Tout au long du processus d’exรฉcution du taiji quan (ๅคชๆฅตๆณ tร ijรญ quรกn), on maintient constamment une clartรฉ (ๆทจๆพ jรฌng chรจ) d’esprit (็ฅๆ shรฉn sฤซ), une concentration (ๆๅฟต yรฌ niร n) sincรจre et une humeur (ๅฟๆ xฤซn qรญng) joyeuse, tout en intรฉgrant les propriรฉtรฉs opposรฉes du yin et yang (้ฐ่้ฝ yฤซn yว yรกng), du vide et plein (่่ๅฏฆ xลซ yว shรญ), du rond et carrรฉ (ๅ่ๆน yuรกn yว fฤng), de l’ouverture et la fermeture (้่ๅ kฤi yว hรฉ), du souple et dur (ๆ่ๅ rรณu yว gฤng), du lent et rapide (ๆ ข่ๅฟซ mร n yว kuร i), ainsi que haut et bas (ไธไธ shร ng xiร ), gauche et droite (ๅทฆๅณ zuว yรฒu), avant et arriรจre (ๅๅพ qiรกn hรฒu), intรฉrieur et extรฉrieur (ๅ งๅค nรจi wร i). Cela permet d’atteindre (่พพๅฐ dรก dร o) un รฉtat unifiรฉ et accompli oรน le yin et le yang se gรฉnรจrent mutuellement (้ฐ้ฝ็ธ็ yฤซnyรกng xiฤngshฤng), le vide et le plein se complรจtent (่ๅฏฆ็ธๆ xลซ shรญ xiฤng chรฉng), le rond et le carrรฉ s’appuient l’un sur l’autre (ๆนๅ็ธไพ fฤng yuรกn xiฤngyฤซ), l’ouverture et la fermeture s’imbriquent (้ๅ็ธๅฏ kฤi hรฉ xiฤng yรน), le souple et le dur se tempรจrent (ๅๆ็ธๆฟ gฤng rรณu xiฤng jรฌ), le lent et le rapide s’alternent (ๅฟซๆ ข็ธ้ kuร i mร n xiฤng jiร n), et oรน le haut et le bas se suivent (ไธไธ็ธ้จ shร ng xiร xiฤng suรญ), la gauche et la droite se rรฉpondent (ๅทฆๅณ็ธๆ zuวyรฒu xiฤngyรฌng), l’avant et l’arriรจre se considรจrent (ๅๅพ็ธ้กง qiรกnhรฒu xiฤnggรน), l’intรฉrieur et l’extรฉrieur s’harmonisent (ๅ งๅค็ธๅ nรจi wร i xiร nghรฉ).
Principes fondamentaux
Sur le plan interne
Il s’agit de pratiquer l’intention (ๆ yรฌ) et le souffle (ๆฐฃ qรฌ), d’รฉliminer la force maladroite (ๆๅ zhuล lรฌ), et de dรฉvelopper une force interne (ๅ งๅ nรจi jรฌn) souple et rรฉsiliente. Ce mouvement d’intention et de souffle guide tous les principes (ๅๅ yuรกn zรฉ) et reprรฉsente l’essence (็ฒพ่ฏ jฤซng huรก) mรชme du taiji quan.
En matiรจre de santรฉ
Il renforce les organes du corps et les capacitรฉs de commandement de l’esprit. Il permet au sang et ร la lymphe de circuler librement ร travers leurs systรจmes respectifs, fournissant suffisamment d’oxygรจne aux tissus et cellules, tout en รฉliminant les dรฉchets du corps, accรฉlรฉrant le mรฉtabolisme et รฉquilibrant les sรฉcrรฉtions internes pour favoriser la santรฉ et la force du corps.
Sur le plan physique
Suivant en cela l’image du taiji, le corps et les membres s’allongent, s’enroulent et se dรฉplacent en spirale de maniรจre alternรฉe.
La posture doit รชtre droite, confortable, dรฉtendue (ๆพ sลng) et naturelle (่ช็ถ zรฌ rรกn), avec le centre de gravitรฉ stable et bien ancrรฉ.
Les mouvements doivent รชtre circulaires, lรฉgers et agiles, avec une coordination totale du corps, chaque mouvement รฉtant connectรฉ sans interruption, d’un seul souffle.
La force doit รชtre adaptรฉe aux besoins, tantรดt souple, tantรดt ferme, avec une grande รฉlasticitรฉ.
La vitesse doit รชtre ajustรฉe en fonction de la situation, pouvant รชtre rapide ou lente, selon ce qui est appropriรฉ.
Dans l’art du combat
Dans l’art du combat (ๆๆ jรฌjฤซ), le corps entier (ๅ จ่บซ quรกn shฤn) agit comme une unitรฉ, chaque mouvement engageant le corps tout entier (ไธๅๅ จๅ yฤซ dรฒng quรกn dรฒng). L’intention guide le souffle (ๆๅฐๆฐฃๅฐ yรฌ dร o qรฌ dร o), et le souffle guide la force (ๆฐฃๅฐๅๅฐ qรฌ dร o jรฌn dร o), permettant de contrรดler un adversaire plus lourd ou plus fort (่ฝปๅถ้ qฤซng zhรฌ zhรฒng), le lent contrรดle le rapide (ๆ ขๅถๅฟซ mร n zhรฌ kuร i), la douceur surmonte la duretรฉ (ๆๅ ๅ rรณu kรจ gฤng). En comprenant la force (ๆๅ dวng jรฌn), on se connaรฎt soi-mรชme et on connaรฎt l’autre (็ฅๅทฑ็ฅๅฝผ zhฤซ jว zhฤซ bว), on perรงoit l’opportunitรฉ et la situation (็ฅๆฉ็ฅๅข zhฤซ jฤซ zhฤซ shรฌ), permettant de saisir l’avantage, de contrรดler (ๅถ zhรฌ) l’autre sans รชtre contrรดlรฉ.
Dix caractรฉristiques du taiji quan
ๅฟ้็ฅๆก็ๆๆฐฃ้ๅ
xฤซn jรฌng shรฉn yรญ de yรฌ qรฌ yรนn dรฒng
L’intention (ๆ yรฌ) est le mouvement (ๅ dรฒng) du cลur (ๅฟ xฤซn), le souffle (ๆฐฃ qรฌ) est ce qui remplit le corps (้ซ tว). L’intention ((ๆ yรฌ) est aussi appelรฉe conscience (ๆ่ญ yรฌ shรญ) ou idรฉe (ๆๅฟต yรฌ niร n), elle est le point de dรฉpart de la pensรฉe (ๆๆณ sฤซ xiวng) et le commandant des actions (่ก็บ xรญng wรฉi). Le souffle est le souffle originel (ๅ งๆฐฃ nรจi qรฌ), le souffle originel (ๅ ๆฐฃ yuรกn qรฌ), le souffle innรฉ (ๅ ๅคฉๆฐฃ xiฤn tiฤn qรฌ), guidรฉe par l’intention, circulant ร travers tout le corps, atteignant les micro-vaisseaux sanguins et les terminaisons nerveuses.
