Vide et plein, ouverture et fermeture dans le taiji quan

Traduction d’un article de maรฎtre Zaxi : ๆ‰Ž่ฅฟ๏ผšไป€ไนˆๆ˜ฏๅคชๆžๆ‹ณ็š„่™šๅฎžๅผ€ๅˆ paru le 22ย juillet 2018 sur le site taiji.net.cn.

ๅคชๆžๆ‹ณ็š„ๅฎž่ดจๆ˜ฏ้˜ด้˜ณใ€่™šๅฎžใ€ๅผ€ๅˆๆ‰€ๆž„ๆˆๅฏน็ซ‹็ปŸไธ€็š„ๅ˜ๅŒ–ไน‹ไฝ“๏ผŒๅ…ถไธญ็š„ๅฅฅๅฆ™้ž่ฏญ่จ€ๅ’Œๆ–‡ๅญ—ๆ‰€่ƒฝไผๅŠใ€‚ๅ‰้ขๆๅˆฐๅคชๆžๆ‹ณ็š„็ปƒไน ๆ˜ฏๆœ‰ๅฑ‚ๆฌกไน‹ๅˆ†็š„๏ผŒๆฏไธ€ไธชๅฑ‚ๆฌก็š„ไพง้‡็‚นไธๅŒใ€‚ๅœจๆ‹ณๆžถ่งฃๆžไธญ๏ผŒๆˆ‘ไปฌๅˆ†ๅˆซ็”จโ€œๅŠจไฝœ่ฏดๆ˜Žโ€ใ€โ€œๅŠฒๅŠ›่ฟ่ฝฌโ€ๅ’Œโ€œ่™šๅฎžๅผ€ๅˆโ€ๆฅๅผบ่ฐƒไธๅŒๅฑ‚ๆฌก็ปƒๆ‹ณ่€…ๅบ”ๆŽŒๆก็š„้‡็‚นใ€‚้ตๅพช็š„ๆญฃๆ˜ฏโ€œ็”ฑๆ‹›็†Ÿ่€Œๆธ่‡ณๆ‡‚ๅŠฒ๏ผŒ็”ฑๆ‡‚ๅŠฒ่€Œ้˜ถๅŠ็ฅžๆ˜Žโ€็š„่ทฏ็บฟใ€‚

L’essence du taijiquan rรฉside dans l’unitรฉ des opposรฉs formรฉe par le yin et le yang, le vide et le plein (่™šๅฎž xลซ shรญ), l’ouverture et la fermeture (ๅผ€ๅˆ kฤi hรฉ), et les transformations (ๅ˜ๅŒ– biร n huร ) qui en dรฉcoulent. Les subtilitรฉs de cet art ne peuvent รชtre pleinement exprimรฉes par des mots ou des รฉcrits. Comme mentionnรฉ prรฉcรฉdemment, la pratique du taiji quan se fait par niveaux, chacun ayant des points d’accentuation diffรฉrents. Dans l’analyse des postures, nous utilisons respectivement l’explication (่ฏดๆ˜Ž shuล mรญng) des mouvements (ๅŠจไฝœ dรฒng zuรฒ), le fonctionnement des diffรฉrents types de force (ๅŠฒ jรฌn, ๅŠ› lรฌ) et la notion de vide et de plein, d’ouverture et de fermeture pour souligner les aspects essentiels que les pratiquants doivent maรฎtriser ร  chaque niveau. Cela suit la progression : de la maรฎtrise des mouvements ร  la comprรฉhension (ๆ‡‚ dว’ng) de la force (ๅŠฒ jรฌn), et de cette comprรฉhension ร  l’atteinte de la clartรฉ spirituelle (็ฅžๆ˜Ž shรฉn mรญng).

ๆ•…่€Œ็Ÿฅ้“่‡ชๅทฑๅค„ๅœจไป€ไนˆๆ ท็š„ๅฑ‚ๆฌก๏ผŒๅฐฑๅบ”่ฏฅๆŠ“ไฝๆญค้˜ถๆฎต็š„่ฎญ็ปƒ้‡็‚น๏ผŒๅพชๅบๆธ่ฟ›ๅœฐ็ปƒไน ๏ผŒๅˆ‡ไธๅฏๅฅฝ้ซ˜้ช›่ฟœใ€‚

็ปƒๆ‹ณๅฐฑๅฆ‚ๅŒ็›–ๆˆฟๅญ๏ผŒๆ‹ณๆžถ็ปƒไธๅฅฝ๏ผŒๅฐฑๅฆ‚ๅŒๅœฐๅŸบๆ‰“ๅพ—ไธๅฅฝไธ€ๆ ท๏ผŒๆˆฟๅญ็›–ๅพ—ๅ†ๆผ‚ไบฎ๏ผŒไนŸๆ˜ฏๅฑ้™ฉ็š„ใ€‚ๅ› ่€Œๅˆ‡ไธๅฏ่‡ชไฝœ่ชๆ˜Ž๏ผŒ็œผ้ซ˜ๆ‰‹ไฝŽ๏ผŒๆ‹ณๆžถๆฒกๆœ‰่ง„่ŒƒๅฅฝๅฐฑๅŽป่ฟฝๆฑ‚ๅŠฒๆณ•็š„ๅ˜ๆข๏ผŒๅ†…ๆฐ”ๆฒกๆœ‰ๅŸนๅ…ปๅฅฝ๏ผŒๅฐฑๅŽป่ฟฝๆฑ‚ไธน็”ฐ็š„่™šๅฎžๅผ€ๅˆ๏ผŒๆœฌๆœซๅ€’็ฝฎ๏ผŒ่ˆ่ฟ‘ๆฑ‚่ฟœใ€‚ไป”็ป†ไธ€ๆฃ€ๆŸฅ๏ผŒๆ‰‹ใ€็œผใ€่บซใ€ๆณ•ใ€ๆญฅ็ญ‰ๅค–ๅœจๅฝขๅผ็š†ไธๅˆฐไฝ๏ผŒๅ†…ๅœจ็ฉบ็ฉบๅฆ‚ไนŸ๏ผŒๆ›ดๅˆซๆๅŠฒ่ทฏ็š„้กบ็•…ๅ’ŒๅŠฒๅˆซ็š„ๅ˜ๅŒ–ไบ†๏ผŒไนŸๆ— ๆณ•ไฝ“ไผšๅˆฐๅคชๆžๆ‹ณๅ†…ๅŠฒ็š„ๅฅฅๅฆ™๏ผŒๆ— ๆณ•ๆ„Ÿ็Ÿฅๅคชๆžๆ‹ณ็š„ๅ†…ๅœจ็ฒพ้ซ“ใ€‚

Il est donc important de connaรฎtre son propre niveau et de se concentrer sur les points essentiels de l’entraรฎnement ร  ce stade, en pratiquant de maniรจre progressive et sans chercher ร  brรปler les รฉtapes.

Pratiquer le taiji quan est comme construire une maison : si la structure des mouvements n’est pas maรฎtrisรฉe, c’est avoir des fondations fragiles. Peu importe ร  quel point la maison est belle, elle reste dangereuse. Il ne faut donc pas se croire trop malin, en visant trop haut sans avoir les compรฉtences nรฉcessaires. Ne pas maรฎtriser la structure des mouvements avant de chercher ร  comprendre les variations de la force, ou ne pas cultiver l’รฉnergie interne avant de vouloir maรฎtriser l’alternance du vide et du plein dans le champ de cinabre (ไธน็”ฐ dฤn tiรกn), revient ร  inverser les prioritรฉs et ร  nรฉgliger l’essentiel. En examinant attentivement, on peut voir que les aspects externes comme les mains, les yeux, le corps, les techniques et les pas ne sont pas en place, et qu’il n’y a rien ร  l’intรฉrieur. Il est alors impossible de ressentir la fluiditรฉ de l’รฉnergie et ses variations, ou de comprendre les subtilitรฉs de l’รฉnergie interne (ๅ†…ๅŠฒ nรจi jรฌn) du taiji quan, et encore moins de percevoir le mystรจre (ๅฅฅๅฆ™ ร o miร o) de cet art.

