Agenda

Agenda de l’Ă©cole Tiandi

L'eau
28 Jan 09:30
Until 29 Jan, 17:00 1d 7h 30m

L'eau

place Salle de danse expand_more
Organized by arrow_forward_ios Tiandi

Dans le Classique des changements, le trigramme ☔ 李 kǎn, l’insondable, caractĂ©rise l’Ă©lĂ©ment eau (æ°Ž shuǐ). OrientĂ© au nord, il s’associe au froid et Ă  l’hiver.

L’eau possĂšde une grande facultĂ© d’adaptation, Ă©pousant parfaitement les formes de tout rĂ©ceptacle. Elle prĂ©sente aussi un pouvoir de pĂ©nĂ©tration, d’Ă©rosion. l’eau peut jaillir en source, prendre une certaine lĂ©gĂšretĂ© aux pierres des cascades, sa nature la conduit plutĂŽt Ă  subir les effets de la pesanteur. Elle pĂ©nĂštre ainsi, toujours plus avant dans les profondeurs de la Terre, comme mue par une volontĂ© farouche d’en atteindre le centre. Dans sa course, l’obstacle sera Ă©rodĂ© ou contournĂ© mais, avec le temps, franchi. MĂȘme les eaux les plus paisibles en apparence restent actives, continuent leur avancĂ©e.

CaractĂšre æ°Ž shuǐ en style sigillaire

Si l’eau est associĂ© Ă  l’hiver, c’est qu’une certaine similitude les rapproche. La puissance de l’eau s’apparente Ă  la force vitale qui travaille au sein de la graine, lorsqu’elle s’enfouit dans la terre en hiver. L’arbre est contenu dans la graine.

Les matins gĂšlent. Un sel saupoudre les herbes et aplatit les eaux
 Puis l’hiver tombe comme le soir. Poules et gens, les souris et les hommes, rentrent dans les maisons
 on joue avec l’air vierge, le soleil, l’azur et l’espace
 on s’en va dans une sorte de rĂȘve, vers un besoin de puretĂ©, d’espace et de discipline. On quitte les hommes. On monte vers les hauteurs apaisantes. Le silence se fait encore plus parfait. Et plus parfaite encore la solitude. On va se chercher soi-mĂȘme loin des civilisations et des points communs dans des profondeurs personnelles.

Jean Giono in Provence

Le ciel et la terre ne communiquent plus

La terre est Ă©puisĂ©e, comme une mĂšre ayant donnĂ© naissance Ă  ses enfants, les ayant nourris, Ă©duquĂ©s, portĂ©s vers la vie, il lui faut maintenant du repos. La terre est livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme et ses Ă©nergies travaillent en profondeur. Toute la nature s’endort Ă  la surface du sol ; les manifestations de vie, Ă  l’extĂ©rieur, sont rĂ©duites au minimum. Toute forme de vie subit un dĂ©veloppement immuable, en respectant diffĂ©rentes phases: naissance, croissance, maturitĂ©, vieillesse, mort et, par voie de transformation, nouvelle naissance.

L’hiver

L’hiver exprime la manifestation du yin maximum, caractĂ©risĂ© par les phĂ©nomĂšnes d’intĂ©rioritĂ© et d’involution. La vie ne concerne plus l’extĂ©rieur mais l’intĂ©rieur. Les arbres exsangues se montrent nus et squelettiques. La terre pelĂ©e ou couverte de neige se refroidit, poussant le rĂšgne animal Ă  se rĂ©fugier dans des lieux d’hibernation. Les animaux vont ainsi reprendre des forces en limitant leurs activitĂ©s et leurs besoins.

Le cycle saisonnier contraint tout ĂȘtre vivant aux mĂȘmes exigences d’alternance de rythme qui, si elles ne sont pas suivies, entraĂźnent forcĂ©ment un dĂ©sĂ©quilibre. L’homme n’agit plus, il rĂ©siste et lutte. Des symptĂŽmes comme la fatigue, la nervositĂ©, les douleurs du dos, les sciatiques et les lumbagos, font leur apparition. Les influences climatiques sont perçues plus violemment, surtout le froid et l’humiditĂ©, qui vont accroĂźtre la fragilitĂ© de l’organisme. La dysharmonie qui dĂ©coule d’un hiver mal vĂ©cu se prolonge et peut s’accentuer au printemps. Un cercle vicieux s’installe au fil des saisons, rĂ©gi par des pathologies de plus en plus lourdes. ConsidĂ©rer les rythmes de la Nature et s’y conformer permet de transformer le poids de la vie en Art de vivre.

Le froid

Le froid est associĂ© Ă  l’hiver, il est yin, par rapport Ă  la chaleur, yang. Contracter, ralentir et figer font partie de ses propriĂ©tĂ©s. L’Ă©nergie des reins et de la vessie, organes eau, s’affaiblit trĂšs vite sous l’effet du froid. La dĂ©ficience des reins engendre des douleurs lombaires, pouvant conduire aux lumbagos et aux sciatiques, des douleurs de genoux et des problĂšmes urinaires, mais aussi des symptĂŽmes concernant les oreilles ou les dents. Il est donc capital d’entretenir la chaleur interne en hiver, notamment en couvrant les reins, les pieds et le sommet du crĂąne.

Les organes reins et vessie

Les reins sont considĂ©rĂ©s en tant qu’organes particuliĂšrement vitaux puisque de leurs Ă©nergies dĂ©pendent toutes les Ă©nergies des autres organes. Fondement de notre Ă©quilibre physiologique, de notre vigueur physique autant que de notre force mentale, les reins possĂšdent de multiples fonctions.

Les reins et le mĂ©ridien du rein sont yin. Ce dernier court depuis la plante du pied le long de la partie interne de la jambe, puis le long de la face antĂ©rieure du tronc. La vessie et son mĂ©ridien sont yang. Celui-ci, partant du coin interne de l’Ɠil, court le long du front, du crĂąne, pour descendre le long du dos et de l’arriĂšre de la jambe, pour se terminer Ă  l’extrĂ©mitĂ© externe du petit orteil.

Contenu du séminaire

Les ateliers porteront sur :

Les éléments de théorie :

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