Le taiji quan est un art martial (ๆณ quรกn) qui pratique l’intention et le souffle. Il utilise l’intention pour guider le souffle et le souffle pour mouvoir le corps. L’esprit est clair (็ฅๆๆพๆพ shรฉn sฤซ chรฉng chรจ), on utilise l’intention et non la force (็จๆไธ็จๅ yรฒng yรฌ bรน yรฒng lรฌ), l’intention bouge (ๆๅ yรฌ dรฒng) avant que le corps ne bouge (ๅฝขๅ xรญng dรฒng). La conscience (ๆ่ฏ yรฌ shรญ) interne (ๅ ๅจ nรจi zร i) imprรจgne les mouvements (ๅจไฝ dรฒng zuรฒ) externes (ๅค้จ wร i bรน), l’intรฉrieur (ๅ nรจi) et l’extรฉrieur (ๅค wร i) sont unis et s’entraรฎnent mutuellement pour atteindre un รฉtat oรน l’intention guide le souffle et le souffle guide la force (ๅ jรฌn).
้ ้็บ็ตฒ็่บๆ้ๅ
shรนn nรฌ chรกn sฤซ de luรณ xuรกn yรนn dรฒng
Selon les principes d’extension du corps (่บซ shฤn) et de mouvement global, dans les membres supรฉrieurs (ไธ่ข shร ng zhฤซ), il s’agit de la rotation des poignets (ๆ่ xuรกn wร n) et des bras (่ฝฌ่ zhuวn bรฌ), dans les membres infรฉrieurs (ไธ่ข xiร zhฤซ), de la rotation des chevilles (ๆ่ธ xuรกn huรกi) et des jambes (่ฝฌ่ ฟ zhuวn tuว), et dans le torse, de la rotation (่ฝฌ zhuวn) de la taille (่ ฐ yฤo) et de la colonne vertรฉbrale (่ jว).
ๅฝขๆๅ ถๆ นๅจ่ ณใไธปๅฎฐๆผ่ ฐใ
ๅฝขๆผๆๆ็ๅคชๆฅตๅฝข่ฑกใ
Le taiji quan prend forme (ๅฝขๆ xรญng chรฉng) : les racines (ๆ น gฤn) dans les pieds (่ jiวo), la taille (่ ฐ yฤo) commande (ไธปๅฎฐ zhว zวi) et les doigts (ๆๆ shวu zhว) l’exprime (ๅฝขๆผ xรญng yรบ).
Les cinq directions (ไบๆนไฝ wว fฤng wรจi), les changements (่ฎๅ biร n huร ) et les rotations (่ช่ฝฌ zรฌ zhuร n) sont variรฉs, et elles s’entrelacent pour former une courbe tridimensionnelle. Cette courbe tridimensionnelle est tordue ร plusieurs reprises dans un mouvement spiralรฉ (็ผ ไธ chรกn sฤซ), dans le sens horaire et antihoraire, qui est la principale source de puissance du taiji quan en particulier pour le style Chen. Parallรจlement, le mouvement circulaire, qui modifie frรฉquemment le point de force (ๅ็น lรฌ diวn), ne laisse aucune faille ร l’adversaire.
่
ฐ่้ ๅ
็ๆด้ซ้ๅ
yฤo jว lวng xiฤn de zhฤng tว yรนn dรฒng
Pratiquer le taiji quan implique principalement l’utilisation des mouvements du corps (la taille (่บซ่ป shฤn qลซ) est comme l’axe principal d’une machine, lorsque l’axe principal tourne, toutes les autres piรจces bougent). Il est nรฉcessaire de se concentrer sur la taille et la colonne vertรฉbrale. La taille est le pivot de la rotation horizontale, et la colonne vertรฉbrale est l’axe central de la flexion verticale. Dirigรฉ par la taille et la colonne vertรฉbrale, on peut s’orienter librement ร gauche, ร droite, en haut, en bas, vers l’avant et vers l’arriรจre, reliant ainsi les neuf articulations (้็ฏ guฤn jiรฉ) principales du corps les unes aprรจs les autres. Cela รฉlargit l’amplitude des mouvements des os, augmente la quantitรฉ de mouvement et permet d’obtenir un rรฉsultat oรน tout le corps (ๅ จ่บซ quรกn shฤn) bouge de maniรจre unifiรฉe (ไธ่ดไธๅ yฤซ zhรฌ yฤซ dรฒng).
Ainsi, au contact, on peut tourner et changer librement. Ce qu’on appelle l’รฉmission de force (็ผๅ fฤ jรฌn) est la libรฉration de l’รฉnergie interne accumulรฉe sous diverses formes, dirigรฉe depuis le champ de cinabre jusqu’au point d’action, combinant l’รฉnergie cinรฉtique de toutes les articulations du corps pour produire une force unifiรฉe (ๆดๅ zhฤng jรฌn).
่ฝๆ่ฝๅ็ๅฝๆง้ๅ
nรฉng rรณu nรฉng gฤng de tรกn xรฌng yรนn dรฒng
Le taiji quan est doux ร l’extรฉrieur (ๅคๆๆ่ป wร i cฤo rรณu ruวn) et dur ร l’intรฉrieur (ๅ งๅซๅ ๅ nรจi hรกn jiฤn gฤng).
Ceux qui maรฎtrisent (ๅ็จ shร n yรฒng) la duretรฉ (ๅ gฤng) et la douceur (่ rรณu) utilisent la douceur lorsque le souffle (ๆฐฃ qรฌ) est en mouvement, comme une roue qui tourne sans arrรชt, et la duretรฉ lorsqu’il atteint son point d’atterrissage, comme une libellule qui touche l’eau et s’envole aussitรดt. C’est la manifestation correcte de la douceur et de la fermetรฉ.
L’utilisation de la douceur et de la fermetรฉ combine l’intention (ๅฟๆ xฤซn yรฌ) et une respiration profonde (ๆทฑ้ทๅผๅธ shฤn chรกng hลซ xฤซ).
Le souffle et l’intention s’extรฉriorisent avec vigueur pour former la fermetรฉ, tandis que l’intention calme et le souffle se rรฉtractent pour crรฉer la douceur. L’esprit et le souffle oscillent constamment entre l’intรฉrieur et l’extรฉrieur, et la force interne alterne sans cesse entre douceur et fermetรฉ. Lorsque la douceur et la fermetรฉ atteignent toutes deux un niveau avancรฉ, on parle de juste milieu entre douceur et fermetรฉ , c’est-ร -dire ร la fois ferme et souple, avec un รฉquilibre parfait entre les deux (ไบฆๅไบฆๆ๏ผๅๆๅพไธญ yรฌ gฤng yรฌ rรณu, gฤng rรณu dรฉ zhลng). C’est la main habile (ๅฆๆ miร o shวu) du taiji quan.
ไปฅ่ผๅถ้็ๆงๆกฟๅ็
yว qฤซng zhรฌ zhรฒng de gร ng gวn yuรกn lว
Dans le taiji quan, il est dit que quatre onces peuvent dรฉplacer mille livres.
็ฝๅๅๅ ฉๆฅๅๆค
qiฤn dรฒng sรฌ liวng bล qiฤn jฤซn
Comment quatre onces peuvent-elles dรฉplacer mille livres ?
C’est le rรฉsultat de l’utilisation de la force (ๅ lรฌ) de l’adversaire (ๅฐๆน duรฌ fฤng) ร mon avantage : si l’adversaire attaque (่ฅฒ xรญ) avec une force de mille livres, je pivote (ๆ่บซ xuรกn shฤn) en suivant sa force et j’agis (็ฝๅ qiฤn dรฒng) sur la racine de sa force (ๅๆ น jรฌn gฤn), le faisant ainsi perdre son centre (ๅคฑไธญ shฤซ zhลng) et tomber.
