Les dix principes essentiels du taiji quan

Ce texte aurait รฉtรฉ รฉcrit sous la dictรฉe de Yang Chengfu par Chen Weiming, un de ses meilleurs disciples et le plus instruit. 

่™›้ˆ้ ‚ๅ‹

้ ‚ๅ‹่€…๏ผŒ้ ญๅฎนๆญฃ็›ด๏ผŒ็ฅž่ฒซๆ–ผ้ ‚ไนŸใ€‚ไธๅฏ็”จๅŠ›๏ผŒ็”จๅŠ›ๅ‰‡้ …ๅผท่ก€ๆฐฃ ไธ่ƒฝๆต้€š๏ผŒ้ ˆๆœ‰่™›้ˆ่‡ช็„ถไน‹ๆ„ใ€‚้žๆœ‰่™›้ˆ้ ‚ๅ‹๏ผŒๅ‰‡็ฒพ็ฅžไธ่ƒฝๆ่ตทไนŸใ€‚

รŠtre vide et agile et maintenir l’รฉnergie au sinciput 

Maintenir l’รฉnergie au sinciput, c’est tenir la tรชte bien droite, de sorte que l’รฉnergie spirituelle soit reliรฉe au sinciput. N’employez pas la force musculaire, qui raidirait le cou et gรชnerait la circulation du sang et du souffle. Que votre esprit soit spontanรฉ et agile, car sans l’agilitรฉ et le maintien de l’รฉnergie au sinciput, Ia force vitale ne peut รชtre mise en branle. 

่™›่™šxลซvide, inoccupรฉ, vacant, faux, faible, fragile, en vain
็ต้ˆlรญngrapide, alerte, efficace, esprit, รขme du dรฉfunt, cercueil
้กถ้ ‚dวng haut, sommet, toit, porter sur la tรชte, soulever, remplacer
ๅŠฒ ๅ‹jรฌn force physique, รฉnergie, vigueur, entrain, enthousiasme, air, maniรจre, expression, fort, robuste, ferme, solide, รฉnergique, vigoureux, puissant
ๅŠฒๅ‹jรฌng fort, robuste, musculeux, puissant, inflexible
็ฒพ ็ฒพ jฤซngfinesse, essence, substance, vitalitรฉ, vigueur, raffinรฉ, fin, soignรฉ, intelligent, malin
็ฅž็ฅžshรฉn divinitรฉ, dieu, Dieu, esprit, expression, air, รฉnergie
็ฒพ็ฅž็ฒพ็ฅž jฤซng shenvigueur, vitalitรฉ, dynamisme
็ฒพ็ฅž็ฒพ็ฅž jฤซng shรฉn esprit, conscience, mental, psychologique

ๅซ่ƒธๆ‹”่ƒŒ

ๅซ่ƒธ่€…๏ผŒ่ƒธ็•ฅๅ…งๆถต๏ผŒไฝฟๆฐฃๆฒ‰ๆ–ผไธน็”ฐไนŸใ€‚่ƒธๅฟŒๆŒบๅ‡บ๏ผŒๆŒบๅ‡บๅ‰‡ๆฐฃๆ“ๆ–ผ่ƒธ้š›๏ผŒไธŠ้‡ไธ‹่ผ•๏ผŒ่…ณๆ นๆ˜“ๆ–ผๆตฎ่ตทใ€‚ๆ‹”่ƒŒ่€…๏ผŒๆฐฃ่ฒผๆ–ผ่ƒŒไนŸใ€‚่ƒฝๅซ่ƒธๅ‰‡่‡ช่ƒฝๆ‹”่ƒŒ๏ผŒ่ƒฝๆ‹”่ƒŒๅ‰‡ๅŠ›่ƒฝ็”ฑ่ƒŒ็™ผ๏ผŒๆ‰€ๅ‘็„กๆ•ตไนŸใ€‚

Rentrer lรฉgรจrement la poitrine et รฉtirer le dos 

Rentrer la poitrine consiste ร  la retenir lรฉgรจrement vers l’intรฉrieur, pour que le souffle descende se concentrer dans le champ de cinabre. Abstenez-vous de bomber le torse, sinon le souffle รฉtant comprimรฉ au niveau de la poitrine, la partie supรฉrieure du corps sera lourde, la partie infรฉrieure lรฉgรจre, et les pieds auront tendance ร  flotter. ร‰tirer le dos consiste ร  faire adhรฉrer le souffle au dos. La rentrรฉe de la poitrine entraรฎne naturellement un รฉtirement du dos, ce qui permet d’รฉmettre la force ร  partir de l’axe spinal et d’รชtre alors sans rival. 

