Tiandi

L’empreinte du visible

Grand Chêne des trois chemins, 2017, Fusain sur papier, Alexandre Hollan

Regarder est composé de garder, prendre ou avoir en sa garde, et du préfixe ou pré-verbe, re, qui marque le retour. Regarder implique un retour. Un retour du regard à l’origine de sa garde, sans lequel elle se détend.

Alexandre Hollan

Un arbre à contre-jour se dresse de toute sa masse contre la lumière. Il lutte avec la lumière et, par cette affirmation de sa forme sombre, il parle de ce qu’il n’est pas : de la lumière qui le traverse. Plus il s’affirme, plus il devient une trame vivante, une forme en vibration.

Alexandre Hollan

Né en Hongrie en 1933, Alexandre Hollan s’est installé à Paris en 1956. Il développe depuis plus de cinquante ans une œuvre très profonde qu’il nomme sa « Recherche ». Une recherche de la vibration invisible des arbres et des choses : aller jusqu’aux limites du « visible » pour rejoindre la vraie nature de ce qu’il regarde. Cette œuvre majeure, se construit à travers deux motifs inlassablement repris : celui de « l’arbre » et celui des natures mortes, qu’il appelle les « Vies silencieuses ».

Le dialogue d’Alexandre Hollan avec de nombreux poètes tels qu’Yves Bonnefoy, Jacques Ancet, Philippe Jacottet ou Claude Louis-Combet a donné lieu à plus de 40 publications de livres d’art et d’artistes. De nombreux musées européens ont exposé son travail et acquis ses œuvres pour leur collections.


Aller à la barre d’outils