Ou encore, appliquez le principe du levier (ๆงๆกฟๅ็ gร ng gวn yuรกn lว).

Dans un levier inter-appui, le pivot (ๆฏ้ป zhฤซ diวn) est situรฉ entre la charge (้้ป zhรฒng diวn) et la force motrice (ๅ้ป lรฌ diวn). Si le pivot est prรจs de la charge, alors moins lโeffort exigรฉ pour dรฉplacer la charge sur une courte distance est grand. Si le pivot est prรจs de la force motrice, alors plus lโeffort exigรฉ pour dรฉplacer la charge sur une longue distance est important.
ๅ ถๆ นๅจ่ ณ๏ผ็ผๆผ่ ฟ๏ผไธปๅฎฐๆผ่ ฐ๏ผ่กๆผๆๆใ
qรญ gฤn zร i jiวo, fฤ yรบ tuว, zhวzวi yรบ yฤo, xรญng yรบ shวuzhว.
La puissance (ๅๅ dรฒng lรฌ) fondamentale (ๅบๆฌ jฤซ bฤn) du taiji quan provient des pieds (ๅ ถๆ นๅจ่ ณ qรญ gฤn zร i jiวo), est รฉmis par les jambes (็ผๆผ่ ฟ fฤ yรบ tuว), est dominรฉe par la taille (ไธปๅฎฐๆผ่ ฐ zhว zวi yรบ yฤo) et se propage de la taille ร la cible (็ฎๆจ mรน biฤo). Son bras de force (ๅ่ lรฌ bรฌ) est long comme le corps entier, comme un cric. Plus le levier est long, moins lโeffort est important et plus la force (ๅ jรฌn) gรฉnรฉrรฉe est importante.
En atteignant le niveau d’รฉcoute (่ฝๅ tฤซng jรฌn) et de comprรฉhension (ๆๅ dวng jรฌn) de la force, la rรฉponse ร un stimuli s’รฉlargit, permettant de deviner (้ ๅ ๆ่ฆบ yรน xiฤn gวn juรฉ : sentir ร l’avance, prรฉmonition) les mouvements et les intentions de l’adversaire et d’esquiver (้้ฟ shวn bรฌ) son attaque (้ฒๆป jรฌn gลng). En mรชme temps, utilisez son รฉlan, commencez par l’oblique de la direction de sa force, arrivez le premier mais frappez plus tard, visez son centre de gravitรฉ, utilisez votre levier, menez et poussez. C’est ce qu’on appelleๅผ้ฒ่ฝ็ฉบๅๅณๅบ yวn jรฌn luรฒ kลng hรฉ jรญ chลซ. Profitez de votre รฉlan pour utiliser sa force, et l’ennemi s’effondrera ร coup sรปr.
่บซ่ขๆพ้ท็้ฌๆ้ๅ
shฤn zhฤซ fร ng zhวng de sลng rรณu yรนn dรฒng
Les os (้ชจ้ชผ gวgรฉ) et les ligaments (้ๅธถ rรจn dร i) se relรขchent (้ฌ้ sลng kฤi) naturellement (่ช็ถ zรฌ rรกn), tout le corps (่บซ shฤn) se relรขche (ๆพ fร ng) et s’รฉtend (้ท zhวng). Cet entraรฎnement rรฉpรฉtรฉ de relรขchement et de contraction, oรน l’esprit se concentre et le souffle se rassemble, produit avec le temps une force รฉlastique et souple (ๅฝ็ฐงๅ tรกn huรกng jรฌn) dans tout le corps, formant ainsi la base de la force (ๅ jรฌn) la plus fondamentale du taiji quan, appelรฉe ๆค pรฉng. Ses effets sont :
- L’รฉlasticitรฉ (ๅผนๆง tรกn xรฌng) du corps et la force interne (ๅ ๅฒ nรจi jรฌn) sont bien entraรฎnรฉes et renforcรฉes, le corps souple (ๆ rรณu) et relรขchรฉ (ๆพ sลng) empรชche l’adversaire de trouver le centre de gravitรฉ (้ๅฟ zhรฒng xฤซn) et de pouvoir appliquer sa force (ๅ lรฌ).
- Le rรฉseau de micro-vaisseaux sanguins est dรฉgagรฉ, amรฉliorant la circulation sanguine et le mรฉtabolisme cellulaire, et permettant aux activitรฉs nerveuses d’atteindre les extrรฉmitรฉs, รฉliminant les dรฉchets du corps et les maladies causรฉes par l’obstruction de la circulation sanguine.
- Augmente l’apport et l’รฉchange de sang et d’รฉnergie dans tous les muscles et organes du corps, amรฉliorant l’utilisation du sang et de l’รฉnergie par chaque organe.
็ซ่บซไธญๆญฃ็่ๅฏฆ้ๅ
lรฌ shฤn zhลng zhรจng de xลซs hรญ yรนn dรฒng
Se tenir droit et confortablement est essentiel au maintien d’un centre de gravitรฉ stable. Distinguer le vide et le plein (่ๅฎ xลซ shรญ), suivre les mouvements haut et bas (ไธไธ shร ng xiร ), est la prรฉmisse pour rendre les mouvements (ๅจไฝ dรฒng zuรฒ) fluides (ๅๆดป yuรกn huรณ) comme des perles. En mรชme temps, l’รฉnergie cinรฉtique (ๅจ่ฝ dรฒng nรฉng) du taiji quan est produite par la conversion (่ฝฌๆข zhuวn huร n) du vide et du plein. Cette conversion est รฉgalement la clรฉ pour ajuster l’รฉnergie interne et maintenir l’รฉquilibre (ไธญๅฎ zhลng dรฌng), donc les deux ont une relation de dรฉpendance mutuelle.
Pour distinguer le vide et le plein :
- Il faut รชtre centrรฉ (ไธญ zhลng) et non dรฉsรฉquilibrรฉ (ๅ piฤn). Soyez rond (ๅ yuรกn) comme une balle, avec seulement un point en contact avec le sol. Au moment de l’รฉmission de force (็ผๅ fฤ jรฌn), le centre de gravitรฉ (้ๅฟ zhรฒng xฤซn) ne doit pas dรฉpasser la zone du tiers central entre les deux jambes, afin d’obtenir une stabilitรฉ (ๅฎๅฎ ฤn dรฌng) naturelle (่ช็ถ zรฌ rรกn).
- Il faut couler (ๆฒ chรฉn) et non รชtre lourd (้ zhรฒng). La lourdeur est une rigiditรฉ, ce qui est une faute, tandis qu’รชtre enracinรฉ signifie รชtre dรฉtendu et souple, ce qui n’est pas correct.
- Il faut รชtre lรฉger (่ผ qฤซng) et non flotter. La lรฉgรจretรฉ signifie que les mouvements sont agiles et prรฉcis dans un cadre dรฉfini, tandis que flotter signifie รชtre vague et sans ancrage.
- On peut รชtre doublement lรฉger et doublement enracinรฉ (la distinction entre le vide et le plein est subtile, mais permet une conversion naturellement lรฉgรจre et agile). Il ne faut pas รชtre doublement flottant (les mains et les pieds sont vides, le corps entier flotte et est instable) ni doublement lourd (pas de distinction entre le vide et le plein, les mouvements sont raides).
ไธๆฐฃๅตๆ็้ฃ่ฒซ้ๅ
yฤซ qรฌ hฤ chรฉng de liรกn guร n yรนn dรฒng
Sur la base du principe un mouvement entraรฎne le mouvement de tout le corps (ไธๅๅ จๅๅบ็คไธ yฤซ dรฒng quรกn dรฒng jฤซ chว shร ng), l’ensemble de la forme du taiji quan est exรฉcutรฉ de maniรจre continue et fluide, sans interruption.
