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Etirement-détente du dos et de l’arrière des jambes

Etirement du dos et de l'arrière des jambes

Le méridien de la vessie le long du dos est porteur des points d’assentiment, qui sont respectivement en relation avec chaque organe du corps. De plus, la colonne vertébrale, véritable arbre de vie, gaine la moelle épinière, le système nerveux central. Ce mouvement permet donc, par étirements et détente, une stimulation et une harmonisation de l’énergie de tout le corps ainsi qu’un délié du dos et de l’arrière des jambes.

En position debout, pieds parallèles et écartés de la largeur du bassin, vous allez laisser s’enrouler la colonne vertébrale lentement, comme si la tête devenait le centre de la spirale d’une coquille d’escargot. Puis, arrivé au bassin, celui-ci basculant, l’étirement se prolonge le long de l’arrière des jambes. Toute la descente se fait le plus lentement possible, bras ballants; il ne s’agit pas de faire, mais de défaire, d’abandonner chaque segment du corps à la pesanteur. Le seul effort consiste, dans l’inspir, à maintenir l’immobilité, en faisant respirer la zone qui va lâcher prise dans l’expir suivant.

Détaillons ce mouvement en trois séquences:

Région cervicale

Laissez, dans l’expir, la tête se pencher doucement vers l’avant (le menton descend d’un centimètre). Arrêtez le mouvement pour inspirer puis, dans un nouvel expir, le menton rentre un peu plus vers la gorge. Restez immobile pour inspirer, reprenez l’enroulement cervical dans l’expir. Ainsi de suite, jusqu’à ce que la tête soit complètement descendue, cervicales étirées. Le reste du dos n’a pas bougé.

Région dorsale

Progressez dans l’enroulement du dos, comme si vous vouliez rendre indépendante chacune de vos vertèbres. L’une après l’autre, elles s’abandonnent à la pesanteur au moment où vous expirez. Dans l’inspir, gardez l’immobilité. Chaque rejet du souffle se présente comme un soupir d’aise d’une petite partie de votre dos ; si une vertèbre” descend “, toute la zone environnante se dénoue en même temps.

Attention, les jambes restent fermes et actives, genoux tendus, pieds étalés et enracinés. Vous êtes en train d’étirer un long élastique, qui part des pieds pour aller au sommet du crâne. L’étirement de n’importe quel segment de votre dos engendre un étirement subtil de l’élastique dans son ensemble. L’arrière des jambes et le bas du dos, qui n’a pas encore bougé, s’étirent selon l’axe vertical dans chaque phase respiratoire : cela ” donne du mou ” dans la zone que vous êtes en train de relâcher. De plus, l’activité, la présence que vous manifestez dans le bas du corps, sont des facteurs importants pour qu’un véritable relâchement se fasse sentir là où s’effectue le mouvement. En d’autres termes, la détente d’une zone s’effectue grâce à la fermeté d’une autre (phénomène yin-yang).

Région lombaire et sacrée

La région lombaire s’arrondit dans l’expir, vertèbre par vertèbre, entraînant à sa suite le bassin : laissez celui-ci basculer vers l’avant et le bas, mouvement encouragé par l’étirement de l’arrière des jambes, vers le haut. La pointe des ischions monte vers le ciel, le ventre se relâche totalement. Le corps se présente comme une pince 66 à sucre “. Si l’étirement des jambes est trop douloureux les premières fois, posez les mains, à la fin du déroulé, sur les genoux ou les tibias, sans chercher à descendre plus bas. Le temps de quelques respirations, appréciez la posture, le relâchement profond du dos, même si les jambes continuent de travailler.

Retour à la verticalité : après quelques instants, effectuez très lentement la remontée, chaque segment du dos reprenant sa place dans la verticalité au mo- ment de l’expir; marquez une pause dans la phase d’inspiration. Il ne s’agit pas de tirer sur le dos pour remonter, mais de solliciter les jambes et les fessiers au maximum. Pressez les pieds sur le sol, grandissez les jambes en leur centre. Serrez les fessiers et poussez le coccyx vers l’intérieur, ce qui replace le bassin. Les vertèbres lombaires, dorsales et cervicales, vont se replacer les unes sur les au- tres dans le plan vertical selon la vague du souffle. Les bras restent passifs jus- qu’à la fin. Lorsque la tête se pose au sommet du corps, laissez s’ouvrir naturellement les épaules. Un profond soupir accompagne généralement le retour dans l’axe, soupir de bien-être, comme si tout le dos avait été rincé profondément.

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Professeur de qi gong et de tai chi chuan, créateur de l'école Nuage~Pluie