ๅซๅซhรกncontenir, renfermer, garder dans la bouche
่ƒธ ่ƒธ xiลngpoitrine, cล“ur, thorax
ๆ‹”ๆ‹”bรกtirer de bas en haut, arracher, extraire, choisir, sรฉlectionner
่ƒŒ่ƒŒbรจidos, tourner le dos, dissimuler, apprendre par coeur, rรฉciter par coeur

้ฌ†่…ฐ

่…ฐ็‚บไธ€่บซไธปๅฎฐ๏ผŒ่ƒฝ้ฌ†่…ฐๅพŒๅ…ฉ่ถณๆœ‰ๅŠ›๏ผŒไธ‹็›ค็ฉฉๅ›บใ€‚่™›ๅฏฆ่ฎŠๅŒ–๏ผŒ็š†็”ฑ่…ฐๅ‹•ใ€‚ๆ•…ๆ›ฐๅ‘ฝๆ„ๆบ้ ญๅœจ่…ฐ้š›๏ผŒๆœ‰ไธๅพ—ๅŠ›๏ผŒๅฟ…ๆ–ผ่…ฐ่…ฟๆฑ‚ไน‹ไนŸใ€‚

Relรขcher la taille 

La taille est le maรฎtre de tout le corps. Les pieds n’ont de la force et le bassin de l’assise que si l’on est capable de relรขcher la taille. Les passages du plein au vide s’effectuent ร  partir de mouvements tournants de la taille. C’est pourquoi l’on dit : 

La source du commandement est ร  la taille. 

Formule et chant des treize postures de Wu Yuxiang

Le manque de force provient de la taille et des jambes. 

ๆพ้ฌ†sลng desserrer, lรขcher, dรฉtendu, mou, pin
Le pin est l’emblรจme de longรฉvitรฉ, de constance et de fidรฉlitรฉ.
่…ฐ่…ฐyฤo reins, tour de reins

ๅˆ†่™›ๅฏฆ

ๅคชๆฅตๆ‹ณไปฅๅˆ†่™›ๅฏฆ็‚บ็ฌฌไธ€็พฉใ€‚ๅฆ‚ๅ…จ่บซ็š†ๅๅœจๅณ่…ฟ๏ผŒๅ‰‡ๅณ่…ฟ็‚บๅฏฆ๏ผŒ ๅทฆ่…ฟ็‚บ่™›ใ€‚ๅ…จ่บซๅๅœจๅทฆ่…ฟ๏ผŒๅ‰‡ๅทฆ่…ฟ็‚บๅฏฆ๏ผŒๅณ่…ฟ็‚บ่™›ใ€‚่™›ๅฏฆ่ƒฝๅˆ†๏ผŒ่€ŒๅพŒ่ฝ‰ๅ‹•่ผ•้ˆ๏ผŒๆฏซไธ็”จๅŠ›ใ€‚ๅฆ‚ไธ่ƒฝๅˆ†๏ผŒๅ‰‡้‚ๆญฅ้‡ๆปฏ๏ผŒ่‡ช็ซ‹ไธ็ฉฉ๏ผŒ่€Œๆ˜“็‚บไบบๆ‰€็‰ฝๅ‹•ใ€‚

Distinguer le pleinย ยป et le ยซย vide

Dans l’art du taiji quan, le premier principe est de distinguer le plein et le vide. Si tout le corps est appuyรฉ sur la jambe droite, on dit que la jambe droite est pleine, la jambe gauche vide et vice versa. Les mouvements tournants ne sont effectuรฉs avec lรฉgรจretรฉ, agilitรฉ et sans le moindre effort que si l’on sait distinguer le plein et le vide ; sinon, les dรฉplacements sont lourds et gauches, le corps manque de stabilitรฉ et l’on est aisรฉment dรฉsรฉquilibrรฉ par l’adversaire qui vous attire. 