L’expression ไธๆฐๅตๆ yฤซ qรฌ hฤ chรฉng se traduit par faire quelque chose d’un seul coup, couler en douceur, se passer sans accroc ; mot ร mot elle signifie accomplir (ๆ chรฉng) quelque chose d’un seul souffle (ไธๆฐๅต yฤซ qรฌ hฤ).
Le taiji quan est caractรฉrisรฉ par des mouvements continus (ไธๆท bรน duร n) de va-et-vient et de repli, donnant une sensation d’attachement (็ๆ liรบ liร n) et de tendretรฉ (็บ็ถน qiวn quวn). Il produit une apparence ร la fois relรขchรฉe et non relรขchรฉe, sur le point de se dรฉployer sans l’รชtre encore, crรฉant des ondulations incessantes semblables ร des vagues. En mรชme temps, il y a des transitions constantes d’avancรฉe et de retrait, manifestant des rotations gracieuses et une vitalitรฉ sans fin. Cela permet non seulement de connecter l’รฉnergie interne entre les mouvements avant et arriรจre, mais aussi de fusionner les mouvements de va-et-vient en une force circulaire (ๅๅ yuรกn jรฌn), รฉliminant ainsi les dรฉfauts de rรฉsistance (ๆ kร ng), de rejet, de dรฉsรฉquilibre et de rigiditรฉ.
ๅฏๆ
ขๅฏๅฟซ็ๅฐๆ้ๅ
kฤ mร n kฤ kuร i de duรฌ yรฌng yรนn dรฒng
Lors de l’exรฉcution des mouvements du taiji quan, il est recherchรฉ une uniformitรฉ (ๅๅ jลซn yรบn) et une lenteur (ๆ ข mร n) dans les actions (ๅไฝ dรฒng zuรฒ), plus c’est lent, mieux c’est. Les mouvements doivent รชtre si lents qu’ils semblent presque s’arrรชter sans jamais le faire rรฉellement. Cependant, il ne faut pas montrer de pauses, de raideurs ou de ruptures dans la force, afin de permettre une circulation fluide du souffle. Lorsque l’on passe du lent au rapide (ๅฟซ kuร i), mรชme si le mouvement s’accรฉlรจre, on doit rester calme (ๆฒ่ chรฉn zhuรณ) et ne pas devenir flottant (้ฃๆตฎ piฤo fรบ) ou dรฉsordonnรฉ (้ฏไบ cuรฒ luร n). C’est la limite entre la lenteur et la rapiditรฉ.
Lors d’un combat (ไบคๆ jiฤo shวu), en appliquant (้็จ yรนn yรฒng) les techniques adhรฉrer (ๆฒพ zhฤn), lier (้ฃ liรกn), coller (็ฒ zhฤn) et suivre (้จ suรญ) ; et en rรฉpondant aux exigences de rapiditรฉ et de lenteur, on peut prendre l’avantage sur l’adversaire. En gรฉnรฉral, lors de la transition de l’รฉnergie, il faut รชtre lent (ๆ ข mร n), puis progressivement (้ๆผธ zhรบ jiร n) accรฉlรฉrer (ๅ ๅฟซ jiฤ kuร i) aprรจs la transition (่ฝๆ zhuวn huร n), pour atteindre la vitesse maximale ร la fin. L’รฉmission de force (็ผๅ fฤ jรฌn) dans le taiji quan utilise ce processus (ๅ ้ jiฤ sรน) d’accรฉlรฉration (้็จ guรฒ chรฉng) dans une situation oรน l’ouverture contient la fermeture et oรน l’รฉnergie interne est accumulรฉe, elle est soudainement libรฉrรฉe comme la corde d’un arc, projetant l’รฉnergie interne sur une courte distance, puis revenant ร la lenteur.
En suivant cette procรฉdure d’entraรฎnement en trois รฉtapes : d’abord lent, puis rapide, puis ร nouveau lent, et ainsi de suite. On peut atteindre le niveau oรน ร une action rapide, on rรฉpond rapidement ; ร une action lente, on suit lentement (ๅๆฅๅๆฅๆใๅ็ทฉๅ็ทฉ้จ dรฒng jรญ zรฉ jรญ yฤซng, dรฒng huวn zรฉ huวn suรญ), si l’autre ne bouge pas, je ne bouge pas ; s’il bouge lรฉgรจrement, je bouge le premier (ๅฝผไธๅๅทฑไธๅใๅฝผๅพฎๅๅทฑๅ ๅ bว bรน dรฒng jว bรน dรฒng, bว wฤi dรฒng jว xiฤn dรฒng), l’intention prรฉcรจde l’action (ๆๅจๅฝผๅ yรฌ zร i bว xiฤn), et bien que partant aprรจs, j’arrive le premier (ๅพ็ผๅ ๅฐ hรฒu fฤ xiฤn dร o). Cela permet de de vaincre (ๅถๅ zhรฌ shรจng), en tenant compte des circonstances (้จๆฉๆ่ฎ suรญ jฤซ yรฌng biร n), de maniรจre imperceptible (็กๅฝข wรบ xรญng).
็พ้ซๅฆไธ็ๅ่ซง้ๅ
Bวi tว rรบ yฤซ de hรฉ xiรฉ yรนn dรฒng
Les neuf caractรฉristiques mentionnรฉes prรฉcรฉdemment sont interdรฉpendantes (็ธไบ้่ฏ xiฤng hรน guฤn liรกn) et non isolรฉes. Tous les mouvements (ๅไฝ dรฒng zuรฒ) doivent รชtre parfaitement coordonnรฉs (ๅ่ชฟ xiรฉ tiรกo), comme une grande orchestre jouant en harmonie, pour obtenir un effet harmonieux oรน tout le corps est uni (้ฑ่บซไธๅฎถ zhลu shฤn yฤซ jiฤ) et oรน un mouvement entraรฎne le mouvement de tout le corps (ไธๅๅ จๅ yฤซ dรฒng quรกn dรฒng). Cela permet ร tout le corps de bouger de maniรจre systรฉmatique et ordonnรฉe, conformรฉment aux principes physiologiques et martiaux.
En mรชme temps, la coordination parfaite des mouvements, de la respiration et de la circulation sanguine permet au corps de recevoir un apport maximal de sang et d’รฉnergie, ce qui procure une sensation de vitalitรฉ (ๆดปๅ huรณ lรฌ) et de plรฉnitude spirituelle (็ฒพ็ฅ jฤซng shรฉn). Dans la pratique du Tai Chi, l’harmonie des mouvements oรน les yeux (็ผๅฐ yวn dร o), les mains (ๆๅฐ shวu dร o), le corps (่บซๅฐ shฤn dร o), l’intention (ๆๅฐ yรฌ dร o), le souffle (ๆฐฃๅฐ qรฌ dร o) et la force (ๅๅฐ jรฌn dร o) agissent ensemble (ๅ จ้ซไธ่ด quรกn tว yฤซ zhรฌ) produit une puissance et des rรฉsultats qui dรฉpassent souvent les attentes.
La thรฉorie du taiji quan
Qu’est-ce que le taiji ?
