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Anatomie du bassin

Sculpture Pelvis de Not Vital au Yorkshire Sculpture Park

En anatomie le bassin (en latin pelvis) est une partie du squelette humain, en forme d’entonnoir, constitué des deux os coxaux latéraux, du coccyx et du sacrum en arrière. C’est la ceinture pelvienne, constituant la jonction entre la colonne vertébrale mobile (axe du tronc) et les membres inférieurs.

Eléments osseux

Le bassin est constitué de plusieurs éléments :

  • un élément central et postérieur : la partie caudale de la colonne vertébrale fixe constituée du sacrum et du coccyx ;
  • deux os pairs et symétriques : les os coxaux. Ils sont chacun constitués de trois os qui se soudent entre eux vers l’âge de 12 ans. Cette soudure forme un Y au niveau de la fosse acétabulaire. Ces trois os sont l’ischium, l’ilium et le pubis ;
    • l’ilium est la partie supérieure de la soudure en forme de Y, c’est ce que l’on appelle communément la hanche ;
    • l’ischium est la partie inféro-dorsale de la soudure en forme de Y, la partie la plus basse de l’ischium est la tubérosité ischiatique, c’est l’os sur lequel on s’assoit ;
    • le pubis est la partie inféro-ventrale de la soudure en forme de Y, c’est la partie osseuse située au-dessus du sexe ;
  • entre les branches ischiopubiennes et iliopubiennes existe un passage por les nerfs et les vaisseaux nommé foramen obturé :  ;
  • l’ilium forme une grande aile : la crête iliaque, avec les épines iliaques : antéro-supérieure, antéro-inférieure, postéro-supérieure et postéro-inférieure ;
  • l’épine ischiatique délimite deux ouvertures : la grande ouverture ischiatique et la petite ouverture ischiatique.


Les deux os coxaux sont unis :

  • au sacrum par les deux articulations sacro-iliaques en arrière ;
  • par la symphyse pubienne en avant qui n’a qu’une petite possibilité de mouvement pour amortir les mouvements de la marche.

Le bassin présente une forme de sablier avec un évasement supérieur développé et un évasement inférieur moins développé, séparés par une zone rétrécie appelée le détroit supérieur.

Il donne attache sur les côtés aux membres inférieurs par les articulations coxo-fémorales (hanche) entre le cotyle et la tête fémorale. Cette articulation se fait via une cavité articulaire située au centre de l’os coxal : l’acétabulum qui reçoit la tête fémorale.

L’arrière-fond de cet acétabulum est la fossette acétabulaire qui, elle, ne reçoit pas la tête fémorale.

La ligne arquée part de l’avant de l’ilium vers le pubis et se rattache à la symphyse pubienne. Elle délimite les organes de l’abdomen et ceux du petit bassin ou pelvis et détermine le détroit supérieur du passage de la tête fœtale lors de l’accouchement.

Les détroits correspondent à des divisions du petit bassin, la partie inférieure du bassin.

  • Détroit supérieur
    • Constitué d’avant en arrière par la symphyse pubienne, le bord supérieur de l’angle du pubis,la crête pectinéale, la ligne arquée, le bord antérieur de l’aileron du sacrum et le promontoire du sacrum.
    • Il est en forme de cœur de carte à jouer, aplati d’avant en arrière. Il est situé dans un plan oblique en bas et en avant, faisant un angle de 60° sur l’horizontal, en position debout, et de 20° en position assise.
  • Détroit inférieur
    • Il est plus large chez la femme, la distance entre les ischions étant plus grande.*Il a une forme de losange dont la partie antérieure regarde en bas et en avant, et la partie postérieure en bas et en arrière.
    • Le triangle antérieur est limité en avant par l’angle sous-pubien arrondi par le ligament arqué, et sur les côtés par les branches ischion-pubiennes jusqu’aux tubérosités ischiatiques.
    • Le triangle postérieur est limité en arrière par le sommet du coccyx, et sur les côtés par les bords inférieurs des grands ligaments sacro-sciatiques jusqu’aux tubérosités ischiatiques.
  • Détroit moyen
    • C’est une ligne intéressant le pôle inférieur de la symphyse pubienne, l’épine ischiatique et la face antérieur du sacrum. On y pratique l’engagement du pôle céphalique de l’enfant lors de l’accouchement.

L’os iliaque

Anatomie du bassin, les os iliaques

C’est un os plat de forme hélicoïdale, dont les 2 parties supérieure et inférieure sont en torsion l’une sur l’autre. On lui décrit 2 faces, interne et externe. On lui décrit 4 bords, supérieur, inférieur, antérieur et postérieur.

Il y a deux os iliaques, ils sont également appelés os coxaux, c’est à dire relatif à la hanche. Avec le sacrum et le coccyx ils constituent le bassin, ou ceinture pelvienne.

