Astronomie

Le ciel, cette partie cachée de la terre

Illustration de la classification des comètes, dans le Traité de divination par l'observation des phénomènes astrologiques et météorologiques
Une illustration de la classification des comètes, dans le Traité de divination par l’observation des phénomènes astrologiques et météorologiques, un ancien manuscrit d’astronomie compilant, entre autres, les observations d’astronomes chinois de la dynastie Han antérieure (206 avant J.C jusqu’à l’an 9). L’ouvrage, également appelé “le manuscrit de soie”, fut trouvé en 1973 dans une tombe du site archéologique de Mawangdui, en Chine. On y trouve une liste et une description de 29 comètes apparues sur une période d’environ 300 ans.

L’astronomie chinoise a des caractères que l’on ne retrouve chez aucune autre société antique évoluée.
L’astronomie chinoise ne cherche pas le pourquoi des phénomènes célestes observés. Rien n’y est théorique. Rien n’y est rationnellement démontré. C’est un assemblage d’observations établies depuis les plus anciens temps de l’empire chinois et retransmises de générations en générations, sans être influencées par une autre culture scientifique.
Pour les Chinois, le ciel était l’autre partie cachée de la Terre. C’était son miroir. Dans cette région du monde, l’astronomie n’était pas une discipline scientifique comme nous la concevons maintenant.
Sa fonction était politique et religieuse, car le ciel dominait tout sur terre, y compris les hommes et la société des hommes.
L’astronomie avait un caractère politique primordial dans la société chinoise, car l’empereur était le représentant du ciel sur la terre. Il se faisait d’ailleurs appeler «Fils du Ciel».
L’astronomie était également spirituelle et religieuse. Elle permettait de prévoir les événements célestes futurs. Ce pouvoir surnaturel de divination en imposait aux simples mortels et seul l’empereur, représentant du ciel sur terre, pouvait le posséder.
L’astronomie et l’astrologie étaient donc indissociables dans l’antique société chinoise. Tout événement
céleste était assimilé à un présage, soit bénéfique, soit maléfique.

Tout signe visible dans le ciel qui n’était pas prévu était annonciateur de courroux céleste vis-à-vis de l’empereur, son représentant sur terre, et était synonyme de catastrophes futures pour la population.

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