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Liang Tungtsai

Liang Tungtsai
Liang Tungtsai √† cinq ans, avec son p√®re et sa sŇďur, 1905
Liang Tungtsai √† cinq ans, avec son p√®re et sa sŇďur, 1905

Le vingt-troisi√®me jour de la premi√®re lune de l’ann√©e 1900, Liang Tungtsai est n√© √† Ningpo, dans la province de Hopei, une petite ville sur les rives de la mer Jaune dans l’est de la Chine. Ma√ģtre Liang a v√©cu jusqu’√† l’√Ęge v√©n√©rable de 102 ans, il d√©c√©da le 17 ao√Ľt 2002. Son p√®re fut un marchand, vendant principalement des articles divers, et selon Liang, il √©tait un travailleur extr√™mement acharn√© et un p√®re d√©vou√©. Sa m√®re √©tait une fervente bouddhiste la√Įque, qui passait tout son temps libre √† donner des conf√©rences sur le bouddhisme aux enfants et √† aider les moines √† acqu√©rir des fonds pour construire des temples. Liang est n√© Jui Fu et s’est fait conna√ģtre, lorsqu’il a atteint l’√Ęge adulte, sous le nom de Tungtsai. Il avait une sŇďur a√ģn√©e et un fr√®re cadet, Jen Tieh.

Liang passa quatre ans √† √©tudier √† l’Universit√© Nankai de Tienjin, o√Ļ il obtint une ma√ģtrise en √©conomie, puis il entra au British Maritime Customs Service √† l’√Ęge de 24 ans. Il fut rapidement promu et √† 35 ans, il occupait le poste le plus √©lev√© de n’importe quel officier chinois. Un seul officier britannique avait un grade plus √©lev√© que lui. Au cours de ses premi√®res ann√©es √† la douane, il passa beaucoup de temps √† Amoy, qu’il pr√©f√©ra √† Shanghai, o√Ļ il avait √©t√© envoy√© apr√®s sa promotion au grade de Chief Tide Surveyor.

Liang passa quatre ans √† √©tudier √† l’Universit√© Nankai de Tienjin, o√Ļ il obtint une ma√ģtrise en √©conomie, puis il entra au British Maritime Customs Service √† l’√Ęge de 24 ans. Il fut rapidement promu et √† 35 ans, il occupait le poste le plus √©lev√© de n’importe quel officier chinois. Un seul officier britannique avait un grade plus √©lev√© que lui. Au cours de ses premi√®res ann√©es √† la douane, il passa beaucoup de temps √† Amoy, qu’il pr√©f√©ra √† Shanghai, o√Ļ il avait √©t√© envoy√© apr√®s sa promotion au grade de Chief Tide Surveyor.

Liang Tungtsai servit dans de nombreuses grandes villes le long de la c√īte est de la Chine. Lorsqu’il fut promu au rang de Chief Tide Surveyor, il √©tait en charge de tous les ports contr√īl√©s par les Britanniques au sein de leur concession le long de la c√īte est de la Chine, une t√Ęche √©norme.

Liang Tungtsai en uniforme des douanes maritimes
Liang Tungtsai en uniforme des douanes maritimes

En 1945, Liang tomba gravement malade et fut hospitalis√© pendant plus de cinquante jours dans un h√īpital de Shanghai. Souffrant d’une pneumonie, d’une infection du foie et d’une gonorrh√©e grave, acquises apr√®s des ann√©es de drogue, d’alcool et d’abus sexuels, ses m√©decins lui avaient donn√© environ deux mois √† vivre. Afin de sauver sa vie, il commen√ßa √† pratiquer le taijiquan et, en six mois, il fit de grands progr√®s vers le r√©tablissement de sa sant√©. Une fois compl√®tement r√©tabli, il demanda un transfert du service des douanes, r√©alisant que tous ses probl√®mes de sant√© √©taient dus √† sa richesse et √† sa position. En 1948, il a √©t√© envoy√© √† Ta√Įwan, ce qu’il consid√©rait comme une honte, mais qu’i a plus tard consid√©r√© comme une b√©n√©diction parce que le r√©gime communiste de Mao s’installa en Chine quelques ann√©es plus tard et il aurait certainement √©t√© ex√©cut√© ou emprisonn√© s’il y √©tait rest√©. Il apprit plus tard qu’il figurait sur une liste de personnes √† ex√©cuter. Malheureusement, son fils a√ģn√© et sa fille √©taient encore en Chine √† l’√©poque et les communistes les avaient emprisonn√©s, tortur√©s et interrog√©s afin de localiser M. Liang, √©v√©nements qu’il regretta toujours extr√™mement. Mao s’√©tait d√©plac√© si rapidement dans le nord de la Chine que tous ses efforts pour les r√©cup√©rer avaient √©chou√©.

