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Le qi gong bouddhiste zhang

Qi gong des mémoires antérieures

Ce qi gong est un enchaînement postural de mudras. Chacune des phases active une partie du corps ou le corps en entier dans une attitude universelle et archétypale. Le geste est transformateur, il permet de se libérer des conditionnements. Ce qi gong permet le nettoyage des mémoires cellulaires.

Il se pratique les yeux fermés. On entre dans une respiration de plus en plus longue et profonde, on descend dans le souffle en ayant conscience du corps et de sa posture. La respiration est inversée. On regarde avec le troisième œil. Faire au moins cinq respirations dans chaque position. Ne pas oublier que les effets de la pratique sont déterminés par le degré de tranquillité.

  1. Pieds écartés de la largeur des épaules, langue au palais, bras un peu écartés du corps, paumes tournées vers l’avant, doigts détendus.
  2. Faire un demi-cercle devant avec les mains, au niveau du champ de cinabre inférieur (下丹田, xiàdāntián), paumes tournées vers le sol, doigts dirigés les uns vers les autres, en inspirant l’énergie (氣 ) de la terre, revenir sur le côté 2 à 3 fois, arrivées sur les côtés les mains partent un petit peu sur l’arrière comme pour prendre un appel, terminer devant et faire quelques respirations en absorbant le “minéral”, amorcer le mouvement avec les petits doigts de façon à laisser les aisselles vidées, les genoux sont un peu fléchis.
  3. Inspirer et détendre les bras et les poignets qui montent au niveau des épaules, bras un peu pliés, épaules détendues, genoux un peu plus fléchis,
    aucun effort physique, on tire simplement l’énergie de la terre avec le bout des doigts, penser à faire le nettoyage des mauvaises pensées , les émotions perturbatrices s’éloignent par le bout des doigts, coudes dirigés vers la terre sans fermer les aisselles.
  4. Redescendre les mains comme dans l’étape 2, et tendre les genoux,
    tourner les mains, joindre les petits doigts (concentration sur le méridien du cœur) et monter les bras un peu fléchis, paumes vers le ciel, mains à hauteur des épaules, en fléchissant un peu les genoux, geste d’offrande de l’énergie de la terre, l’énergie monte du xiàdāntián au cœur.
    Le Lotus est le mudrâ de la compassion. Il nous aide à accepter les personnes et les événements. Il fait taire notre jugement. Il nous relie aussi à notre essence divine. Collez vos deux paumes de mains l’une à l’autre, mettez en contact le bout des pouces et des auriculaires et écartez les autres doigts vers le haut, comme une fleur de lotus.
  5. Faire avec les mains “la fleur de lotus” à hauteur du visage, envoyer la respiration à l’intérieur de la fleur, le souffle va dans la fleur à l’expiration pour l’animer, quand on sent des palpitations, quand le qì fait vibrer les mains
  6. Monter la fleur de lotus à hauteur du troisième œil (上丹田, shàngdāntián) sentir le troisième œil au milieu de la fleur en expirant, revenir en inspirant.
  7. Monter la fleur au-dessus de la tête en l’ouvrant au maximum et en tendant les genoux, ils restent débloqués, lâcher les petits doigts puis les pouces
  8. Placer les paumes tournées vers le ciel, les doigts dirigés les uns vers les autres absorption de l’énergie du ciel par les palais du labeur (劳宫 láogōng) jusqu’au xiàdāntián à l’inspiration, à l’expiration l’énergie descend jusqu’aux sources jaillissantes (涌泉 yǒngquán), à l’inspiration suivante_ il y a un double mouvement de l’énergie: des paumes vers le xiàdāntián, du yǒngquán vers le xiàdāntián (on prend donc aussi de l’énergie de la terre pari le premier point du méridien du rein) à l’expiration, le double mouvement repart du yǒngquán.
  9. Descendre lentement les bras sur les côtés en inspirant, prendre l’énergie de la terre, continuer la descente jusqu’à “embrasser l’arbre”, genoux pliés, láogōng face au xiàdāntián, expiration des láogōng au xiàdāntián, inspiration du xiàdāntián aux láogōng en passant par les bras, penser au “petit homme” du xiàdāntián qui se réveille et est content de s’ouvrir à la vie.
  10. Poser les mains sur le xiàdāntián en tendant les genoux, en enlevant la langue du palais, puis le masser, et penser qu’on va sentir, caresser ce “petit homme”,
    enlever la langue du palais, faire l’eau céleste, l’avaler en trois fois pour laver, purifier, faire croître le “petit homme”, masser neuf fois dans le sens péristaltique.
    On nomme mouvement péristaltique, du grec peristellô, je comprime. le mouvement par lequel s’opère le resserrement successif des diverses portions de l’intestin, par suite de la contraction de la membrane-musculaire; ce mouvement a pour effet de pousser dans le même sens les matières alimentaires, depuis le pylore jusqu’à l’anus. On lui donne aussi le nom de péristole, qui a la même étymologie. Le mouvement est dit antipéristaltique lorsque le resserrement a lieu dans un sens inverse.
  11. Serrer les jambes, ouvrir lentement les yeux, monter le regard, regarder à l’infini et ramener le regard.

Selon l’enseignement du Dr. Oscar Salazar

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