Traduction d’un article de maรฎtre Zaxi : ๆ่ฅฟ๏ผไปไนๆฏๅคชๆๆณ็่ๅฎๅผๅ paru le 22ย juillet 2018 sur le site taiji.net.cn.
ๅคชๆๆณ็ๅฎ่ดจๆฏ้ด้ณใ่ๅฎใๅผๅๆๆๆๅฏน็ซ็ปไธ็ๅๅไนไฝ๏ผๅ ถไธญ็ๅฅฅๅฆ้่ฏญ่จๅๆๅญๆ่ฝไผๅใๅ้ขๆๅฐๅคชๆๆณ็็ปไน ๆฏๆๅฑๆฌกไนๅ็๏ผๆฏไธไธชๅฑๆฌก็ไพง้็นไธๅใๅจๆณๆถ่งฃๆไธญ๏ผๆไปฌๅๅซ็จโๅจไฝ่ฏดๆโใโๅฒๅ่ฟ่ฝฌโๅโ่ๅฎๅผๅโๆฅๅผบ่ฐไธๅๅฑๆฌก็ปๆณ่ ๅบๆๆก็้็นใ้ตๅพช็ๆญฃๆฏโ็ฑๆ็่ๆธ่ณๆๅฒ๏ผ็ฑๆๅฒ่้ถๅ็ฅๆโ็่ทฏ็บฟใ
L’essence du taijiquan rรฉside dans l’unitรฉ des opposรฉs formรฉe par le yin et le yang, le vide et le plein (่ๅฎ xลซ shรญ), l’ouverture et la fermeture (ๅผๅ kฤi hรฉ), et les transformations (ๅๅ biร n huร ) qui en dรฉcoulent. Les subtilitรฉs de cet art ne peuvent รชtre pleinement exprimรฉes par des mots ou des รฉcrits. Comme mentionnรฉ prรฉcรฉdemment, la pratique du taiji quan se fait par niveaux, chacun ayant des points d’accentuation diffรฉrents. Dans l’analyse des postures, nous utilisons respectivement l’explication (่ฏดๆ shuล mรญng) des mouvements (ๅจไฝ dรฒng zuรฒ), le fonctionnement des diffรฉrents types de force (ๅฒ jรฌn, ๅ lรฌ) et la notion de vide et de plein, d’ouverture et de fermeture pour souligner les aspects essentiels que les pratiquants doivent maรฎtriser ร chaque niveau. Cela suit la progression : de la maรฎtrise des mouvements ร la comprรฉhension (ๆ dวng) de la force (ๅฒ jรฌn), et de cette comprรฉhension ร l’atteinte de la clartรฉ spirituelle (็ฅๆ shรฉn mรญng).
ๆ ่็ฅ้่ชๅทฑๅคๅจไปไนๆ ท็ๅฑๆฌก๏ผๅฐฑๅบ่ฏฅๆไฝๆญค้ถๆฎต็่ฎญ็ป้็น๏ผๅพชๅบๆธ่ฟๅฐ็ปไน ๏ผๅไธๅฏๅฅฝ้ซ้ช่ฟใ
็ปๆณๅฐฑๅฆๅ็ๆฟๅญ๏ผๆณๆถ็ปไธๅฅฝ๏ผๅฐฑๅฆๅๅฐๅบๆๅพไธๅฅฝไธๆ ท๏ผๆฟๅญ็ๅพๅๆผไบฎ๏ผไนๆฏๅฑ้ฉ็ใๅ ่ๅไธๅฏ่ชไฝ่ชๆ๏ผ็ผ้ซๆไฝ๏ผๆณๆถๆฒกๆ่ง่ๅฅฝๅฐฑๅป่ฟฝๆฑๅฒๆณ็ๅๆข๏ผๅ ๆฐๆฒกๆๅนๅ ปๅฅฝ๏ผๅฐฑๅป่ฟฝๆฑไธน็ฐ็่ๅฎๅผๅ๏ผๆฌๆซๅ็ฝฎ๏ผ่่ฟๆฑ่ฟใไป็ปไธๆฃๆฅ๏ผๆใ็ผใ่บซใๆณใๆญฅ็ญๅคๅจๅฝขๅผ็ไธๅฐไฝ๏ผๅ ๅจ็ฉบ็ฉบๅฆไน๏ผๆดๅซๆๅฒ่ทฏ็้กบ็ ๅๅฒๅซ็ๅๅไบ๏ผไนๆ ๆณไฝไผๅฐๅคชๆๆณๅ ๅฒ็ๅฅฅๅฆ๏ผๆ ๆณๆ็ฅๅคชๆๆณ็ๅ ๅจ็ฒพ้ซใ
Il est donc important de connaรฎtre son propre niveau et de se concentrer sur les points essentiels de l’entraรฎnement ร ce stade, en pratiquant de maniรจre progressive et sans chercher ร brรปler les รฉtapes.
Pratiquer le taiji quan est comme construire une maison : si la structure des mouvements n’est pas maรฎtrisรฉe, c’est avoir des fondations fragiles. Peu importe ร quel point la maison est belle, elle reste dangereuse. Il ne faut donc pas se croire trop malin, en visant trop haut sans avoir les compรฉtences nรฉcessaires. Ne pas maรฎtriser la structure des mouvements avant de chercher ร comprendre les variations de la force, ou ne pas cultiver l’รฉnergie interne avant de vouloir maรฎtriser l’alternance du vide et du plein dans le champ de cinabre (ไธน็ฐ dฤn tiรกn), revient ร inverser les prioritรฉs et ร nรฉgliger l’essentiel. En examinant attentivement, on peut voir que les aspects externes comme les mains, les yeux, le corps, les techniques et les pas ne sont pas en place, et qu’il n’y a rien ร l’intรฉrieur. Il est alors impossible de ressentir la fluiditรฉ de l’รฉnergie et ses variations, ou de comprendre les subtilitรฉs de l’รฉnergie interne (ๅ ๅฒ nรจi jรฌn) du taiji quan, et encore moins de percevoir le mystรจre (ๅฅฅๅฆ ร o miร o) de cet art.