ๅˆ†ๅˆ†fฤ“ndiviser, partager, sรฉparer, distinguer, partie, sรฉparรฉment, respectivement
่™š ่™›xลซvide, inoccupรฉ, vacant, faux, faible, fragile, en vain
ๅฎžๅฏฆshรญ
rรฉalitรฉ, fait, plein, vrai, rรฉel, fruit

ๆฒ‰่‚ฉๅขœ่‚˜

ๆฒ‰่‚ฉ่€…๏ผŒ่‚ฉ้ฌ†้–‹ไธ‹ๅž‚ไนŸใ€‚่‹ฅไธ่ƒฝ้ฌ†ๅž‚๏ผŒๅ…ฉ่‚ฉ็ซฏ่ตท๏ผŒๅ‰‡ๆฐฃไบฆ้šจไน‹ ่€ŒไธŠ๏ผŒๅ…จ่บซ็š†ไธๅพ—ๅŠ›็Ÿฃใ€‚ๅขœ่‚˜่€…๏ผŒ่‚˜ๅพ€ไธ‹้ฌ†ๅขœไน‹ๆ„ใ€‚่‚˜่‹ฅๆ‡ธ ่ตท๏ผŒๅ‰‡่‚ฉไธ่ƒฝๆฒ‰๏ผŒๆ”พไบบไธ้ ๏ผŒ่ฟ‘ๆ–ผๅค–ๅฎถๆ‹ณไน‹ๆ–ทๅ‹็Ÿฃใ€‚

Baisser les รฉpaules et laisser tomber les coudes 

Baisser les รฉpaules consiste ร  les relรขcher et les laisser tomber ; si l’on ne peut les relรขcher et les laisser tomber, elles sont haussรฉes, ce qui entraรฎne une remontรฉe du souffle et par consรฉquent un manque de force dans tout le corps. 

Laisser tomber les coudes le long du corps consiste ร  les relรขcher. S’ils sont levรฉs, les รฉpaules ne peuvent รชtre abaissรฉes, et l’on ne peut repousser trรจs loin l’adversaire. La technique utilisรฉe se rapproche alors de celle de l’รฉcole exotรฉrique employant une force intรฉrieure discontinue. 

ๆฒ‰ๆฒ‰chรฉncouler, sombrer, lourd, pesant, profond
่‚ฉ่‚ฉjiฤnรฉpaule, soutenir
ๅ ๅขœzhuรฌtomber, faire une chute, courber
่‚˜่‚˜zhว’ucoude
ๅŠฒๅ‹jรฌnforce physique, รฉnergie, vigueur, entrain, enthousiasme, air, maniรจre, expression, fort, robuste, ferme, solide, รฉnergique, vigoureux, puissant
ๅŠฒๅ‹jรฌng fort, robuste, musculeux, puissant, inflexible
ๅค–ๅค– wร iextรฉrieur, รฉtranger, externe, en plus
ๅฎถๅฎถ jiฤfamille, foyer, / maison, domicile
ๅค–ๅฎถๅค–ๅฎถwร i jiฤ รฉcole exotรฉrique