็ปƒๆ‹ณ่€…ๅœจ็ฌฌไธ€้˜ถๆฎต๏ผŒ่ฎฒๆฑ‚็š„ๆ˜ฏๅฅ—่ทฏๅŠจไฝœ็š„ๅ‡†็กฎ๏ผŒๅ››่‚ข่ฟๅŠจ็š„ๅ่ฐƒ๏ผŒ่บซไฝ“็š„็จณๅ›บ๏ผŒไฝฟๅพ—ๅคดใ€่‚ฉใ€่ƒฏใ€่‚˜ใ€่†ใ€่ถณใ€่…•็ญ‰่ƒฝๅคŸๅฌไปŽๆŒ‡ๆŒฅ๏ผŒๅ่ฐƒไธ€่‡ดใ€‚ๅŠจไฝœๅ‡†็กฎไบ†๏ผŒๆ–นไฝๆ˜Ž็™ฝไบ†๏ผŒๅ››่‚ข่ƒฝๅคŸๅฌไปŽๆŒ‡ๆŒฅไบ†๏ผŒๅˆ™่ฆๅœจโ€œ่…ฐโ€ๅ’Œโ€œๆพโ€ไธŠไธ‹ๅŠŸๅคซใ€‚ไฝ“ไผšไปฅ่…ฐๅธฆๅŠจๅ››่‚ข๏ผŒ่…ฐ่ƒฏ่”ๅŠจ๏ผŒไปฅ่…ฐๅ‚ฌ่‚˜๏ผŒไปฅ่‚˜ๅ‚ฌๆ‰‹ใ€‚

็ป†็ป†ไฝ“ไผšๆพ่€Œไธๆ‡ˆ๏ผŒๆฒ‰่€Œไธๅƒต๏ผŒ็จณ่€Œไธๆปžใ€‚ไฝฟๅพ—้ชจ่Š‚ไน‹้—ดๅฏนๆ‹‰ๆ‹”้•ฟ๏ผŒๅ‰ๅŽๅœ†ๆ’‘้ฅฑๆปกใ€‚่™š้ข†้กถๅŠฒ๏ผŒๆฒ‰่‚ฉๅ ่‚˜๏ผŒๅซ่ƒธๆ‹”่ƒŒ๏ผŒๆฒ‰่ƒฏๅœ†่ฃ†๏ผŒไธŠไธ‹ๆ‹”้•ฟ๏ผŒๅ‰ๅŽๅฏนๆ‹‰๏ผŒๆœ‰ๅ‰ๅฐฑๆœ‰ๅŽ๏ผŒๆœ‰ไธŠๅฐฑๆœ‰ไธ‹็ญ‰็ญ‰่ฆ้ข†ๆ—ถๆ—ถๅˆปๅˆป่ฎฐๅœจๅฟƒ้—ด๏ผŒ้ป˜่ฏ†ๆฃๆ‘ฉ๏ผŒ็ป†็ป†ไฝ“ไผšใ€‚

Dans la premiรจre phase de la pratique du taiji quan, l’accent est mis sur la prรฉcision des mouvements de la forme, la coordination des membres, et la stabilitรฉ du corps, de sorte que la tรชte, les รฉpaules, les hanches, les coudes, les genoux, les pieds et les poignets puissent obรฉir aux commandes et agir de maniรจre coordonnรฉe. Une fois les mouvements devenus prรฉcis, les directions claires et les membres obรฉissants, il faut travailler sur la taille (่…ฐ yฤo) et le relรขchement (ๆพ sลng). Il s’agit de ressentir comment la taille entraรฎne les membres, comment les hanches et la taille travaillent ensemble, comment la taille pousse le coude et comment le coude pousse la main.

Il faut ressentir profondรฉment la dรฉtente (ๆพ sลng) sans relรขche, la lourdeur (ๆฒ‰ chรฉn) sans raideur (ๅƒต jiฤng), et la stabilitรฉ sans blocage. Les articulations (้ชจ่Š‚ gว” jiรฉ) doivent s’รฉtirer (ๆ‹‰ๆ‹” lฤ bรก), et le corps doit รชtre pleinement arrondi (ๅœ† yuรกn) et soutenu ร  l’avant et ร  l’arriรจre (ๅ‰ๅŽ qiรกn hรฒu). Il faut toujours garder ร  l’esprit des principes tels que : la tรชte suspendue par son sommet (่™š้ข†้กถๅŠฒ xลซ lวng dวng jรฌn), les รฉpaules relรขchรฉes et les coudes tombรฉs (ๆฒ‰่‚ฉๅ ่‚˜ chรฉn jiฤn zhuรฌ zhว’u), la poitrine contenue et le dos รฉtirรฉ (ๅซ่ƒธๆ‹”่ƒŒ hรกn xiลng bรก bรจi), les hanches coulรฉes et le bassin arrondi (ๆฒ‰่ƒฏๅœ†่ฃ† chรฉn kuร  yuรกn dฤng), le corps รฉtirรฉ verticalement et horizontalement (ไธŠไธ‹ๆ‹”้•ฟ shร ng xiร  bรก zhวŽng), avec une opposition constante entre l’avant et l’arriรจre, le haut et le bas. Ces principes doivent รชtre constamment prรฉsents ร  l’esprit, mรฉmorisez-les et mรฉditez-les en silence, et faites-en lโ€™expรฉrience avec soin..

็ฌฌไบŒ้˜ถๆฎต๏ผŒ็€้‡ไฝ“ไผšๅŠฒ็”ฑ่„š่ตท๏ผŒไฝฟๅพ—ๅคงๅœฐ็š„ๅไฝœ็”จๅŠ›้€š่ฟ‡่„š็š„ๅ‰่นฌๅŽๆ’‘ไผ ๅฏผไบŽ่…ฟ๏ผŒไธปๅฎฐไบŽ่…ฐ๏ผŒไธŠ่พพๅคน่„Š๏ผŒ่พ“ไบŽไธค่‡‚๏ผŒๅฝขไบŽๆŒ‡็จ๏ผŒๆญค่ฐ“โ€œ่Š‚่Š‚่ดฏ็ฉฟโ€ใ€‚

ๅœจๆญค่ฟ‡็จ‹ไธญ่ฆๆ˜Ž็™ฝๅŠฒ่ทฏใ€ๅŠฒๅˆซใ€ๅŠฒ็‚นๅœจๆฏๅŠฟๅฝ“ไธญ็š„ๅ˜ๅŒ–๏ผŒ่ฎฉ่บซไฝ“ๅ„ไธช่‚ข่Š‚่ดฏ้€šไธ€ๆฐ”๏ผŒ้€ๆธๅฐ†่บซไธŠ็š„ๆ‹™ๅŠ›ใ€ๅƒตๅŠฒ็ป™ๅŽปๆމใ€‚ๅฐ†ๆ„ๅฟตๆ”พๅˆฐๅŠฒ็‚นๅŠฒๅˆซไธŠ๏ผŒไฝฟๅพ—ๅŠฒๅŠ›ๆœ‰ไธ€ๅฎš็š„็ฉฟ้€ๆ€ง๏ผŒๆ‹ณๅฎถๆ‰€่ฐ“๏ผšโ€œๅŠจ่ดต็Ÿญ๏ผŒๅŠฒ่ดต้•ฟ๏ผŒๆ„่ดต่ฟœโ€ใ€‚ไฝ“ไผšๅŠฒ่ทฏ่Š‚่Š‚่ดฏ็ฉฟ็š„ๅ˜ๅŒ–๏ผŒๅ‘ผๅธๅ‡ๅŒ€็ป†้•ฟ๏ผŒๆ„้ข†็ฅž้šใ€‚

ๆญคๆ—ถไป้œ€ๅœจๆพไธŠไธ‹ๅŠŸๅคซ๏ผŒไน ๆ‹ณๆ—ถๆ‰‹่„šๅ‘็ƒญ๏ผŒๅ‘้บป๏ผŒๅ‘่ƒ€็ญ‰้ƒฝๆ˜ฏๆญฃๅธธ็Žฐ่ฑก๏ผŒๅฆ‚่‹ฅๆ‰‹่„šๅ†ฐๅ‡‰๏ผŒๆˆ–่€…ๆŸไธช้ƒจไฝๅ‘ๅ‡‰๏ผŒ็ดงๅผ ๏ผŒ้…ธ็—›ๅˆ™ๆ˜ฏๆ„ๆฐ”ๆœช่ƒฝ่ดฏ้€šไน‹ๅค„๏ผŒไป้œ€ๅœจ่Š‚่Š‚่ดฏ็ฉฟใ€ไธŠไธ‹็›ธ้š๏ผŒๅ†…ๅค–็›ธๅˆไธŠๆ‰พๅŽŸๅ› ๏ผŒ่ฝๅฎžๅˆฐๆ นๆœฌไปๆ—งๆ˜ฏๅœจๆพไธŠๆ‰พๅŽŸๅ› ๏ผŒ็ป†็ป†ไฝ“ไผšๆ‰‹ไธŽ่ถณ่ฏดไธŠ่ฏ๏ผŒ่…ฐไธŽๅ››่‚ข่ฏดไธŠ่ฏ๏ผŒๅฟƒๆ„ไธŽๅฝขไฝ“่ฏดไธŠ่ฏใ€‚ๆญค้—ด้กปๆณจๆ„ๅค„ๅค„ๆพๆดปๅœ†ๆปก๏ผŒๆ— ไฝฟๆœ‰ๅ‡ธๅ‡นใ€ๆ–ญ็ปญไน‹ๅค„๏ผŒๆ— ไฝฟๆœ‰็ดงๅผ ๅˆซๆ‰ญไน‹ๅค„ใ€‚