็ปๆณ่ ๅจ็ฌฌไธ้ถๆฎต๏ผ่ฎฒๆฑ็ๆฏๅฅ่ทฏๅจไฝ็ๅ็กฎ๏ผๅ่ข่ฟๅจ็ๅ่ฐ๏ผ่บซไฝ็็จณๅบ๏ผไฝฟๅพๅคดใ่ฉใ่ฏใ่ใ่ใ่ถณใ่ ็ญ่ฝๅคๅฌไปๆๆฅ๏ผๅ่ฐไธ่ดใๅจไฝๅ็กฎไบ๏ผๆนไฝๆ็ฝไบ๏ผๅ่ข่ฝๅคๅฌไปๆๆฅไบ๏ผๅ่ฆๅจโ่ ฐโๅโๆพโไธไธๅๅคซใไฝไผไปฅ่ ฐๅธฆๅจๅ่ข๏ผ่ ฐ่ฏ่ๅจ๏ผไปฅ่ ฐๅฌ่๏ผไปฅ่ๅฌๆใ
็ป็ปไฝไผๆพ่ไธๆ๏ผๆฒ่ไธๅต๏ผ็จณ่ไธๆปใไฝฟๅพ้ชจ่ไน้ดๅฏนๆๆ้ฟ๏ผๅๅๅๆ้ฅฑๆปกใ่้ข้กถๅฒ๏ผๆฒ่ฉๅ ่๏ผๅซ่ธๆ่๏ผๆฒ่ฏๅ่ฃ๏ผไธไธๆ้ฟ๏ผๅๅๅฏนๆ๏ผๆๅๅฐฑๆๅ๏ผๆไธๅฐฑๆไธ็ญ็ญ่ฆ้ขๆถๆถๅปๅป่ฎฐๅจๅฟ้ด๏ผ้ป่ฏๆฃๆฉ๏ผ็ป็ปไฝไผใ

Dans la premiรจre phase de la pratique du taiji quan, l’accent est mis sur la prรฉcision des mouvements de la forme, la coordination des membres, et la stabilitรฉ du corps, de sorte que la tรชte, les รฉpaules, les hanches, les coudes, les genoux, les pieds et les poignets puissent obรฉir aux commandes et agir de maniรจre coordonnรฉe. Une fois les mouvements devenus prรฉcis, les directions claires et les membres obรฉissants, il faut travailler sur la taille (่ ฐ yฤo) et le relรขchement (ๆพ sลng). Il s’agit de ressentir comment la taille entraรฎne les membres, comment les hanches et la taille travaillent ensemble, comment la taille pousse le coude et comment le coude pousse la main.
Il faut ressentir profondรฉment la dรฉtente (ๆพ sลng) sans relรขche, la lourdeur (ๆฒ chรฉn) sans raideur (ๅต jiฤng), et la stabilitรฉ sans blocage. Les articulations (้ชจ่ gว jiรฉ) doivent s’รฉtirer (ๆๆ lฤ bรก), et le corps doit รชtre pleinement arrondi (ๅ yuรกn) et soutenu ร l’avant et ร l’arriรจre (ๅๅ qiรกn hรฒu). Il faut toujours garder ร l’esprit des principes tels que : la tรชte suspendue par son sommet (่้ข้กถๅฒ xลซ lวng dวng jรฌn), les รฉpaules relรขchรฉes et les coudes tombรฉs (ๆฒ่ฉๅ ่ chรฉn jiฤn zhuรฌ zhวu), la poitrine contenue et le dos รฉtirรฉ (ๅซ่ธๆ่ hรกn xiลng bรก bรจi), les hanches coulรฉes et le bassin arrondi (ๆฒ่ฏๅ่ฃ chรฉn kuร yuรกn dฤng), le corps รฉtirรฉ verticalement et horizontalement (ไธไธๆ้ฟ shร ng xiร bรก zhวng), avec une opposition constante entre l’avant et l’arriรจre, le haut et le bas. Ces principes doivent รชtre constamment prรฉsents ร l’esprit, mรฉmorisez-les et mรฉditez-les en silence, et faites-en lโexpรฉrience avec soin..
็ฌฌไบ้ถๆฎต๏ผ็้ไฝไผๅฒ็ฑ่่ตท๏ผไฝฟๅพๅคงๅฐ็ๅไฝ็จๅ้่ฟ่็ๅ่นฌๅๆไผ ๅฏผไบ่ ฟ๏ผไธปๅฎฐไบ่ ฐ๏ผไธ่พพๅคน่๏ผ่พไบไธค่๏ผๅฝขไบๆ็จ๏ผๆญค่ฐโ่่่ดฏ็ฉฟโใ
ๅจๆญค่ฟ็จไธญ่ฆๆ็ฝๅฒ่ทฏใๅฒๅซใๅฒ็นๅจๆฏๅฟๅฝไธญ็ๅๅ๏ผ่ฎฉ่บซไฝๅไธช่ข่่ดฏ้ไธๆฐ๏ผ้ๆธๅฐ่บซไธ็ๆๅใๅตๅฒ็ปๅปๆใๅฐๆๅฟตๆพๅฐๅฒ็นๅฒๅซไธ๏ผไฝฟๅพๅฒๅๆไธๅฎ็็ฉฟ้ๆง๏ผๆณๅฎถๆ่ฐ๏ผโๅจ่ดต็ญ๏ผๅฒ่ดต้ฟ๏ผๆ่ดต่ฟโใไฝไผๅฒ่ทฏ่่่ดฏ็ฉฟ็ๅๅ๏ผๅผๅธๅๅ็ป้ฟ๏ผๆ้ข็ฅ้ใ
ๆญคๆถไป้ๅจๆพไธไธๅๅคซ๏ผไน ๆณๆถๆ่ๅ็ญ๏ผๅ้บป๏ผๅ่็ญ้ฝๆฏๆญฃๅธธ็ฐ่ฑก๏ผๅฆ่ฅๆ่ๅฐๅ๏ผๆ่ ๆไธช้จไฝๅๅ๏ผ็ดงๅผ ๏ผ้ ธ็ๅๆฏๆๆฐๆช่ฝ่ดฏ้ไนๅค๏ผไป้ๅจ่่่ดฏ็ฉฟใไธไธ็ธ้๏ผๅ ๅค็ธๅไธๆพๅๅ ๏ผ่ฝๅฎๅฐๆ นๆฌไปๆงๆฏๅจๆพไธๆพๅๅ ๏ผ็ป็ปไฝไผๆไธ่ถณ่ฏดไธ่ฏ๏ผ่ ฐไธๅ่ข่ฏดไธ่ฏ๏ผๅฟๆไธๅฝขไฝ่ฏดไธ่ฏใๆญค้ด้กปๆณจๆๅคๅคๆพๆดปๅๆปก๏ผๆ ไฝฟๆๅธๅนใๆญ็ปญไนๅค๏ผๆ ไฝฟๆ็ดงๅผ ๅซๆญไนๅคใ
ๅ ้ๅฅ่ทฏ่ฟ็ปญๆไธๆฅ๏ผๅ จ่บซๆพ้่ฝปๅฟซ๏ผๆฏซไธ่ดนๅใๅๆๆญค้ถๆฎต็ปไน ๏ผไน ่ไน ไน๏ผๅ ๆฐๆป็๏ผ็่พๅ ็ไบไฝๅ ใ่กๆณ่ตฐๆถๆถ๏ผไฝๅ ใไฝๅคๅฆๆฐ็้ฅฑๆปก่จ่๏ผๅๅผงๆปๅจใ
ๅ จ่บซๆพ้ไบไนๅ๏ผๆคๅฒ่ช็ถไบง็๏ผ้ๆธๅญ่ฒๅบๅ ถไปๅ ็งๅฒๅซ๏ผๆ็ฅ้ๅคชๆๆณ็ๆญฃ็ๅ ๅฒๅนถ้็จๅๅ่ขไฝๆๆณๆไธบ๏ผๅนถ้่ๅนปๅ็ฅ็ง๏ผ่ไธๅฎๆฏ็ฑๆพ้้ขๆฑๅพ็ๅฎข่งๅญๅจไน็ฉใๆญค้ถๆฎต้ๆฅ็ปไน ๏ผๅ ๆฐๆฅๆธ้ฅฑๆปกใ

Dans la deuxiรจme phase, l’accent est mis sur le ressenti de la force qui commence par les pieds, permettant ร la force de rรฉaction du sol de se transmettre par l’appui avant et arriรจre des pieds, de passer par les jambes, d’รชtre maรฎtrisรฉe par la taille, de monter jusqu’ร la colonne vertรฉbrale, de se diffuser dans les bras et de se manifester au bout des doigts, ce que l’on appelle la force traverse chaque articulation.
