Rate

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La rate fait partie des organes pleins, elle est localisĂ©e sous le diaphragme dans le rĂ©chauffeur moyen. Comme les quatre autres zĂ ng; la rate est reliĂ©e Ă  un organe creux, en l’occurrence l’estomac. Les deux organes sont connectĂ©s l’un Ă  l’autre sur un mode surface~profondeur par leurs mĂ©ridiens respectifs : lĂ© mĂ©ridien de la rate et le mĂ©ridien de l’estomac. La rate est liĂ©e d’une maniĂšre privilĂ©giĂ©e aux muscles notamment ceux des membres, ainsi qu’Ă  la bouche et aux lĂšvres. Elle correspond Ă  l’Ă©lĂ©ment terre.

Fondement de la vie acquise, la rate est la source du souffle et du sang.

Physiologie

ContrĂŽle du transfert et de la transformation.

La rate est coresponsable avec l’estomac et l’intestin grĂȘle de la digestion de la nourriture absorbĂ©e et de l’absorption et de la distribution des nutriments au travers du corps. Ses fonctions propres ne sont mises en acte dĂšs que l’estomac a reçu les aliments. Aussi longtemps qu’elles sont satisfaisantes les fonctions de transfert et de transformation de la rate garantissent une digestion et une absorption normales. Les nourritures solides et liquides sont transformĂ©es en nutriments puis en essence, en souffle, en sang et en liquides organiques pour nourrir le corps.

Un dĂ©rĂšglement des fonctions splĂ©niques peut entraĂźner une baisse dans la production de souffle, de sang et de liquides organiques, marquĂ©e par des symptĂŽmes de distensions abdominales, de diarrhĂ©e, de perte d’appĂ©tit, de lassitude et de perte de poids.

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Les nutriments Ă©tant la source principale des substances nutritives nĂ©cessaires au corps pour la production du souffle et du sang, les fonctions de digestion, d’absorption et de transmission de la nourriture ne peuvent ĂȘtre accomplies que par la rate : celle-ci est considĂ©rĂ©e comme le fondement (äč‹æœŹ zhÄ« běn) de la vie acquise (ćŸŒć€© hĂČu tiān).

Ces conceptions soulignant l’interdĂ©pendance fonctionnelle des organes sont trĂšs importantes en matiĂšre de prĂ©servation de la santĂ© et de prĂ©vention. Tout naturelle-ment, dĂšs l’instant oĂč les Qi de la rate et de l’estomac sont atteints par des agents pathogĂšnes, la formation du souffle fondamental ( ćź—æ°” zƍng qÏ  ) est compromise, ce qui laisse le champ libre au surgissement de toutes sortes de maladies — d’oĂč la nĂ©cessitĂ© en matiĂšre d’alimentation et de digestion de surveiller de prĂ©s l’entente et la coordination de ces deux organes.

Au travers du mĂ©tabolisme des fluides, la rate contrĂŽle aussi l’absorption et la transmission des liquides organiques. De concert avec les poumons, elle rĂ©gule la rĂ©partition des fluides au travers de l’organisme, ce qui contribue Ă  stabiliser leur mĂ©tabolisme. Cette capacitĂ© de la rate Ă  assurer un mĂ©tabolisme normal des fluides est entiĂšrement dĂ©pendante de l’Ă©tat de son souffle: un souffle vigoureux prĂ©vient les rĂ©tentions de fluides et leurs consĂ©quences pathologiques accumulation d’humiditĂ©, de phlegme ou encore apparition d’ƓdĂšmes. Dans ce domaine, l’attention ne doit pas simplement porter sur l’absorption de nourriture mais aussi sur la protection du couple rate~estomac.

Maintien du mouvement ascendant du souffle

Cette fonction concerne deux aspects

  • le souffle de la rate concourt Ă  acheminer les nutriments essentiels vers les poumons et le cƓur, qui produisent le souffle et le sang rĂ©partis ensuite dans la totalitĂ© de l’organisme. Si la rate faillit Ă  ce rĂŽle, il s’ensuit des vertiges, une vision trouble, des distensions abdominales et des diarrhĂ©es ;
  • le mouvement ascendant rĂ©gulier du souffle de la rate concourt Ă  maintenir les organes internes dans leur position normale. Une insuffisance de cet organe entraĂźne une descente de l’estomac, des reins, de l’utĂ©rus ou du rectum, associĂ© Ă  une diarrhĂ©e chronique.

ContrĂŽle du sang

Un souffle vigoureux de la rate produit une grande quantitĂ© de sang et l’empĂȘche de s’extravaser de l’intĂ©rieur des vaisseaux sanguins vers l’extĂ©rieur ou de s’Ă©pancher hors des vaisseaux, des organes internes et des tissus, qu’il irrigue. En sens contraire, si le souffle trop faible se trouve dans l’incapacitĂ© de contrĂŽler le sang, diverses formes d’hĂ©morragie peuvent apparaĂźtre prĂ©sence de sang dans les selles, dans les urines (hĂ©maturie), saignements utĂ©rins.

La rate dans l’organisme

Illustration de la rate dans la MTC

La rate joue un double rĂŽle :

  • elle est responsable dans le processus digestif du transfert des Ă©lĂ©ments nutritifs extraits des aliments solides et liquides absorbĂ©s et de la rĂ©gularitĂ© de leurs mouvements ascendants. Elle normalise le processus de digestion, et le mĂ©tabolisme des fluides.
  • elle est Ă©galement responsable d’une circulation sanguine normale et du maintien des organes internes dans leur position naturelle ; finale-ment, elle est liĂ©e d’une maniĂšre privilĂ©giĂ©e aux muscles (notamment aux muscles des membres) ainsi qu’Ă  la bouche et aux lĂšvres.