ๅ‡ ้ๅฅ—่ทฏ่ฟž็ปญๆ‰“ไธ‹ๆฅ๏ผŒๅ…จ่บซๆพ้€่ฝปๅฟซ๏ผŒๆฏซไธ่ดนๅŠ›ใ€‚ๅšๆŒๆญค้˜ถๆฎต็ปƒไน ๏ผŒไน…่€Œไน…ไน‹๏ผŒๅ†…ๆฐ”ๆป‹็”Ÿ๏ผŒ็Œ่พ“ๅ……็›ˆไบŽไฝ“ๅ†…ใ€‚่กŒๆ‹ณ่ตฐๆžถๆ—ถ๏ผŒไฝ“ๅ†…ใ€ไฝ“ๅค–ๅฆ‚ๆฐ”็ƒ้ฅฑๆปก่†จ่ƒ€๏ผŒๅœ†ๅผงๆปšๅŠจใ€‚

ๅ…จ่บซๆพ้€ไบ†ไน‹ๅŽ๏ผŒๆŽคๅŠฒ่‡ช็„ถไบง็”Ÿ๏ผŒ้€ๆธๅญ•่‚ฒๅ‡บๅ…ถไป–ๅ‡ ็งๅŠฒๅˆซ๏ผŒๆ‰็Ÿฅ้“ๅคชๆžๆ‹ณ็œŸๆญฃ็š„ๅ†…ๅŠฒๅนถ้ž็”จๅŠ›ๅ’Œ่‚ขไฝ“ๆŠ€ๆณ•ๆ‰€ไธบ๏ผŒๅนถ้ž่™šๅนปๅ’Œ็ฅž็ง˜๏ผŒ่€Œไธ€ๅฎšๆ˜ฏ็”ฑๆพ้‡Œ้ขๆฑ‚ๅพ—็š„ๅฎข่ง‚ๅญ˜ๅœจไน‹็‰ฉใ€‚ๆญค้˜ถๆฎต้€ๆ—ฅ็ปƒไน ๏ผŒๅ†…ๆฐ”ๆ—ฅๆธ้ฅฑๆปกใ€‚

Dans la deuxiรจme phase, l’accent est mis sur le ressenti de la force qui commence par les pieds, permettant ร  la force de rรฉaction du sol de se transmettre par l’appui avant et arriรจre des pieds, de passer par les jambes, d’รชtre maรฎtrisรฉe par la taille, de monter jusqu’ร  la colonne vertรฉbrale, de se diffuser dans les bras et de se manifester au bout des doigts, ce que l’on appelle la force traverse chaque articulation.

Dans ce processus, il est important de comprendre clairement le cheminement de la force (ๅŠฒ่ทฏ jรฌn lรน), les diffรฉrents types de force (ๅŠฒๅˆซ jรฌn biรฉ) et les changements (ๅ˜ๅŒ– biร n huร ) du point de puissance dans chaque posture, permettant ร  toutes les articulations du corps de se connecter en un seul flux d’รฉnergie, et d’รฉliminer progressivement la force brute (ๅŠ› lรฌ) et la raideur. L’esprit doit se concentrer sur les points de force et les types de force, permettant ร  l’รฉnergie d’avoir une certaine capacitรฉ de pรฉnรฉtration. Comme le disent les pratiquants de taiji quan : Le mouvement doit รชtre court, la force doit รชtre longue, l’intention doit รชtre lointaine. Il faut ressentir les variations de la direction de la force qui traverse chaque articulation, avec une respiration (ๅ‘ผๅธ hลซ xฤซ) rรฉguliรจre (ๅ‡ๅŒ€ jลซn yรบn) , longue et fine (็ป†้•ฟ xรฌ chรกng), l’intention guidant l’esprit (ๆ„้ข†็ฅž้š yรฌ lวng shรฉn suรญ).

ร€ ce stade, il est toujours nรฉcessaire de travailler sur la dรฉtente (ๆพ sลng). Lors de la pratique, il est normal que les mains et les pieds deviennent chauds, engourdis ou gonflรฉs. En revanche, si les mains et les pieds sont froids, ou si une partie du corps est froide, tendue ou douloureuse, cela indique que l’esprit et le souffle (ๆ„ๆฐ” yรฌ qรฌ) ne circule pas correctement. Il faut alors chercher la cause dans la connexion entre chaque articulation, l’harmonie (็›ธ้š xiวŽng suรญ) du haut et du bas (ไธŠไธ‹ shร ng xiร ), et l’unitรฉ (็›ธๅˆ xiฤng hรฉ) entre l’intรฉrieur et l’extรฉrieur (ๅ†…ๅค– nรจi wร i). Fondamentalement, la solution rรฉside toujours dans la dรฉtente. Il faut ressentir profondรฉment la communication entre les mains et les pieds, entre la taille et les membres, et entre l’esprit (ๅฟƒๆ„ xฤซn yรฌ) et le corps (ๅฝขไฝ“ xรญng tว). Durant cette phase, il est important de veiller ร  ce que chaque partie du corps soit dรฉtendue, fluide (ๆดป huรณ), ronde et pleine (ๅœ†ๆปก yuรกn mวŽn), sans aspรฉritรฉs ni interruptions, et sans tension ou gรชne.

Aprรจs avoir effectuรฉ plusieurs fois la forme, le corps entier est dรฉtendu, lรฉger et sans effort. En persรฉvรฉrant dans cette phase de pratique, l’รฉnergie interne (ๅ†…ๆฐ” nรจi qรฌ) se dรฉveloppe progressivement et remplit le corps. Lors de l’exรฉcution des mouvements, l’intรฉrieur et l’extรฉrieur du corps sont comme un ballon gonflรฉ, roulant en formant des arcs de cercle.

Une fois le corps entiรจrement dรฉtendu, la force de plรฉnitude (ๆŽคๅŠฒ pรฉng jรฌn) apparaรฎt naturellement, et d’autres types de force (ๅŠฒ jรฌn) commencent ร  se dรฉvelopper. On comprend alors que la vรฉritable รฉnergie interne du taiji quan ne provient pas de la force physique ou des techniques corporelles, ni n’est quelque chose d’illusoire ou de mystique, mais qu’elle est une rรฉalitรฉ objective obtenue par la dรฉtente. ร€ ce stade, en pratiquant quotidiennement, l’รฉnergie interne devient de plus en plus abondante.