Dans ce processus, il est important de comprendre clairement le cheminement de la force (ๅฒ่ทฏ jรฌn lรน), les diffรฉrents types de force (ๅฒๅซ jรฌn biรฉ) et les changements (ๅๅ biร n huร ) du point de puissance dans chaque posture, permettant ร toutes les articulations du corps de se connecter en un seul flux d’รฉnergie, et d’รฉliminer progressivement la force brute (ๅ lรฌ) et la raideur. L’esprit doit se concentrer sur les points de force et les types de force, permettant ร l’รฉnergie d’avoir une certaine capacitรฉ de pรฉnรฉtration. Comme le disent les pratiquants de taiji quan : Le mouvement doit รชtre court, la force doit รชtre longue, l’intention doit รชtre lointaine. Il faut ressentir les variations de la direction de la force qui traverse chaque articulation, avec une respiration (ๅผๅธ hลซ xฤซ) rรฉguliรจre (ๅๅ jลซn yรบn) , longue et fine (็ป้ฟ xรฌ chรกng), l’intention guidant l’esprit (ๆ้ข็ฅ้ yรฌ lวng shรฉn suรญ).
ร ce stade, il est toujours nรฉcessaire de travailler sur la dรฉtente (ๆพ sลng). Lors de la pratique, il est normal que les mains et les pieds deviennent chauds, engourdis ou gonflรฉs. En revanche, si les mains et les pieds sont froids, ou si une partie du corps est froide, tendue ou douloureuse, cela indique que l’esprit et le souffle (ๆๆฐ yรฌ qรฌ) ne circule pas correctement. Il faut alors chercher la cause dans la connexion entre chaque articulation, l’harmonie (็ธ้ xiวng suรญ) du haut et du bas (ไธไธ shร ng xiร ), et l’unitรฉ (็ธๅ xiฤng hรฉ) entre l’intรฉrieur et l’extรฉrieur (ๅ ๅค nรจi wร i). Fondamentalement, la solution rรฉside toujours dans la dรฉtente. Il faut ressentir profondรฉment la communication entre les mains et les pieds, entre la taille et les membres, et entre l’esprit (ๅฟๆ xฤซn yรฌ) et le corps (ๅฝขไฝ xรญng tว). Durant cette phase, il est important de veiller ร ce que chaque partie du corps soit dรฉtendue, fluide (ๆดป huรณ), ronde et pleine (ๅๆปก yuรกn mวn), sans aspรฉritรฉs ni interruptions, et sans tension ou gรชne.
Aprรจs avoir effectuรฉ plusieurs fois la forme, le corps entier est dรฉtendu, lรฉger et sans effort. En persรฉvรฉrant dans cette phase de pratique, l’รฉnergie interne (ๅ ๆฐ nรจi qรฌ) se dรฉveloppe progressivement et remplit le corps. Lors de l’exรฉcution des mouvements, l’intรฉrieur et l’extรฉrieur du corps sont comme un ballon gonflรฉ, roulant en formant des arcs de cercle.
Une fois le corps entiรจrement dรฉtendu, la force de plรฉnitude (ๆคๅฒ pรฉng jรฌn) apparaรฎt naturellement, et d’autres types de force (ๅฒ jรฌn) commencent ร se dรฉvelopper. On comprend alors que la vรฉritable รฉnergie interne du taiji quan ne provient pas de la force physique ou des techniques corporelles, ni n’est quelque chose d’illusoire ou de mystique, mais qu’elle est une rรฉalitรฉ objective obtenue par la dรฉtente. ร ce stade, en pratiquant quotidiennement, l’รฉnergie interne devient de plus en plus abondante.
ๅฐไบ็ฌฌไธ้ถๆฎต๏ผ้ๅผๅธๅผๅ๏ผๆๅฟต็่ฟ่ฟๅผๅฏผ๏ผๅ ๆฐๅจไฝๅ ็็่พ้ๆธ็ฑไธ่งๅพ็ๆตๆท่่ตฐๅๆ่งๅพ็ๆถๆพ๏ผๆญคๆถ่บซไฝๅ ๅจๆๆไบๅพฎๅผฑ็่ๅฎๅๅผๅ็่ฝฌๆขใ้กป็ฅ้ด้ณใ่ๅฎใๅผๅๆฏๅคชๆๆณ็ๆฌไฝ๏ผๆฏไธ็งๅฝข่ฑกๅ็ๆ็คบๅๆ่ฟฐ๏ผ่้ๅ ทไฝ็้จไฝๆไบ็ฉๅฝขๆใ่บซไฝๅคๅจ็ๅฝขไฝๅๅ ๅจ็ๆ่งๅๆ้ด้ณใ่ๅฎๅๅผๅ็ๅๅ๏ผๆไปฌ้ฆๅ ่ฆๅบๅ่บซไฝๅคๅจไธๅ ๅจ่ๅฎใๅผๅ็ๅบๅซ๏ผ็ถๅๅผๆ็ฝๅคๅจๅๅ ๅจไน้ด็่็ณปใ
ร la troisiรจme phase, avec la respiration et l’intention guidant les mouvements, l’รฉnergie interne commence ร circuler de maniรจre rรฉguliรจre dans le corps, passant d’un flux irrรฉgulier ร un mouvement rythmique de contraction et d’expansion. ร ce stade, le corps commence ร ressentir faiblement les transitions entre le vide et le plein, l’ouverture et la fermeture. Il est important de comprendre que le yin et le yang (้ด้ณ yฤซn yรกng), le vide et le plein (่ๅฎ xลซ shรญ), l’ouverture et la fermeture (ๅผๅ kฤi hรฉ) sont les principes (ๆฌไฝ bฤn tว) fondamentaux du taiji quan, servant de guides et de descriptions imagรฉes, plutรดt que de dรฉsigner des parties spรฉcifiques du corps ou des formes concrรจtes. Les mouvements externes du corps et les sensations internes prรฉsentent tous des variations de yin et yang, de vide et de plein, d’ouverture et de fermeture. Il est essentiel de distinguer d’abord les diffรฉrences entre le vide et le plein, l’ouverture et la fermeture ร l’extรฉrieur et ร l’intรฉrieur du corps, puis de comprendre la relation entre ces aspects externes et internes.
