savoir

Sapientia

« Il est un âge où l’on enseigne ce que l’on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l’on enseigne ce que l’on ne sait pas : cela s’appelle chercher. Vient peut-être maintenant l’âge d’une autre expérience : celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible que l’oubli impose à la sédimentation des savoirs, des cultures, des croyances que l’on a traversés. » — Roland Barthes

Savoir et sagesse

Le paragraphe 1 du chapitre VI du Zhuangzi est intéressant parce qu’il met en évidence que l’homme est destiné à chercher le savoir et non à se satisfaire d’une sagesse limitée. Nous avons ici un témoignage d’une attitude qu’il est légitime de rapprocher de la philosophie occidentale, en tant qu’elle se distingue de la sagesse. L’homme véritable est celui qui assume le caractère incomplet de la connaissance humaine et qui malgré cela continue de chercher

Derrière les apparences

1962, l’historien de la Grèce Jean-Pierre Vernant écrit, dans le cadre d’une collection « Mythes et religions » dirigée par George Dumezil aux Presses Universitaires de France un ouvrage assez bref : Les origines de la pensée grecque. Il montre que la première philosophie, héritière d’une réflexion morale et politique est fille de la cité. Elle poursuit une révolution des pratiques et des croyances dans le monde des Hommes dont il décrit minutieusement la genèse.