ๅคชๆฅตๅฐฑๆฏไธๅไบบ็บๆณๅๅ่ช็ถ็ๆ้ซๅฒ็๏ผไนๅฐฑๆฏๅฎๅฎ็ๅ็พ็ๅฏไธๆฅตๅ
Le taiji (ๅคชๆฅต tร ijรญ) est la philosophie (ๅฒ็ zhรฉ lว) suprรชme de toutes les lois humaines (ไบบ็บ rรฉn wรฉi) et naturelles (่ช็ถ zรฌ rรกn), c’est-ร -dire l’unique (ๅฏไธ wรฉi yฤซ) principe ultime (ๆฅต jรญ) de la vรฉritรฉ (็ zhฤn), de la bontรฉ et de la beautรฉ (ๅ shร n) de l’univers (ๅฎๅฎ yว zhรฒu).
- Les confucianistes parlent de bienveillance (ไป rรฉn), de justice (็พฉ yรฌ), de maintenir l’รฉquilibre et l’unitรฉ (ๅทไธญ่ฒซไธ zhรญ zhลng guร n yฤซ), et de garder son cลur et cultiver sa nature (ๅญๅฟ้คๆง cรบn xฤซn yวng xรฌng).
- Les taoรฏstes prรดnent le naturel (่ช็ถ zรฌ rรกn), le non-agir (็ก็บ wรบ wรฉi), ยซ embrasser l’origine et garder l’unitรฉ (ๆฑๅ ๅฎไธ bร o yuรกn shวu yฤซ) , et cultiver le cลur et affiner sa nature (ไฟฎๅฟ็ทดๆง xiลซ xฤซn liร n xรฌng).
- Les bouddhistes prรดnent la quiรจtude (ๆธ ๆทจ qฤซng jรฌng), la compassion (ๆ ๆฒ cรญ bฤi), que toutes choses retournent ร l’unitรฉ (่ฌๆณๆญธไธ wร n fว guฤซ yฤซ), et รฉclairer le cลur et voir sa nature (ๆๅฟ่ฆๆง mรญng xฤซn jiร n xรฌng).
Bien que les expressions diffรจrent, l’origine de ces principes rรฉside dans la mรชme doctrine du taiji qui reprรฉsente l’essence de la culture traditionnelle chinoise.
La forme
Pour comprendre le taiji ร travers sa forme, sa substance, sa nature et sa ยซ capacitรฉ ยป :
- la forme (ๅฝข xรญng) du taiji est une sphรจre parfaitement ronde,
- sa substance (่ณช zhรฌ) est un รฉquilibre relatif,
- sa nature (ๆง xรฌng) est une douceur extรฉrieure et une fermetรฉ intรฉrieure,
- sa capacitรฉ (่ฝ nรฉng) est de gรฉnรฉrer et de donner naissance.
ๆๆๅคชๆ๏ผๆฏ็ไธคไปช๏ผ
ๆไผ ยท็ณป่พไธไผ
ไธคไปช็ๅ่ฑก๏ผๅ่ฑก็ๅ ซๅฆใ
Les Dix ailes (ๆไผ yรฌ zhuร n) รฉnonce que le changement (ๆ yรฌ) rรฉalise le faรฎte suprรชme (ๅคชๆ tร i jรญ), le taiji engendre les deux apparences (ไธคไปช liวng yรญ), liangyi engendrent les quatre images (ๅ่ฑก sรฌ xiร ng), et sixiang engendrent les huit trigrammes (ๅ ซๅฆ bฤ guร ).
L’univers est un taiji, toutes choses ont chacune leur taiji, et le corps humain est รฉgalement un taiji. Le taiji est formรฉ par l’union des deux รฉnergies ้ฐ yฤซn et ้ฝ yรกng. Dans le mouvement, le taiji se met en mouvement pour engendrer le yรกng, le yรกng atteint son extrรชme et se calme, le calme extrรชme engendre le yฤซn, le calme extrรชme se remet en mouvement, et ainsi de suite en un cycle sans fin. Le yรกng est mouvement, le yฤซn est calme, ils dรฉpendent l’un de l’autre et sont mutuellement cause et effet, les deux se complรจtent pour atteindre l’harmonie centrale (ไธญๅ zhลng hรฉ).
ไธญ็บๅคฉไธไนๅคงๆฌ๏ผๅ็บๅคฉไธไน้้
ไธญๅบธ
่ดไธญๅๅๅคฉๅฐไฝ่ฌ็ฉ่ฒใ
Le Juste Milieu (ไธญๅบธ zhลng yลng), l’un des piliers de la philosophie confucรฉenne. รฉnonce que l’รฉquilibre, le juste milieu (ไธญ zhลng) est le grand fondement (ๅคงๆฌ dร bฤn) du monde (ๅคฉไธ tiฤn xiร ), l’harmonie (ๅ hรฉ) est la voie universelle du monde ; qu’atteindre l’รฉquilibre (ไธญ zhลng) et l’harmonie permet que toutes choses (่ฌ็ฉ wร n wรน) soient nourries (่ฒ yรน).
En observant cela, on comprend que les changements relatifs du yฤซn et du yรกng dans le taiji tendent vers la recherche de l’รฉquilibre et de l’harmonie. Toutes choses prennent forme et substance grรขce ร l’รฉquilibre et ร l’harmonie, les รชtres humains survivent grรขce ร l’รฉquilibre et ร l’harmonie, et l’univers maintient son cours rรฉgulier grรขce ร l’รฉquilibre et ร l’harmonie.
Ainsi, on sait que l’รฉquilibre et l’harmonie sont le pivot qui imprรจgne le ciel et la terre (ๅคฉๅฐ tiฤn dรฌ), unit (ๅๅhuร hรฉ) le yฤซn et le yรกng, ainsi que toutes choses.
Intรฉgrer la thรฉorie et la forme du taiji, du yฤซn et du yรกng, et des huit trigrammes dans l’art martial du taiji quan est profondรฉment significatif.
- Lors de la prรฉparation (้ ๅ yรน bรจi) au taiji le corps est droit (้ซๆญฃ tว zhรจng), l’esprit calme (ๅฟ้ xฤซn jรฌng), l’esprit concentrรฉ (็ฅๅ shรฉn nรญng), le souffle retenu (ๆฐฃๆญ qรฌ hฤn) et l’attitude (ๆ ๅบฆ tร i dรน) sereine (ๅฎ่ฉณ ฤn xiรกng), ce qui reflรจte l’รฉtat de sans limite (็กๆฅต wรบ jรญ) oรน le souffle originel est unifiรฉ (ๅ ไธๆฐฃ yuรกn yฤซ qรฌ) et oรน le yฤซn et le yรกng ne sont pas encore diffรฉrenciรฉs (้ฐ้ฝๆชๅ yฤซn yรกng wรจi fฤn).
- Lorsque le geste de la boxe (ๆณๅฟ quรกn shรฌ) commence (ๅผๅง kฤi shว), on passe du wuji au taiji, de l’unification du souffle originel ร la sรฉparation du yฤซn et du yรกng, se transformant en quatre aspects (sรฌ xiร ng), engendrant les huit trigrammes (ๅ ซๅฆ bฤ guร ), et dรฉterminant les cinq รฉlรฉments (ไบ่ก wว xรญng). Le corps (่บซ shฤn), les mains (ๆ shวu) et les pas (ๆญฅ bรน) sont en harmonie, dรฉtendus (่ผ้ฌ qฤซng sลng), lents (ๆ ข mร n) et rรฉguliers (ๅ yรบn), ouverts et fermรฉs (้ๅ kฤi hรฉ) dans le mouvement et l’immobilitรฉ (ๅ้ dรฒng jรฌng). Les mouvements sont circulaires et sans fin ((ๅ่็ก็ซฏ yuรกn รฉr wรบ duฤn), se dรฉroulant sans trace (็ก่ทก wรบ jฤซ), comme le cycle incessant du yฤซn et du yรกng du taiji et les changements constants des huit trigrammes.
