arme

L’épée du taijiquan

De tout temps, en Chine, l'art de l'épée a été respecté, non seulement parce que ses techniques et les capacités qu'il requiert sont extrêmement difficiles à acquérir, mais aussi et surtout, parce que le niveau de moralité et d'esprit que doit posséder un pratiquant pour espérer atteindre les sommets de cet art est particulièrement élevé.

Objets en bronze du marquis Yi de Zeng

En 1978 fut fouillée en Chine, dans le Hubei, l'une des tombes les plus spectaculaires de la Chine préimpériale, celle du marquis Yi de Zeng, à Leigudun (district de Suizhou). Elle comprenait quatre compartiments : la chambre funéraire ; une chambre symbolisant l'espace rituel qui renfermait un ensemble de soixante-cinq cloches, divers instruments de musique et tous les vases rituels en bronze ; une petite chambre formant arsenal ; une dernière chambre où se trouvaient les cercueils de treize victimes sacrifiées. Le mobilier extrêmement riche se composait de bronzes, de laques, d'une vaisselle en or, de jades, qui avaient tous fait intervenir les techniques les plus avancées de l'époque.

Les armes du taijiquan

La pratique de l'épée apporte les mêmes bénéfices sur la santé que la pratique du taijiquan à mains nues. Lorsque l'on exécute une forme à l'épée, il est nécessaire de considérer cette arme comme un prolongement du bras, l'énergie doit être propagée jusqu'au bout de la lame lors d'une sortie de force.