Liang s’est mari√© deux fois et son premier mariage fut arrang√© en 1928, mais elle est d√©c√©d√©e peu de temps apr√®s la naissance de son plus jeune fils en 1933. Elle lui a donn√© trois enfants : son premier fils, Teh Yin, n√© en 1929 ; deuxi√®me fille, Teh Chin, n√©e en 1930; et son troisi√®me fils, Jen Yin (Joseph), n√© en 1933. Il √©pousa sa seconde femme en 1943 √† Tientsin (province de Hopei). Ils ont eu une fille ensemble, An Li, n√©e en 1952. Mme Liang est d√©c√©d√©e √† Los Angeles en 1993.

Son fils a√ģn√© vit √† P√©kin, sa fille a√ģn√©e √† Tientsin, son plus jeune fils √† Tampa, en Floride, et sa plus jeune fille vit actuellement √† Los Angeles.

Liang quitta la Chine continentale en 1948 pour Taipei, puis il partit pour les √Čtats-Unis en 1962. Pendant six ans, il fut le traducteur du professeur Cheng Man Ching (son principal professeur de taijiquan) aux Nations Unies √† New York. Depuis lors, il v√©cut et enseigna dans divers endroits des √Čtats-Unis, comme Boston, Saint-Cloud, Minnesota, Tampa, Los Angeles et enfin le New Jersey. Il a √©galement enseign√© le taijiquan dans des universit√©s prestigieuses telles que Tufts, MIT, Harvard, Smith et Amherst. Alors qu’il vivait √† St. Cloud ; il enseigna √©galement avec Gordon Muir √† l’Universit√© St John’s et √† son √©cole sŇďur St. Benedict’s.

Liang Tungtsai etsa partenaire de danse célébrant la victoire d'un concours
Liang Tungtsai etsa partenaire de danse c√©l√©brant la victoire d’un concours

Encore au service des douanes de Shanghai, Liang avait commenc√© √† √©tudier s√©rieusement la danse de salon et y √©tait devenu un danseur c√©l√®bre. Son expertise en danse a plus tard affect√© son approche du taijiquan, car il estimait que l’ex√©cution du taijiquan en musique offrait la m√™me relaxation que la danse. Son syst√®me de dissection des postures du taijiquan en tempo donna une mani√®re tr√®s coh√©rente et rythm√©e pour effectuer le taijiquan. Toutes ses formes port√®rent bient√īt le nom de danse. Fait int√©ressant, son inclusion de la danse et de la musique a eu un effet profond sur tous les pratiquants de taijiquan d’aujourd’hui, car beaucoup ont incorpor√© la musique dans leurs formes. car il estimait que l’ex√©cution du taijiquan en musique offrait la m√™me relaxation que la danse. Son syst√®me de dissection des postures du taijiquan en tempo donna une mani√®re tr√®s coh√©rente et rythm√©e pour effectuer le taijiquan. Toutes ses formes port√®rent bient√īt le nom de danse. Fait int√©ressant, son inclusion de la danse et de la musique a eu un effet profond sur tous les pratiquants de taijiquan d’aujourd’hui, car beaucoup ont incorpor√© la musique dans leurs formes.

Liang a √©tudi√© les arts martiaux et le taijiquan avec plus de quinze professeurs. Il a eu la chance d’avoir √©t√© √† Ta√Įwan dans les ann√©es 1950 car c’√©tait comme un √Ęge d’or pour les arts internes, car de nombreux grands professeurs chinois ont r√©ussi √† s’√©chapper √† Ta√Įwan lors de la prise de pouvoir par Mao. Liang √©tait riche et il a maintenu une position tr√®s √©lev√©e au sein du gouvernement de la R√©publique de Chine de Chiang Kai Shek. Sa richesse lui a permis d’avoir autant d’enseignants, et parce que son rang √©tait si √©lev√©, les enseignants l’ont recherch√©, car cela serait consid√©r√© comme un coup de pouce √† la fois pour leur carri√®re et leur √©cole de l’avoir comme membre.

