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Sur la plage, les oies se posent

Vol, Machida Yasuo

ćčłæČ™èœé› pĂ­ng shā luĂČ yĂ n

Sur la plage (ćčłæș pĂ­ngshā), les oies sauvages (雁 yĂ n) se posent (萜 luĂČ) est une piĂšce cĂ©lĂšbre pour guqin, Ă©galement connue sous le nom de 雁萜ćčłæș yĂ n luĂČ pĂ­ng shā, il existe diffĂ©rentes versions depuis sa publication sous la dynastie Ming. Dans la tradition chinoise, les bancs de sable ou les plages et les oies sauvages sont des symboles de l’exil. D’autres suggĂšrent que la mĂ©lodie suggĂšre le dĂ©tachement des choses du monde, l’admiration pour les oies, des animaux nobles et libres.

Ce commentaire Ă©crit en 1876 illustre un peu la piĂšce :

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怩際飛鳎

qiĆ« gāo qĂŹ shuǎng
fēng jìng shā píng
yĂșn chĂ©ng wĂ n lǐ
tiān jì fēi míng

Temps d’automne clair et frais
Brise calme, sable immobile
Les nuages ​​s’Ă©tendent au loin
Les oiseaux qui volent appellent de l’horizon

Les partitions de guqin existantes ont Ă©tĂ© publiĂ©es pour la premiĂšre fois dans le Guyin Zhengzong Ă©crit par le roi de Lu Zhu Changchuang Ă  la fin de la dynastie Ming. Zhu Changfang Ă©tait le fils de Zhu Yiliu (簡王翊鏐) et le petit-fils de l’ empereur Longqing . Il a hĂ©ritĂ© du titre de prince de Lu de son pĂšre en 1618.

Zhu Changfang Ă©tait un calligraphe et un peintre rĂ©putĂ©, ainsi qu’un musicien qui jouait du guqin. Il a fabriquĂ©, ou supervisĂ© la fabrication, de plus de 300 guqin, il a crĂ©Ă© un nouveau type de guqin incorporant des Ă©lĂ©ments de conception occidentaux et a dĂ©veloppĂ© un style musical de guqin qu’il a appelĂ© l’harmonie du centre. Il a aussi Ă©crit un traitĂ© sur l’instrument, le Guyin Zhengzong , en 1634, ainsi qu’un livre sur les Ă©checs chinois. 

Guqin, bois, soie, jade, laque, nacre, 1634
GuqĂ­n, bois, soie, jade, laque, nacre, 1634

ć€çŽ gǔqĂ­n

Le guqin, littĂ©ralement instrument Ă  cordes ancien, ou qin, est un instrument de musique traditionnel chinois Ă  cordes pincĂ©es de la famille des cithares.

Il est jouĂ© depuis les temps anciens, et fut traditionnellement apprĂ©ciĂ© et considĂ©rĂ© par les lettrĂ©s comme un instrument raffinĂ©, d’une grande subtilitĂ©.

Un gentilhomme ne se sĂ©pare pas de son qin ou de son se sans bonne raison.

Classique des rites

Les Chinois font parfois rĂ©fĂ©rence au guqin comme le pĂšre de la musique chinoise ou l’instrument des sages.

Autrefois, l’instrument Ă©tait simplement appelĂ© çŽ qĂ­n, mais Ă  partir du vingtiĂšme siĂšcle, le terme a Ă©tĂ© appliquĂ© Ă  divers autres instruments tels que le hĂșqĂ­n et le yangqin. Le prĂ©fixe  ć€ gǔ, signifiant ancien, a Ă©tĂ© rajoutĂ© par la suite pour lever l’ambiguĂŻtĂ©. Il peut aussi ĂȘtre nommĂ© äžƒćŒŠçŽ qÄ« xiĂĄn qĂ­n, instrument Ă  sept (䞃 qÄ«) cordes (ćŒŠ xiĂĄn).

Le guqin est un instrument au son doux, dotĂ© d’une tessiture de quatre octaves. Ses cordes Ă  vides sont accordĂ©es dans le registre des basses et son degrĂ© le plus bas est de deux octaves sous le do, Ă  savoir la mĂȘme plus basse note que le violoncelle. Le son est produit en pinçant les cordes, Ă  vide, en les appuyant sur la touche ou en utilisant des harmoniques. L’utilisation du glissando lui confĂšre un son rappelant le pizzicato du violoncelle. L’instrument est capable d’un grand nombre d’harmoniques, dont 91 couramment utilisĂ©es et indiquĂ©es par des points sur la touche. Traditionnellement le guqin avait Ă  l’origine cinq cordes, mais d’autres qin en possĂ©dant 10 ou plus ont Ă©tĂ© trouvĂ©s. Sa forme moderne a Ă©tĂ© standardisĂ©e il y a deux millĂ©naires.


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