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Classique de la purification des moelles

洗髓經 xǐ suǐ jīng

洗髓, xǐ suǐ  signifie purifier la moelle ou modifier profondément le corps. 經, jīng c’est le  classique, le livre canonique, le traité qui énonce la règle, le principe.

Shaoling, photographie de Tomasz Gudzowaty
Moines Shaolin, photographie de Tomasz Gudzowaty

Partant du constat que la posture du corps affecte les organes, le classique de la purification des moelles est un système d’étirements et de respirations pour l’ensemble du corps. Il implique tous les muscles, les tendons et les articulations et il s’adresse aussi aux organes et au souffle.

La purification des moelles est ainsi un moyen excellent de maintenir la souplesse, la vitalité, un moyen de se relaxer et de renforcer le système immunitaire. Les étirements mobilisent les articulations et les muscles et stimulent physiquement les méridiens dans lesquels s’écoule le souffle. Les mouvements de torsion stimulent le métabolisme et la production des essences. Les mouvements respiratoires augmentent le flux de souffle. Cette pratique restaure également l’équilibre de la santé psychologique.

L’approche de la maladie provoque des tensions musculaires dans la tête, les épaules, le dos et l’estomac qui accompagnent également le stress, la fatigue ou un traumatisme. La pratique journalière de ces exercices permet de lutter contre ces symptômes et d’améliorer sa santé.

Moine Shaolin, photographie de Tomasz Gudzowaty
Moine Shaolin, photographie de Tomasz Gudzowaty

Selon la légende, le Classique de la purification des moelles fut transmis par Bodhidharma (菩提達摩, Pútí dámó), le fondateur légendaire en Chine de l’école 禪, Chán , devenue au Japon l’école Zen. Bodhidharma est considéré comme son 28patriarche et comme son premier patriarche chinois. D’après la légende, Bodhidharma aurait créé et enseigné le kung-fu Shaolin aux moines du temple Shaolin, pour les aider à se défendre des animaux et des brigands qui rodaient autour du monastère.

Nous savons par des écrits que l’enchaînement d’origine comportait  dix-huit mouvements simples. La version de Deng Mingdao présente 24 exercices. D’autres maîtres ont ajouté des exercices qu’ils considéraient comme nécessaires aux dix-huit originaux. Bien que nous ne puissions déterminer quels étaient les mouvements originaux, cet enchaînement est encore très efficace pour réaliser ce qu’était l’intention de Bodhidharma purifier et fortifier le corps.

Il est important d’attacher une attention toute particulière à la respiration. Elle est toujours coordonnée avec le mouvement et elle varie dans la durée. Les inspirations se font par le nez, les expirations par la bouche.

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