Préface du pavillon du prince Teng

La préface de la Collection Poétique du Pavillon de Teng Wang’ que Wang Bo écrivit à l’âge de 27 ans est une œuvre poétique très connue. Son poème à la fin de la préface intitulé ‘Poésie du Pavillon Teng Wang’ a été largement salué comme un des plus beaux poèmes de la Dynastie Tang. Le style en a beaucoup influencé des générations ultérieures de poètes.

Le roi de Qin brise la formation

Peinture murale commémorant la victoire du général Zhang Yichao sur les Tibétains en 848, grotte de Mogao 156, fin de la dynastie Tang, détail

La musique du roi de Qin brisant la formation de bataille est une musique martiale de la dynastie Tang louant les grandes réalisations militaires de l’empereur Taizong.

L’empereur Taizong recevant l’envoyé tibétain

L'empereur Taizong recevant l'envoyé tibétain, détail Taizong, Yan Liben

Buniantu, l’image de la situation de la chaise à porteur, est un rouleau de peinture chinoise, comportant un texte historique, réalisé par le peintre de la dynastie Tang, Yan Liben, en 640. La peinture dépeint, la scène ou Gar Tongtsen Yülsung, rencontre l’empereur chinois, Tang Taizong à sa cour.

Vent d’automne

Le guqin, un instrument de musique traditionnel chinois à cordes pincées.

L’écriture occupe une place centrale dans la culture chinoise et la poésie a toujours occupé le premier rang parmi les modes d’expression. Lettré, écrivain et poète y sont des termes interchangeables, qualités déterminant la valeur d’un homme. Les examens impériaux étaient basés en grande partie sur la maitrise de l’écriture.

La production poétique de la dynastie Tang (唐朝 T’ang 618 – 907) est considérable : on compte dans la Poésie complète des Tang quarante huit mille neuf cents poèmes de plus de deux mille auteurs.

Li Bai, Du Fu et Bai Juyi sont les poètes les plus célèbres. Meng Haoran et Wang Wei sont deux autres auteurs importants de cette dynastie.

李白 Lǐ Bái


Le poème de Li Bai, Vent d’automne, n’est pas des plus connus. C’est une chanson d’amour sur la nostalgie de l’être aimé que l’automne rend encore plus douloureuse.

Le contenu est relativement banal et renferme de nombreux lieux communs associés au sujet : l’automne (秋 qiū), saison traditionnellement associé à la mélancolie ; la brise froide ; la lune brillante (月明 yuè míng) en automne, qui répand une clarté glaciale ; les feuilles (葉 yè) mortes, les oiseaux réveillés par le clair de lune, les croassements que le lecteur imagine, la longueur de la nuit, etc.

三五七言

秋風清
秋月明
落葉聚還散
寒鴉棲復驚
相思相見知何日
此時此夜難為情

李白

Trois, cinq et sept mots

Vent frais d’automne,
lune brillante d’automne.
Les feuilles mortes se rassemblent puis s’éparpillent.
Les corbeaux transis se reposent puis s’effarouchent.
Qui sait quand viendra le jour des retrouvailles et de l’amour ?
En cet instant, en cette nuit, c’est l’émotion qui me tourmente.

Traduction d’Anne-Hélène Suares


L’image des feuilles mortes qui se rassemblent puis s’éparpillent, ainsi que celle des corbeaux que se réunissent sur les arbres puis se réveillent en sursaut et s’envolent fait référence à la précarité des rencontres des deux amants, qui peuvent avoir à se séparer brusquement, comme les feuilles par un coup de vent ou les corbeaux réveillés par le soudain clair de lune.

Les images de nuit d’automne sont courantes dans les poèmes dits de gynécée, qui parlent souvent de la solitude de la femme, de l’attente vaine de l’être aimé, de la perte de la jeunesse, etc., à travers certaines images qui suggèrent la froideur, comme le clair de lune, la rosée glaciale ;  ou bien des sons, comme les gouttes de la clepsydre, le crissement des grillons, etc.

La forme de ce poème est originale, voire exceptionnelle dans la poésie du VIIIe siècle. Trois, cinq et sept mots fait référence au fait que le premier distique soit fait de vers trisyllabes, le deuxième de vers pentasyllabes, et le troisième de vers heptasyllabes. Étant donné qu’en poésie chinoise classique les mots sont normalement monosyllabes, cela donne ce qu’annonce le titre, des vers de trois, de cinq et de sept paroles.

古琴 gǔqín

Le guqin, littéralement instrument à cordes ancien, ou qin, est un instrument de musique traditionnel chinois à cordes pincées de la famille des cithares (中華絃樂噐 Zhōnghuá xián yuè qì). 

Un gentilhomme ne se sépare pas de son qin ou de son se sans bonne raison.

Classique des rites

Il est joué depuis les temps anciens, et fut traditionnellement apprécié et considéré par les lettrés comme un instrument raffiné, d’une grande subtilité. Les Chinois font parfois référence au guqin comme le père de la musique chinoise ou l’instrument des sages.

Le guqin est un instrument au son doux, doté d’une tessiture de quatre octaves. Ses cordes à vides sont accordées dans le registre des basses et son degré le plus bas est de deux octaves sous le do, à savoir la même plus basse note que le violoncelle. Le son est produit en pinçant les cordes, à vide, en les appuyant sur la touche ou en utilisant des harmoniques. L’utilisation du glissando lui confère un son rappelant le pizzicato du violoncelle, la contrebasse fretless ou encore la guitare slide. L’instrument est capable d’un grand nombre d’harmoniques, dont 91 couramment utilisées et indiquées par des points sur la touche. Traditionnellement le guqin avait à l’origine cinq cordes, mais d’autres qin en possédant 10 ou plus ont été trouvés. Sa forme moderne a été standardisée il y a deux millénaires.