Au rythme des saisons

Feuillage d'érable au jardin japonais du musée Albert Kahn, photographie de Dominique Clergue

En fonction des saisons, la nature suit une logique de cycle que l’on retrouve chaque année. Nous pouvons ainsi observer les étapes de germination, croissance, épanouissement, fanaison, enfouissement des graines dans la terre… Ces grandes étapes sont reliées également au principe des cinq mouvements du souffle de la médecine traditionnelle chinoise.
Le souffle de chaque saison a un impact sur notre organisme à l’image de ce qui se passe dans notre environnement. Selon les saisons, notre rythme biologique se modifie. Il est donc important d’adopter de bonnes habitudes et de nous caler sur le rythme de la saison en cours.

Mouvoir la conscience

Pratique du qi gong, Taipei, Taiwan 2010, photographie de Dominique Clergue

Pratiquer le qi gong ce n’est pas pratiquer des postures statiques et des mouvements dynamiques. C’est la conscience de l’esprit qui dirige le souffle du corps dans l’actualisation du taiji en tant qu’expressions variées du yin~yang.

Le souffle coule dans le champ de cinabre

Libellule au lotus, 1954, Zheng Manqing

氣沉丹田 qì chén dāntián est l’un des aphorisme les plus connu du taijiquan. Comme souvent avec les aphorismes du taijiquan, il importe de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une injonction, ni d’une méthode, mais de l’énoncé d’un résultat. La méthode, elle, relève traditionnellement de l’enseignement oral.

Les cadres du taijiquan

Forge d'une lame pour tailler les sabots des vaches dans l’atelier de Taniguchi Toshiatsu à Shōbara, préfecture d’Hiroshima

Chaque posture du taijiquan traditionnel, qu’elle soit basse, moyenne ou haute, a sa propre force et son but.

Un souffle

Terre ne pouvait pas répondre, 1905 et 1912, Adelaide Hanscom (1875-1931)

Entre la foi et l’incrédulité, un souffle.Entre la certitude et le doute, un souffle.Sois joyeux dans ce souffle présent où tu vis,Car la Vie elle-même est dans ce souffle qui passe. Omar Khayyam                                                

Cultivons le calme

Photographie d'un brûleur d'encens du temple Guoqing

Moins nous sommes capables de maintenir la stabilité en nous-même, plus nous pouvons être déséquilibré et perturbé par notre environnement. Inversement, plus nous pouvons rester stables, plus nous pouvons clairement reconnaître ce qui se passe autour de nous sans sombrer dans l’anxiété ou la paralysie.