ContrĂŽle de l’appareil musculaire et des membres

La rate et l’estomac produisant Ă  partir des aliments ingĂ©rĂ©s les substances nutritives nĂ©cessaires Ă  l’organisme — et la rate Ă©tant de surcroĂźt la source du souffle et du sang —, les deux organes nourrissent la totalitĂ© du corps et tout particuliĂšrement l’appareil musculaire, grand consommateur d’Ă©nergie. Cela signifie que, dans la mesure oĂč la rate est convenablement alimentĂ©e, elle garantit une musculature pleinement dĂ©veloppĂ©e, harmonieuse et souple. En revanche, toute dĂ©faillance de la rate, prĂ©judiciable Ă  l’ensemble de l’organisme, entraĂźne une Ă©maciation gĂ©nĂ©rale et un ramollissement des muscles qui, perdant leur consistance, deviennent mous et flasques et, Ă  la limite, s’atrophient.

Ouvertures dans la bouche et les lĂšvres

Selon sa condition, la rate fonctionne bien. ou mal, ce qui influe directement sur l’appĂ©tit et le goĂ»t. Un bon appĂ©tit, des facultĂ©s gustatives aiguĂ«s sont le reflet d’un Ă©tat et d’un fonctionnement adĂ©quats. La situation inverse se traduit immĂ©diatement par une baisse ou un manque d’appĂ©tit et par une perturbation de la facultĂ© gustative avec, Ă©ventuellement, la persistance dans la bouche d’un arriĂšre-goĂ»t sucrĂ© ou amer et d’une sensation d’empĂątement. La couleur des lĂšvres reflĂšte la condition du souffle, du sang et de la rate ainsi que celle de leurs fonctions dĂ©crites plus haut : des lĂšvres roses et brillantes sont le signe d’une bonne assimilation des substances nutritives tandis que des lĂšvres pĂąles ou dĂ©colorĂ©es indiquent un mauvais fonctionnement.

Nature propre de ta rate et affinités

AffinitĂ© avec la sĂ©cheresse et rejet de l’humiditĂ©

La rate et l’estomac ainsi que la paire qu’ils forment ensemble, correspondent Ă  l’Ă©lĂ©ment terre : la rate appartient Ă  la terre yÄ«n, et l’estomac, Ă  la terre yĂĄng. La rate, supposĂ©e aimer la sĂ©cheresse et rejeter l’humiditĂ©, est cependant, de par son assimilation a la terre, exposĂ©e au risque d’ĂȘtre envahie par elle. La pratique clinique et la thĂ©rapie prennent en compte ces caractĂ©ristiques. Cela est particuliĂšrement vrai dans les traitements de syndromes d’insuffisance splĂ©nique causĂ©s par une obstruction d’humiditĂ© pour lesquels une simple prescription recommandant la consommation de nourritures sĂšches peut s’avĂ©rer suffisante.

La rate, pivot des mouvements ascendants et descendants du Qi

Le rĂŽle de la rate s’explique par sa localisation dans l’organisme et par sa position mĂ©diane dans le rĂ©chauffeur moyen. Le cƓur et les poumons sont situĂ©s dans le rĂ©chauffeur supĂ©rieur ; le foie et les reins, dans le rĂ©chauffeur infĂ©rieur. La rate prise comme point central ou pivot coordonne les activitĂ©s du cƓur et des reins (autrement dit, les natures opposĂ©es des Ă©lĂ©ments feu et eau). Le souffle de la rate rĂ©gularise et harmonise les mouvements ascendants et descendants des souffles du corps, ce qui exige une coordination adĂ©quate des cinq zĂ ng. Par sa position de pivot dans l’organisme, une rate vigoureuse permet de :

  • propulser le souffle clair (æ™Žæ°Ł qĂ­ng qĂŹ) vers le haut afin de le disperser ;
  • faire monter par la gauche le souffle du foie et faire descendre par la droite celui des poumons ;
  • rĂ©gulariser par l’intermĂ©diaire du souffle des poumons le passage des fluides pendant que le souffle des reins assume les fonctions de transformation et d’Ă©vaporation du souffle et des fluides.

Dans la mesure oĂč la coordination de la rate et de l’estomac est correcte, les mouvements ascendants et descendants des souffles qu’ils harmonisent et rĂ©gularisent se complĂštent : il s’ensuit une distribution normale du souffle, du sang et des liquides organiques permettant une croissance rĂ©guliĂšre de l’organisme. De la mĂȘme façon, dans le cas de dĂ©sordres pathologiques, la thĂ©rapie principale porte sur ce couple.

AffinitĂ©s et correspondances avec la fin de l’Ă©tĂ©

Le printemps et l’Ă©tĂ© correspondent au yĂĄng, et l’automne et l’hiver, au yÄ«n. La fin de l’Ă©tĂ© marque une pĂ©riode liminaire de changement entre l’Ă©tĂ© et l’automne (en d’autres termes entre la fin du yĂĄng et le dĂ©but du yÄ«n). A la fin de l’Ă©tĂ©, la rate est rendue vulnĂ©rable par la nature humide et active de son souffle.

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