Tiandi

Le pied dans le relâchement

Pied gauche en bronze avec traces de lanières de sandales, époque romaine impériale

Être 松 sōng est l’un des concepts les plus importants des arts internes. C’est aussi le plus difficile à réaliser. Un aspect clé pour obtenir un sōng de tout le corps ainsi que l’agilité des mouvements, réside dans la relaxation du pied, en particulier la section du dessous du genou au pied.

Si le pied n’est pas sōng votre racine se rompt au point de contact avec le sol. Dans la poussée des mains du taijiquan (推手 tuī shǒu), il est facile alors à votre partenaire de vous déraciner. Inversement, lorsque le pied est détendu, votre racine est alors toute la terre sous vos pieds.

Non seulement le résultat souhaité de la pratique n’est pas atteint, mais le fait de ne pas garder le sōng des pieds est la principale cause de blessures au genou. Cela se produit souvent avec le désir de prendre des positions basses pour impressionner ou en ayant l’idée erronée que seules les positions basses signifient un travail amer. Les jambes et les pieds sont alors tendus pour maintenir l’équilibre à l’opposé de la méthode des arts internes consistant à faire couler « le qi et le sang » dans la terre.

Pendant la posture se tenir droit comme un poteau (站樁 zhàn zhuāng), faites attention à garder le bas de la jambe et les pieds détendus. Si nécessaire, bougez doucement, sans sortir de la structure, pour retrouver la sensation de détente.

Le poteau debout n’est pas le poteau mort ! 

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