toujours sans attraits invite à contempler le mystère, et le toujours plein d’attraits à considérer ses aspects manifestes. Ces deux-là, nés ensemble sous des noms différents, sont en fait ensemble l’Origine. Et d’origines en Origine, la porte du mystère merveilleux.
in chapitre 1 du Livre de la voie et de la vertu

Peut-on parle de transcendance ? Sans doute pas dans le sens donné par le Christianisme; mais on ne peut pas plus parler d’immanence. La Voie du sage taoïste le mène à la racine de l’existence, là où il n’y a plus rien de déterminé ou de déterminable, d’exprimé ou d’exprimable, de pensé ou de pensable, mais sur quoi repose la totalité des êtres qui ont chacun leurs déterminations, leurs expressions et capacités spécifiques.

Les Dix mille êtres du monde sont le produit de ce qui a; mais ce qui a est produit de ce qui n’a pas.
in chapitre 40 du Livre de la voie et de la vertu