- Le taiji quan est indissociable de l’ouverture et de la fermeture (้ๅ kฤi hรฉ), du vide et du plein (่ๅฏฆ xลซ shรญ). Le vide et le plein reprรฉsentent le yin et le yang, tandis que l’ouverture et la fermeture reprรฉsentent le mouvement et le calme (ๅ้ dรฒng jรฌng). Le taiji quan maintient toujours un รฉquilibre central (ไธญๅฎ zhลng dรฌng), prenant la taille (่ ฐ yฤo) comme axe (่ปธๅฟ zhรณu xฤซn), permettant aux parties supรฉrieure et infรฉrieure (ไธไธ shร ng xiร ), intรฉrieure et extรฉrieure (ๅ งๅค nรจi wร i) de suivre (ๅพ cรณng), de rรฉagir (ๆๆ gวn yรฌng) et de se soutenir (ๆฏๆ zhฤซ chรญ) mutuellement (ไบ็ธ hรน xiฤng). C’est un mouvement global (ๆด้ซ zhฤng tว), intรฉgrรฉ (ๅฎๆด wรกn zhฤng) et unifiรฉ (ไธๆฐฃ yฤซ qรฌ), conforme au principe du taiji oรน le yin et le yang, le mouvement et le calme, cherchent l’รฉquilibre et l’harmonie.
- Les diffรฉrentes postures (ๅข shรฌ) du taiji quan, comme le diagramme du taiji, forment souvent des courbes, des cercles et des sphรจres. La courbure et la circularitรฉ offrent de l’รฉlasticitรฉ (ๅฝๆง tรกn xรฌng), permettant des rotations et des extensions fluides, avec des variations imprรฉvisibles, conformรฉment au principe du taiji oรน le yin et le yang circulent et se succรจdent sans fin. Bien que les membres soient souvent courbรฉs, le tronc, la tรชte, le cou et le coccyx doivent rester droits et centrรฉs. La tรชte doit รชtre droite comme suspendue dans les airs, et le coccyx doit รชtre centrรฉ comme ancrรฉ au sol. Le tronc peut ainsi rester droit et ร l’aise, sans pencher ni s’incliner. Il est รฉgalement nรฉcessaire de concentrer sa volontรฉ (้ไธญๆๅฟ jรญ zhรฒng yรฌ zhรฌ), d’รฉvaluer le rythme des mouvements, de guider chaque action avec prรฉcision, et de coordonner sans interruption pour un dรฉveloppement รฉquilibrรฉ. Ainsi, les tendons et les os (็ญ้ชจ jฤซn gว) se dรฉtendent, les mouvements deviennent lรฉgers et agiles, et la circulation de l’รฉnergie est fluide, atteignant la merveilleuse harmonie du yin et du yang, et tout se dรฉroule avec succรจs.
En pratique
La mise en pratique (ๆ็จ yรฌng yรฒng) demande de maintenir la poitrine (ๅซ่ธ hรกn xiลng) pour dissiper la force de l’ennemi, de relรขcher la taille (้ฌ่ ฐ sลng yฤo) pour accumuler votre propre force, de s’assoir sur ses hanches (ๅ่ฏ zuรฒ kuร ) pour trouver l’รฉquilibre central (ไธญๅฎ zhลng dรฌng), de changer de pas (ๆๆญฅ huร n bรน) pour alterner entre le vide et le plein, afin de crรฉer et de transformer les opportunitรฉs. Les points clรฉs sont :
่ฝๅ tฤซng jรฌn
Lorsque vous engagez le contact, vous pouvez obtenir des informations en ayant dรฉveloppรฉ les qualitรฉs telles quโadhรฉrer (็ฒ zhฤn), coller (็ฒ niรกn), relier (่ liรกn) et suivre (้ suรญ) pour dรฉcouvrir la force, la faiblesse et la rรฉalitรฉ de la puissance de l’adversaire, ainsi que la direction de son centre de gravitรฉ. Vous pouvez ensuite รฉcouter sa force et exploiter l’opportunitรฉ (่ฝๅ ถๅ่ไนๅ ถ้ tฤซng qรญ jรฌn รฉr chรฉng qรญ xรฌ), suivre sa force et exploiter son รฉlan (้ ๅ ถๅ่ไนๅ ถๅข shรนn qรญ jรฌn รฉr chรฉng qรญ shรฌ) et suivre sa force pour le contrรดler (้จๅ ถๅ่ๅถๅ ถไบบ suรญ qรญ jรฌn รฉr zhรฌ qรญ rรฉn).
ๅๅ huร jรฌn
Pour neutraliser (ๅ huร ) une attaque restez aussi dรฉtendu et souple que possible, de sorte que l’adversaire ne puisse pas trouver de point d’appui et ne sache oรน appliquer sa force, ne pouvant ainsi rien contre vous. Dรจs que vous sentez que l’adversaire applique une force, retirez-vous, tournez, esquivez et dรฉtendez-vous. Faites en sorte que l’adversaire manque sa cible et perde son รฉquilibre. Utilisez le principe du levier et profitez de son รฉlan pour le renvoyer, les deux forces combinรฉes le feront tomber. C’est ce qu’on appelle le principe attirer pour faire tomber, puis frapper (ๅผ้ฒ่ฝ็ฉบๅๅณๅบ yวn jรฌn luรฒ kลng hรฉ jรญ chลซ).
็ผๅ fฤ jรฌn
Avant de libรฉrer (็ผ fฤ) la force, La posture doit dโabord รชtre telle que le coccyx (ๅฐพ้ญ wฤi lว), la colonne vertรฉbrale (่ๆค jว zhuฤซ) et le sommet de la tรชte (้ ญ้ tรณu dวng) forment une ligne verticale (ไธๅ็ท yฤซ chuรญ xiร n), accumulant la force. Ensuite, utilisez les changements entre le vide et le plein, en coordonnant la taille et les jambes avec la force de la volontรฉ (ๆๅฟๅ้ yรฌ zhรฌ lรฌ liร ng). La force (ๅ jรฌn) commence ร l’arriรจre de la plante du pied, se libรจre ร travers le dos et la colonne vertรฉbrale, est dirigรฉe par la taille et s’exprime ร travers les doigts. Des pieds aux jambes, puis ร la taille, elle doit รชtre complรจte et unifiรฉe (ๅฎๆดไธๆฐฃ wรกn zhฤng yฤซ qรฌ), produite par la contraction et l’extension globale des muscles du corps, gรฉnรฉrant une force explosive. Cette force explosive, contrรดlรฉe par la conscience, peut รชtre concentrรฉe sur une partie spรฉcifique du corps et dirigรฉe vers un point vital de l’adversaire, libรฉrant toute la force du corps pour renverser son centre de gravitรฉ et le faire tomber.
Qu’est-ce que la voie ?
