Corps

Le corps humain est la structure culturelle et physique d’un รชtre humain. Le corps humain est constituรฉ de plusieurs systรจmes (nerveux, digestif, etc.), ainsi que de 206 os et 639 muscles dont 570 sont des muscles squelettiques. La science et la pratique visant ร  dรฉcrire l’organisation et le fonctionnement du corps humain est l’anatomie humaine, qui est une spรฉcialitรฉ de la mรฉdecine. La mรฉdecine vise plus gรฉnรฉralement ร  prรฉserver la santรฉ, c’est-ร -dire le fonctionnement normal du corps humain.

On dรฉcrit le corps humain en position anatomique.

Les rรฉgions du corps

Les rรฉgions extรฉrieures du corps.

  • La rรฉgion de la tรชte : la face (faciรจs), le crรขne, les mรขchoires, lโ€™arriรจre de la tรชte, (occiput), les tempes.
  • La rรฉgion du cou et les cervicales : la gorge, le larynx, le cou (cervicales).
  • Le tronc : la poitrine (thorax), le ventre (abdomen), le nombril, les lombaires, lโ€™aine, le bassin, la rรฉgion gรฉnitale, le sacrum, les fesses.
  • Les membres supรฉrieurs : les รฉpaules, les bras, les coudes, les avant-bras, les poignets, les mains, la paume de la main, le dos de la main.
  • Les membres infรฉrieurs : les cuisses, les genoux, les mollets, les chevilles, les pieds, le talon, la plante du pied, le dos du pied.

Les cavitรฉs

A partir de repรจres extรฉrieurs et de lignes imaginaires, on identifie les cavitรฉs du corps les plus importantes, ainsi que les organes quโ€™elles contiennent.

La cavitรฉ thoracique (le thorax) est protรฉgรฉe par la cage thoracique,cโ€™est-ร -dire les cรดtes, le sternum et la colonne vertรฉbrale, et contient les poumons, le cล“ur, lโ€™ล“sophage et la trachรฉe. La cavitรฉ thoracique est sรฉparรฉe de lโ€™abdomen par un muscle trรจs puissant, le diaphragme.

La cavitรฉ abdominale (lโ€™abdomen) est une cavitรฉ qui sโ€™รฉtend du diaphragme au bassin. Lโ€™abdomen contient entre autre lโ€™estomac, le foie, la vรฉsicule biliaire, la rate, le pancrรฉas,
lโ€™intestin grรชle, le gros intestin et lโ€™appendice. Etant donnรฉ que cette cavitรฉ nโ€™est pas entiรจrement protรฉgรฉe par des structures osseuses, les organes quโ€™elle contient sont trรจs vulnรฉrables.

La cavitรฉ abdominale se divise en quatre rรฉgions quโ€™on appelle ยซ les quadrants ยป. Il faut imaginer une croix dessinรฉe sur la paroi abdominale dont lโ€™intersection de lโ€™axe horizontal et vertical se situe au niveau du nombril. De ce fait, on peut observer deux quadrants supรฉrieurs (gauche et droit) et deux quadrants infรฉrieurs (gauche et droit). Cette division
vous permet dโ€™imaginer la position interne des organes de lโ€™abdomen.
La cavitรฉ cรฉrรฉbrale est protรฉgรฉe par le crรขne et les mรฉninges et contient le cerveau.

La cavitรฉ mรฉdullaire est protรฉgรฉe par le canal rachidien et contient la moelle รฉpiniรจre.
A partir de repรจres externes, on peut dรฉsigner les diffรฉrents segments de la colonne vertรฉbrale. Elle se compose de 5 segments : la colonne cervicale, la colonne dorsale, la colonne lombaire, le sacrum et le coccyx.

Les diffรฉrents systรจmes du corps humain

Le corps se compose de diffรฉrents systรจmes que lโ€™on pourrait considรฉrer comme des sections, et qui assurent ร  lโ€™intรฉrieur du corps des tรขches bien dรฉfinies. Chaque systรจme du corps humain est constituรฉ de diffรฉrents รฉlรฉments (organes, tissus et cellules) qui collaborent ร  assurer ces fonctions. La dรฉnomination des systรจmes est basรฉe sur les fonctions quโ€™ils assurent.

