L’épée du taijiquan

Les locuteurs chinois font une distinction claire entre une “épée” (à double tranchant) et un “couteau” (à un tranchant). Dans la culture chinoise l’épée à double tranchant ou  剑 jiàn est considérée comme une arme de maître ou une arme de gentleman, à la fois du fait de l’habileté considérable requise pour combattre avec cette arme et du fait que les commandants d’armées ont favorisé le jian afin de se déplacer facilement parmi les troupes. Elle est décrite en chinois comme la «dame délicate» des armes, et est traditionnellement considérée comme l’arme la plus appropriée pour les femmes. Une épée à simple tranchant est appelée 刀 dāo. Le jian et le dao sont parmi les quatre armes principales enseignées en Chine, les autres étant le bâton et la lance. L’ordre dans lequel ces armes sont enseignées peut varier selon les écoles et les styles, mais le jian est généralement enseigné en dernier parmi les quatre.

La forme en 37 postures par Huang Sheng Shyan

Le grand maître Huang Sheng Shyan (黃性賢 Huáng Xìngxián 1910-1992) commença par s’entraîner dans le style de la grue blanche de Fujian qu’il maîtrisa dès l’âge de 14 ans. Plus tard, en 1947 Huang Sheng Shyan parti pour Taïwan où il commença l’étude du taijiquan avec le grand maître Zheng Manqing. Il interprète ici la forme Yang des 37 postures créée par le grand maître Zheng Manqing.

Cheng Man Ching 1969-1972

Ces reportages de la télévision taïwanaise montrent le professeur Cheng Man Ching et de sa femme Juliana Ting Cheng lors d’une visite à Kinmen en 1972 ; une exposition de peinture en 1971 avec plus d’une centaine de peintures du professeur, y compris des paysages et des fleurs; le professeur en 1969 à l’exposition Sept amis de la peinture qui s’est tenue au Rumu Hall de la Ligue des femmes. Le professeur Cheng avait crée la société de peinture en 1954.

Le tai chi chuan, une boxe pour les doux

Traduction d’un article paru le 1 janvier 1963 dans la revue Taiwan Today donc du vivant de Cheng Man Ching. Taiwan Today est une relance du Taiwan Journal, un hebdomadaire de langue anglaise publié pour la première fois en 1964. Le combat qui opposa Cheng Man Ching à Robert Smith sert de prétexte à dresser un portrait de Cheng Man Ching et du tai chichuan.

L’amer

Ne craignez pas le travail amer. Si vous le craignez, vous ne progresserez pas. Les classiques du taijiquan disent que la racine correcte est dans le pied. Un débutant peut développer une racine en passant simplement trois à cinq minutes, matin et soir, debout une seule jambe.

鄭子太極拳十三篇卷上 – 鄭曼青

Dans ces traités, le Professeur Cheng nous amène au cœur du tai chi chuan , nous le présentant comme un art martial, une thérapeutique, et un ensemble d’exercices pour le développement personnel. Avec des illustrations s’appuyant sur l’anatomie et la physique, il présente un exposé précis des postures et des mouvements, leur travail interne en tant que principe énergétique, et externe en tant qu’application martiale.

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