่บซไฝๅคๅจ็ๅผๅๆฏๆๅฝขไฝๅจไฝ็ๅฑไผธใๆถๆพใไพๅฆ่ขไฝๅผฏๆฒๆถๅไธบๅ๏ผๅฐไฝๅผๅฑไธบๅผใ่บซไฝๅคๅจ็่ๅฎ๏ผ่ฝๅฎๅฐ่ไธ๏ผๅๆฏๆฏๆ่ ฟ้้็ๅๅ๏ผๆฟ้่ ฟไธบๅฎ๏ผๅไนไธบ่ใ
L’ouverture et la fermeture externes du corps se rรฉfรจrent aux mouvements de flexion et d’extension des membres. Par exemple, le fait de plier et de ramener un membre vers soi correspond ร la fermeture, tandis que l’extension complรจte correspond ร l’ouverture. En ce qui concerne le vide et le plein externes du corps, cela se manifeste au niveau des pieds par le changement de poids : la jambe qui supporte le poids est considรฉrรฉe comme pleine, tandis que l’autre est considรฉrรฉe comme vide.
้ๅธธ่ฎฒ่ฆๅๆธ ่ไธ็่ๅฎ๏ผๆฏๆ่ฆๆ็ฝ่ไธ่บซไฝ้้ๅจๅจไฝ่ฟ่กไธญๆฏๅฆไฝๅจไธค่ ฟไน้ด่ฝฌๆขๅ่ฟๅบฆ็ใ่ๅฎ่ฝๅฎๅจๆ่ไธ๏ผๅ้ๆ็ฝๅจ่ฟๅจ่ฟ็จไธญ๏ผๅฒๅใๅฒ็น่ฝๅฎๅจๆ่ไธ๏ผๅชๅชๆ่้ขๅฒๅๅชๅชๆ่ไธบๅฎ๏ผ็ธ้็ๆ่ๅไธบ่ใ
ไพๅฆๆฝ้ๅฐพๆๅฟๆฅๅ้ญ๏ผไธค่ๅจ่ธๅๆนๅนณๅ็ๆถๅ๏ผๅๅทฆ่ฝฌ่ ฐ๏ผๅทฆๆๅๅทฆ่้ขๅฒ๏ผไธบๅฎ๏ผๅณๆๅๅณ่็ธ้๏ผไธบ่๏ผๅๅณ่ฝฌ่ ฐๆถ๏ผๅณๆๅๅณ่ไธบๅฎ๏ผๅทฆๆๅๅทฆ่ไธบ่ใๅ่ฝๅฎๅฐ็ป่๏ผๆ่้ขๅฒๆถ๏ผๆๆไธบ่๏ผๆ่ไธบๅฎใ็ญ็ญ่กจ็ฐ๏ผ็ๅจ็จ้ด้ณใ่ๅฎใๅผๅ็ญๅฏน็ซ็ปไธ็่็ดๆ่ฟฐ่บซไฝๅคๅจ็ๅๅใ
่บซไฝๅจๆๅฟตๅๅ ๆฐ็ไฝ็จไธ๏ผๅ ๅฒ่ช็ใๅ ๆฐ้ฅฑๆปกไนๆถ๏ผ่บซไฝๅ ้จ้ๅฒ่ทฏใๅฒๅซใๅฒ็นๅๆๅฟต็ๅๅ๏ผไฝฟไนๆไธ็งๆขๆ่งๅพๅๆฒกๆ่งๅพ็่ฝ้ๅผๅง่ฟ่กๆถ๏ผๅฐฑไบง็ไบ่บซไฝๅ ๅจ็่ๅฎ่ฝฌๆขๅๅผๅๅๅ๏ผ่ฟๆฏๅคชๆๆณไฟฎ็ผๅฐไธๅฎๅฑๆฌกๆถ๏ผๆ็ไธ็น็ฒๆต ็ไฝไผใ
ๅ ่ดคไปฌๅจ่ฎบๅ่ๅฎๅผๅไนๆถ๏ผๆๅญไธๅค๏ผไฝๆฏๅฝ็ป่ตทๆฅไผ่ฏด้โๅคๅคๆปๆญคไธ่ๅฎโ๏ผๅ ถไธญไธๅๅฅฅไนๅช่ฝ้ ๅธ็ถๅผ้ขๅ่ชๅทฑๅปๆไบใ
ไธๆฏๅ ่ดคไปฌไธ่ฏด๏ผ่ๆฏๆ่ฏดๅบๆฅไธๅคๅ็กฎ๏ผ่ดป่ฏฏไบๅไบบใๅ ไธบๆณๆฏ้ ไฝ่ฎค๏ผไฝ็ฅ๏ผไฝ่ฏ๏ผไฝๆๅบๆฅ็๏ผ้ๆๅญ่ฏญ่จๆ่ฝๅใๅ ่ดคไปฌ่ฎคไธบ่ฏดไธๆธ ๆฅๅๅฎๅฏไธ่ฏด๏ผ่ฟไธๆฏไฟๅฎ๏ผ่ๆฏๆ ไนๅๆ ใโๅคๅคๆปๆญคไธ่ๅฎโ๏ผไธ่ฏญ้ๅบไบ็ๆบ๏ผไน ็ป่ ๅพ้ ่ชๅทฑ็จ่บซไฝๅปๆๆ่ฝๆ็ฝใ
ไพๅฆๆไปฌ็ปๆณๅฐไบ็ฌฌไธ้ถๆฎต๏ผ่บซไฝๅ ๅจๆไบ่ฝ้ๆตๅจๅๆถๆพๆถ๏ผๅฐฑไผๆไธไธชๆฑ้ๅ็น็ผใๅจๅญๅๆถๅ ป่ฟไบ่ฝ้็็ฉบ้ด๏ผ่ฟไธชไฝ็ฝฎๅฐฑๆฏๆไปฌๆ่ฏด็ไธไธน็ฐใ

้ๅธธๅฏนไบไธไธน็ฐ็ๆ่ฟฐๅๅฎไฝๆ่ฏดๆฏ่ไธไบ่ณไธๅฏธไน้ด๏ผๆ่ฏดๆฏๅจ่ไธๅฝ้จ็ฉดๅๅ่ฟ็บฟๅไธๅไธ็ไฝ็ฝฎใ็ปๆณๆถ๏ผไธไธน็ฐ็่ๅฎๅๅผๅๅๅ๏ผๅฎ้ ไธไธๆฏไธไธชๅ ทไฝ็็น๏ผ่ๆฏไปฅๅฐ่ นไธบไธญๅฟ็ไธไธช็ฉบ้ด๏ผๅ ๅซไบไธ้ขๆ่ฏด็ไธไธน็ฐ็ไฝ็ฝฎใ
Lorsqu’on parle de distinguer (ๅๆธ fฤn qฤซng) le vide (่ xลซ) et le plein (ๅฎ shรญ) sous les pieds, cela signifie comprendre comment le poids (้้ zhรฒng liร ng) du corps (่บซไฝ shฤn tว) se transfรจre et se rรฉpartit entre les deux jambes pendant l’exรฉcution des mouvements (่ฟ่ก yรนn xรญng). En ce qui concerne les bras, il faut comprendre que pendant le mouvement, la force et les points de force se manifestent dans les bras : le bras qui guide la force est considรฉrรฉ comme plein, tandis que l’autre bras est considรฉrรฉ comme vide.
