4000 ans d’astronomie chinoise

Jean-Marc Bonnet-Bidaud, astrophysicien nous conduit sur la piste de ce savoir extrême-oriental qu’il arpente depuis trente ans. Il a étudié, entre autres, la plus ancienne carte du ciel connue à ce jour, datant du 7e siècle, découverte au début du 20e siècle dans les fameuses grottes des Mille bouddhas près de Dunghuang.

Lorsque l’on évoque l’histoire de l’astronomie, des noms illustres nous viennent en tête. Aristote, Ptolémée, plus proche de nous, Copernic, Galilée ou encore Kepler. Certains penseront peut-être aussi à Al-Khwarizmi, astronome perse dont le nom est à l’origine du mot algorithme. Mais qui est capable de citer un nom d’astronome chinois ?
L’observation du ciel était pourtant la science centrale dans l’empire du milieu. C’est une histoire que le monde occidental a presque totalement ignorée : la Chine est dépositaire d’une excellente connaissance du ciel qui remonte à quatre millénaires. Elle a donné lieu à la constitution des premiers observatoires dans le monde. En scrutant la voûte céleste, les Chinois ont fait de nombreuses et importantes découvertes, telles les taches solaires, la trajectoire des comètes ou encore l’explosion d’étoiles en fin de vie, bien avant les premières observations européennes. Les astronomes chinois ont apporté une contribution majeure à la connaissance moderne des phénomènes cosmiques, une contribution souvent ignorée en Europe. Et si nous prenions le temps de réparer cet oubli ?


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