 

 

Sur la face externe

  • Le bord supérieur ou crête iliaque :
    • La partie supérieure concave de bas en haut : c’est la fosse iliaque externe.
    • La partie moyenne : zone en forme de sphère creuse, c’est le cotyle qui reçoit la tête de fémur.
    • La partie inférieure est comme un arc osseux entourant un trou, le trou obturateur. La région antérieure est le pubis. La région postérieure est l’ischion.
  • Le bord antérieur présente une succession de creux et de saillies :
    • L’épine iliaque antéro supérieure est la partie la plus avancée de la crête Iliaque, point de repère des mouvements du bassin.
    • L’épine iliaque antéro inférieure.
    • L’épine du pubis.
  • Le bord postérieur présente une succession de creux et de saillies :
    • L’épine iliaque postéro supérieure
    • L’épine iliaque postéro inférieure
    • La grande échancrure sciatique, l’épine sciatique, la petite échancrure sciatique, la tubérosité ischiatique : partie de l’os sur laquelle on s’assoit.

Sur la face interne

  • La fosse iliaque interne, une crête oblique, la ligne innominée qui forme la limite entre le grand et le petit bassin. Le pourtour du trou obturateur, la surface articulaire entre les branches pubiennes.

Le sacrum

Anatomie du bassin, le sacrum

C’est un os médian et postérieur, situé entre les 2 os iliaques. Il est de forme triangulaire. Il est constitué par la fusion des 5 vertèbres sacrées.

  • Sa face antérieure est concave. Au centre on reconnaît la forme des corps vertébraux, séparés par des crêtes horizontales représentant les disques. La partie la plus haute fait saillie dans le bassin, c’est le promontoire. Latéralement, on retrouve les trous sacrés antérieurs prolongés en dehors par les rainures. De là sortent les branches antérieures des nerfs sacrés.
  • La face supérieure présente au centre, le plateau sacré, face supérieure de la première vertèbre sacrée. Sur ce plateau repose le disque L5-S1 et la 5éme vertèbre lombaire.

En arrière du plateau sacré, le canal sacré fait suite au canal rachidien. Latéralement se trouvent les ailerons sacrés.

  • La face postérieure est convexe. De la ligne médiane vers le dehors, on trouve de chaque côté : la crête sacrée, la gouttière sacrée, les tubercules postérieurs et internes, les trous sacrés postérieurs et internes, par où sortent les branches postérieures des nerfs sacrés, les tubercules sacrés postérieurs et externes.
  • La face externe est d’aspect triangulaire. On y retrouve une surface articulaire avec les os iliaques, en forme de croissant un peu concave : la facette auriculaire.

Le coccyx

Anatomie du bassin, le coccyx

C’est un petit os triangulaire représentant la fusion de 3 à 5 vertèbres, moins reconnaissables que celle du sacrum. Le coccyx est articulé avec le sacrum par une surface de forme ovale.

 

 

 

 

Le fémur

L’extrémité supérieure du fémur est constituée de 2 tubérosités, du col et de la tête fémorale. Les 2 tubérosités, grand et petit trochanter servent d’attache à des muscles puissants de la locomotion. .

Le col, bras de levier osseux éloigne la tête fémorale des muscles qui mobilisent l’articulation. La particularité du col fémoral tient à sa direction en avant et en dedans du fait que les muscles extenseurs du fémur, dans la course et le redressement du tronc, tractent le grand trochanter à l’arrière.

Sa longueur est variable 3,5 à 4,5 cm plus court en général chez les sujets brévilignes, ce qui tend à restreindre l’amplitude des mouvements. Par sa forme sphérique, la tête fémorale autorise une grande mobilité de la ceinture pelvienne ou du fémur.

Les articulations de la ceinture pelvienne

La ceinture pelvienne présente un cahier des charges bien particulier. Elle doit allier stabilité et amplitudes de mouvement.

L’articulation sacro-iliaque

Anatomie du bassin, l'articulation sacro-iliaque

Elle met en présence les deux auricules situés sur l’iliaque et le sacrum. L’auricule du sacrum est légèrement concave, l’auricule de l’iliaque est légèrement convexe.

Le sacrum est donc enfoncé comme un coin entre les deux os iliaques. Il est à la fois :

  • Clé de voûte, si on considère la partie inférieure du corps : les membres inférieurs étant comme deux colonnes, le bassin étant une ogive, le sacrum devient clé de voûte.
  • Socle, si nous considérons la partie supérieure du corps : la colonne vertébrale qui porte la tête et nous verticalise, est posée sur ce plateau.

La symphyse pubienne

Anatomie du bassin, la symphyse pubienne

C’est l’articulation entre les branches pubiennes. Elle est très peu mobile.