Par exemple, dans la transition de Saisir la queue de l’oiseau (ๆฝ้ๅฐพ lวn quรจ wฤi) au Fouet simple (ๅ้ญ dฤn biฤn), lorsque les deux bras s’aplatissent en formant un cercle devant la poitrine et que le corps pivote vers la gauche, la paume gauche et le bras gauche guident la force et sont donc considรฉrรฉs comme pleins, tandis que la paume droite et le bras droit suivent et sont considรฉrรฉs comme vides. Lorsque le corps pivote vers la droite, la paume droite et le bras droit deviennent pleins, tandis que la paume gauche et le bras gauche deviennent vides. En entrant dans les dรฉtails, lorsque le dos de la main guide la force, la paume est considรฉrรฉe comme vide et le dos de la main comme plein. Ces manifestations utilisent les catรฉgories opposรฉes et unifiรฉes du yin et du yang, du vide et du plein, de l’ouverture et de la fermeture pour dรฉcrire les changements externes du corps (ไฝ tว).
Sous l’effet de l’intention (ๆๅฟต yรฌ niร n) et de l’รฉnergie interne (ๅ ๆฐ nรจi qรฌ), la force interne se dรฉveloppe naturellement. Lorsque l’รฉnergie interne est abondante, le corps rรฉagit aux variations de la direction de la force (ๅฒ่ทฏ jรฌn lรน), des types de force (ๅฒๅซ jรฌn biรฉ), des points de force (ๅฒ็น jรฌn diวn) et de l’intention, faisant naรฎtre une รฉnergie ร la fois rรฉguliรจre et irrรฉguliรจre. Cela entraรฎne des transformations internes entre le vide et le plein, l’ouverture et la fermeture. C’est une comprรฉhension superficielle de ce que l’on peut ressentir ร un certain niveau de pratique du taiji quan.
Lorsque les anciens sages discutaient du vide et du plein, de l’ouverture et de la fermeture, ils utilisaient peu de mots, mais rรฉsumaient souvent par partout se trouve ce principe de vide et de plein. Toute la subtilitรฉ de ces concepts ne peut รชtre comprise qu’en รฉtant guidรฉ (่ฝ้ nรฉng kร o) par un maรฎtre (ๅธ็ถ shฤซ fu) et par la comprรฉhension (ๆ wรน) personnelle (่ชๅทฑ zรฌ jว).
Ce n’est pas que les anciens sages (ๅ ่ดค xiฤn xiรกn) ne veuillent pas en parler, mais ils craignent que leurs explications ne soient pas assez prรฉcises et induisent en erreur les gรฉnรฉrations futures. En effet, le taiji quan repose sur l’expรฉrience corporelle , la comprรฉhension, la vรฉrification et la rรฉflexion personnelle, ce qui ne peut รชtre pleinement exprimรฉ par des mots ou des รฉcrits. Les anciens sages prรฉfรจrent ne pas parler de ce qu’ils ne peuvent expliquer clairement, non par conservatisme, mais par prudence. L’expression partout se trouve ce principe de vide et de plein rรฉvรจle l’essence vรฉritable, et le pratiquant doit comprendre cela par lui-mรชme ร travers son propre corps.
Par exemple, lorsque nous atteignons la troisiรจme phase de la pratique du taiji quan, et que l’รฉnergie commence ร circuler et ร se libรฉrer ร l’intรฉrieur du corps, il existe un espace oรน cette รฉnergie se rassemble, se transforme, se stocke et se nourrit. Cet endroit est ce que nous appelons le champ de cinabre infรฉrieur (ไธไธน็ฐ xiร dฤn tiรกn).
La description et l’emplacement courants du champ de cinabre infรฉrieur sont qu’il se situe entre deux et trois pouces sous le nombril, ou qu’il est situรฉ trois pouces devant et sept pouces derriรจre la ligne reliant le nombril et le point porte du destin (ๅฝ้ mรฌng mรฉn). Lors de la pratique de la boxe, le vide et le plein ainsi que les changements d’ouverture et de fermeture concerne le champ de cinabre infรฉrieur, en fait, il ne sโagit pas d’un point spรฉcifique, mais un espace centrรฉ sur le bas-ventre, qui comprend la position du champ de cinabre infรฉrieur mentionnรฉe ci-dessus.
ไธไธน็ฐไธ็จๅปๆๅปๆพ๏ผ่ไธๅฎๆฏๅ ๆฐๅ ็๏ผ้่บซไฝๅจไฝๅๆๅฟตๅผๅฏผ๏ผๅ ๆฐๅจไฝๅ ๆๆๅผๅไนๅ๏ผ็จๅฟไฝไผๅฐฑๅ็ฐ่ชๅทฑไธไธน็ฐ็ไฝ็ฝฎใๅคไบบ็งฐโ็ฒพใๆฐใ็ฅโไธบไบบ็ไธๅฎ๏ผ่งไธไธน็ฐไธบ่ดฎ่็ฒพๆฐ็ฅ็ๆๅจ๏ผๆฏ็ๆฐๅ้ๅผๅ็ๆข็บฝ๏ผๅ ๆญคๅพ้่งไธไธน็ฐ็ๆไน๏ผ่งๅ ถไธบโๆงๅฝไนๆ นๆฌโใ
Il n’est pas nรฉcessaire de chercher dรฉlibรฉrรฉment le champ de cinabre infรฉrieur. Il se rรฉvรจle naturellement lorsque l’รฉnergie interne est abondante et que, guidรฉe par les mouvements du corps et l’intention, elle commence ร s’ouvrir et ร se fermer ร l’intรฉrieur du corps. En prรชtant attention, on dรฉcouvre alors la position de son propre champ de cinabre infรฉrieur. Les anciens appelaient essence (็ฒพ jฤซng), souffle (ๆฐ qรฌ) et esprit (็ฅ shรฉn), les trois trรฉsors de la vie (็ไธๅฎ shฤng sฤn bวo), considรฉrant le champ de cinabre infรฉrieur comme le lieu oรน ces รฉlรฉments sont stockรฉs. Il est vu comme le pivot de la montรฉe et de la descente du souffle vital, et donc comme la racine de la vie (ๆงๅฝไนๆ นๆฌ xรฌng mรฌng zhฤซ gฤn bฤn). C’est pourquoi ils accordaient une grande importance au champ de cinabre infรฉrieur.
