Contraction musculaire

Contraction musculaire
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La contraction musculaire rĂ©sulte de la contraction coordonnĂ©e de chacune des cellules du muscle.

Il existe quatre phases au cours de la contraction d’une cellule musculaire type :

  • l’excitation ou la stimulation qui correspond Ă  l’arrivĂ©e du message nerveux sur la fibre musculaire ;
  • le couplage excitation-contraction qui regroupe l’ensemble des processus permettant de transformer le signal nerveux reçu par la cellule en un signal intracellulaire vers les fibres contractiles ;
  • la contraction proprement dite ;
  • la relaxation qui est le retour de la cellule musculaire Ă  l’Ă©tat de repos physiologique.

La contraction et le repos

À l’Ă©chelle macroscopique

Le muscle est en repos

Quand un individu ne rĂ©alise aucun mouvement, aucune contraction n’a lieu. Le muscle est relĂąchĂ©, le muscle est donc plus fin et plus long.

Le muscle se contracte 

Quand un individu rĂ©alise un mouvement, son muscle se contracte. Son muscle qui est liĂ© Ă  l’os par les tendons, suivra alors le mouvement de l’os. Le muscle par consĂ©quent va se compresser et se raccourcir.

À l’Ă©chelle cellulaire

Le muscle est en repos

Illustration des sarcomĂšre quand le muscle relachĂš

Lorsque le muscle est relĂąchĂ©, les myofilaments constituĂ©s d’actine et de myosine se chevauchent lĂ©gĂšrement.

Le muscle se contracte 

Illustration des sarcomÚre quand le muscle contracté

En revanche, lorsque le muscle est contractĂ©, les filaments d’actine et de myosine glissent l’un sur l’autre, les myofilaments Ă©pais se rapprochent de la bande Z. Lors de cette action, les sarcomĂšres et la myofibrille se raccourcissent. Ce qui raccourcit globalement l’ensemble du muscle. Le raccourcissement des sarcomĂšres a donc pour cause directe la contraction musculaire.

À l’Ă©chelle molĂ©culaire

La contraction nĂ©cessite un grand apport d’Ă©nergie fournie d’une part par les rĂ©serves de sucres du muscle (glycogĂšne) mais aussi de l’apport de sucre par le sang (glucose).

Illustration du cycle de l'adénosine triphosphate

Le cycle de l’ATP (adĂ©nosine triphosphate) peut ĂȘtre divisĂ© en 5 grandes Ă©tapes :

  1. Au dĂ©but du cycle, les tĂȘtes de myosine se fixent et forme un angle de 45° avec l’axe du filament de myosine. Le complexe actine-myosine est donc formĂ©.
  2. Ensuite, une molĂ©cule d’ATP se lie avec la tĂȘte de myosine ce qui dissocie le complexe actine-myosine.
  3. La tĂȘte de myosine hydrolise l’ATP en ADP + Pi. Ceci permet la rotation de la tĂȘte de myosine qui s’oriente perpendiculairement Ă  l’axe des filaments de myosine.
  4. La tĂȘte porteuse d’ADP se lie Ă  l’actine.
  5. Enfin, l’ATP est libĂ©rĂ©e et la tĂȘte de myosine pivote Ă  nouveau pour former un angle de 45° par rapport Ă  l’axe. Il y a alors lieu un glissement des filaments fins d’actine entre les filaments de myosine.

Les conséquences de ce cycle sont donc le raccourcissement des sarcomÚres et donc la contraction du muscle. Ce cycle peut avoir lieu 5 fois par seconde.

L’énergie libĂ©rĂ©e par hydrolyse d’ATP est convertie en Ă©nergie mĂ©canique avec dĂ©gagement de chaleur.

Les différents types de contractions musculaires

Chaque contraction musculaire permet de travailler diffĂ©remment un mĂȘme muscle suivant l’objectif recherchĂ©. Il existe quatre types de contractions musculaire.

Contraction isométrique

Comme son nom l’indique, la contraction isomĂ©trique est une contraction sans mouvement articulaire et ne provoque donc pas de modification de la longueur du muscle. 

Tenir la bouteille d’eau tout en buvant nĂ©cessite une contraction musculaire isomĂ©trique . Votre muscle est ici maintenu sous tension, sans bouger.

Ce genre de contraction ne développe pas la masse musculaire et ne présente aucun danger.

Contraction concentrique

Dans la contraction concentrique les extrĂ©mitĂ©s du muscle se rapprochent l’une de l’autre. La montĂ©e de marches ou la course en cĂŽte sont importantes pour travailler cela.

Se saisir d’une bouteille d’eau et l’approcher de votre bouche requiert une contraction musculaire concentrique, ce qui correspond à un raccourcissement du muscle.

Ce genre de contraction dĂ©veloppe plus la force que l’isomĂ©trique et prĂ©sente, elle aussi, aucun danger.

Contraction excentrique

A l’opposĂ© de la contraction concentrique, la contraction excentrique se caractĂ©rise par un Ă©loignement des extrĂ©mitĂ©s du muscle. Un exemple simple : la course en descente.

Éloigner la bouteille d’eau fait appel à la contraction musculaire excentrique, ce qui correspond à un allongement du muscle.

Ce genre de contraction est trĂšs efficace mais dangereuse en terme de blessures musculaires. La phase de rĂ©cupĂ©ration post exercice doit ĂȘtre trĂšs bien gĂ©rĂ©e et les courbatures lors des premiĂšres sĂ©ances seront importantes.

Contraction pliométrique

C’est la combinaison de la contraction concentrique immĂ©diatement suivie d’une contraction excentrique. La notion d’immĂ©diatetĂ© est primordiale. Ce genre de contraction s’obtient avec des foulĂ©es bondissantes, la corde Ă  sauter, le saut par dessus petites haies.

C’est la contraction la plus efficace mais Ă©galement la plus dangereuse.

Dominique Clergue
Professeur de qi gong et de tai chi chuan, créateur de l'école Nuage~Pluie
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