La hanche ou articulation coxo-fémorale

La hanche, coxo-fémorale, coupe frontale

C’est l’articulation proximale du membre inférieur, reliant le fémur au bassin. Sa stabilité et la puissance de sa musculature sont nécessaire à la station debout et à la marche. De nombreuses activités physiques requièrent une grande amplitude de cette articulation. Sans indépendance et liberté articulaire, les régions sus-jacentes, lombo- pelvienne, et sous-jacentes, genou et pied, ne peuvent évoluer à leur tour, dans toutes leurs possibilités.

La tête du fémur forme les 2/3 d’une sphère orientée en haut, en dedans et en avant. Elle s’emboîte dans la cavité articulaire dite cotyloïde demi-sphérique de l’os iliaque, orientée en bas, en dehors, en avant.

Le repère morphologique de cette articulation profonde est le grand trochanter.

Le col du fémur porte le poids du corps debout « comme une console », il sert à soutenir la corniche que forme le rebord supérieur du cotyle.

A la pesanteur, s’oppose la réaction du sol transmise par les fémurs. Plus le col est horizontal, meilleur est l’appui au sol.

L’angle formé par la direction du col et du corps est égal ou inférieur à 125 degrés. Les caractères du col peuvent être différents. Un col court et large et une tête peu sphérique sont favorables aux qualités statiques La longueur du bras de levier du col donne une plus grande amplitude de mouvements pour un moindre effort musculaire. La longueur du col contribue à retarder la butée du grand trochanter contre l’os iliaque dans les mouvements sur le côté. Un col dont l’axe est en dehors, est favorable aux déplacements dans toutes les directions. Plus la tête est sphérique meilleure est l’amplitude.

Les jointures

Les ligaments du bassin

Les articulations sont maintenues et protégées par des structures à la fois souples et solides : ligaments, capsules, disques et cartilages.

L’emboîtement des surfaces articulaires de la hanche est accentué par la présence d’un bourrelet de cartilage tout autour de la cavité cotyloïde. Là où s’exercent les pressions les plus fortes, en appui, le bourrelet est encore plus épais c’est à dire en haut et en arrière du cotyle et au centre de la surface articulaire fémorale.

  • Ligament antérieur, ligament ilio-fémoral ou ligament de Bertin supérieur et moyen, disposés en Z.
  • Ligament postérieur ischio-fémoral.
  • Ligament pubo-fémoral, inférieur.
  • Le ligament rond relie le fond de la cavité à la tête. Une artère passe dans ce ligament elle nourrit l’articulation. La plus grande partie de l’appareil ligamentaire de la hanche est situé en avant de celle ci. Elle retient principalement les mouvements d’extension. Ce sont les ligaments qui assurent la stabilité antérieure de la hanche.

La capsule est lâche mais résistante. Les ligaments ont une direction générale spiralée autour de la tête fémorale. Suivant les mouvements, les différences de tension vont laisser le jeu d’un côté et le limiter de l’autre :

  • En position debout : la tension des ligaments est moyenne.
  • En flexion : ils sont tous détendus.
  • En extension : ils sont tous tendus, l’articulation est verrouillée.
  • En abduction : le faisceau supérieur est détendu, le faisceau inférieur est tendu.
  • En adduction c’est l’inverse.
  • En rotation interne : ils sont tous détendus en avant, le ligament postérieur est tendu.
  • En rotation externe : ils sont tous tendus, le ligament postérieur est détendu.
  • La flexion et la rotation interne détendent les ligaments.
  • L’extension et la rotation externe les tendent.

Lors de la rotation externe de hanche et l’antéversion du bassin. Si la rotation en dehors tend les ligaments antérieurs, un relâchement se produira quand le bassin se mettra en flexion. Les insertions des ligaments sur l’os iliaque sont alors attirées vers le bas. C’est une attitude de compensation tant que l’élasticité des ligaments n’est pas suffisante.

Dans l’attitude : abduction du fémur, flexion, rotation externe, l’amplitude du mouvement est plus grande que dans l’abduction pure. Le ligament postérieur tendu dans l’abduction pure se détend avec la rotation en dehors. Le pubo fémoral au lieu d’être tendu directement par la rencontre de la tête du fémur qu’il soutient en écharpe dans l’abduction pure, est reporté en avant et traverse obliquement le col.

Le ligament de Bertin est moins tendu du fait du déroulement, en arrière du col. Plus la jambe se lève plus il se détend surtout dans sa partie haute. La flexion facilite la rotation externe. Elle déverrouille l’articulation. Un travail régulier d’assouplissement est sans danger pour les ligaments de la hanche.

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Professeur de qi gong et de tai chi chuan, créateur de l'école Nuage~Pluie