L’exercice des jambes est essentiel pour la santé du cerveau et du système nerveux

Moine Shaolin, photographie de Tomasz Gudzowaty

L’étude Reduction of Movement in Neurological Diseases: Effects on Neural Stem Cells Characteristics, publiée le 23 mai 2018 dans Frontiers in Neuroscience, modifie fondamentalement la médecine du cerveau et du système nerveux. Elle donne aux médecins de nouvelles indications sur les raisons pour lesquelles les patients atteints de neuropathie motrice, de sclérose en plaques, d’atrophie musculaire spinale et d’autres maladies neurologiques déclinent souvent rapidement lorsque leur mouvement devient limité.

L’homme moderne s’enivre de dissipation

Image du film Playtime de Jacques Tati, 1967

Dans cette conférence prononcée en 1935, Paul Valéry délivre ses impressions sur l’évolution de l’intelligence en une époque où le progrès ne cesse de bouleverser les habitudes et les modes de pensée.

Le classique de la transformation des muscles et des tendons

Shaoling, photographie de Tomasz Gudzowaty

Le yì jīn jīng, très populaire en Chine, propose des exercices pour l’amélioration de la santé et de la longévité. Ces exercices sont réputés tirer leur origine des rituels chamaniques des sociétés premières, des méthodes de conduite mentale de l’énergie vitale (導引術, 导引术, dǎo yǐn shù) de la Chine ancienne. Ces exercices étaient pratiqués régulièrement dès le VIIe siècle AEC

Xìng chez Mencius et Lacan

Illustration montrant un éléphant qui protège un chat de la pluie avec son parapluie

Comme beaucoup de chercheurs en linguistique et littérature le savent, le caractère 性 xìng est formé à partir du caractère 生 shēng. Celui-ci a le sens premier de végétation qui pointe hors de terre, signifiant par extension de donner lieu ou donner naissance et par une extension ultérieure la vie et lʼexistence1. A partir de ce caractère 性, Wu Rui va essayer de discuter de ce quʼest 性 pour Mencius, et de plus de le mettre en comparaison avec ce quʼest 性 pour Lacan.

Ruissellement et ravissement

Pluie bienfaisante, encre sur soie de Zhang Yucai (- 1316)

Cet exposé de Benny Cassuto ne prétendra pas décrire tous les trajets de l’eau dans la grande physiologie des nuages et de la pluie, mais essaiera d’évoquer l’importance d’un axe vide, central et libre, porteur de la règle du Ciel-Terre, dans la perception que nous avons de notre corps plongé dans l’existence.

La Chandeleur

La boulangerie à crêpes, 1560, huile sur panneau de bois de Pieter Aertsen (1508 –1575)

La fête des chandelles ou Chandeleur, a une origine latine et païenne : la festa candelarum, expression dans laquelle on retrouve candela qui signifie la chandelle. Aujourd’hui, des cierges sont bénis pour rappeler que Jésus est lumière du monde3.

Les trois centres du corps

Illustration des trois centres

Les pratiquants doivent bien comprendre les concepts de base, les fonctions et les effets des trois centres du corps, à savoir la ligne médiane du corps, le centre de gravité et l’axe central.

L’image taoïste du corps

Carte de la culture de la perfection, exemplaire du Temple des Nuages Blancs

Agrégat de souffles, le corps apparaît chez les taoïstes comme à l’image de l’univers, ce dernier étant lui-même à l’image du corps du géant mythique Pan Gu. Il faut donc imaginer l’univers dans chaque être, pour comprendre la vision taoïste de l’unité cosmique. Les taoïstes ne croient pas en une autre vie, éternelle, mais en l’éternité d’une même vie.

Dialogues

Détail de l'Ecole d'Athènes, fresque du peintre Raphaël (1483-1520).

L’enseignement de Platon consiste donc dans des dialogues. Mais pourquoi cette forme de communication plutôt que des traités, où il aurait condensé ses cours ? — Cela tient à la conception que Platon se faisait de la pensée et de sa transmission. Et d’abord, il s’est toujours défié de l’écrit. qui fige la pensée et la fait tomber en cet état entre toutes les mains. L’écrit. c’est bien, selon l’expression de Maurice Nédoncelle, la fuite de l’oeuvre devant son Créateur, qui ne peut plus rien faire pour la retenir, la reprendre, la nuancer. C’est pourquoi, écrit Platon, tout homme sérieux se gardera bien de traiter par écrit des questions sérieuses et de livrer ainsi ses pensées à l’envie et à la bêtise de la foule. Aussi, quand un écrit vous vient entre les mains, c’est signe que l’auteur n’a pas pris cela très au sérieux s’il est lui-même sérieux, et que sa pensée reste enfermée dans la partie la plus précieuse de l’écrivain. L’écrit, précise Socrate dans le Phèdre, donne la pensée sans le contexte qui l’a fait naître et qui, exposé par la parole vivante de l’auteur, l’expliquerait en long et en large. Dans le Politique, où Platon distingue dans un problème la solution et le cheminement, il est bien précisé que c’est le second qui importe, car il rend l’interlocuteur apte à trouver la première. Cela étant, on comprend que ce soit la forme dialoguée qui convienne le mieux. Qu’est-ce que la pensée ? C’est, dit le Sophiste. le dialogue intérieur et silencieux de l’âme avec elle-même. Et dans le Théétète, même insistance : penser. c’est, pour l’âme, dialoguer, s’adresser à elle-même les questions et les réponses, passant de l’affirmation à la négation. Dès lors, comment rendre cette opération mieux que par une conversation entre gens qui cherchent ensemble, qui s’efforcent de trier le vrai et le faux, par un dialogue où seuls les meilleurs saisissent finalement de quoi il est question ? Seul le dialogue restitue, dans ses méandres — et il y en a ! — la vivacité, le dynamisme de la pensée en recherche. Ce qui en reste noir sur blanc peut évidemment servir de pense-bête, mais surtout joue le rôle d’indice, de direction dans laquelle il faut aller soi-même au péril de son confort. On ne doit pas penser par procuration. Enfin, les dialogues sont, pour Platon devenu vieux, un mémorial.

Il nous faut enfin dire un mot d’un possible « Platon non-écrit », d’un Platon ésotérique dont on retrouverait les linéaments à partir d’autres textes, plus ou moins largement postérieurs. C’est encore un passage de la Lettre VII qui a lancé la recherche dans cette direction. Platon estime en effet que les hautes questions auxquelles il s’applique ne sont guère justiciables de l’écrit : Là-dessus, dit-il, il n’y a pas d’écrit qui soit de moi, et il n’y en aura jamais non plus effectivement, ce n’est pas un savoir qui pourrait, comme les autres, se mettre en propositions, mais c’est le résultat d’une familiarité répétée avec ce qui constitue la matière même de ce savoir, le résultat d’une existence qu’on partage avec elle ; soudainement, comme s’allume une lumière lorsque jaillit la flamme, ce savoir-là se produit dans l’âme et désormais s’y nourrit tout seul, de lui-même. Et d’ajouter que si cela avait dû être formulé, il n’aurait pu réaliser œuvre plus belle au cours de sa vie. Alors, que gardait-il par-devers soi de si secret, de si profond, que cela ne dût se transmettre que de bouche à oreille ?

– Lucien Jerphagnon in Histoire de la pensée: D’Homère à Jeanne d’Arc

Ikigai

Saisons, 2012, Jungho Lee

L’ikigai : un état d’esprit qu’adoptent les Japonais pour rester optimistes et positiver malgré les nombreuses difficultés de la vie. L’art de vieillir en restant jeune,