็”จๆ„ไธ็”จๅŠ›

ๅคชๆฅตๆ‹ณ่ซ–ๆ‰€ไบ‘๏ผŒๅ…จๆ˜ฏ็”จๆ„ไธ็”จๅŠ›ใ€‚็ทดๅคชๆฅตๆ‹ณ๏ผŒๅ…จ่บซ้ฌ†้–‹๏ผŒไธไฝฟๆœ‰็ตฒๆฏซไน‹ๆ‹™ๅŠ›ไปฅ็•™ๆปฏๆ–ผ็ญ‹้ชจ่ก€่„ˆไน‹้–“๏ผŒไปฅ่‡ชๆŸ็ธ›๏ผŒ็„ถๅพŒ่ƒฝ่ผ•้ˆ่ฎŠๅŒ–๏ผŒๅœ“่ฝ‰่‡ชๅฆ‚ใ€‚ๆˆ–็–‘ไธ็”จๅŠ›๏ผŒไฝ•ไปฅ่ƒฝ้•ทๅŠ›๏ผŸ่“‹ไบบ่บซไน‹ๆœ‰็ถ“็ตก๏ผŒๅฆ‚ๅœฐไน‹ๆœ‰ๆบๆดซใ€‚ๆบๆคไธๅกž่€Œๆฐด่กŒ๏ผŒ็ญ‹็ตกไธ ้–‰่€Œๆฐฃ้€šใ€‚ๅฆ‚ๆธพ่บซๅƒตๅ‹ๅ……ๆปฟ็ถ“็ตก๏ผŒๆฐฃ่ก€ๅœๆปฏ๏ผŒ่ฝ‰ๅ‹•ไธ้ˆ๏ผŒ็‰ฝไธ€้ซฎ่€Œๅ…จ่บซๅ‹•็Ÿฃใ€‚่‹ฅไธ็”จๅŠ›่€Œ็”จๆ„๏ผŒๆ„ไน‹ๆ‰€ๅฑ†๏ผŒๆฐฃๅณ่‡ณ ็„‰ใ€‚ๅฆ‚ๆ˜ฏๆฐฃ่ก€ๆตๆณจ๏ผŒๆ—ฅๆ—ฅ่ฒซ่ผธ๏ผŒๅ‘จๆตๅ…จ่บซ๏ผŒ็„กๆ™‚ๅœๆปฏ๏ผŒ้•ทไน… ็ทด็ฟ’๏ผŒๅ‰‡ๅ…ถ็œŸๆญฃๅ…งๅ‹๏ผŒๅณๅคชๆฅตๆ‹ณ่ซ–ไธญๆ‰€ไบ‘๏ผŒๆฅตๆŸ”่ปŸ็„ถๅพŒ่ƒฝๆฅต ๅ …ๅ‰›ไนŸใ€‚ๅคชๆฅตๆ‹ณๅŠŸๅคซ็ด”็†Ÿไน‹ไบบ๏ผŒ่‡‚่†Šๅฆ‚ๆฃ‰่ฃน้ต๏ผŒๅˆ†้‡ๆฅตๆฒ‰ใ€‚ ็ทดๅค–ๅฎถๆ‹ณ่€…๏ผŒ็”จๅŠ›ๅ‰‡้กฏๆœ‰ๅŠ›๏ผŒไธ็”จๅŠ›ๆ™‚ๅ‰‡็”š่ผ•ๆตฎ๏ผŒๅฏ่ฆ‹ๅ…ถๅŠ› ไนƒๅค–ๅ‹ๆตฎ้ขไน‹ๅ‹ไนŸใ€‚ๅค–ๅฎถๆ‹ณไน‹ๅŠ›ๆœ€ๆ˜“ๅผ•ๅ‹•๏ผŒไธ่ถณๅฐšไนŸใ€‚

Employer la pensรฉe crรฉatrice et non la force musculaire

Il est dit dans le Traitรฉ sur le Taiji quan : 

Tout rรฉside dans l’emploi de la pensรฉe au lieu de la force. 

Traitรฉ attribuรฉ ร  Zhang Sanfeng

Pendant la pratique du taiji quan, tout le corps est dรฉtendu, de sorte que pas la moindre รฉnergie grossiรจre ne subsiste et ne stagne entre les os, les muscles ou les veines, vous ligotant ainsi vous-mรชme. C’est alors seulement que l’on peut effectuer les passages d’un mouvement ร  l’autre avec lรฉgรจretรฉ et facilitรฉ, et exรฉcuter les mouvements tournants avec naturel. Certains doutent qu’il soit possible d’avoir une force durable sans l’emploi de la force musculaire, mais le corps humain possรจde des canaux de circulation du souffle, de mรชme que la terre a ses rigoles. Si les rigoles ne sont pas obstruรฉes, l’eau coule ; si les veines ne sont pas bouchรฉes, le souffle circule. Lorsqu’une รฉnergie raide emplit ces canaux, le sang et le souffle sont gรชnรฉs, les mouvements tournants manquent d’agilitรฉ et il suffit de tirer un cheveu pour que tout le corps suive. Si au lieu de la force musculaire on emploie la pensรฉe crรฉatrice, lร  oรน la pensรฉe parvient, le souffle parvient. De la sorte, le sang et le souffle circulent continuellement dans le corps sans s’arrรชter un seul instant. Grรขce ร  un long entraรฎnement, l’on acquiert la vรฉritable รฉnergie intรฉrieure, et comme il est dit dans le Traitรฉ sur le taiji quan : 

La souplesse et la flexibilitรฉ extrรชmes produisent la rรฉsistance et la rigiditรฉ extrรชmes.