  • Le systรจme nerveux
  • Le systรจme respiratoire
  • Le systรจme circulatoire et cardio vasculaire
  • Le systรจme locomoteur
  • Le systรจme digestif
  • Le systรจme uro-gรฉnital
  • Les glandes endocrines
  • Le systรจme immunitaire
  • Les organes des sens
  • La peau

Du point de vue de la mรฉdecine chinoise

Maintenir l’union du corps et des esprits

ไธŠๅคไน‹ไบบ
Les hommes de la haute antiquitรฉ
ๅ…ถ็Ÿฅ้“่€…
ร‰taient des observants de la voie
ๆณ•ๆ–ผ้™ฐ้™ฝ
Ils se rรฉglaient sur le yin~yang
ๅ’Œๆ–ผ่ก“ๆ•ธ
Et atteignaient l’harmonie par les pratiques et les nombres
้ฃŸ้ฃฒๆœ‰็ฏ€
Ils buvaient et mangeaient avec mesure
่ตทๅฑ…ๆœ‰ๅธธ
Ils travaillaient et se reposaient avec rรฉgularitรฉ
ไธๅฆ„ไฝœๅ‹ž
Ils ne s’extรฉnuaient pas en activitรฉs inconsidรฉrรฉes
ๆ•…่ƒฝๅฝข่ˆ‡็ฅžไฟฑ
Pouvant ainsi maintenir l’union du corps et des esprits
่€Œ็›ก็ต‚ๅ…ถๅคฉๅนด
Ils allaient au bout de l’รขge naturel
ๅบฆ็™พๆญฒไนƒๅŽป
Et, centenaires, s’en allaient

Le Classique interne de l’empereur Jaune aborde sous forme de dialogues la description du corps humain, son fonctionnement, ses relations avec le cosmos, l’art du diagnostic et de la thรฉrapeutique.

Les taoรฏstes, eux, ont traitรฉ du corps dans ses finalitรฉs pratiques, ses usages, dรฉveloppant toutes sortes de techniques du corps et de l’esprit destinรฉes ร  dรฉgager l’individu des contraintes du corps physique et ร  laisser de ce fait une large place au corps symbolique.

Les deux types de sources sont complรฉmentaires, car c’est dans la mise en oeuvre des processus liรฉs au corps qu’on en saisit bien l’image.

้ซ” tว

corps, forme, santรฉ

Plusieurs termes chinois recouvrent la notion de corps, le caractรจre ้ซ” tว, organisme, fait rรฉfรฉrence ร  la structure corporelle organisรฉe et ordonnรฉe diachroniquement. Cette notion va de pair avec ็ฆฎย lว, les rites, les deux concepts รฉtant souvent donnรฉs comme renvoyant l’un ร  l’autre. Dans le contexte mรฉdical et taoรฏste, les termes les plus employรฉs pour dรฉsigner le corps sont ่บซ shฤ“n et ๅฝข xรญng.

่บซ shฤ“n

corps, corporel, tronc, coque, carrosserie, vie, durรฉe de vie, soi-mรชme, personnellement

Le terme shฤ“n est ambigu, il comprend ร  la fois l’idรฉe de corps et celle de personne, les deux sens se distinguant uniquement d’aprรจs le contexte et l’ensemble sรฉmantique dont ils font partie. Shฤ“n implique l’idรฉe de dynamisme, d’รฉlรฉment en mouvement.

Ce qui peut se plier et s’allonger.

Explication des noms

ๅฝข xรญng

paraรฎtre, comparer, forme, corps, silhouette

Le terme xรญng, quant ร  lui, fait rรฉfรฉrence au corps matรฉriel, ร  la forme visible ; il est souvent opposรฉ au souffle, ๆฐฃ qรฌ, invisible, รฉmanation de toute chose en constante รฉvolution. Xรญng renvoie donc ร  la forme corporelle, dont les principaux composants sont : le souffle, ๆฐฃ qรฌ, le sang, ่ก€ xuรจ, l’essence, ็ฒพ jฤซng, les sรฉcrรฉtions organiques, ๆดฅๆถฒ jฤซnyรจ, mais aussi des รฉlรฉments de la vie psychique tels que les sentiments naturels, ๆ€ง xรฌng, les รฉmotions, ๆƒ… qรญng, les cinq forces psychiques de l’individu, ainsi que les esprits, ็ฅž shรฉn, mis en relation avec des secteurs prรฉcis du corps. Xรญng est parfois opposรฉ ร  l’aspect invisible et subjectif de la personne exprimรฉ par shรฉn.

Y aurait-il, en Chine, une idรฉe de la personne qui ne permettrait pas d’isoler le corps ? Pourquoi donc a-t-on ce sentiment que l’on ne parle jamais vraiment du corps humain, qu il apparaรฎt plutรดt comme le support d entitรฉs plus vastes, qui le dรฉpassent ? Comme si le corps ne pouvait รชtre envisagรฉ que d un point de vue รฉnergรฉtique, son fonctionnement assurant la vie en exacte correspondance avec le monde extรฉrieur. Comme s’il n avait pas acquis un statut d’objet. Or, dans les diffรฉrentes conceptions du corps en Chine, un point apparaรฎt comme rรฉcurrent: ce va-et-vient entre les deux pรดles de la reprรฉsentation et du naturel, du symbolique et du rรฉel, non pas l’un ou l’autre mais l’un et l’autre, indissociables en leur battement qui est celui mรชme de la vie.



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