Notre programme

Les Ă©tapes de la culture de soi

La formation propose au stagiaire dans un premier temps de se familiariser au discours propre Ă  l’apprentissage de mĂ©thodes ou d’enchaĂźnements qui lui sont proposĂ©s. Dans cette premiĂšre Ă©tape de mĂ©morisation et de rĂ©gulation psycho-physique (la vitesse du mouvement, la respiration et le focus mental), le pratiquant apprend Ă  reconnaĂźtre les Ă©tats de relaxation ou de tensions de diffĂ©rentes parties de son corps. Selon la sensibilitĂ© kinesthĂ©sique de cette personne, celle-ci va dĂ©couvrir rapidement ou Ă  plus long terme de nouvelles sensations corporelles, qu’elle pourra interprĂ©ter comme des manifestations du qĂŹ.

Dans un deuxiĂšme temps, le pratiquant pourra dĂ©velopper une perception fine de point clĂ© du corps, comme le centre des paumes (拞漼 lĂĄo gƍng), le centre des plantes de pied (æ¶Œæł‰ yǒng quĂĄn), la porte de la vie dans la zone lombaire (ć‘œé–€ mĂŹng mĂ©n), le sommet du crĂąne (癟會 bǎi huĂŹ), les champs de cinabre (äžč田 dān tiĂĄn), etc. Dans cette deuxiĂšme phase, le pratiquant est guidĂ© vers une nouvelle relation Ă  son corps. C’est-Ă -dire que l’image du corps anatomique propre Ă  la gymnastique analytique va s’estomper devant une image dite subtile composĂ©e de  portes  (laogong, mingmen, etc.), de centres (dantian), et de circulations (mĂ©ridiens, micro-circulation).

Théories

Enfin, cette imprĂ©gnation est complĂ©tĂ©e par des cours thĂ©oriques sur l’anatomie, la mĂ©decine traditionnelle chinoise, le taoĂŻsme, etc. et  s’accompagne d’une immersion dans une communautĂ© d’acteurs qui favorise les Ă©changes. Le stagiaire y dĂ©couvre les dĂ©finitions thĂ©oriques des diffĂ©rentes natures du qĂŹ, de la thĂ©orie du 陰陜 yÄ«n yĂĄng, ou encore de l’interaction entre l’essence corporelle, le souffle et la conscience ( çČŸ jÄ«ng, æ°Ł qĂŹ, 焞 shĂ©n) qui permet de donner un sens Ă  la fonction du qĂŹ dans le rapport de l’esprit au corps. Les cinq agirs (äș”èĄŒ wǔ xĂ­ng) sont souvent abordĂ©s avec la thĂ©orie des organes (脏腑 zĂ ng fǔ) qui y est associĂ©e.

Diagramme anatomique montrant les canaux d'air et les organes du corps, quatre personnages Gravure sur bois avec une typographie sur papier de riz, Ming 19 e siĂšcle

Ce dispositif va guider le stagiaire vers de nouvelles perceptions et images de soi et de son corps. Par exemple, la lenteur du mouvement et les points d’attention vont gĂ©nĂ©rer la stimulation de nouvelles perceptions de contrĂŽle interne d’équilibre et de respiration. Ces techniques affectent aussi le schĂ©ma corporel, car elles crĂ©ent de nouveaux habitus dans le comportement postural et gestuel. Ces prises de conscience vont s’effectuer Ă  travers le sens produit par l’interaction de nouvelles sensations crĂ©Ă©es par l’exercice, l’image et l’imaginaire du corps vĂ©hiculĂ©s par les techniques du corps, les thĂ©ories gĂ©nĂ©rales qui servent de cadre de rĂ©fĂ©rence Ă  l’activitĂ© et, enfin, le partage d’expĂ©riences et de savoirs avec les autres pratiquants.

MĂ©thodes

Les mĂ©thodes des arts internes sont Ă  la fois un moyen et un but. Un moyen pour constituer le corps Ă©nergĂ©tique, sur la base d’une bonne circulation de l’énergie dans les mĂ©ridiens, incluant le lien avec les organes et les rĂ©servoirs d’énergie, le dĂ©veloppement de la perception et de la conscience du corps. DiffĂ©rentes mĂ©thodes permettent de travailler les diffĂ©rents systĂšmes Ă©nergĂ©tiques (yin-yang, mĂ©ridiens, organes et rĂ©servoirs d’énergie), et d’établir les connexions nĂ©cessaires entre ces systĂšmes Ă©nergĂ©tiques et entre les parties du corps, l’ouverture de la conscience qui mĂšne au travail Ă©nergĂ©tique subtil.