Lectures

Sois vivant dans tout ce que tu fais !

Rien ne peut être fait sans la solitude. Je me suis créé une solitude que personne ne soupçonne. Il est très difficile aujourd’hui d’être seul, car nous avons des montres. Avez-vous vu un saint avec une montre ? J’ai pourtant cherché partout pour en trouver un, même chez les saints qui passent pour les patrons des horlogers. — Pablo Picasso

Savoir et sagesse

Le paragraphe 1 du chapitre VI du Zhuangzi est intéressant parce qu’il met en évidence que l’homme est destiné à chercher le savoir et non à se satisfaire d’une sagesse limitée. Nous avons ici un témoignage d’une attitude qu’il est légitime de rapprocher de la philosophie occidentale, en tant qu’elle se distingue de la sagesse. L’homme véritable est celui qui assume le caractère incomplet de la connaissance humaine et qui malgré cela continue de chercher

Le boucher Ding

L’histoire du boucher Ding, sûrement l’une des plus célèbres et des plus commentées du Zhuangzi, propose une théorie de la connaissance, non pas livresque mais comme savoir-faire. L’activité est la conséquence d’habitudes précises acquises au cours du temps et mis en pratique de manière spontanée.

Le vaste univers est sans fin

An 12 de la dynastie chinoise des Ts'ing... A Tchouen-yun, le petit ramasseur de crottin, la vieille sorcière Pai Taitai a prédit qu'un jour "tous les trésors existant sous le ciel se trouveraient entre ses mains" ; et à Wen-sieou, le cadet de bonne famille, que lui reviendrait "l'écrasant destin de soutenir l'empereur". Asada Jirô signe ici, dans la grande tradition du XIXème siècle européen, le premier volet d'un roman fleuve, où la vérité historique devient le ferment du romanesque. Aidé par les eunuques de la ruelle des Vieux Nobles, Tchouen-yun pénétrera dans le gynécée de la redoutable impératrice Tseu-hi, par-delà les neuf enceintes de la Cité interdite. Son destin et celui de Wen-sieou croiseront les destinées des plus hautes figures de la cour et se trouveront mêlés aux soubresaut...

Le courage

Extrait du discours prononcé par Jean Jaurès en 1903 devant des lycéens, dans lequel il invite la jeune génération à ne pas céder au fanatisme et à faire preuve de courage en cherchant et en diffusant la vérité.

Sérendipité

Depuis une dizaine d’années, le nom sérendipité est entré dans l’usage en français. Il s’agit d’un emprunt de l’anglais serendipity, « don de faire par hasard des découvertes fructueuses », un mot créé par Horace Walpole et qu’il avait tiré d’un conte oriental, Les Trois Princes de Serendip (1754), Serendip ou Serendib étant une ancienne transcription anglaise de Sri Lanka, ce dernier étant lui-même composé du sanscrit Sri, « souveraineté, richesse, éclat », et Lanka, primitivement Langkâ, que l’on a rapproché du grec lagkanein, « obtenir par le sort ». Serendip est donc cette terre bénie des dieux où la fortune semble être offerte à chacun.

Quatorze poèmes sur la plantation de bambou

Mesurant dix mètres de long, les Poèmes sur la plantation de bambou se compose de quatorze poèmes et essais écrits en écriture standard, courante, cursive et sceau. Li Dongyang l'achève en 1516 pour son neveu par alliance Zhang Ruji. L'artiste et le destinataire aimaient beaucoup le bambou et les plantaient souvent ensemble.

L’art d’agir

Extrait de la Bhagavad Gîtâ ou l'art d'agir de Colette Poggi. Texte phare de la pensée indienne depuis vingt-quatre siècles, à l'image de l'Odyssée d'Homère en Occident, la Bhagavad Gîtâ est également reconnue comme l'une des sources majeures de la philosophie du yoga. Comprendre la Bhagavad Gîtâ, c'est accorder nos actes, nos paroles et nos pensées au dharma, à l'Ordre cosmique. Elle nous concerne tous pour habiter la planète, apaiser nos relations, bien conduire notre vie, prendre soin d'autrui, réaliser notre vocation profonde, agir et s'accomplir car « ce que j'accomplis, m'accomplit » (Vimala Thakar).

Céder

Traduction de l'article Yielding de Radhasri. Il concerne le yoga mais il pourrait s’appliquer tout au tant au qi gong ou au tai-chi-chuan.

Le Jardin des rochers 

Ecrit directement en français en 1936, Le Jardin des rochers est le premier grand roman de Nikos Kazantzaki. Il y rend compte de sa découverte du Japon et de la Chine. Qu'il soit question d'architecture, de gastronomie, de spiritualité, de relations entre les femmes et les hommes ou encore de nature, tout est évoqué avec force détails et sensualité. Oscillant entre récit historique et récit de voyage, cet ouvrage est aussi une tentative d'autocritique du mode d'agir et de pensée occidental. Sans oublier la question de la recherche d'une liberté - liée pour Kazantzaki à une collaboration victorieuse avec toutes les forces de la vie - qui parcourra l'ensemble de son œuvre.

Mettre en jeu tous ses sens

L'Histoire de la poésie chinoise: de Florence Hu-Sterk déroule un fil d'Ariane dans le corpus monumental et encore peu connu de la poésie chinoise. Il tente d'offrir un panorama aussi complet que possible de cette poésie, des origines à la fin de la dynastie des Song (XIIIe). Durant cette période en effet, se développe une écriture poétique d'une richesse qui restera inégalée par la suite.

Bouddha avec pluie, nuages, tonnerre et éclairs

Lorsqu’un nuage devient pluie, nous pourrions être tentés de dire que le nuage est mort. Mais nous savons que la vraie nature du nuage, H2O, n’est pas morte du tout. Elle est devenue pluie. Si nous voulons voir la vraie nature du nuage, nous devons nous libérer du signe « nuage ». La mort d’un nuage est en même temps la naissance de la pluie. — Thích Nhất Hạnh