Traitรฉ de Wang Zongyue

Ceux qui sont familiarisรฉs avec la technique du taiji quan et la maรฎtrisent, ont les bras semblables ร  du fer entourรฉ de coton, la force y est enfouie profondรฉment, tandis que les disciples de l’รฉcole exotรฉrique manifestent la force musculaire dans l’action et semblent flotter dans l’inaction. Cela prouve que leur force musculaire n’est qu’une รฉnergie superficielle. Quand on emploie la force musculaire ร  la place de la pensรฉe crรฉatrice, l’adversaire peut trรจs facilement vous inciter ร  vous mouvoir, cela ne mรฉrite pas notre estime. 

็”จ็”จyรฒngutiliser, employer, manger ou boire, frais ou dรฉpenses, utilitรฉ, c’est pourquoi, donc, par consรฉquent, avec
ๆ„ ๆ„yรฌsens, intention, dรฉsir
ไธไธ bรน neโ€ฆ pas, non
ๅŠ›ๅŠ› lรฌforce, vigueur, puissance, capacitรฉ, s’efforcer de, faire tout son possible /, de toutes ses forces, de son mieux

ไธŠไธ‹็›ธ้šจ

ๆ‰‹ๆŒ‡๏ผŒ็”ฑ่…ณ่€Œ่…ฟ่€Œ่…ฐ๏ผŒ็ธฝ้ ˆๅฎŒๆ•ดไธ€ๆฐฃไนŸใ€‚ๆ‰‹ๅ‹•่…ฐๅ‹•่ถณๅ‹•๏ผŒ็œผ็ฅžไบฆ้šจไน‹ๅ‹•๏ผŒๅฆ‚ๆ˜ฏๆ–นๅฏ่ฌ‚ไธŠไธ‹็›ธ้šจ๏ผŒๆœ‰ไธ€ไธๅ‹•๏ผŒๅณๆ•ฃไบ‚ไนŸใ€‚

Relier le haut et le bas 

Relier le haut et le bas, c’est se conformer ร  ce principe รฉnoncรฉ dans le Traitรฉ sur le Taiji quan : 

L’รฉnergie prend racine dans les pieds, se dรฉveloppe dans les jambes, est commandรฉe par la taille et se manifeste dans les doigts. Des pieds, aux jambes, ร  la taille, il faut une unitรฉ parfaite.

Traitรฉ sur le taiji quan de Zhang Sanfeng

Tout mouvement des mains va avec un mouvement de la taille ; quand les pieds se meuvent, l’รฉnergie spirituelle des yeux (le regard) se meut en mรชme temps et les suit ; dans ce cas, l’on peut dire que le haut et le bas sont reliรฉs ; mais si une seule partie du corps ne se meut pas avec le reste, il y a dรฉsordre et dislocation. 

ไธŠไธŠshร ng monter, grimper, partir pour, mettre, fixer, appliquer, supรฉrieur, haut, premier, prรฉcรฉdent
ไธ‹ไธ‹xiร sous, dessous, suivant, prochain, bas, en bas, diminuer, descendre, arriver ร 
็›ธ็›ธ xiฤngmutuellement, l’un l’autre, examiner, รฉvaluer, voir de ses propres yeux
้š้šsuรญ au fur et ร  mesure, suivre, se conformer ร , permettre
็›ธ้š็›ธ้šxiวŽng suรญ concomitance, simultanรฉitรฉ, ensemble, en choeur, en accord