Tout au long de sa carri√®re, Liang participa √† de nombreuses √©missions de t√©l√©vision et de radio et de nombreux articles de magazines et de journaux lui on √©t√© consacr√©. Au Minnesota en 1985, il a √©t√© √©lu comme l’un des cinq personnes √Ęg√©es qui ont contribu√© excellemment √† l’am√©lioration de la jeunesse. Tous les cinq ont √©t√© honor√©s par une c√©l√©bration d’une semaine au Minnesota Science Museum √† St. Paul, Minnesota. Il est √©galement devenu citoyen des √Čtats-Unis en 1985. Des articles de journaux en Chine l’ont proclam√© comme l’un des grands t√©moins vivants de la pratique du taijiquan.

Liang est devenu l’un des rares hommes √† obtenir une reconnaissance mondiale pour ses comp√©tences et ses connaissances en taijiquan. Il fut l’un des derniers grands ma√ģtres vivants issus de l’√Ęge d’or des arts internes de Taiwan.

Liang est l’auteur de T’Ai Chi Ch’uan for Health and Self-Defense: Philosophy and Practice, qui est l’un des livres de Tai Chi les plus populaires en anglais. Avec l’ouvrage T’ai Chi: The “Supreme Ultimate” Exercise For Health, Sport And Self-defense de Cheng Man Ching et Robert W. Smith, il fait parti des ouvrages faisant autorit√© en anglais sur le taijiquan. Liang a non seulement travaill√© comme traducteur du livre de Cheng, mais il y apparait √©galement dans la section Pouss√©e des mains.

Lign√©es tao√Įstes de ma√ģtre Liang

Ma√ģtre Liu Peizhong

Repr√©sentation de ma√ģtre Liu Peizhong utilis√©e pour les autels de la secte Kunlun
Repr√©sentation de ma√ģtre Liu Peizhong utilis√©e pour les autels de la secte Kunlun

Le patriarche Liu Peizhong (1880-1974) √©tait Le patriarche Liu Peizhong (1880-1974) √©tait l’un des tao√Įstes les plus distingu√©s de Taiwan. En 1940, Liu Peizhung est arriv√© √† Ta√Įwan depuis la province du Shandong, en Chine. Ma√ģtre Liu a amen√© la secte du tao√Įsme de la montagne Kunlun √† Taiwan. La secte Kunlun est principalement une organisation tao√Įste d’alchimie interne et de pratiques de m√©ditation. Ma√ģtre Liu √©tait un expert en astrologie, topographie, kungfu, magie tao√Įste, m√©decine chinoise et un sp√©cialiste du Livre des Mutations. Ma√ģtre Liu avait la r√©putation d’√™tre tr√®s compatissant et d’aider les gens, qu’ils soient riches ou pauvres. Mais, comme l’a comment√© Ma√ģtre Liang, il pouvait √™tre tr√®s dur dans la formation de ses disciples.

Ma√ģtre Liang est devenu un disciple de Ma√ģtre Liu √† la fin des ann√©es 1950 et a cultiv√© la m√©ditation tao√Įste au temple de Liu situ√© juste √† l’ext√©rieur de Taipei. Liang a √©t√© tr√®s impressionn√© par Ma√ģtre Liu et a racont√© de nombreuses histoires de ses exp√©riences avec lui.

Le ma√ģtre tao√Įste Yang

Le tao√Įste Yang (1891‚Äď ?) a affirm√© qu’il √©tait un pr√™tre tao√Įste de Zhengyi, ordonn√© sur Lunghu Shan (Mont du Dragon-Tigre) dans la province de Kiangsi et plus tard qu’il s’√©tait d√©plac√© vers le nord pour r√©sider sur Tai Shan (Mont Tai). C’est de l√† qu’il serait parti pour Kuang Ping dans la province voisine de Hopei pour apprendre le taijiquan avec Yang Luchan, surtout en ce qui concerne les comp√©tences internes.

Le ma√ģtre tao√Įste Yang v√©cut dans un petit ermitage personnel avec un disciple √† l’ext√©rieur de Kaohsiung √† Taiwan. Il y a tr√®s peu d’informations disponibles sur le ma√ģtre tao√Įste Yang. Liang lui-m√™me n’a jamais connu son nom complet et Yang n’a pas discut√© de son pass√©, une posture tao√Įste typique.