ไธ้ดไธ้ณไน่ฐ้๏ผ็ปงไน่ ๅไน๏ผๆไน่ ๆงไน๏ผไป่ ่งไน่ฐไนไป๏ผๆบ่ ่ง็ฅ่ฐไนๆบ๏ผ็พๅงๆฅ็จ่ไธ็ฅ๏ผๆ ๅๅญไน้้ฒ็ฃใ
ๆ็ปใป็ณป่พไธ
Le classique des changements รฉnonce un yin (ไธ้ฐ yฤซ yฤซn), un yang (ไธ้ฝ yฤซ yรกng), c’est la voie (้ dร o).
Le principe du taiji, oรน le yin et le yang s’engendrent sans fin, est utilisรฉ pour dรฉcrire l’essence du dร o. Le dร o est le maรฎtre des mรฉcanismes de transformation de l’univers. Le ciel, la terre, les รชtres humains et toutes choses sont issus du dร o. Le dร o remplit l’univers, il n’y a aucun endroit sans le dร o, et aucun endroit qui ne soit pas le dร o, car le dร o est omniprรฉsent.
ๅคง้็กๅฝข๏ผ็่ฒๅคฉๅฐ๏ผๅคง้็กๆ ๏ผ้่กๆฅๆ๏ผๅคง้็กๅ๏ผ้ท้ค่ฌ็ฉ
ๅคชไธ่ๅ่ชชๅธธๆธ ้ๅฆ็ถ
Lao Tseu a dit : Le grand dร o (ๅคง้ dร dร o) est sans forme (็กๅฝข wรบ xรญng), il engendre (็่ฒ shฤng yรน) le ciel et la terre (ๅคฉๅฐ tiฤn dรฌ). Le grand dร o est sans sentiment, il fait tourner le Soleil et la Lune. Le grand dร o est sans nom (็กๅ wรบ mรญng), il nourrit les dix mille รชtres.
Sur la base de ces citations, on peut comprendre que le taiji est un autre nom pour le dร o, qui est la source (ๆ นๆบ gฤn yuรกn) et le maรฎtre du ciel, de la terre et des dix mille รชtres (่ฌ็ฉ wร n wรน).
Les principes du taiji et du yin~yang, les techniques de boxe (ๆณๆ่ก quรกn jรฌ shรน), combinรฉs aux exercices gymniques et respiratoires (ๅฐๅผ dวo yวn) taoรฏstes (้ๅฎถdร o jiฤ), faรงonne le taiji quan. Grรขce ร cela, en externe, la pratique renforce les muscles, les os et la peau, dรฉtend les tendons et active la circulation sanguine, et en interne, elle connecte l’essence, le souffle et l’esprit (็ฒพๆฐฃ็ฅ jฤซng qรฌ shรฉn). Ainsi, vous renforcez les fondations (ๆฌ bฤn) et nourrissez le souffle vital pour crรฉer un corps indestructible (้ๅ้ซ jฤซn gฤng tว: un corps de diamant), afin de vous engager dans une boxe (ๆณๆ quรกn jรญ) juste (ไปฅ yว).
ๅคชๆฅต็บ้, ๆณ็บๆ
tร i jรญ wรฉi dร o, quรกn wรจi jรฌ
Ainsi, le taiji est la voie et la boxe est la technique ; le voie est la substance (้ซ tว) et la technique est l’application (็จ yรฒng) ; la voie est la racine (ๆฌ bฤn) et la technique est la branche (ๆซ mรฒ) ; la voie est la finalitรฉ (็ฎ็ mรน dรฌ) de la vie humaine (ไบบ็ rรฉn shฤng) et la technique est la mรฉthode (ๆนๆณ fฤng fว). Pratiquer la voie sans pratiquer la technique vous ลuvrerez dans le vide (็ฉบ่ kลng xลซ), pratiquer la technique sans pratiquer la voie, vous perdrez la racine. Il est donc appropriรฉ de donner une importance รฉgale ร la voie et ร la technique, en intรฉgrant ร la fois le corps (้ซ tว) et l’application (็จ yรฒng). Le taiji quan est un art martial qui applique la plus haute sagesse (ๆบๆ ง zhรฌ huรฌ) et les meilleures mรฉthodes. Il repose sur quatre principes (ๅ็ yuรกn lว) :
- Principe de symรฉtrie (ๅฐ็จฑ duรฌ chรจn) : Le taiji quan repose sur la symรฉtrie du yin et du yang. Par consรฉquent, chaque mouvement du taiji quan est exรฉcutรฉ de maniรจre symรฉtrique, avec une interaction mutuelle.
- Principe d’รฉquilibre (ๅนณ่กก pรญng hรฉng) : L’existence de tout objet repose sur l’รฉquilibre des forces. La survie humaine dรฉpend de l’รฉquilibre physiologique et psychologique. Chaque partie du corps doit รชtre en รฉquilibre, et l’union de ces รฉquilibres forme un รฉquilibre global. L’รฉquilibre permet au corps d’รชtre ร l’aise et de soutenir toutes les directions.
- Principe de circulation (ๅพช็ฐ xรบn huรกn) : La vie et l’existence humaines sont rรฉgies par un principe de circulation incessante. La circulation est ร la fois un phรฉnomรจne physique et physiologique. La vie humaine persiste et dure grรขce ร l’action continue de cette circulation. Le taiji quan est entiรจrement conforme aux besoins physiologiques humains, utilisant un mode de circulation rรฉpรฉtitif pour exprimer les capacitรฉs innรฉes du corps humain.
- Principe du levier (ๆงๆกฟ gร ng gวn) : Plus le point d’appui est proche du point de charge et loin du point d’effort, moins il faut de force pour soulever la charge.
La mรฉthode
Le taiji quan n’est pas un art martial (ๆณ่ก quรกn shรน) qui se base sur la force brute (่ ปๅ mรกn lรฌ), mais plutรดt sur la sagesse, l’intelligence (ๆบๆ ง zhรฌ huรฌ) et la mรฉthode (ๆนๆณ fฤng fว), donc la mรฉthode y occupe une place importante.
- Cherchez d’abord ร avoir un corps droit (้ซๆญฃ tว zhรจng), un cลur calme (ๅฟ้ xฤซn jรฌng), un esprit apaisรฉ (็ฅ้ธ shรฉn yรฌ) et un souffle harmonieux (ๆฐฃๅ qรฌ hรฉ), rรฉgulez les fonctions et les actions internes du corps pour atteindre l’รฉquilibre et l’harmonie, permettant au souffle neutre et vaste (ไธญๅๆตฉๆฐฃ zhลng hรฉ hร o qรฌ) du corps de fusionner avec le souffle intรจgre (ๆญฃๆฐฃ zhรจng qรฌ) de l’univers, conduisant ร la paix et ร l’harmonie (็ฅฅๅ xiรกng hรฉ) du corps et de l’esprit (่บซๅฟ shฤn xฤซn).
- Tout mouvement, doit รชtre guidรฉ (ๅฐ dวo) par l’intention (ๆ yรฌ) et suivre le mouvement de la taille (่ ฐๅ yฤo dรฒng), et cela sans agitation. C’est ce qu’on appelle l’intention qui guide le souffle (ๆๅๆฐฃ yรฌ dรฒng qรฌ) pour former la force (ๅ jรฌn), le souffle qui guide le corps (ๆฐฃๅ่บซ qรฌ dรฒng shฤn) pour former la posture (ๆๅฝข chรฉng xรญng).
- Maintenez partout le vide et le plein (่ๅฏฆ xลซ sh) ainsi qu’un centre stable (ไธญๅฎ zhลng dรฌng). La symรฉtrie entre le haut et le bas, la gauche et la droite, l’avant et l’arriรจre rend le mouvement รฉquilibrรฉ (ๅ่กก jลซn hรฉng) et stable (็ฉฉ wฤn) , affectant tout le corps ร l’intรฉrieur et ร l’extรฉrieur.