ๅˆฐไบ†็ฌฌไธ‰้˜ถๆฎต๏ผŒ้šๅ‘ผๅธๅผ€ๅˆ๏ผŒๆ„ๅฟต็š„่ฟœ่ฟ‘ๅผ•ๅฏผ๏ผŒๅ†…ๆฐ”ๅœจไฝ“ๅ†…็š„็Œ่พ“้€ๆธ็”ฑไธ่ง„ๅพ‹็š„ๆตๆทŒ่€Œ่ตฐๅ‘ๆœ‰่ง„ๅพ‹็š„ๆ”ถๆ”พ๏ผŒๆญคๆ—ถ่บซไฝ“ๅ†…ๅœจๆ‰ๆœ‰ไบ†ๅพฎๅผฑ็š„่™šๅฎžๅ’Œๅผ€ๅˆ็š„่ฝฌๆขใ€‚้กป็Ÿฅ้˜ด้˜ณใ€่™šๅฎžใ€ๅผ€ๅˆๆ˜ฏๅคชๆžๆ‹ณ็š„ๆœฌไฝ“๏ผŒๆ˜ฏไธ€็งๅฝข่ฑกๅŒ–็š„ๆŒ‡็คบๅ’Œๆ่ฟฐ๏ผŒ่€Œ้žๅ…ทไฝ“็š„้ƒจไฝๆˆ–ไบ‹็‰ฉๅฝขๆ€ใ€‚่บซไฝ“ๅค–ๅœจ็š„ๅฝขไฝ“ๅ’Œๅ†…ๅœจ็š„ๆ„Ÿ่ง‰ๅ‡ๆœ‰้˜ด้˜ณใ€่™šๅฎžๅ’Œๅผ€ๅˆ็š„ๅ˜ๅŒ–๏ผŒๆˆ‘ไปฌ้ฆ–ๅ…ˆ่ฆๅŒบๅˆ†่บซไฝ“ๅค–ๅœจไธŽๅ†…ๅœจ่™šๅฎžใ€ๅผ€ๅˆ็š„ๅŒบๅˆซ๏ผŒ็„ถๅŽๅผ„ๆ˜Ž็™ฝๅค–ๅœจๅ’Œๅ†…ๅœจไน‹้—ด็š„่”็ณปใ€‚

ร€ la troisiรจme phase, avec la respiration et l’intention guidant les mouvements, l’รฉnergie interne commence ร  circuler de maniรจre rรฉguliรจre dans le corps, passant d’un flux irrรฉgulier ร  un mouvement rythmique de contraction et d’expansion. ร€ ce stade, le corps commence ร  ressentir faiblement les transitions entre le vide et le plein, l’ouverture et la fermeture. Il est important de comprendre que le yin et le yang (้˜ด้˜ณ yฤซn yรกng), le vide et le plein (่™šๅฎž xลซ shรญ), l’ouverture et la fermeture (ๅผ€ๅˆ kฤi hรฉ) sont les principes (ๆœฌไฝ“ bฤ›n tว) fondamentaux du taiji quan, servant de guides et de descriptions imagรฉes, plutรดt que de dรฉsigner des parties spรฉcifiques du corps ou des formes concrรจtes. Les mouvements externes du corps et les sensations internes prรฉsentent tous des variations de yin et yang, de vide et de plein, d’ouverture et de fermeture. Il est essentiel de distinguer d’abord les diffรฉrences entre le vide et le plein, l’ouverture et la fermeture ร  l’extรฉrieur et ร  l’intรฉrieur du corps, puis de comprendre la relation entre ces aspects externes et internes.

่บซไฝ“ๅค–ๅœจ็š„ๅผ€ๅˆๆ˜ฏๆŒ‡ๅฝขไฝ“ๅŠจไฝœ็š„ๅฑˆไผธใ€ๆ”ถๆ”พใ€‚ไพ‹ๅฆ‚่‚ขไฝ“ๅผฏๆ›ฒๆ”ถๅ›žไธบๅˆ๏ผŒๅˆฐไฝๅผ€ๅฑ•ไธบๅผ€ใ€‚่บซไฝ“ๅค–ๅœจ็š„่™šๅฎž๏ผŒ่ฝๅฎžๅˆฐ่„šไธŠ๏ผŒๅˆ™ๆ˜ฏๆ”ฏๆ’‘่…ฟ้‡้‡็š„ๅ˜ๅŒ–๏ผŒๆ‰ฟ้‡่…ฟไธบๅฎž๏ผŒๅไน‹ไธบ่™šใ€‚

L’ouverture et la fermeture externes du corps se rรฉfรจrent aux mouvements de flexion et d’extension des membres. Par exemple, le fait de plier et de ramener un membre vers soi correspond ร  la fermeture, tandis que l’extension complรจte correspond ร  l’ouverture. En ce qui concerne le vide et le plein externes du corps, cela se manifeste au niveau des pieds par le changement de poids : la jambe qui supporte le poids est considรฉrรฉe comme pleine, tandis que l’autre est considรฉrรฉe comme vide.

้€šๅธธ่ฎฒ่ฆๅˆ†ๆธ…่„šไธ‹็š„่™šๅฎž๏ผŒๆ˜ฏๆŒ‡่ฆๆ˜Ž็™ฝ่„šไธ‹่บซไฝ“้‡้‡ๅœจๅŠจไฝœ่ฟ่กŒไธญๆ˜ฏๅฆ‚ไฝ•ๅœจไธค่…ฟไน‹้—ด่ฝฌๆขๅ’Œ่ฟ‡ๅบฆ็š„ใ€‚่™šๅฎž่ฝๅฎžๅœจๆ‰‹่‡‚ไธŠ๏ผŒๅˆ™้œ€ๆ˜Ž็™ฝๅœจ่ฟๅŠจ่ฟ‡็จ‹ไธญ๏ผŒๅŠฒๅŠ›ใ€ๅŠฒ็‚น่ฝๅฎžๅœจๆ‰‹่‡‚ไธŠ๏ผŒๅ“ชๅชๆ‰‹่‡‚้ข†ๅŠฒๅˆ™ๅ“ชๅชๆ‰‹่‡‚ไธบๅฎž๏ผŒ็›ธ้š็š„ๆ‰‹่‡‚ๅˆ™ไธบ่™šใ€‚

ไพ‹ๅฆ‚ๆฝ้›€ๅฐพๆŒ‰ๅŠฟๆŽฅๅ•้žญ๏ผŒไธค่‡‚ๅœจ่ƒธๅ‰ๆŠนๅนณๅœ†็š„ๆ—ถๅ€™๏ผŒๅ‘ๅทฆ่ฝฌ่…ฐ๏ผŒๅทฆๆŽŒๅŠๅทฆ่‡‚้ข†ๅŠฒ๏ผŒไธบๅฎž๏ผŒๅณๆŽŒๅŠๅณ่‡‚็›ธ้š๏ผŒไธบ่™š๏ผŒๅ‘ๅณ่ฝฌ่…ฐๆ—ถ๏ผŒๅณๆŽŒๅŠๅณ่‡‚ไธบๅฎž๏ผŒๅทฆๆŽŒๅŠๅทฆ่‡‚ไธบ่™šใ€‚ๅ†่ฝๅฎžๅˆฐ็ป†่Š‚๏ผŒๆ‰‹่ƒŒ้ข†ๅŠฒๆ—ถ๏ผŒๆ‰‹ๆŽŒไธบ่™š๏ผŒๆ‰‹่ƒŒไธบๅฎžใ€‚็ญ‰็ญ‰่กจ็Žฐ๏ผŒ็š†ๅœจ็”จ้˜ด้˜ณใ€่™šๅฎžใ€ๅผ€ๅˆ็ญ‰ๅฏน็ซ‹็ปŸไธ€็š„่Œƒ็•ดๆ่ฟฐ่บซไฝ“ๅค–ๅœจ็š„ๅ˜ๅŒ–ใ€‚

่บซไฝ“ๅœจๆ„ๅฟตๅ’Œๅ†…ๆฐ”็š„ไฝœ็”จไธ‹๏ผŒๅ†…ๅŠฒ่‡ช็”Ÿใ€‚ๅ†…ๆฐ”้ฅฑๆปกไน‹ๆ—ถ๏ผŒ่บซไฝ“ๅ†…้ƒจ้šๅŠฒ่ทฏใ€ๅŠฒๅˆซใ€ๅŠฒ็‚นๅ’Œๆ„ๅฟต็š„ๅ˜ๅŒ–๏ผŒไฝฟไน‹ๆœ‰ไธ€็งๆ—ขๆœ‰่ง„ๅพ‹ๅˆๆฒกๆœ‰่ง„ๅพ‹็š„่ƒฝ้‡ๅผ€ๅง‹่ฟ่กŒๆ—ถ๏ผŒๅฐฑไบง็”Ÿไบ†่บซไฝ“ๅ†…ๅœจ็š„่™šๅฎž่ฝฌๆขๅ’Œๅผ€ๅˆๅ˜ๅŒ–๏ผŒ่ฟ™ๆ˜ฏๅคชๆžๆ‹ณไฟฎ็‚ผๅˆฐไธ€ๅฎšๅฑ‚ๆฌกๆ—ถ๏ผŒๆˆ‘็š„ไธ€็‚น็ฒ—ๆต…็š„ไฝ“ไผšใ€‚

