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Façonner et ramener l’élixir neuf fois

Bruleur d'encens à tête de dragon, falaise à l'extérieur du palais Nanyan Wanshou

武當內丹功 Wǔdāng nèi dān gōng

Façonner et ramener l’élixir neuf fois est le quatorzième mouvement du Façonner et ramener l’élixir neuf fois du Wudang nei dan gong.

  1. Ouverture des pieds.
  2. Monter les bras comme pour Les deux sommets du Wu Dang.
  3. Arrêter les mains devant le champ de cinabre médian, droite au-dessous et gauche par dessus, et masser 3 fois en faisant de grands cercles descendre à droite et remonter à gauche. S’arrêter au champ de cinabre médian.
  4. Descendre les mains en ligne droite jusqu’au champ de cinabre inférieur.
  5. La main gauche remonte le long du vaisseau conception jusqu’à la gorge, paume face au corps, tandis que la droite descend devant la région génitale.
  6. Inverser les mains (c’est la gauche qui reste près du corps).
  7. Inverser à nouveau (c’est la droite qui reste près du corps).
  8. La main gauche descend et les mains se placent en triangle au champ de cinabre.
  9. Former la balle d’énergie, la main gauche devant le champ de cinabre médian.
  10. Faire un tour avec les mains pour que la droite vienne au-dessus et un deuxième pour que gauche vienne au-dessus.
  11. Mains en triangle au champ de cinabre.
  12. Les deux mains font trois grands cercles en remontant vers la droite, elles passent devant champ de cinabre médian et descendent à gauche.
  13. Mains en triangle au champ de cinabre.
  14. Les mains remontent le long du vaisseau conception. Au niveau du champ de cinabre médian, les bouts des doigts se font face.
  15. Les mains descendent un peu plus bas que le champ de cinabre inférieur.
  16. Elles remontent jusqu’au champ de cinabre médian.
  17. Séparer un peu les mains et les redescendre.
  18. Fermer 
  • Cet exercice se pratique une seule fois.
  • Les mains ne touchent jamais le corps, elles le frôlent.

Concentrations

  • Sur énergie qui circule à L’intérieur en suivant le mouvement des mains,
  • et plus particulièrement en 4 et 9 : sur l’énergie qui tourne et passe dans les deux champs de cinabre.
  • En 5, 6, 7 : sur l’échange d’énergie entre la zone génitale et la gorge. C’est le jīng qui est stimulé.

Tous les exercices qui précédent mènent à celui-là qui prépare “l’herbe pure”.

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Professeur de qi gong et de tai chi chuan, créateur de l'école Nuage~Pluie

2 Comments

  1. je n’ai pas le souvenir de t’entendre parler “d’herbe pure” et les quelques recherches que j’ai faites ne m’ont menée qu’au cannabidiol!!!
    pourrais tu donner des pistes ….?
    Tous les exercices qui précédent mènent à celui-là qui prépare “l’herbe pure”.

  2. La croyance à l’existence d’herbes de longue vie dans les terres d’immortalité est attestée dès les Royaumes combattants. Les fabrications alchimiques du 金丹 jīn dān devinrent de plus en plus populaires à partir des Han orientaux et connurent leur apogée sous les Tang avec l’« élixir d’or » ou « élixir de retour [à l’unité primordiale] ». Néanmoins, sous cette même dynastie l’alchimie externe, probablement plus dangereuse que bénéfique, fut progressivement abandonnée au profit de l’alchimie interne dominante à partir des Song.

    Le travail du souffle 煉氣 liàn qì est apparu aussi tôt que l’alchimie externe. On en trouve des traces dans l’œuvre de Qu Yuan, ou chez Zhuang Zi en ce qui concerne le 導引 dǎo yǐn. Il comprend des exercices de respiration pour « rejeter le vieux et introduire le neuf », des gymnastiques douces ou des arts martiaux qui ont répandu la pratique du qi gong au-delà de la communauté taoïste, ainsi que des visualisations de l’intérieur du corps

    L’herbe pure fait référence au résultat du travail d’alchimie interne : le yang pur, 純陽 chún yáng, Les manuels tel que ceux de La Grande Pureté (T太清經 tài qīng jīng), ou Les Neuf Creusets de Huangdi (黃帝九鼎神丹經 Huángdì jiǔdǐng shén dān jīng), et leurs dérivés décrivent ce travail. L’opération principale y est l’extraction du mercure considéré comme yin à partir du cinabre yang, puis son mélange à du soufre yang. L’opération est répétée sept ou neuf fois et l’élixir obtenu est considéré comme le yang pur, concrétisation de l’unité absolue.

    Le Wǔdāng nèi dān gōng fait donc référence à cette symbolique taoïste