Le souffle coule dans le champ de cinabre

Libellule au lotus, 1954, Zheng Manqing

氣沉丹田 qì chén dāntián est l’un des aphorisme les plus connu du taijiquan. Comme souvent avec les aphorismes du taijiquan, il importe de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une injonction, ni d’une méthode, mais de l’énoncé d’un résultat. La méthode, elle, relève traditionnellement de l’enseignement oral.

La compétence de fa jin

La poussée de Cheng Man Ching

Le chapitre 9 du treizième traité de maître Zheng Manqing sur le taijiquan aborde, 曰能發勁 yuē néng fā jìn, la compétence de fa jin.

Attention versus atténuation

Théorie générale du Taijiquan de Wang Zongyue, page 1

Les pratiquants de taijiquan savent probablement qu’il est important de prêter attention à ce qu’ils pratiquent, mais ils peuvent ne pas se rendre compte qu’il est naturel et normal pour les humains d’atténuer ou de rejeter divers signaux que nous recevons. Comme nous ne sommes capables de traiter qu’une quantité assez limitée d’informations à la fois, nous supprimons nécessairement les informations qui semblent moins importantes.

Kire

Ikebana

Une notion qui caractérise le discours esthétique japonais est celle de la coupure. La coupure est un trope de base dans l’école Rinzai du bouddhisme zen, particulièrement mis en valeur dans les enseignements du maître zen Hakuin. Pour Hakuin, l’objectif de voir dans sa propre nature ne peut être réalisé que si l’on a coupé la racine de la vie.

Iki

Hakudo Nakayama

Iki est une notion esthétique japonaise qui peut être caractérisée par un certain détachement, une forme d’élégance, le charme de la discrétion, le sens de l’urbanité, celui de l’ombre plutôt que de la lumière, l’amour des couleurs sobres, le goût des saveurs âpres…

Sesshū Tōyō

Les pêcheurs, Sesshu

Des traits intrigants de l’esthétique japonaise sont révélés à travers les pratiques artistiques de Sesshū Tōyō et de son œuvre la plus célèbre, le soi-disant Paysage d’encre éclaboussée de 1495 (Haboku Sansui, littéralement, Paysage d’encre cassée).

Yūgen

Yūgen est peut-être, parmi les idées esthétiques japonaises généralement ésotérique, la plus ineffable. Le terme se trouve pour la première fois dans les textes philosophiques chinois, où il a le sens de «sombre» ou de «mystérieux».

Sabi

Ginkakuji, le temple du Pavillon d'argent

Le sabi fait référence à la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes. Le caractère sabi (寂) est ainsi gravé sur la tombe de l’écrivain Junichirō Tanizaki (1886-1965), dans le temple Hōnen-in (dédié au moine Hōnen), à Kyoto.

Comme un flipper

Pinball machines

Traduction d’un article de Steve Rowe,
Chief Instructor du Shi Kon Martial Arts sur la notion de fa jing.

L’eau

Pureté de l'esprit par Wong Hau-kwei

L’eau a une énergie qui lui est propre et qui contrôle certaines zones et émotions de notre corps. Elle est donc associée à une saison, à une couleur ou à des organes et la comprendre et l’utiliser, c’est aussi une façon de réguler et d’équilibrer nos besoins.

Les huit vertus

Les vertus, Contrôle, détail, giclée plastifiée sur panneau composite aluminium, Damien Hirst

Les huit gravures de fleurs de cerisier de Damien Hirst portent chacune le titre de l’une des huit vertus de Bushidō selon Nitobe Inazō : Justice, courage, miséricorde, politesse, honnêteté, honneur, loyauté, contrôle.