ๅ…ˆ่ดคไปฌๅœจ่ฎบๅŠ่™šๅฎžๅผ€ๅˆไน‹ๆ—ถ๏ผŒๆ–‡ๅญ—ไธๅคš๏ผŒไฝ†ๆ˜ฏๅฝ’็ป“่ตทๆฅไผš่ฏด้“โ€œๅค„ๅค„ๆ€ปๆญคไธ€่™šๅฎžโ€๏ผŒๅ…ถไธญไธ€ๅˆ‡ๅฅฅไน‰ๅช่ƒฝ้ ๅธˆ็ˆถๅผ•้ข†ๅ’Œ่‡ชๅทฑๅŽปๆ‚Ÿไบ†ใ€‚

ไธๆ˜ฏๅ…ˆ่ดคไปฌไธ่ฏด๏ผŒ่€Œๆ˜ฏๆ€•่ฏดๅ‡บๆฅไธๅคŸๅ‡†็กฎ๏ผŒ่ดป่ฏฏไบ†ๅŽไบบใ€‚ๅ› ไธบๆ‹ณๆ˜ฏ้ ไฝ“่ฎค๏ผŒไฝ“็Ÿฅ๏ผŒไฝ“่ฏ๏ผŒไฝ“ๆ‚Ÿๅ‡บๆฅ็š„๏ผŒ้žๆ–‡ๅญ—่ฏญ่จ€ๆ‰€่ƒฝๅŠใ€‚ๅ…ˆ่ดคไปฌ่ฎคไธบ่ฏดไธๆธ…ๆฅšๅˆ™ๅฎๅฏไธ่ฏด๏ผŒ่ฟ™ไธๆ˜ฏไฟๅฎˆ๏ผŒ่€Œๆ˜ฏๆ…Žไน‹ๅˆๆ…Žใ€‚โ€œๅค„ๅค„ๆ€ปๆญคไธ€่™šๅฎžโ€๏ผŒไธ€่ฏญ้“ๅ‡บไบ†็œŸๆœบ๏ผŒไน ็ปƒ่€…ๅพ—้ ่‡ชๅทฑ็”จ่บซไฝ“ๅŽปๆ‚Ÿๆ‰่ƒฝๆ˜Ž็™ฝใ€‚

ไพ‹ๅฆ‚ๆˆ‘ไปฌ็ปƒๆ‹ณๅˆฐไบ†็ฌฌไธ‰้˜ถๆฎต๏ผŒ่บซไฝ“ๅ†…ๅœจๆœ‰ไบ†่ƒฝ้‡ๆตๅŠจๅ’Œๆ”ถๆ”พๆ—ถ๏ผŒๅฐฑไผšๆœ‰ไธ€ไธชๆฑ‡้›†ๅ’Œ็ƒน็‚ผใ€ๅ‚จๅญ˜ๅ’Œๆ”ถๅ…ป่ฟ™ไบ›่ƒฝ้‡็š„็ฉบ้—ด๏ผŒ่ฟ™ไธชไฝ็ฝฎๅฐฑๆ˜ฏๆˆ‘ไปฌๆ‰€่ฏด็š„ไธ‹ไธน็”ฐใ€‚

้€šๅธธๅฏนไบŽไธ‹ไธน็”ฐ็š„ๆ่ฟฐๅ’Œๅฎšไฝๆœ‰่ฏดๆ˜ฏ่„ไธ‹ไบŒ่‡ณไธ‰ๅฏธไน‹้—ด๏ผŒๆœ‰่ฏดๆ˜ฏๅœจ่„ไธŽๅ‘ฝ้—จ็ฉดๅ‰ๅŽ่ฟž็บฟๅ‰ไธ‰ๅŽไธƒ็š„ไฝ็ฝฎใ€‚็ปƒๆ‹ณๆ—ถ๏ผŒไธ‹ไธน็”ฐ็š„่™šๅฎžๅ’Œๅผ€ๅˆๅ˜ๅŒ–๏ผŒๅฎž้™…ไธŠไธๆ˜ฏไธ€ไธชๅ…ทไฝ“็š„็‚น๏ผŒ่€Œๆ˜ฏไปฅๅฐ่…นไธบไธญๅฟƒ็š„ไธ€ไธช็ฉบ้—ด๏ผŒๅŒ…ๅซไบ†ไธŠ้ขๆ‰€่ฏด็š„ไธ‹ไธน็”ฐ็š„ไฝ็ฝฎใ€‚

Lorsqu’on parle de distinguer (ๅˆ†ๆธ… fฤ“n qฤซng) le vide (่™š xลซ) et le plein (ๅฎž shรญ) sous les pieds, cela signifie comprendre comment le poids (้‡้‡ zhรฒng liร ng) du corps (่บซไฝ“ shฤ“n tว) se transfรจre et se rรฉpartit entre les deux jambes pendant l’exรฉcution des mouvements (่ฟ่กŒ yรนn xรญng). En ce qui concerne les bras, il faut comprendre que pendant le mouvement, la force et les points de force se manifestent dans les bras : le bras qui guide la force est considรฉrรฉ comme plein, tandis que l’autre bras est considรฉrรฉ comme vide.

Par exemple, dans la transition de Saisir la queue de l’oiseau (ๆฝ้›€ๅฐพ lวŽn quรจ wฤ›i) au Fouet simple (ๅ•้žญ dฤn biฤn), lorsque les deux bras s’aplatissent en formant un cercle devant la poitrine et que le corps pivote vers la gauche, la paume gauche et le bras gauche guident la force et sont donc considรฉrรฉs comme pleins, tandis que la paume droite et le bras droit suivent et sont considรฉrรฉs comme vides. Lorsque le corps pivote vers la droite, la paume droite et le bras droit deviennent pleins, tandis que la paume gauche et le bras gauche deviennent vides. En entrant dans les dรฉtails, lorsque le dos de la main guide la force, la paume est considรฉrรฉe comme vide et le dos de la main comme plein. Ces manifestations utilisent les catรฉgories opposรฉes et unifiรฉes du yin et du yang, du vide et du plein, de l’ouverture et de la fermeture pour dรฉcrire les changements externes du corps (ไฝ“ tว).

Sous l’effet de l’intention (ๆ„ๅฟต yรฌ niร n) et de l’รฉnergie interne (ๅ†…ๆฐ” nรจi qรฌ), la force interne se dรฉveloppe naturellement. Lorsque l’รฉnergie interne est abondante, le corps rรฉagit aux variations de la direction de la force (ๅŠฒ่ทฏ jรฌn lรน), des types de force (ๅŠฒๅˆซ jรฌn biรฉ), des points de force (ๅŠฒ็‚น jรฌn diวŽn) et de l’intention, faisant naรฎtre une รฉnergie ร  la fois rรฉguliรจre et irrรฉguliรจre. Cela entraรฎne des transformations internes entre le vide et le plein, l’ouverture et la fermeture. C’est une comprรฉhension superficielle de ce que l’on peut ressentir ร  un certain niveau de pratique du taiji quan.

Lorsque les anciens sages discutaient du vide et du plein, de l’ouverture et de la fermeture, ils utilisaient peu de mots, mais rรฉsumaient souvent par partout se trouve ce principe de vide et de plein. Toute la subtilitรฉ de ces concepts ne peut รชtre comprise qu’en รฉtant guidรฉ (่ƒฝ้  nรฉng kร o) par un maรฎtre (ๅธˆ็ˆถ shฤซ fu) et par la comprรฉhension (ๆ‚Ÿ wรน) personnelle (่‡ชๅทฑ zรฌ jว).

Ce n’est pas que les anciens sages (ๅ…ˆ่ดค xiฤn xiรกn) ne veuillent pas en parler, mais ils craignent que leurs explications ne soient pas assez prรฉcises et induisent en erreur les gรฉnรฉrations futures. En effet, le taiji quan repose sur l’expรฉrience corporelle , la comprรฉhension, la vรฉrification et la rรฉflexion personnelle, ce qui ne peut รชtre pleinement exprimรฉ par des mots ou des รฉcrits. Les anciens sages prรฉfรจrent ne pas parler de ce qu’ils ne peuvent expliquer clairement, non par conservatisme, mais par prudence. L’expression partout se trouve ce principe de vide et de plein rรฉvรจle l’essence vรฉritable, et le pratiquant doit comprendre cela par lui-mรชme ร  travers son propre corps.

Par exemple, lorsque nous atteignons la troisiรจme phase de la pratique du taiji quan, et que l’รฉnergie commence ร  circuler et ร  se libรฉrer ร  l’intรฉrieur du corps, il existe un espace oรน cette รฉnergie se rassemble, se transforme, se stocke et se nourrit. Cet endroit est ce que nous appelons le champ de cinabre infรฉrieur (ไธ‹ไธน็”ฐ xiร  dฤn tiรกn).

