Chemin de la terre

Le chemin de la terre commence en haut au sommet de la montagne et descend jusqu’au fond de l’ocĂ©an.

Le chemin de la terre commence en haut au sommet de la montagne et descend jusqu’au fond de l’ocĂ©an. Deux terrasses sĂ©parent le corps en trois parties, siĂšges de chacun des trois champs de cinabre: la tĂȘte, les parties supĂ©rieure et infĂ©rieure du tronc.

En suivant le chemin de la terre du haut vers le bas, on dĂ©couvre au plus haut du dessin, quatre caractĂšres indiquent : « par sa pratique le saint atteint la longĂ©vitĂ© ». Au-dessous il est Ă©crit « une graine de millet contient le monde », indiquant que ce petit dessin contient la totalitĂ© de la connaissance taoĂŻste. À droite il est Ă©crit : le Palais Boule de terre (æł„äžž nĂ­ wĂĄn ) et Ă  gauche le Palais MontĂ©e du yĂĄng ( 陞陜ćșœ shēng yĂĄng fǔ ) dĂ©signant le Champ de cinabre supĂ©rieur (侊äžč田 shĂ ng dān tiĂĄn).

En avant de la tĂȘte, la terrasse supĂ©rieure reprĂ©sente la bouche ouverte avec les dents supĂ©rieures et infĂ©rieures.

Au niveau des supĂ©rieures, un sage taoĂŻste, cheveux et barbe longs est assis avec devant lui un arc en ciel nommĂ© Vaisseau gouverneur (çŁè„ˆ dĆ« mĂ i)

Au niveau des infĂ©rieures, un pratiquant taoĂŻste debout, bras et tĂȘte relevĂ©s, avec devant lui un arc en ciel nommĂ© vaisseau conception ( ä»»è„‰ rĂšn mĂ i ). Il est Ă©crit Ă  sa gauche « les bras levĂ©s prennent le ciel », et Ă  sa droite : « le æ°Ł  qĂŹ i descend en franchissant le pont ».

Ces deux hommes et ces deux arcs en ciel reprĂ©sentent le Pont de l’oiseau pie reliant le vaisseau gouverneur au vaisseau conception afin de faire passer le qĂŹ de l’un Ă  l’autre. Devant l’arc en ciel infĂ©rieur, un texte explique l’importance de ce passage dans la pratique de Petit cycle cĂ©leste (ć°é€±ć€© xiǎo zhƍu tiān ).

Entre les terrasses supĂ©rieure et moyenne se trouve le cercle de l’eau centrĂ© sur une spirale. Celle-ci reprĂ©sente la terre, elle est accompagnĂ©e des idĂ©ogrammes è‰ź gĂšn (☶ la montagne
ć±±) et de 期 tǔ, la terre. Un enfant joue avec la Grande ourse. À droite il est Ă©crit « 牛郎 niĂș lĂĄng, l’Ă©toile du bonheur ». L’eau s’Ă©coule vers une pagode de douze Ă©tages, symbolisant la gorge et la trachĂ©e. Ce lieu de passage de la salive est aussi une BarriĂšre de la circulation inversĂ©e de l’eau. Devant la Grande ourse il est Ă©crit : « cet enfant maintient les sept Ă©toiles ». Ainsi est indiquĂ© que la pratique taoĂŻste pour ĂȘtre reliĂ©e au ciel doit respecter les mouvements cĂ©lestes.

Sur la terrasse moyenne, au milieu des saules et d’une prairie se trouve une femme, il est Ă©crit « la fille tisserande tourne le rouet ». Le fil monte jusqu’Ă  la pagode de 12 Ă©tages. Entre le cercle de l’eau et la tisserande, il est Ă©crit : äž­äžč田 zhƍng dān tiĂĄn (champ de cinabre mĂ©dian). Dans cette partie du dessin sont Ă©crits les noms taoĂŻstes des cinq organes et de la VĂ©sicule biliaire et leur zĂŹ (nom second lire). Cette description vient du Classique de la Cour jaune (黃ćș­ç¶“  HuĂĄng tĂ­ng jÄ«ng ) et est identique Ă  celle de la Carte de la culture de la perfection (俼真朖 XiĆ«zhēn tĂș)

Devant le champ de cinabre mĂ©dian moyen, une poĂ©sie de ć‘‚æŽžèł“ LǚdĂČng BÄ«n symbolise l’art de sa pratique:

Travailler sur notre propre champ central, c’est comme cultiver lĂ­ng miĂĄo, le semis subtil. Reçu des ancĂȘtres, il vit dix mille ans, se dĂ©ploie en une petite fleur jaune dorĂ©e, sa graine est comme un jade rond. Il vit uniquement sur la terre du palais central, arrosĂ© par une source supĂ©rieure. L’espace central oĂč ce travail s’accompli devient le lieu du saint.

Entre la terrasse moyenne et le fond de l’ocĂ©an, se trouve le champ de cinabre infĂ©rieur. Un paysan laboure avec un buffle. Devant lui une autre poĂ©sie de LǚdĂČng BÄ«n rĂ©sume diffĂ©rents Ă©crits du dessin en une synthĂšse des points essentiels de la fabrication du cinabre interne.

Sous les pieds du paysan, un four contient le feu du champ de cinabre, c’est le lieu de fabrication du cinabre interne. Au-dessus quatre dessins de tĂ ijĂ­ forment un carrĂ© trĂšs brillant. La lumiĂšre de tĂ ijĂ­ est la source de la clartĂ© de cette transformation.

La carte classique de l’interne propose une vision du corps explicative des pratiques internes taoĂŻstes Ă  partir d’images symboliques et de textes concis.

NĂšijingtĂ» est une rĂ©fĂ©rence pour comprendre le corps humain, pratiquer le Petit cycle cĂ©leste et le ć°ŽćŒ• dǎo yǐn.

捇 shēng
litre, unitĂ© de mesure pour les grains, monter, s’Ă©lever, promouvoir
ćșœ fǔ
préfecture, résidence officielle, palais, siÚge du gouvernement
氏 xiǎo
petit, jeune
摹 zhƍu
semaine, cercle, circonférence, entourer, de tous les cÎtés, attentif
怩 tiān
ciel, jour, journée, temps, saison, univers
期 tǔ
terre, sol, terrain, territoire, terroir, poussiĂšre, local, rustique
牛郎 niĂș lĂĄng
bouvier, cow-boy
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