Ma√ģtre Liang a √©tudi√© avec lui pendant pr√®s de six mois, mais apr√®s avoir d√©m√©nag√© aux √Čtats-Unis, Liang a perdu le contact avec lui. Il n’y a pas de repr√©sentation connue du ma√ģtre tao√Įste Yang, mais ma√ģtre Liang l’a d√©crit comme mesurant 1,50 m√®tre de haut, une carrure √©lanc√©e, une tr√®s longue barbe blanche, une peau rose, et qu’il montrait rarement une √©motion sur son visage. Selon le jour, Yang avait ses cheveux dans un chignon tao√Įste typique ou les laissait simplement pendre dans son dos. Il ne semblait jamais changer de v√™tements, portant toujours une robe bleu fonc√© et des leggings blancs. Sa hutte √©tait petite, une seule grande pi√®ce, avec un lit pour son disciple d’un c√īt√© et le sien de l’autre. Les deux √©taient cach√©s par des couvertures crasseuses accroch√©es au plafond. Une chemin√©e en pierre mal construite se trouvait au milieu de la pi√®ce et au-dessus, sur un manteau, se trouvait un parchemin avec l’image de Lu Dongbin et un po√®me sur son r√™ve de millet jaune. Sous le rouleau se trouvait une petite image en argile de Laozi dans une posture de m√©ditation assise avec un br√Ľleur d’encens devant lui.

L’ermitage comprenait un petit potager, un puits et un poulailler. Le ma√ģtre tao√Įste Yang n’√©tait pas purement v√©g√©tarien et aimait sa pipe et une concoction d’un vin de riz aux herbes, dont il buvait une petite tasse tous les soirs avant de se coucher.

Le ma√ģtre tao√Įste Yang √©tait mari√©, mais lui et sa femme vivaient s√©par√©ment. Il pr√©f√©rait rester dans son ermitage alors que sa femme vivait dans la ville de Kaohsuing.

Le général Yang Sen

Yang Sen √©tait un disciple du c√©l√®bre ma√ģtre Li Qingyun (śĚéśłÖšļĎ L«ź Qńęngy√ļn), qui aurait v√©cu jusqu’√† l’√Ęge incroyable de 250 ans. Yang Sen √©tait charg√© de convaincre Li de visiter Wanxian, en Chine, en 1927 pour enseigner, donner des conf√©rences et accorder des audiences. Consid√©rant que Li √©tait un tao√Įste ¬ę errant dans les nuages ¬Ľ de longue date, ce fut un accomplissement et un √©v√©nement incroyables. Des milliers de personnes sont venues √† Wanxian juste pour le voir. Comme l’a dit ma√ģtre Liang, que Yang Sen soit capable de convaincre Li Qingyun de se rendre dans une ville anim√©e √©tait en soi un grand t√©moignage de son incroyable m√©rite et de sa vertu.

Yang Sen √©tait un chef de guerre qui s’est rendu √† Ta√Įwan avec Tchang Ka√Į-chek lorsque Mao prit le contr√īle de la Chine. C’est √† Taiwan que Ma√ģtre Liang a rencontr√© le g√©n√©ral Yang Sen et a suivit son enseignement. Liang a rapport√© que Yang Sen √©tait extr√™mement humble, poli et un enseignant tr√®s gentil, et qu’il avait beaucoup appris de Li Qingyun sur l’alchimie interne et la m√©ditation tao√Įste, comme en t√©moigne le livre de Yang Sen √† son sujet.

Concernant la culture tao√Įste de Yang Sen, Ma√ģtre Liang rapportait qu’il √©tait extr√™mement comp√©tent dans le yoga tao√Įste des huit pi√®ces de brocart et la marche. Apparemment, Yang Sen emmenait fr√©quemment ses √©tudiants (tous plus jeunes que lui) faire de la randonn√©e dans les montagnes. Yang Sen arrivait toujours au sommet en premier et s’asseyait en souriant en attendant l’arriv√©e de ses √©tudiants. Liang s’est engag√© dans certaines de ces promenades et a remarqu√© que Yang Sen n’avait jamais halet√© ou n’√©tait √† bout de souffle pendant ces mont√©es.