La description et l’emplacement courants du champ de cinabre infรฉrieur sont qu’il se situe entre deux et trois pouces sous le nombril, ou qu’il est situรฉ trois pouces devant et sept pouces derriรจre la ligne reliant le nombril et le point porte du destin (ๅ‘ฝ้–€ mรฌng mรฉn). Lors de la pratique de la boxe, le vide et le plein ainsi que les changements d’ouverture et de fermeture concerne le champ de cinabre infรฉrieur, en fait, il ne sโ€™agit pas d’un point spรฉcifique, mais un espace centrรฉ sur le bas-ventre, qui comprend la position du champ de cinabre infรฉrieur mentionnรฉe ci-dessus.

ไธ‹ไธน็”ฐไธ็”จๅˆปๆ„ๅŽปๆ‰พ๏ผŒ่€Œไธ€ๅฎšๆ˜ฏๅ†…ๆฐ”ๅ……็›ˆ๏ผŒ้š่บซไฝ“ๅŠจไฝœๅ’Œๆ„ๅฟตๅผ•ๅฏผ๏ผŒๅ†…ๆฐ”ๅœจไฝ“ๅ†…ๆœ‰ๆ‰€ๅผ€ๅˆไน‹ๅŽ๏ผŒ็”จๅฟƒไฝ“ไผšๅฐฑๅ‘็Žฐ่‡ชๅทฑไธ‹ไธน็”ฐ็š„ไฝ็ฝฎใ€‚ๅคไบบ็งฐโ€œ็ฒพใ€ๆฐ”ใ€็ฅžโ€ไธบไบบ็”Ÿไธ‰ๅฎ๏ผŒ่ง†ไธ‹ไธน็”ฐไธบ่ดฎ่—็ฒพๆฐ”็ฅž็š„ๆ‰€ๅœจ๏ผŒๆ˜ฏ็œŸๆฐ”ๅ‡้™ๅผ€ๅˆ็š„ๆžข็บฝ๏ผŒๅ› ๆญคๅพˆ้‡่ง†ไธ‹ไธน็”ฐ็š„ๆ„ไน‰๏ผŒ่ง†ๅ…ถไธบโ€œๆ€งๅ‘ฝไน‹ๆ นๆœฌโ€ใ€‚

Il n’est pas nรฉcessaire de chercher dรฉlibรฉrรฉment le champ de cinabre infรฉrieur. Il se rรฉvรจle naturellement lorsque l’รฉnergie interne est abondante et que, guidรฉe par les mouvements du corps et l’intention, elle commence ร  s’ouvrir et ร  se fermer ร  l’intรฉrieur du corps. En prรชtant attention, on dรฉcouvre alors la position de son propre champ de cinabre infรฉrieur. Les anciens appelaient essence (็ฒพ jฤซng), souffle (ๆฐ” qรฌ) et esprit (็ฅž shรฉn), les trois trรฉsors de la vie (็”Ÿไธ‰ๅฎ shฤ“ng sฤn bวŽo), considรฉrant le champ de cinabre infรฉrieur comme le lieu oรน ces รฉlรฉments sont stockรฉs. Il est vu comme le pivot de la montรฉe et de la descente du souffle vital, et donc comme la racine de la vie (ๆ€งๅ‘ฝไน‹ๆ นๆœฌ xรฌng mรฌng zhฤซ gฤ“n bฤ›n). C’est pourquoi ils accordaient une grande importance au champ de cinabre infรฉrieur.

ๅฐฝ็ฎกไปŽ็Žฐไปฃ่งฃๅ‰–ๅญฆๅ’Œ็”Ÿ็†ๅญฆ่ง’ๅบฆๆฅ็œ‹๏ผŒไธ‹ไธน็”ฐๆ‰€ๅœจ็š„ไฝ็ฝฎๅนถๆฒกๆœ‰็‰นๆฎŠ็š„ๅฝขๆ€๏ผŒไฝ†ๆ˜ฏ้€š่ฟ‡ๆ„ๅฎˆไธน็”ฐๆฅๅ…ป็”Ÿๆˆ–่€…ๅ–ๅพ—็–—ๆ•ˆๅทฒ็ป่ขซๅฎž่ทตๆ‰€่ฏๅฎž๏ผŒ่ฟ™ๅฐฑๆ˜ฏไฝ“่ฎคๅ’Œไฝ“่ฏ็š„ๅŠŸๅคซ๏ผŒๅ› ไธบๅญ˜ๅœจ็š„ไธไธ€ๅฎšๆœ‰่กจ็Žฐๅฝขๅผ๏ผŒไนŸไธไธ€ๅฎš่ƒฝๅคŸๆ„Ÿ่ง‰ๅพ—ๅˆฐ๏ผŒ่€Œ่ฆๅŽป็”จ่บซไฝ“ๅฎž่ทต๏ผŒๆ‰่ƒฝ้€ๆธ่ตฐๅ…ฅๅฏน่บซไฝ“ๆ›ดๆทฑๅฑ‚ๆฌก็š„่ฎค็Ÿฅใ€‚

Bien que, du point de vue de l’anatomie et de la physiologie modernes, la position du champ de cinabre infรฉrieur n’ait pas de forme particuliรจre, l’efficacitรฉ de la concentration sur le champ de cinabre pour la santรฉ et la guรฉrison a รฉtรฉ prouvรฉe par la pratique. Cela relรจve de l’expรฉrience corporelle et de la vรฉrification personnelle, car ce qui existe ne se manifeste pas nรฉcessairement de maniรจre visible ou perceptible. Il faut pratiquer avec le corps pour progressivement atteindre une comprรฉhension plus profonde de soi-mรชme.

ๅคชๆžๆ‹ณๆ˜ฏๅ†…ๅฎถๆ‹ณ๏ผŒ็ปƒ็š„ๆ˜ฏๅฟƒๆ„๏ผŒไบฆๆ˜ฏ่บซๅฟƒไฟฎ็‚ผ็š„่‰บๆœฏ๏ผŒๆ•…่€Œๆœ‰็”จๆ„ไธ็”จๅŠ›ไน‹่ฏดใ€‚ๅค–ๅœจ็š„่บซๅฝข่ฆๅ’Œๅ†…ๅœจ็š„ๅฟƒๆ„็ป“ๅˆ่ตทๆฅ๏ผŒๅˆฐไบ†้ซ˜็บง้˜ถๆฎต๏ผŒไปฅๅ›บๅ…ปๅ†…ๆฐ”๏ผŒไปฅๅฟƒ่กŒๆ„๏ผŒไปฅๆ„ๅฏผๆฐ”๏ผŒไปฅๆฐ”่ฟ่บซไธบๅŸบ็ก€ใ€‚ๅง‹ๆœ‰ๆ„ๅŠจ๏ผŒๆ‰ๆœ‰ๆฐ”ๅŠจๅ’ŒๅฝขๅŠจใ€‚้€š่ฟ‡่ฟ™ๆ ท็š„็ปƒไน ๏ผŒๅคชๆžๆ‹ณๅผ€ๅ‘ไบ†ไบบไฝ“ๅ†…โ€œ็ฅžใ€ๆ„ใ€ๆฐ”โ€็ป“ๅˆๆ‰€ไบง็”Ÿ็š„ๅ†…ๅœจ่ƒฝ้‡ๅ’ŒๆฝœๅŠ›ใ€‚ๆ•…่€Œ่ฏด๏ผŒ่บซไฝ“ๅ†…ๅœจ่ƒฝ้‡็š„ๆตๅŠจ๏ผŒๆ˜ฏ็”ฑๆฐ”ไธบๅŸบ็ก€็š„ไธ€็ง็ปผๅˆ่ƒฝ้‡๏ผŒๆœ‰ไบบ็งฐไธบๅคชๆžๆ‹ณ็š„ๅ†…ๅŠŸ๏ผŒๆœ‰ไบบ็งฐไธบๅ†…ๅŠฒ๏ผŒๆœ‰ไบบ็งฐไธบๅ†…ๆฐ”๏ผŒๅ…ถๅฎžๆ˜ฏไธ€็งไธœ่ฅฟใ€‚

