sagesse

Savoir et sagesse

Le paragraphe 1 du chapitre VI du Zhuangzi est intéressant parce qu’il met en évidence que l’homme est destiné à chercher le savoir et non à se satisfaire d’une sagesse limitée. Nous avons ici un témoignage d’une attitude qu’il est légitime de rapprocher de la philosophie occidentale, en tant qu’elle se distingue de la sagesse. L’homme véritable est celui qui assume le caractère incomplet de la connaissance humaine et qui malgré cela continue de chercher

Derrière les apparences

1962, l’historien de la Grèce Jean-Pierre Vernant écrit, dans le cadre d’une collection « Mythes et religions » dirigée par George Dumezil aux Presses Universitaires de France un ouvrage assez bref : Les origines de la pensée grecque. Il montre que la première philosophie, héritière d’une réflexion morale et politique est fille de la cité. Elle poursuit une révolution des pratiques et des croyances dans le monde des Hommes dont il décrit minutieusement la genèse. 

L’art du jardin

Si le jardin chinois est un lieu de plaisir et un Eden, il n’est pourtant pas associé à la luxure ni au péché. Au contraire, il est le lieu de l’éveil, du ressourcement, et de la gestation de l’embryon d’immortalité au même titre que la grotte des immortels, le cercueil ou l’intériorité. Yolaine Escande nous invite à visiter le jardin comme chemin de sagesse dans la tradition chinoise

Dans le brouillard

Hermann Hesse (1877-1962) a douze ans quand, déjà révolté contre son éducation piétiste qui doit faire de lui un pasteur, il décide de devenir poète et rien d’autre, ce que sa famille rigide et conservatrice interprète comme un signe de démence. Hesse atteindra son objectif : en 1946, il reçoit le prix Nobel de littérature. L’œuvre de cet humaniste marqué par Nietzsche et les philosophies d’Extrême-Orient s’ancre dans les profondeurs de l’âme et l’amour de la nature.