Épée en bronze de la dynastie des Zhou Orientaux, détail garde

Épée en bronze des Zhou orientaux

Épée en bronze de la dynastie des Zhou Orientaux avec motifs d’animaux et de serpent enroulé (蟠虺 pán huī)

Il s’agit d’une épée en bronze de la fin de la période des Printemps et Automnes à la période des Royaumes combattants. La croix pommeau unique est sculptée avec un motif en forme de Griffin avec tête d’oiseau et corps de bête, et ses larges ailes rende la composition symétrique . Le bec du Griffin est légèrement courbé et le corps est couvert d’écailles, ses griffes sont fermement accrochées au bord de la garde. Le pommeau de l’épée est décorée de serpents enroulés. Il s’agit d’un objet en bronze de style 三晋 sān jìn.

Cimeterre en bronze, manche en forme de mouton, dynastie Shang
Cimeterre en bronze, manche en forme de mouton, dynastie Shang

C’est sous la dynastie Shang qu’est apparut en Chine la métallurgie du bronze. A cette époque la panoplie offensive du guerrier chinois était constituée du couteau de bronze courbe, de l’arc, de la lance et de la hache-poignard (戈 gē) espèce de pic à long manche.


C’est sous la dynastie qui leur à succédée, les Zhou occidentaux, une aristocratie militaire venue du nord, qui établit sa domination sur les chinois indigène, qu’elle qualifiait de “gens aux cheveux noirs”, que sont apparut les premières épées. Ces épées, jian, (était en fait des poignards de bronze allongés, plus un glaive qu’une épée), sont apparues sous l’influence des nomades d’Asie centrale, des indo-européen, cousin des scythes d’Europe.  Certains modèles sont des copies de l’akinakès typique de ces peuples.

Akinakes scythe
Akinakes scythe


A la suite d’une invasion des nomades et le transfert de la capitale des Zhou vers l’est, commence la dynastie des Zhou orientaux. Celle-ci se divise en deux phases : la période des printemps et automne où l’épée de bronze précédemment citée ce répand et la période des royaumes combattants durant laquelle se produit une profonde révolution des techniques guerrières. Les nombreux chars de combats utilisés jusqu’alors sont remplacés par des tactiques d’infanterie aux effectifs énormes, auxquelles sous l’influence des peuples nomades, s’adjoind une cavalerie. Au cour de cette période l’épée de bronze va s’allonger jusqu’à atteindre une longueur de 70 à 80 cm.

Lors de la fin de la dynastie des Zhou occidentaux apparurent des épées purement chinoise, dont un modèle originaire du sud-est de la Chine, caractérisé par un pommeau discoïdal, qui après avoir pris sa forme définitive sous les Zhou orientaux deviendra l’épée la plus répandue durant la période des royaumes combattants.

Ce glaive/épée de bronze d’environ 50 cm, va considérablement s’allonger durant la période des royaumes combattants, jusqu’à devenir l’épée de bronze chinoise classique, de l’époque. (taille environ 70 à 80 cm).

Cette épée, produite en masse pour des armées aux effectifs considérables,( plusieurs centaines de milliers d’hommes) bien que rallongée, garde ses caractéristiques: la lame a une section en losange, un losange dont les 4 cotés seraient légèrement concaves, avec parfois deux tranchants en biseau. Elle se rétrécit un peu au deux tiers en un profil en lyre. La monture peut être coulée avec la lame ou moulée séparément. Dans les deux cas, elle comporte un pommeau en disques dont la surface supérieure est concave, une fusée cylindrique avec deux forts anneaux en saillie et une petite garde en section losangique qui possède deux épaulements à sa partie supérieure et se termine en pointe vers le bas. On sait par certains exemplaires retrouvés que la fusée était entièrement gainée de cordage.

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