Le taiji quan est un art martial interne (ๅ†…ๅฎถๆ‹ณ nรจi jiฤ quรกn) qui repose sur l’intention et l’esprit (ๅฟƒๆ„ xฤซn yรฌ), et constitue un art de dรฉveloppement du corps et de l’esprit (่บซๅฟƒ shฤ“n xฤซn). C’est pourquoi on dit qu’il faut utiliser l’intention (็”จๆ„ yรฒng yรฌ) plutรดt que la force (็”จๅŠ› yรฒng lรฌ). La forme extรฉrieure (ๅค–ๅœจ wร i zร i) du corps (่บซๅฝข shฤ“n xรญng) doit รชtre combinรฉe avec l’intention (ๅฟƒๆ„ xฤซn yรฌ) intรฉrieure (ๅ†…ๅœจ nรจi zร i). ร€ un niveau avancรฉ, cela repose sur le fait de nourrir (ๅ…ป yวŽng) l’รฉnergie interne (ๅ†…ๆฐ” nรจi qรฌ) par la stabilitรฉ, de guider l’intention (ๆ„ yรฌ) par l’esprit (ๅฟƒ xฤซn), de guider le souffle (ๆฐ” qรฌ) par l’intention et de mouvoir le corps (่บซ shฤ“n) par le souffle. C’est l’intention qui initie le mouvement de l’รฉnergie et de la forme. ร€ travers cette pratique, le taiji quan dรฉveloppe l’รฉnergie et le potentiel internes rรฉsultant de la combinaison de l’esprit, de l’intention et du souffle. Ainsi, le flux d’รฉnergie (่ƒฝ้‡ nรฉng liร ng) interne (ๅ†…ๅœจ nรจi zร i) est une forme d’รฉnergie intรฉgrรฉe (็ปผๅˆ่ƒฝ้‡ zลng hรฉ nรฉng liร ng) basรฉe sur le souffle (ๆฐ” qรฌ). Certains l’appellent le travail interne (ๅ†…ๅŠŸ nรจi gลng) du taiji quan, d’autres la force interne (ๅ†…ๅŠฒ nรจi jรฌn) ou le souffle interne (ๅ†…ๆฐ” nรจi qรฌ), mais il s’agit en rรฉalitรฉ de la mรชme chose.

่บซไฝ“ๅ†…ๅœจ็š„ๅผ€ๅˆ่ฏด็š„็ฎ€ๅ•ไธ€็‚นๅฐฑๆ˜ฏๆŒ‡ๅœจๆ„ๅฟต็š„ๅผ•ๅฏผไธ‹๏ผŒๅ†…ๆฐ”ๅœจไฝ“ๅ†…็š„ๆ”ถๅ’Œๆ”พใ€‚ๆญฆๅผๅคชๆžๆ‹ณๅฎถๆŽไบฆ็•ฌ่ฎคไธบ๏ผšโ€œๆฐ”ๅ‘ไธ‹ๆฒ‰๏ผŒ็”ฑไธค่‚ฉๆ”ถไบŽ่„Š้ชจ๏ผŒๆณจไบŽ่…ฐ้—ด๏ผŒๆญคๆฐ”ไน‹็”ฑไธŠ่€Œไธ‹ไนŸ๏ผŒ่ฐ“ไน‹ๅˆ๏ผ›็”ฑ่…ฐๅฝขไบŽ่„Š้ชจ๏ผŒๅธƒไบŽไธค่†Š๏ผŒๆ–ฝไบŽๆ‰‹ๆŒ‡๏ผŒๆญคๆฐ”็”ฑไธ‹่€ŒไธŠไนŸ๏ผŒ่ฐ“ไน‹ๅผ€ใ€‚ๅˆไพฟๆ˜ฏๆ”ถ๏ผŒๅผ€ๅณๆ˜ฏๆ”พใ€‚โ€

L’ouverture et la fermeture internes du corps se rรฉfรจrent simplement au processus par lequel, sous la guidance de l’intention, l’รฉnergie interne se contracte et se relรขche ร  l’intรฉrieur du corps. Le maรฎtre de taiji quan martial Li Yini explique : L’รฉnergie descend, passant des รฉpaules ร  la colonne vertรฉbrale, pour se concentrer dans la taille ; c’est le mouvement de l’รฉnergie du haut vers le bas, appelรฉ fermeture. De la taille, l’รฉnergie remonte le long de la colonne vertรฉbrale, se diffuse dans les bras et atteint les doigts ; c’est le mouvement de l’รฉnergie du bas vers le haut, appelรฉ ouverture. La fermeture est donc la contraction, et l’ouverture est le relรขchement.

ๅ†…ๆฐ”็š„ๆ”ถๅ’Œๆ”พไธ€ๅฎšๆ˜ฏไธŽ่บซไฝ“ๅค–ๅฝขๅŠจไฝœ็›ธไบ’ไฝœ็”จ็š„ใ€‚ไพ‹ๅฆ‚ๅšๆ‚่†ๆ‹—ๆญฅๆ—ถ๏ผŒ้š่ฝฌ่…ฐๅ‘ๅ‰ๅผ“ๆญฅ๏ผŒไธ€ๆ‰‹ๆ‚่†๏ผŒไธ€ๆ‰‹ๅ‰ๆŒ‰ๆ—ถ๏ผŒๆ‰‹่„šๆธๆธๅˆฐไฝ๏ผŒ่บซไฝ“ไธญ็š„ๅ†…ๆฐ”็”ฑไธน็”ฐๅผ€ๅง‹็ผ“็ผ“ๅ‘ๅ››็จ็Œ่พ“๏ผŒๅŒๆ—ถ๏ผŒไธน็”ฐ่ฟ™ไธช็ฉบ้—ด็ผฉๅฐใ€่šๅˆใ€ไธ‹ๆฒ‰ใ€‚ๅˆฐไฝๆ—ถๆฐ”่ดฏๅ…จ่บซ๏ผŒๆ— ๅ†…ๆ— ๅค–๏ผŒๅ‘จ่บซๆพ้€๏ผŒไธน็”ฐ่šๅˆใ€ๆฒ‰้™ใ€‚ๅผ€ๅˆไธป่ฆ็”จๆฅๆ่ฟฐๅ†…ๆฐ”็š„ๆ”ถๆ”พ๏ผŒๅ†…ๆฐ”็”ฑไธน็”ฐ่ดฏไบŽๅ››็จๆ—ถไธบๅผ€๏ผŒไธบไผธ๏ผŒไธบ้•ฟ๏ผŒไธบๆ”พ๏ผŒไธบๅ‘๏ผ›่€Œๅ†…ๆฐ”็”ฑๅ››็จๅ›žๅฝ’ไธน็”ฐๆ—ถไธบๅˆ๏ผŒไธบ็ผฉ๏ผŒไธบๅท๏ผŒไธบๆ”ถ๏ผŒไธบๅ›žใ€‚

Recevoir, rassembler (ๆ”ถ shลu) et relรขcher, libรฉrer (ๆ”พ fร ng) l’รฉnergie interne (ๅ†…ๆฐ” nรจi qรฌ) doit interagir (็›ธไบ’ไฝœ็”จ xiฤng hรน zuรฒ yรฒng) avec les mouvements externes (ๅค–ๅฝขๅŠจไฝœ wร i xรญng dรฒng zuรฒ) du corps (่บซไฝ“ shฤ“n tว). Par exemple, lors de l’exรฉcution du Brosser le genoux (ๆ‚่†ๆ‹—ๆญฅ lว’u xฤซ ร o bรน), en tournant la taille et en avanรงant le pied, une main brosse le genou tandis que l’autre pousse vers l’avant. ร€ mesure que les mains et les pieds se mettent en place, l’รฉnergie interne (ๅ†…ๆฐ” nรจi qรฌ) commence ร  se diffuser lentement depuis le champ de cinabre vers les extrรฉmitรฉs. Simultanรฉment, l’espace du champ de cinabre se rรฉtrรฉcit (็ผฉๅฐ suล xiวŽo), se concentre (่šๅˆ jรน hรฉ) et sombre (ไธ‹ๆฒ‰ xiร  chรฉn). Une fois en position, l’รฉnergie (ๆฐ” qรฌ) traverse tout le corps, sans distinction entre l’intรฉrieur et l’extรฉrieur (ๆ— ๅ†…ๆ— ๅค– wรบ nรจi wรบ wร i), le corps entier (ๅ‘จ่บซ zhลu shฤ“n) est dรฉtendu (ๆพ sลng), et le champ de cinabre est concentrรฉ (่šๅˆ jรน hรฉ) et a sombrรฉ (ๆฒ‰้™ chรฉn jiร ng). L’ouverture et la fermeture dรฉcrivent principalement la contraction et le relรขchement de l’รฉnergie interne : lorsque l’รฉnergie se diffuse du champ de cinabre vers les extrรฉmitรฉs, c’est l’ouverture (ๅผ€ kฤi), l’extension (ไผธ shฤ“n), l’allongement (้•ฟ zhวŽng), le relรขchement (ๆ”พ fร ng) et l’รฉmission (ๅ‘ fฤ); lorsque l’รฉnergie revient (ๅ›žๅฝ’ huรญ guฤซ) des extrรฉmitรฉs vers le champ de cinabre, c’est la fermeture (ๅˆ hรฉ), la contraction (็ผฉ suล), l’enroulement (ๅท juวŽn), le recevoir (ๆ”ถ shลu) et le retour (ๅ›ž huรญ).

