Quand la forme devient substance

La chute d'eau, Wang Wei. époque des Tang

Le taiji quan traditionnel insiste sur le fait que les formes ne sont pas de simples enchaînements esthétiques, mais des outils pour développer une substance interne (souffle, intention, alignement, force interne). Pour remplir véritablement une forme, lui donner substance, il faut partir de la compréhension des principes et de leur réalisation.

L’enseignement du tuishou

Hervé Marest et Wang Yennien

Au cours de mes pérégrinations sur la toile j’ai rencontré ce texte d’Hervé Marest consacré à l’enseignement du tuishou. Les témoignages de celles et ceux qui se risquent à écrire, à partir de leur vécu, sur leurs expériences de pratiquants et d’enseignants, loin des poncifs et des aphorismes ressassés du taiji quan, sont précieux. Ils permettent de voir que l’on n’est pas seul sur la route, de se situer sur celle-ci, de découvrir d’autres approches, sans forcément adhérer à tout, mais sans jugement. Les approches sont différentes selon les styles, elles ont leurs pertinences et ce que l’on peut en apercevoir relève de notre niveau débutant, avancé, instructeur, maître, grand maître et est susceptible d’évoluer quand le champ de notre expérience s’étend.

Sapientia

Mosaïque du hall avant, Bibliothèque nationale d'Irlande, Kildare Street, Dublin, Irlande

« Il est un âge où l’on enseigne ce que l’on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l’on enseigne ce que l’on ne sait pas : cela s’appelle chercher. Vient peut-être maintenant l’âge d’une autre expérience : celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible que l’oubli impose à la sédimentation des savoirs, des cultures, des croyances que l’on a traversés. »
— Roland Barthes

En présence de Cheng Man Ching

Cheng Man Ching, photographie de sifu Bill, recadrée et mise en noir et blanc

William C. Phillips, étudiant dévoué et enseignant de taijiquan riche de plus de cinquante ans d’expérience, nous emmène dans le voyage de sa vie dans les arts martiaux et en particulier, ses leçons et expériences avec Cheng Man Ching, le maître des cinq excélences, , qui amena le taijiquan en Occident dans les années 1960.

Mutations

Portrait de Chantal Maillard

Le dernier livre de Chantal Maillard, Las venas del dragón, nous propose de revoir nos modèles de pensée à partir des enseignements des trois courants de la sagesse chinoise : le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme, afin d’y intégrer quelques problématiques qui pourraient être bénéfique non seulement pour chacun de nous, mais pour la société et la planète, comme une certaine éducation du caractère, une sagesse et une politique de l’habitat qui dépasse le discours écologique ou le besoin de silence et d’attention.

Compréhension et réalisation

Entrainement au tai-chi-chuan à Taiwan

Pour apprendre le tai-chi-chuan avec succès, un élève doit avoir la compréhension intellectuelle (心知 xīn zhī) et la réalisation du corps (體悟 tǐ wù).