ๅฐฝ็ฎกไป็ฐไปฃ่งฃๅๅญฆๅ็็ๅญฆ่งๅบฆๆฅ็๏ผไธไธน็ฐๆๅจ็ไฝ็ฝฎๅนถๆฒกๆ็นๆฎ็ๅฝขๆ๏ผไฝๆฏ้่ฟๆๅฎไธน็ฐๆฅๅ ป็ๆ่ ๅๅพ็ๆๅทฒ็ป่ขซๅฎ่ทตๆ่ฏๅฎ๏ผ่ฟๅฐฑๆฏไฝ่ฎคๅไฝ่ฏ็ๅๅคซ๏ผๅ ไธบๅญๅจ็ไธไธๅฎๆ่กจ็ฐๅฝขๅผ๏ผไนไธไธๅฎ่ฝๅคๆ่งๅพๅฐ๏ผ่่ฆๅป็จ่บซไฝๅฎ่ทต๏ผๆ่ฝ้ๆธ่ตฐๅ ฅๅฏน่บซไฝๆดๆทฑๅฑๆฌก็่ฎค็ฅใ
Bien que, du point de vue de l’anatomie et de la physiologie modernes, la position du champ de cinabre infรฉrieur n’ait pas de forme particuliรจre, l’efficacitรฉ de la concentration sur le champ de cinabre pour la santรฉ et la guรฉrison a รฉtรฉ prouvรฉe par la pratique. Cela relรจve de l’expรฉrience corporelle et de la vรฉrification personnelle, car ce qui existe ne se manifeste pas nรฉcessairement de maniรจre visible ou perceptible. Il faut pratiquer avec le corps pour progressivement atteindre une comprรฉhension plus profonde de soi-mรชme.
ๅคชๆๆณๆฏๅ ๅฎถๆณ๏ผ็ป็ๆฏๅฟๆ๏ผไบฆๆฏ่บซๅฟไฟฎ็ผ็่บๆฏ๏ผๆ ่ๆ็จๆไธ็จๅไน่ฏดใๅคๅจ็่บซๅฝข่ฆๅๅ ๅจ็ๅฟๆ็ปๅ่ตทๆฅ๏ผๅฐไบ้ซ็บง้ถๆฎต๏ผไปฅๅบๅ ปๅ ๆฐ๏ผไปฅๅฟ่กๆ๏ผไปฅๆๅฏผๆฐ๏ผไปฅๆฐ่ฟ่บซไธบๅบ็กใๅงๆๆๅจ๏ผๆๆๆฐๅจๅๅฝขๅจใ้่ฟ่ฟๆ ท็็ปไน ๏ผๅคชๆๆณๅผๅไบไบบไฝๅ โ็ฅใๆใๆฐโ็ปๅๆไบง็็ๅ ๅจ่ฝ้ๅๆฝๅใๆ ่่ฏด๏ผ่บซไฝๅ ๅจ่ฝ้็ๆตๅจ๏ผๆฏ็ฑๆฐไธบๅบ็ก็ไธ็ง็ปผๅ่ฝ้๏ผๆไบบ็งฐไธบๅคชๆๆณ็ๅ ๅ๏ผๆไบบ็งฐไธบๅ ๅฒ๏ผๆไบบ็งฐไธบๅ ๆฐ๏ผๅ ถๅฎๆฏไธ็งไธ่ฅฟใ
Le taiji quan est un art martial interne (ๅ ๅฎถๆณ nรจi jiฤ quรกn) qui repose sur l’intention et l’esprit (ๅฟๆ xฤซn yรฌ), et constitue un art de dรฉveloppement du corps et de l’esprit (่บซๅฟ shฤn xฤซn). C’est pourquoi on dit qu’il faut utiliser l’intention (็จๆ yรฒng yรฌ) plutรดt que la force (็จๅ yรฒng lรฌ). La forme extรฉrieure (ๅคๅจ wร i zร i) du corps (่บซๅฝข shฤn xรญng) doit รชtre combinรฉe avec l’intention (ๅฟๆ xฤซn yรฌ) intรฉrieure (ๅ ๅจ nรจi zร i). ร un niveau avancรฉ, cela repose sur le fait de nourrir (ๅ ป yวng) l’รฉnergie interne (ๅ ๆฐ nรจi qรฌ) par la stabilitรฉ, de guider l’intention (ๆ yรฌ) par l’esprit (ๅฟ xฤซn), de guider le souffle (ๆฐ qรฌ) par l’intention et de mouvoir le corps (่บซ shฤn) par le souffle. C’est l’intention qui initie le mouvement de l’รฉnergie et de la forme. ร travers cette pratique, le taiji quan dรฉveloppe l’รฉnergie et le potentiel internes rรฉsultant de la combinaison de l’esprit, de l’intention et du souffle. Ainsi, le flux d’รฉnergie (่ฝ้ nรฉng liร ng) interne (ๅ ๅจ nรจi zร i) est une forme d’รฉnergie intรฉgrรฉe (็ปผๅ่ฝ้ zลng hรฉ nรฉng liร ng) basรฉe sur le souffle (ๆฐ qรฌ). Certains l’appellent le travail interne (ๅ ๅ nรจi gลng) du taiji quan, d’autres la force interne (ๅ ๅฒ nรจi jรฌn) ou le souffle interne (ๅ ๆฐ nรจi qรฌ), mais il s’agit en rรฉalitรฉ de la mรชme chose.
่บซไฝๅ ๅจ็ๅผๅ่ฏด็็ฎๅไธ็นๅฐฑๆฏๆๅจๆๅฟต็ๅผๅฏผไธ๏ผๅ ๆฐๅจไฝๅ ็ๆถๅๆพใๆญฆๅผๅคชๆๆณๅฎถๆไบฆ็ฌ่ฎคไธบ๏ผโๆฐๅไธๆฒ๏ผ็ฑไธค่ฉๆถไบ่้ชจ๏ผๆณจไบ่ ฐ้ด๏ผๆญคๆฐไน็ฑไธ่ไธไน๏ผ่ฐไนๅ๏ผ็ฑ่ ฐๅฝขไบ่้ชจ๏ผๅธไบไธค่๏ผๆฝไบๆๆ๏ผๆญคๆฐ็ฑไธ่ไธไน๏ผ่ฐไนๅผใๅไพฟๆฏๆถ๏ผๅผๅณๆฏๆพใโ
L’ouverture et la fermeture internes du corps se rรฉfรจrent simplement au processus par lequel, sous la guidance de l’intention, l’รฉnergie interne se contracte et se relรขche ร l’intรฉrieur du corps. Le maรฎtre de taiji quan martial Li Yini explique : L’รฉnergie descend, passant des รฉpaules ร la colonne vertรฉbrale, pour se concentrer dans la taille ; c’est le mouvement de l’รฉnergie du haut vers le bas, appelรฉ fermeture. De la taille, l’รฉnergie remonte le long de la colonne vertรฉbrale, se diffuse dans les bras et atteint les doigts ; c’est le mouvement de l’รฉnergie du bas vers le haut, appelรฉ ouverture. La fermeture est donc la contraction, et l’ouverture est le relรขchement.