ๅŒๆ ท๏ผŒๆˆ‘ไปฌ็”จ่บซไฝ“ๅ†…ๅœจ็š„่™šๅฎžๆ่ฟฐไธน็”ฐ็š„่กจ็Žฐๅฝขๅผๅ’Œๆ„Ÿ่ง‰ใ€‚้€šๅธธๆฅ่ฎฒ๏ผŒๅฝ“ๅŠจไฝœๆธๆธๅˆฐไฝ๏ผŒๅŠฒๅŠ›็”ฑ่„š่€Œ่…ฟ๏ผŒ็”ฑ่…ฟ่€Œ่…ฐ๏ผŒ็”ฑ่…ฐ่€Œ่„Š๏ผŒ็”ฑ่„Š่€Œ่พ“ไบŽไธค่‡‚ๆŒ‡็จ๏ผŒๅŒๆ—ถ๏ผŒๅ†…ๆฐ”ไนŸ้š็€ๅŠจไฝœ็š„ๆธๆธๅˆฐไฝ็”ฑไธน็”ฐๅ‘ๅ››็จ่พ“้€๏ผŒไธน็”ฐๆ€ปไฝ“็ฉบ้—ด็š„ไฝ“็งฏๅ˜ๅฐใ€‚

De mรชme, nous utilisons les concepts de vide et de plein internes pour dรฉcrire les manifestations et les sensations du champ de cinabre. En gรฉnรฉral, lorsque le mouvement se met progressivement en place, la force passe des pieds aux jambes, des jambes ร  la taille, de la taille ร  la colonne vertรฉbrale, puis se transmet aux bras et aux doigts. Simultanรฉment, l’รฉnergie interne se diffuse du champ de cinabre vers les extrรฉmitรฉs ร  mesure que le mouvement se met en place, rรฉduisant ainsi le volume global de l’espace du champ de cinabre.

ไพๆฎไธๅŒ็š„ๅค–ๅฝขๅŠจไฝœ๏ผŒ่บซไฝ“ๅ†…ๅœจ่กจ็Žฐไธบ่šๅˆใ€ๆ”ถๆ‹ขใ€้ผ“่กใ€็ฟปๆปšใ€ๆฒ‰้™็ญ‰่ฏธๅคšไธๅŒ็š„ๅฝขๅผ๏ผŒๆญคๆ—ถๆˆ‘ไปฌ็งฐ่บซไฝ“ๅ†…ๅœจไธบๅฎžใ€‚ๅฝ“ๅ‰ไธ€ๅŠฟๅŠฒๅŠ›ๅทฒๅŽป๏ผŒไธ‹ไธ€ๅŠฟๅผ€ๅง‹้…้…ฟ๏ผŒ็Œ่พ“ๅ››็จ็š„ๅ†…ๆฐ”ๅผ€ๅง‹ๅ›žๆ”ถใ€่“„ๅญ˜ไบŽไธน็”ฐๆ—ถ๏ผŒไธน็”ฐ็ฉบ้—ด็š„ไฝ“็งฏๆพๆพ่†จๅคง๏ผŒ็Šนๅฆ‚ๆฐ”็ƒ่ขซๅน่ตทๆฅไผผๅœฐ๏ผŒๆพๆ•ฃ่€Œๅผ€๏ผŒๅ……็›ˆๅฐ่…น๏ผŒๆญคๆ—ถๆˆ‘ไปฌ็งฐไน‹ไธบ่บซไฝ“ๅ†…ๅœจไธบ่™šใ€‚

Selon les diffรฉrents mouvements externes, le corps peut manifester diverses formes internes telles que la concentration, la contraction, la vibration, le roulement et l’abaissement. Dans ces cas, nous parlons du corps interne comme รฉtant plein. Lorsque la force d’un mouvement prรฉcรฉdent s’est dissipรฉe et qu’un nouveau mouvement commence ร  se prรฉparer, l’รฉnergie interne qui se diffusait vers les extrรฉmitรฉs commence ร  revenir et ร  se stocker dans le champ de cinabre. ร€ ce moment, l’espace du champ de cinabre se dilate, comme un ballon qui se gonfle, devenant expansif et ouvert, remplissant le bas-ventre. Nous appelons cela le corps interne vide (่บซไฝ“ๅ†…ๅœจ่™š shฤ“n tว nรจi zร i xลซ).

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Les sensations de vide et de plein dans le champ de cinabre varient ร  chaque mouvement de la forme, et bien que nous puissions les rรฉsumer de maniรจre gรฉnรฉrale par les termes de vide et de plein, il est impossible de dรฉcrire prรฉcisรฉment avec des mots leur รฉtat ร  chaque instant. En effet, selon l’intention, la direction de la force et les mouvements externes, les manifestations du champ de cinabre sont extrรชmement variรฉes : il peut s’รฉlever, s’abaisser, tourner ร  gauche, pivoter ร  droite, se concentrer, se disperser, bouillonner comme une source, s’รฉcouler comme de l’eau, vibrer ou se dรฉtendre. De plus, comme chaque pratiquant a un niveau diffรฉrent, la comprรฉhension interne du vide et du plein pour un mรชme mouvement varie d’une personne ร  l’autre, rendant encore plus difficile une expression prรฉcise par des mots.

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La plupart du temps, les ouvertures et fermetures externes du corps et les ouvertures et fermetures internes sont synchronisรฉes. Par exemple, lorsque la forme est complรจtement ouverte, l’รฉnergie interne atteint รฉgalement les extrรฉmitรฉs des doigts, et le corps interne se manifeste comme plein. Lorsque les mains et les pieds se rรฉtractent, l’รฉnergie interne se rรฉtracte รฉgalement, et le corps interne se manifeste comme vide. Le taiji quan se concentre principalement sur les transitions entre le vide et le plein ร  l’intรฉrieur du corps, tandis qu’ร  l’extรฉrieur, la taille est la source de la force, et les pieds sont la racine de la puissance. L’esprit guide l’intention, l’intention dirige l’รฉnergie, et l’รฉnergie meut le corps, permettant ainsi au mouvement interne de guider le mouvement externe. Cela permet d’atteindre une unitรฉ du corps et de l’esprit, oรน l’intention et le systรจme nerveux sont en harmonie, permettant de percevoir les informations corporelles de soi-mรชme et des autres par le toucher, ce qui reprรฉsente un niveau avancรฉ de la pratique des poussรฉes de mains (ๆŽจๆ‰‹ tuฤซ shว’u).

Le contenu ci-dessus a รฉtรฉ dictรฉ par le professeur Zaxi et transcrit par Yang Dawei

Zaxi, d’ethnie tibรฉtaine, est nรฉE le 25 octobre 1932 dans le district de Huzhu, province du Qinghai. Elle est un maรฎtre de la cinquiรจme gรฉnรฉration du style Yang de taiji quan. Elle est le premier Tibรฉtain ร  devenir maรฎtre de taiji quan et la premiรจre ร  avoir introduit le taiji quan au Tibet. Elle est actuellement la prรฉsidente fondatrice et entraรฎneur en chef de l’Association de taiji quan Yang de Yongnian ร  Xianyang, la vice-prรฉsidente de l’Association de taiji quan Yang de Xi’an, et la conseillรจre principale de l’Universitรฉ de la Gratitude du Taiji quan.


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1 rรฉflexion au sujet de ยซย Vide et plein, ouverture et fermeture dans le taiji quanย ยป

  1. Un grand merci pour cette publication , qui , bien que je ne pratique pas le taiji , prรฉsente pour moi des ressentis que j’ai vรฉcus avec la mรฉditation .

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