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encre sur papier, Urakami Gyokudล
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- ๅฌไธๆๆญค่ฌ dลng sฤn yuรจ cว wรจi
- Les trois mois de l’hiver sont appelรฉs
- ้่ bรฌ cรกng
- Fermer et thรฉsauriser
- ๆฐดๅฐๅฐๅผ shuว bฤซng dรฌ chรจ
- L’eau gรจle, la terre se fendille
L’hiver marque la fin du cycle annuel. La terre est รฉpuisรฉe, comme une mรจre ayant donnรฉ naissance ร ses enfants, les ayant nourris, รฉduquรฉs, portรฉs vers la vie, il lui faut maintenant du repos. L’hiver scelle la sรฉparation de ce qui fait la vie en se compรฉnรฉtrant. L’hiver prรฉpare aussi la rรฉunion des couples pour un nouveau dรฉpart, en attirant dans la profondeur les ferments de vie, en ensevelissant et thรฉsaurisant (้่ bรฌ cรกng) pour forger l’assise de la puissance. La vie se prรฉserve car elle s’en tient ร ses racines, se fixe sur l’essentiel, ne s’occupe que de retrouver et prรฉserver son unitรฉ originelle ; ร ce prix, chaque membre d’un couple sera prรชt ร accueillir l’autre.
Le ciel et la terre ne communiquent plus.
La terre est livrรฉe ร elle-mรชme et ses รฉnergies travaillent en profondeur. Toute la nature s’endort ร la surface du sol ; les manifestations de vie, ร l’extรฉrieur, sont rรฉduites au minimum.
La mort est associรฉe ร l’hiver, mais suivant le principe mรชme de la vie, qui procรจde en cycles perpรฉtuels de morts et renaissances. En effet, toute forme de vie subit un dรฉveloppement immuable, en respectant diffรฉrentes phases : naissance, croissance, maturitรฉ, vieillesse, mort et, par voie de transformation, nouvelle naissance.
- ็กๆพไน้ฝ wรบ rวo hลซ yรกng
- Nulle excitation ne vient plus du yang
- ๆฉๅงๆ่ตท zวo wรฒ wวn qว
- On se couche tรดt, on se lรจve tard
- ๅฟ ๅพ ๆฅๅ bรฌ dร i rรฌ guฤng
- On s’en remet pour tout ร la lumiรจre du soleil
L’hiver exprime la manifestation du yin maximum, caractรฉrisรฉ par les phรฉnomรจnes d’intรฉrioritรฉ et d’involution. La vie ne concerne plus l’extรฉrieur mais l’intรฉrieur. Les arbres exsangues se montrent nus et squelettiques. La terre pelรฉe ou couverte de neige se refroidit, poussant le rรจgne animal ร se rรฉfugier dans des lieux d’hibernation. Les animaux vont ainsi reprendre des forces en limitant leurs activitรฉs et leurs besoins.
- ไฝฟๅฟ shว zhรฌ
- On exerce le vouloir
- ่ฅไผ่ฅๅฟ ruรฒ fรบ ruรฒ nรฌ
- Comme enfoui, comme cachรฉ
- ่ฅๆ็งๆ ruรฒ yวu sฤซ yรฌ
- Comme tournรฉ seulement vers soi
- ่ฅๅทฒๆๅพ ruรฒ yว yวu dรฉ
- Comme occupรฉ ร se possรฉder
L’homme ne doit pas s’isoler de son environnement, car ses fonctions internes sont rรฉgies tout autant par les phรฉnomรจnes extรฉrieurs que par l’activitรฉ interne de ses organes. Or, aucun phรฉnomรจne ne peut croรฎtre sans respecter des phases de repli ; la force d’expansion ne se conรงoit que supportรฉe par un phรฉnomรจne de concentration prรฉalable. La vitalitรฉ diurne n’est effective qu’aprรจs un repos nocturne, etc.
- ๅปๅฏๅฐฑๆธฉ qรน hรกn jiรน wฤn
- On fuit le froid, on recherche la chaleur
- ็กๆณ็ฎ่ wรบ xiรจ pรญ fลซ
- Ne laissant rien s’รฉchapper par les couches de la peau
- ไฝฟๆฐฃไบๅฅช shว qรฌ jรญ duรณ
- De peur d’รชtre dangereusement dรฉmuni de ses souffles
- ๆญคๅฌๆฐฃไนๆ cว dลng qรฌ zhฤซ yฤซng
- Ainsi se conforme-t-on aux souffles de l’hiver
Ainsi, le cycle saisonnier contraint tout รชtre vivant aux mรชmes exigences d’alternance de rythme qui, si elles ne sont pas suivies, entraรฎnent forcรฉment un dรฉsรฉquilibre. L’homme n’agit plus, il rรฉsiste et lutte. Des symptรดmes comme la fatigue, la nervositรฉ, les douleurs du dos, les sciatiques et les lumbagos, font leur apparition. Les influences climatiques sont perรงues plus violemment, surtout le froid et l’humiditรฉ, qui vont accroรฎtre la fragilitรฉ de l’organisme.
- ้ค่ไน้ไน yวng cรกng zhฤซ dร o yฤ
- La voie pour l’entretien de la thรฉsaurisation de la vie
- ้ไนๅๅท่ nรฌ zhฤซ zรฉ shฤng shรจn
- Aller ร contre-courant porterait atteinte aux reins
- ๆฅไธบ็ฟๅฅ chลซn wรจi wฤi juรฉ
- Causant, au printemps, des impotences et flรฉchissements
- ๅฅ็่ ๅฐ fรจng shฤng zhฤ shวo
- Par insuffisance de l’apport ร la poussรฉe de la vie
La dysharmonie qui dรฉcoule d’un hiver mal vรฉcu se prolonge et peut s’accentuer au printemps. Un cercle vicieux s’installe au fil des saisons, rรฉgi par des pathologies de plus en plus lourdes. Considรฉrer les rythmes de la Nature et s’y confor-mer permet de transformer le poids de la vie en Art de vivre. D’intรฉgrer le terme รฉcologie. De contribuer ร l’รฉquilibre des phรฉnomรจnes planรฉtaires, la rรฉvolution commenรงant par un mรฉnage personnel.

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