ๅ…งๅค–็›ธๅˆ

ๅคชๆฅตๆ‰€็ทดๅœจ็ฅž๏ผŒๆ•…ไบ‘็ฅž็‚บไธปๅธฅ๏ผŒ่บซ็‚บ่ป€ไฝฟใ€‚็ฒพ่ข–่ƒฝๆๅพ—่ตท่‡ช็„ถ่ˆ‰ๅ‹•่ผ•้ˆใ€‚ๆžถๅญไธๅค–่™›ๅฏฆ้–‹ๅˆใ€‚ๆ‰€่ฌ‚้–‹่€…๏ผŒไธไฝ†ๆ‰‹่ถณ้–‹๏ผŒๅฟƒๆ„ ไบฆ่ˆ‡ไน‹ไฟฑ้–‹๏ผ›ๆ‰€่ฌ‚ๅˆ่€…๏ผŒไธไฝ†ๆ‰‹่ถณๅˆ๏ผŒๅฟƒๆ„ไบฆ่ˆ‡ไน‹ไฟฑๅˆ๏ผš่ƒฝๅ…งๅค–ๅˆ็‚บไธ€ๆฐฃ๏ผŒๅ‰‡ๆธพ็„ถ็„ก้–“็Ÿฃใ€‚

Unir l’intรฉrieur et l’extรฉrieur 

Le travail du taiji quan est un travail de l’รฉnergie spirituelle. C’est pourquoi l’on dit :

L’รฉnergie spirituelle est le maรฎtre, le corps le valet.

Si l’on peut mettre en branle la force vitale, les mouvements sont spontanรฉs, lรฉgers et agiles. L’enchaรฎnement des mouvements suit les principes (d’alternance) de plein et de vide, d’ouverture et de fermeture. Quand on parle d’ouverture, il ne s’agit pas uniquement d’ouverture des pieds et des mains, mais aussi de l’ouverture de la pensรฉe et de l’esprit. De mรชme, la fermeture n’est pas seulement une fermeture des pieds et des mains, mais aussi de la pensรฉe et de l’esprit. Si l’intรฉrieur et l’extรฉrieur peuvent รชtre unis en un seul souffle, tout est parfait. 

ๅ†… ๅ…งnรจi intรฉrieur, dans, dedans, au sein de
ๅค–ๅค–wร i extรฉrieur, รฉtranger, externe, en plus
็›ธ็›ธxiฤng mutuellement, l’un l’autre, examiner, รฉvaluer, voir de ses propres yeux
ๅˆ้–คhรฉ fermer, unir, combiner, convenir ร , รฉquivaloir ร 
็›ธๅˆ็›ธๅˆxiฤng hรฉ se conformer ร , s’adapter ร , รชtre compatible avec

็›ธ้€ฃไธๆ–ท

ๅค–ๅฎถๆ‹ณ่ก“๏ผŒๅ…ถๅ‹ไนƒๅพŒๅคฉไน‹ๆ‹™ๅ‹๏ผŒๆ•…ๆœ‰่ตทๆœ‰ๆญข๏ผŒๆœ‰็บŒๆœ‰ๆ–ทใ€‚่ˆŠๅŠ› ๅทฒๆ–ท๏ผŒๆ–ฐๅŠ›ๆœช็”Ÿๅœฐๆ™‚๏ผŒๆœ€ๆ˜“็‚บไบบๆ‰€ไน˜ใ€‚ๅคชๆฅตๆ‹ณ็”จๆ„ไธ็”จๅŠ›๏ผŒ่‡ช ๅง‹่‡ณ็ต‚๏ผŒ็ถฟ็ถฟไธๆ–ท๏ผŒๅ‘จ่€Œๅพฉๅง‹๏ผŒๅพช็’ฐ็„ก็ชฎ๏ผŒๅŽŸ่ซ–ๆ‰€่ฌ‚๏ผŒๅฆ‚้•ทๆฑŸ ๅคงๆฒณๆป”ๆป”ไธ็ต•ใ€‚ๅˆๆ›ฐ๏ผŒ้‹ๅ‹ๅฆ‚ๆŠฝ็ตฒ๏ผŒ็š†่จ€ๅ…ถ่ฒซไธฒไธ€ๆฐฃไนŸใ€‚

Lier les mouvements sans interruption 

Dans les arts de combat de l’รฉcole exotรฉrique, l’รฉnergie employรฉe est l’รฉnergie grossiรจre du ciel postรฉrieur.  C’est-ร -dire une รฉnergie acquise par le travail quotidien et l’entraรฎnement et considรฉrรฉe plus stupide, moins raffinรฉe que l’รฉnergie innรฉe.  Il y a donc des dรฉparts, des arrรชts, des enchaรฎnements, des interruptions. C’est au moment prรฉcis oรน l’ancienne force arrive ร  sa fin et oรน la nouvelle n’est pas encore nรฉe que l’on peut le plus aisรฉment รชtre vaincu. Comme, dans le taiji quan, l’on utilise la pensรฉe et non la force musculaire, tout est liรฉ sans interruption du dรฉbut ร  la fin ; quand une rรฉvolution est terminรฉe, une autre commence, le mouvement circulaire se dรฉroule ร  l’infini. Il est dit dans le Traitรฉ originel : 

La longue boxe est semblable aux flots d’un long fleuve ou de la mer, qui se meuvent continuellement et sans fin.

