Lectures

Statue du seigneur Krishna qui encourage un Arjuna maussade avec son sage sermon, Viswashanti Ashram, près de Bangalore, Karnataka, Inde

La renonciation aux fruits de l’action

Entre 1924 et 1926, Gandhi, qui souhaitait se dĂ©sengager provisoirement de la vie politique et se consacrer davantage Ă  la vie spirituelle, va vouer son temps Ă  l’Ă©tude et Ă  la prĂ©sentation de la Bhagavad-GĂ®tâ. Il dĂ©livre ses lectures, ses commentaires et ses rĂ©flexions Ă  son auditoire et aux disciples, chaque matin, après la prière collective dans son ashram.
C’est dans la Bhagavad-GĂ®tâ que Gandhi puisera ses intuitions spirituelles et sa force d’action.

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Paysage savignacois décembre 2022, photographie de Dominique Clergue

S’asseoir sous un arbre

« Vous voyez, vous n’ĂŞtes pas Ă©duquĂ© pour ĂŞtre seul. Vous arrive-t-il de vous promener seul(e) ? Il est très important de sortir seul, de s’asseoir sous un arbre – pas avec un livre, pas avec un compagnon, mais seul – et d’observer la chute d’une feuille, d’entendre le clapotis de l’eau, le chant des pĂŞcheurs, de regarder le le vol d’un oiseau et de vos propres pensĂ©es alors qu’elles se poursuivent dans l’espace de votre esprit. Si vous ĂŞtes capable d’ĂŞtre seul et d’observer ces choses, alors vous dĂ©couvrirez des richesses extraordinaires qu’aucun gouvernement ne peut taxer, qu’aucune agence humaine ne peut corrompre, et qui ne pourront jamais ĂŞtre dĂ©truites. » — Jiddu Krishnamurti 

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Paysage savignacois, photographie de Dominique Clergue

Les plaisirs et les jours

« Ce calendrier des Plaisirs et des Jours marque et les heures de la nature par d’harmonieux tableaux du ciel, de la mer, des bois, et les heures humaines par des portraits fidèles et des peintures de genre, d’un fini merveilleux. Marcel Proust se plaît également à décrire la splendeur désolée du soleil couchant et les vanités agitées d’une âme snob. Il excelle à conter les douleurs élégantes, les souffrances artificielles, qui égalent pour le moins en cruauté celles que la nature nous accorde avec une prodigalité maternelle. » — Anatole France, Préface

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Cernes observables après la coupe d'un tronc

Aussi sĂ»rement que les anneaux d’un arbre

Lors d’un voyage en Chine, l’auteur retrouve le peintre Tian-yi, connu autrefois, qui lui remet ses confessions écrites. Tian-yi a vécu l’avant-guerre dans une Chine en plein bouillonnement. Plus tard, dans les années 1950, il est allé en Occident, où il a découvert une autre vision de l’art et de la vie.

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Le palais Mon Repos, sur l'île de Corfou

Un jardin Ă  Corfou

Quelque chose d’extraordinairement paisible est suspendu dans l’air, dans la grande clarté dévorante de cette heure qu’on s’imagine ne devoir jamais finir, immobilisée, dirait-on, devenue éternelle dans sa magnificence. Et l’on goûte le charme d’être ainsi toute seule, dans un coin perdu très loin du monde, où crissent les cigales dans l’herbe surchauffée, où les menthes embaument, où l’on entend chanter derrière des murs de neige un chœur doux et triste de moines fantômes.

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Théière et tasse de thé

Les noms du thé

L’Ă©tymologie des diffĂ©rents mots pour le thé reflète l’histoire de la transmission de la culture et du commerce de la consommation de thĂ© de Chine vers les pays du monde entier. Presque tous les mots pour dĂ©signer le thĂ© dans le monde se rĂ©partissent en trois grands groupes : te, cha et chai , prĂ©sents en anglais sous le nom de tea, cha ou char, et chai. Le premier des trois Ă  entrer en anglais est cha, qui est arrivĂ© dans les annĂ©es 1590 via les Portugais, qui faisait du commerce à Macao et ont repris la prononciation cantonaise du mot. La forme de thé la plus courante est arrivĂ©e au XVIIe siècle via les Hollandais, qui l’ont acquise soit indirectement du teh malais, soit directement de la prononciation tĂŞ en chinois min . La troisième forme chai, signifiant thĂ© Ă©picĂ© provient d’une prononciation chinoise du nord de cha, qui a voyagĂ© par voie terrestre jusqu’en Asie centrale et en Perse oĂą elle a pris une terminaison persane yi, et est entrĂ©e en anglais via l’hindoustani au 20e siècle. 

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Portrait de Standing Bear

La terre Ă©tait douce sous la peau

C’est pourquoi les vieux Indiens se tenaient Ă  mĂŞme le sol plutĂ´t que de rester sĂ©parĂ©s des forces de vie. S’asseoir ou s’allonger ainsi leur permettait de penser plus profondĂ©ment, de sentir plus vivement ; ils contemplaient alors avec une plus grande clartĂ© les mystères de la vie et ils se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient …
— Standing Bear

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Mosaïque du hall avant, Bibliothèque nationale d'Irlande, Kildare Street, Dublin, Irlande

Sapientia

« Il est un âge où l’on enseigne ce que l’on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l’on enseigne ce que l’on ne sait pas : cela s’appelle chercher. Vient peut-être maintenant l’âge d’une autre expérience : celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible que l’oubli impose à la sédimentation des savoirs, des cultures, des croyances que l’on a traversés. »
— Roland Barthes

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