ๅ ๆฐ็ๆถๅๆพไธๅฎๆฏไธ่บซไฝๅคๅฝขๅจไฝ็ธไบไฝ็จ็ใไพๅฆๅๆ่ๆๆญฅๆถ๏ผ้่ฝฌ่ ฐๅๅๅผๆญฅ๏ผไธๆๆ่๏ผไธๆๅๆๆถ๏ผๆ่ๆธๆธๅฐไฝ๏ผ่บซไฝไธญ็ๅ ๆฐ็ฑไธน็ฐๅผๅง็ผ็ผๅๅ็จ็่พ๏ผๅๆถ๏ผไธน็ฐ่ฟไธช็ฉบ้ด็ผฉๅฐใ่ๅใไธๆฒใๅฐไฝๆถๆฐ่ดฏๅ จ่บซ๏ผๆ ๅ ๆ ๅค๏ผๅจ่บซๆพ้๏ผไธน็ฐ่ๅใๆฒ้ใๅผๅไธป่ฆ็จๆฅๆ่ฟฐๅ ๆฐ็ๆถๆพ๏ผๅ ๆฐ็ฑไธน็ฐ่ดฏไบๅ็จๆถไธบๅผ๏ผไธบไผธ๏ผไธบ้ฟ๏ผไธบๆพ๏ผไธบๅ๏ผ่ๅ ๆฐ็ฑๅ็จๅๅฝไธน็ฐๆถไธบๅ๏ผไธบ็ผฉ๏ผไธบๅท๏ผไธบๆถ๏ผไธบๅใ
Recevoir, rassembler (ๆถ shลu) et relรขcher, libรฉrer (ๆพ fร ng) l’รฉnergie interne (ๅ ๆฐ nรจi qรฌ) doit interagir (็ธไบไฝ็จ xiฤng hรน zuรฒ yรฒng) avec les mouvements externes (ๅคๅฝขๅจไฝ wร i xรญng dรฒng zuรฒ) du corps (่บซไฝ shฤn tว). Par exemple, lors de l’exรฉcution du Brosser le genoux (ๆ่ๆๆญฅ lวu xฤซ ร o bรน), en tournant la taille et en avanรงant le pied, une main brosse le genou tandis que l’autre pousse vers l’avant. ร mesure que les mains et les pieds se mettent en place, l’รฉnergie interne (ๅ ๆฐ nรจi qรฌ) commence ร se diffuser lentement depuis le champ de cinabre vers les extrรฉmitรฉs. Simultanรฉment, l’espace du champ de cinabre se rรฉtrรฉcit (็ผฉๅฐ suล xiวo), se concentre (่ๅ jรน hรฉ) et sombre (ไธๆฒ xiร chรฉn). Une fois en position, l’รฉnergie (ๆฐ qรฌ) traverse tout le corps, sans distinction entre l’intรฉrieur et l’extรฉrieur (ๆ ๅ ๆ ๅค wรบ nรจi wรบ wร i), le corps entier (ๅจ่บซ zhลu shฤn) est dรฉtendu (ๆพ sลng), et le champ de cinabre est concentrรฉ (่ๅ jรน hรฉ) et a sombrรฉ (ๆฒ้ chรฉn jiร ng). L’ouverture et la fermeture dรฉcrivent principalement la contraction et le relรขchement de l’รฉnergie interne : lorsque l’รฉnergie se diffuse du champ de cinabre vers les extrรฉmitรฉs, c’est l’ouverture (ๅผ kฤi), l’extension (ไผธ shฤn), l’allongement (้ฟ zhวng), le relรขchement (ๆพ fร ng) et l’รฉmission (ๅ fฤ); lorsque l’รฉnergie revient (ๅๅฝ huรญ guฤซ) des extrรฉmitรฉs vers le champ de cinabre, c’est la fermeture (ๅ hรฉ), la contraction (็ผฉ suล), l’enroulement (ๅท juวn), le recevoir (ๆถ shลu) et le retour (ๅ huรญ).
ๅๆ ท๏ผๆไปฌ็จ่บซไฝๅ ๅจ็่ๅฎๆ่ฟฐไธน็ฐ็่กจ็ฐๅฝขๅผๅๆ่งใ้ๅธธๆฅ่ฎฒ๏ผๅฝๅจไฝๆธๆธๅฐไฝ๏ผๅฒๅ็ฑ่่่ ฟ๏ผ็ฑ่ ฟ่่ ฐ๏ผ็ฑ่ ฐ่่๏ผ็ฑ่่่พไบไธค่ๆ็จ๏ผๅๆถ๏ผๅ ๆฐไน้็ๅจไฝ็ๆธๆธๅฐไฝ็ฑไธน็ฐๅๅ็จ่พ้๏ผไธน็ฐๆปไฝ็ฉบ้ด็ไฝ็งฏๅๅฐใ
De mรชme, nous utilisons les concepts de vide et de plein internes pour dรฉcrire les manifestations et les sensations du champ de cinabre. En gรฉnรฉral, lorsque le mouvement se met progressivement en place, la force passe des pieds aux jambes, des jambes ร la taille, de la taille ร la colonne vertรฉbrale, puis se transmet aux bras et aux doigts. Simultanรฉment, l’รฉnergie interne se diffuse du champ de cinabre vers les extrรฉmitรฉs ร mesure que le mouvement se met en place, rรฉduisant ainsi le volume global de l’espace du champ de cinabre.
ไพๆฎไธๅ็ๅคๅฝขๅจไฝ๏ผ่บซไฝๅ ๅจ่กจ็ฐไธบ่ๅใๆถๆขใ้ผ่กใ็ฟปๆปใๆฒ้็ญ่ฏธๅคไธๅ็ๅฝขๅผ๏ผๆญคๆถๆไปฌ็งฐ่บซไฝๅ ๅจไธบๅฎใๅฝๅไธๅฟๅฒๅๅทฒๅป๏ผไธไธๅฟๅผๅง้ ้ ฟ๏ผ็่พๅ็จ็ๅ ๆฐๅผๅงๅๆถใ่ๅญไบไธน็ฐๆถ๏ผไธน็ฐ็ฉบ้ด็ไฝ็งฏๆพๆพ่จๅคง๏ผ็นๅฆๆฐ็่ขซๅน่ตทๆฅไผผๅฐ๏ผๆพๆฃ่ๅผ๏ผๅ ็ๅฐ่ น๏ผๆญคๆถๆไปฌ็งฐไนไธบ่บซไฝๅ ๅจไธบ่ใ
Selon les diffรฉrents mouvements externes, le corps peut manifester diverses formes internes telles que la concentration, la contraction, la vibration, le roulement et l’abaissement. Dans ces cas, nous parlons du corps interne comme รฉtant plein. Lorsque la force d’un mouvement prรฉcรฉdent s’est dissipรฉe et qu’un nouveau mouvement commence ร se prรฉparer, l’รฉnergie interne qui se diffusait vers les extrรฉmitรฉs commence ร revenir et ร se stocker dans le champ de cinabre. ร ce moment, l’espace du champ de cinabre se dilate, comme un ballon qui se gonfle, devenant expansif et ouvert, remplissant le bas-ventre. Nous appelons cela le corps interne vide (่บซไฝๅ ๅจ่ shฤn tว nรจi zร i xลซ).