Les treize postures de la longue boxe

Ou encore :

Faites se mouvoir l’รฉnergie comme un fil de soie que l’on dรฉvide d’un cocon.

Toutes ces comparaisons suggรจrent que tout est reliรฉ par un seul souffle. 

็›ธ็›ธxiฤng mutuellement, l’un l’autre, examiner, รฉvaluer, voir de ses propres yeux
่ฟž ้€ฃliรกn relier, ร  la suite, y compris, mรชme, compagnie
็›ธ่ฟž็›ธ้€ฃxiฤng liรกn รชtre unis, รชtre liรฉ
ไธไธbรน neโ€ฆ pas, non
ๆ–ญๆ–ทduร n certainement, couper, casser, rompre, interrompre, renoncer ร , dรฉcider

ๅ‹•ไธญๆฑ‚้œๅ‹•้œๅˆไธ€

ๅค–ๅฎถๆ‹ณไปฅ่ทณๆ“ฒ็‚บ่ƒฝ๏ผŒ็”จ็›กๆฐฃๅŠ›๏ผŒๆ•…็ทด็ฟ’ไน‹ๅพŒ๏ผŒ็„กไธๆฐฃๅ–˜่€…ใ€‚ๅคชๆฅตๆ‹ณไปฅ้œๅˆถๅ‹•๏ผŒ้›–ๅ‹•็Œถ้œใ€‚ๆ•…็ทดๆžถๅญๆ„ˆๆ…ขๆ„ˆๅฅฝ๏ผŒๆ…ข่€…ๅ‘ผๅธๆทฑ้•ทใ€‚ๆฐฃๆฒ‰ไธน็”ฐ๏ผŒ่‡ช็„ก่ก€่„ˆๅƒจๅผตไน‹ๅผŠใ€‚ๅญธ่€…็ดฐๅฟƒ้ซ”ๆœƒ๏ผŒๅบถๅฏๅพ—ๅ…ถๆ„็„‰ใ€‚

Rechercher le calme au sein du mouvement 

Dans les arts martiaux de l’รฉcole exotรฉrique, la capacitรฉ de sauter est considรฉrรฉe comme trรจs importante, et l’on y utilise jusqu’ร  รฉpuisement la force musculaire et le souffle. C’est pourquoi, aprรจs s’รชtre exercรฉ, le boxeur est toujours haletant. Dans le taiji quan, on dirige le mouvement par le calme ; bien que mouvant, l’exรฉcutant reste calme ; c’est pourquoi il est prรฉfรฉrable d’exรฉcuter l’enchaรฎnement des mouvements le plus lentement possible. Grรขce ร  la lenteur, la respiration devient longue et profonde, le souffle est concentrรฉ dans le champ de cinabre, et le pratiquant n’a naturellement pas les artรจres battantes. Les adeptes doivent s’appliquer ร  comprendre cela, mais peu y arrivent.

ๅŠจๅ‹•dรฒngbouger, se mouvoir, toucher ร , dรฉplacer, agir, se mettre en action
ไธญ ไธญzhลngmilieu, centre, central, intรฉrieur, parmi, moitiรฉ
ไธญ ไธญ zhรฒngfrapper juste, รชtre frappรฉ par
ๆฑ‚ๆฑ‚qiรบ demander, implorer, supplier, rechercher
้™้œ jรฌngcalme, silencieux, serein, immobile
ๅŠจ ๅ‹•dรฒngbouger, se mouvoir, toucher ร , dรฉplacer, agir, se mettre en action
ๅˆ้–คhรฉermer, unir, combiner, convenir ร , รฉquivaloir ร 


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