Ma√ģtre Liang a demand√© une fois √† Yang Sen ce qu’il pensait √™tre l’√©l√©ment le plus important de la culture de soi et Yang a r√©pondu: Pour des raisons de long√©vit√©, la transpiration est le plus important. La transpiration, a-t-il affirm√©, nettoyait le corps des toxines, revigorait et augmentait la circulation sanguine, revitalisait le cerveau et augmentait la moelle dans les os . Liang a d√©clar√© qu’il avait ensuite ajout√©: Mais en ce qui concerne l’immortalit√©, l’immobilit√© est l’√©l√©ment cl√©. Lorsque le corps est immobile, l’esprit gagne en clart√©. Une fois qu’il y a de la clart√©, vous pouvez avoir l’esprit du dao.

Portrait de Li Qingyun
śĚéśłÖšļĎ L«ź Qńęngy√ļn

Lignages martiaux

Ma√ģtre Liang a en fait commenc√© sa carri√®re dans les arts martiaux au lyc√©e de Tientsin. Entre l’√Ęge de quinze et seize ans, son professeur d’√©ducation physique au lyc√©e fut le c√©l√®bre professeur de kung-fu Huang Han Hsun, qui √©tait un ma√ģtre de la boxe de la mante religieuse (Ťě≥Ťěāśč≥¬†t√°ng l√°ng qu√°n). En 1933, alors qu’il suivait un s√©minaire pour sa formation douani√®re √† P√©kin, il √©tudia la pouss√©e des mains avec Yang Chengfu, mais ne put le faire que pendant une semaine et n’a donc jamais jug√© bon de l’inscrire comme l’un des de ses professeurs.

Apr√®s sa maladie √† Shanghai en 1946, Liang a commenc√© √† √©tudier le taijiquan avec divers √©tudiants de Cheng Man Ching et commen√ßa une formation formelle avec le professeur Cheng en 1947. En 1949 √† Taipei, Liang est devenu le premier disciple de Cheng (Śĺ팳ą t√ļ shńę). √Ä partir de 1950, Liang commen√ßa √† √©tudier avec autant de bons professeurs qu’il put trouver.

Les ann√©es 1950 √©tait s√Ľrement l’√Ęge d’or des arts martiaux internes √† Taiwan, le curriculum vitae des enseignants de Liang se lit comme un Who’s Who du taijiquan.

Ma√ģtre Liang n’√©tait pas un √©l√®ve ou un disciple de ma√ģtre Da Liu, ils √©taient plut√īt des coll√®gues et des amis, et pendant un certain temps, Liang v√©cut avec Da Liu √† New York. Lorsque Liang est arriv√© pour la premi√®re fois aux √Čtats-Unis, Da Liu l’a invit√© √† rester chez lui jusqu’√† ce qu’il puisse s’installer. Les deux hommes partageaient leurs connaissances et Liang m’a dit √† plusieurs reprises combien il avait appris de Liu, en particulier dans leurs discussions sur Li Qingyun et Yang Sen.

Da Liu √©tait un expert en taijiquan, exercices de sant√© tao√Įstes, m√©ditation tao√Įste, philosophie, et en l’√©tude du Livre des changements. Da Liu n’a jamais re√ßu le cr√©dit qu’il m√©rite pour avoir aid√© √† apporter les enseignements tao√Įstes en Occident. Da Liu a commenc√© sa formation tao√Įste √† l’√Ęge de 18 ans en apprenant d’abord le taijiquan avec Sun Lutang dans la province du Kiangsu. Lorsque les Japonais ont envahi la Chine, il s’est rendu sur la montagne sacr√©e tao√Įste de la cit√© d’azur (ťĚíŚüéŚĪĪ Qńęngch√©ng ShńĀn) dans la province du Sichuan et re√ßut l’enseignement de moines tao√Įstes. C’est √† cette √©poque qu’il rencontra le c√©l√®bre immortel tao√Įste Li Qingyun. De l√†, il est all√© √† Shanghai et a re√ßut l’enseignement du ma√ģtre tao√Įste Li Lichou. C’est √† Shanghai que Da Liu rencontra le professeur Cheng Man Ching. Ils se sont tous deux rendus √† Ta√Įwan peu de temps apr√®s la prise de contr√īle de la Chine par Mao. C’est l√† qu’il se lia d’amiti√© avec ma√ģtre Liang √† Taipei. Ma√ģtre Liang n’avait que des mots gentils √† dire √† propos de Da Liu et il avait beaucoup de respect pour ses comp√©tences en tant qu’enseignant et √©crivain. Da Liu a √©crit sept livres sur le tao√Įsme et le taijiquan.


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Professeur de qi gong et de tai chi chuan, créateur de l'école Nuage~Pluie
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