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La dispersion des mains

散手 sànshǒu

La dispersion ou la séparation des mains est une pratique avancée de l’étude du taijiquan, complémentaire à la pratique de la poussée des mains. C’est l’apprentissage de la non imposition et de la non opposition face à son partenaire.

Le sànshǒu se pratique avec un partenaire ; les partenaires ne sont pas en contact dès le départ. Ce qui va permettre de développer chez les pratiquant(e)s la sensation subtile du flux 陰陽 yīn~yáng. Le contact est cependant retrouvé dès les premiers mouvements, il est alors important de laisser circuler librement son souffle dans un corps relâché, enraciné et souple. Dans le sànshǒu c’est ce 氣 , connecté avec le flux yīn~yáng, qui doit agir et réagir, et non pas le mental.

Le sànshǒu va permettre aux pratiquant(e)s de développer leur aptitude à gérer l’espace, le temps et leur habilité martiale, d’agir et de réagir dans le bon espace-temps. Le pratiquant va mettre en oeuvre tout l’arsenal technique du taijiquan : les 8 portes et les 5 déplacements.

 Pas d’adversaire à l’extérieur, pas d’adversaire à l’intérieur

La recherche interne dans la pratique du sànshǒu est d’amener et de permettre aux pratiquant(e)s de découvrir la voie du guerrier pacifique : celui qui garde son épée dans son fourreau, car il inhibe toute agressivité par sa simple présence et permet d’apaiser toutes les passions. Il s’agit d’une voie, le taijiquan commence maintenant.

Le guerrier pacifique ou guerrier accompli est celui qui va apprendre à maîtriser et transmuter ses émotions et surtout à accepter qui il est. Dans le quotidien, la pratique doit amener et permettre chacun et chacune à développer une vigilance active permettant de garder l’esprit et le corps détendus et le sourire dans toutes situations.

Sanshou, Chen Yanlin
Chen Yanlin, épéiste du taijiquan, Sanshou, volume 10
散 sàn
se détacher, se disperser, se séparer, dispersé, éparpillé
手 shǒu
main, ouvrier, 64e radical

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