ไธน็ฐๅ ๅจ็่ๅฎๅจๆฏไธไธชๆณๅฟๅจไฝไธญ๏ผ่บซไฝๆ่ง้ฝๆฏไธไธๆ ท็๏ผๆไปฌไป ไป ไปฅ่ๅฎๆฅ็ฌผ็ป็ๆฆๆฌๅฎ็่กจ็ฐ่งๅพ๏ผไฝๆฏๆ ๆณ็จ่ฏญ่จๆ่ฟฐๆธ ๆฅๅ ถๅจๆฏไธๅป็็ถๆใๅ ไธบ้ๆๅฟตใๅฒ่ทฏใๅคๅฝขๅจไฝ็ๅๅ๏ผไธน็ฐ็่กจ็ฐๅฝขๅผไบฆๆฏๅๅไธๅ๏ผๆถ่ไธๆ๏ผๆถ่ไธๆฒ๏ผๆถ่ๅทฆๆ๏ผๆถ่ๅณ่ฝฌ๏ผๆถ่่ๅ๏ผๆถ่่ๆฃ๏ผๆถ่ๅฆๆณ็ฟปๆป๏ผๆถ่ๅฆๆฐดๅฝๆต๏ผๆถ่้ผ่ก๏ผๆถ่ๆพ้โฆโฆๅๅฆๆฏไธชไบบๅๅคซๅฑๆฌกไธๅ๏ผๅฏนๅไธๅจไฝ็ๅ ๅจ่ๅฎไฝๆๅไธๅ๏ผๅ ่ๆดๆ ๆณ็จ่ฏญ่จ็ฒพ็กฎ่กจ่พพใ
Les sensations de vide et de plein dans le champ de cinabre varient ร chaque mouvement de la forme, et bien que nous puissions les rรฉsumer de maniรจre gรฉnรฉrale par les termes de vide et de plein, il est impossible de dรฉcrire prรฉcisรฉment avec des mots leur รฉtat ร chaque instant. En effet, selon l’intention, la direction de la force et les mouvements externes, les manifestations du champ de cinabre sont extrรชmement variรฉes : il peut s’รฉlever, s’abaisser, tourner ร gauche, pivoter ร droite, se concentrer, se disperser, bouillonner comme une source, s’รฉcouler comme de l’eau, vibrer ou se dรฉtendre. De plus, comme chaque pratiquant a un niveau diffรฉrent, la comprรฉhension interne du vide et du plein pour un mรชme mouvement varie d’une personne ร l’autre, rendant encore plus difficile une expression prรฉcise par des mots.
่บซไฝๅคๅจ็่ๅฎๅผๅๅๅ ๅจ็่ๅฎๅผๅ๏ผๅคๅๆถ้ดๆฏๅๆญฅ็ใๆฏๅฆๅฝขๅผๅฐไฝๆถ๏ผๅ ๆฐไนๆฏ่ดฏไบๆ็จ๏ผ่บซไฝๅ ๅจ่กจ็ฐไธบๅฎใๆ่ๆถๅ็ๅๆถ๏ผๅ ๆฐไนๆถๅ๏ผ่บซไฝๅ ๅจ่กจ็ฐไธบ่ใๅคชๆๆณไปฅ่บซไฝๅ ๅจ็่ๅฎๅผๅ่ฝฌๆขไธบไธปไฝ๏ผๅคๅไปฅ่ ฐไธบๅๆบ๏ผ่ไธบๅฒๆ น๏ผๅฟๆไธๅจ่ๅๅๅ่ขใไปฅๅฟ่กๆ๏ผไปฅๆๅฏผๆฐ๏ผไปฅๆฐ่ฟ่บซ๏ผ่ฝๅคๅๅฐไปฅๅ ๅจๅฏผๅคๅจ๏ผไฝฟไน่บซๅฟๅไธ๏ผๆๅฟตไธ็ฅ็ป็ณป็ปๅไธ๏ผๅ่ฝ้่ฟ่งฆ่งๆ็ฅ่ชๅทฑๅไปไบบ่บซไฝไธ็ไฟกๆฏ๏ผ่ฟไพฟๆฏๆจๆ็้ซ็บงๅข็ใ
La plupart du temps, les ouvertures et fermetures externes du corps et les ouvertures et fermetures internes sont synchronisรฉes. Par exemple, lorsque la forme est complรจtement ouverte, l’รฉnergie interne atteint รฉgalement les extrรฉmitรฉs des doigts, et le corps interne se manifeste comme plein. Lorsque les mains et les pieds se rรฉtractent, l’รฉnergie interne se rรฉtracte รฉgalement, et le corps interne se manifeste comme vide. Le taiji quan se concentre principalement sur les transitions entre le vide et le plein ร l’intรฉrieur du corps, tandis qu’ร l’extรฉrieur, la taille est la source de la force, et les pieds sont la racine de la puissance. L’esprit guide l’intention, l’intention dirige l’รฉnergie, et l’รฉnergie meut le corps, permettant ainsi au mouvement interne de guider le mouvement externe. Cela permet d’atteindre une unitรฉ du corps et de l’esprit, oรน l’intention et le systรจme nerveux sont en harmonie, permettant de percevoir les informations corporelles de soi-mรชme et des autres par le toucher, ce qui reprรฉsente un niveau avancรฉ de la pratique des poussรฉes de mains (ๆจๆ tuฤซ shวu).

Le contenu ci-dessus a รฉtรฉ dictรฉ par le professeur Zaxi et transcrit par Yang Dawei
Zaxi, d’ethnie tibรฉtaine, est nรฉE le 25 octobre 1932 dans le district de Huzhu, province du Qinghai. Elle est un maรฎtre de la cinquiรจme gรฉnรฉration du style Yang de taiji quan. Elle est le premier Tibรฉtain ร devenir maรฎtre de taiji quan et la premiรจre ร avoir introduit le taiji quan au Tibet. Elle est actuellement la prรฉsidente fondatrice et entraรฎneur en chef de l’Association de taiji quan Yang de Yongnian ร Xianyang, la vice-prรฉsidente de l’Association de taiji quan Yang de Xi’an, et la conseillรจre principale de l’Universitรฉ de la Gratitude du Taiji quan.
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Un grand merci pour cette publication , qui , bien que je ne pratique pas le taiji , prรฉsente pour moi des ressentis que j’ai vรฉcus avec la mรฉditation .