- La respiration (ๅผๅธ hลซ xฤซ) suit son cours naturel (้ ๅ ถ่ช็ถ shรนn qรญ zรฌrรกn), formant un rythme (็ฏๅพ jiรฉ lว) avec les mouvements (ๅไฝdรฒng zuรฒ), lente (ๆ ข mร n), circulaire (ๅ yuรกn) et continue (ไธฒ chuร n).
- Les mouvements (ๅไฝ dรฒng zuรฒ) sont lents et uniformes (ๅป yรบn), les muscles sont dรฉtendus (ๆ rรณu), ce qui apaise (ๅท้ lฤng jรฌng) le mental (้ ญ่ ฆ tรณu nวo), rend la sensibilitรฉ de la peau (็ฎ่ๆ่ฆบ pรญ fลซ gวn juรฉ) et les rรฉactions subconscientes (ๆฝๅจๆ่ญ qiรกn zร i yรฌ shรญ) plus fines (้ๆ lรญng mวn), et favorise l’รฉcoute (่ฝๅ tฤซng jรฌn). En mรชme temps, grรขce ร l’unification de l’intรฉrieur et de l’extรฉrieur (ๅ งๅคไธ่ด nรจi wร i yฤซ zhรฌ), au mouvement global (ไธๅๅ จๅ yฤซ dรฒng quรกn dรฒng), ร la connexion de chaque partie et au changement entre le vide et le plein, la force dynamique du ็ฒพ jฤซng, du ๆฐฃ qรฌ, du ็ฅ shรฉn et de ๅฝข xรญng est concentrรฉe et exprimรฉe en un point, produisant ainsi la puissance du taiji quan (ๅคชๆฅตๅ tร ijรญ jรฌn).
- Le ventre est plein , la poitrine est vide, et l’intention est concentrรฉe sur les jambes.
- Le ventre est plein (่ นๅฏฆ fรน shรญ) signifie que le souffle coule, sombre dans le champ de cinabre infรฉrieur (ๆฐฃๆฒไธน็ฐ qรฌ chรฉn dฤn tiรกn), ce qui augmente la force (ๆฐฃๅ qรฌ lรฌ) des muscles abdominaux et des organes internes, et renforce le centre (ไธญๅฟ zhลng xฤซn).
- La poitrine vide (่ธ่ xiลng xลซ) permet d’avoir l’esprit large et enjouรฉ, de se sentir libre et heureux (ๅฟๆ ็ฅๆก xฤซn kuร ng shรฉn yรญ), d’avoir un cลur calme et de prรฉserver sa santรฉ (่ชฟ้ค tiรกo yวng).
- L’intention concentrรฉe sur les jambes (ๆๆณจๆผ่ ฟ yรฌ zhรน yรบ tuว) rend le centre de gravitรฉ du corps (่บซ้ซ้ๅฟ shฤn tว zhรฒng xฤซn) stable (็ฉฉๅบ wฤn gรน), ce qui permet de maintenir constamment le ไธญๅฎ zhลng dรฌng.
- Cลur et intention, intention et souffle, souffle et force sont unis.
- Lorsque le cลur est calme et sans pensรฉes parasites, et que la volontรฉ est pure, c’est ce qu’on appelle cลur et intention unis (ๅฟ่ๆๅ xฤซn yว yรฌ hรฉ).
- Lorsque le cลur et l’intention sont unis, le mouvement peut รชtre complet et unifiรฉ, c’est ce qu’on appelle intention et souffle unis (ๆ่ๆฐฃๅ yรฌ yว qรฌ hรฉ).
- Lorsque le souffle est complet et unifiรฉ, le corps est agile, les yeux, les mains, la taille et les pieds suivent de haut en bas, d’avant en arriรจre, et la force suit le souffle, c’est ce qu’on appelle souffle et force unis (ๆฐฃ่ๅๅ qรฌ yว jรฌn hรฉ).
- Chaque mouvement est une activitรฉ globale du corps, de l’intรฉrieur, la conscience (ๆ่ญ yรฌ shรญ) ร l’extรฉrieur; le corps (่ปๅนน qลซ gร n), du sommet de la tรชte (้ ญ้ tรณu dวng) ร la plante des pieds (่ ณๅบ jiวo dว). Comme l’harmonie d’un orchestre, non seulement le corps et l’esprit se sentent joyeux, mais on obtient รฉgalement l’effet maximal de la concentration de la force (้ไธญๅ jรญ zhลng jรฌn).
- Le taiji quan recherche le vide, la tranquillitรฉ, la profondeur et la douceur. Si vous pouvez รชtre vide (่ xลซ), votre corps tout entier sera naturellement transparent (็ฉบ kลng); si vous pouvez รชtre calme (้ jรฌng), votre pensรฉe (ๆๅฟต yรฌ niร n) sera concentrรฉ (้ไธญ jรญ zhลng) ; si vous pouvez couler (ๆฒ chรฉn), votre souffle s’enfoncera dans votre champ de cinabre ; si vous pouvez รชtre doux (ๆ rรณu), vous serez dรฉtendu, lent et rรฉgulier (่ผ้ฌๆ ขๅป qฤซng sลng mร n yรบn).
La douceur (ๆ rรณu) du taiji quan n’est pas une mollesse sans force, mais une force souple et rรฉsistante (้ๅ rรจn jรฌn). Ce qu’on appelle force (ๅ jรฌn), c’est une force รฉlastique qui va du talon au sommet de la tรชte, passant par le centre du pied, traversant les articulations de la cheville, du genou, de la hanche, de la taille, de la colonne vertรฉbrale, de l’รฉpaule, du coude et du poignet, formant ainsi un ressort complet. Plus le ressort est comprimรฉ, plus la force รฉlastique est grande. Cette force รฉlastique (ๅฝๅ dร n jรฌn) est une force dynamique (ๅๅ dรฒng lรฌ) obtenue en utilisant l’intention pour mobiliser l’รฉnergie interne du corps (ๅ งๅ nรจi jรฌn), combinรฉe (็ตๅ jiรฉ hรฉ) ร l’extension et ร la contraction (ไผธ็ธฎ shฤn suล) des muscles (็ญ่ jฤซn jฤซ) et des articulations (้็ฏ guฤn jiรฉ) de tout le corps (ๅ จ่บซ quรกn shฤn). Ainsi, elle peut รชtre ร la fois extrรชmement souple et extrรชmement ferme (่ณๆ่ณๅ zhรฌ rรณu zhรฌ gฤng), surgissant de l’absence (็กๆ wรบ yวu) et nous donnant comme trรจs proche et impossible ร distinguer (็ก้ wรบ jiร n).
ๅคชๆฅต tร ijรญ
La voie (้ dร o) rรฉgit les deux รฉnergies ้ฐ้ฝ yฤซn yรกng, et la quette de la voie ne peut se dissocier du souffle (ๆฐฃ qรฌ ). Dans la pratique alchimique taoรฏste (้ๅฎถ้ไธน dร o jiฤ liร n dฤn), on cultive sa nature et on รฉtablit son destin (้คๆง็ซๅฝ yวng xรฌng lรฌ mรฌng), en travaillant ร la fois sur les aspects internes et externes (ๅ งๅคๅ ผไฟฎ nรจi wร i jiฤn xiลซ). La pratique interne (ๅ งไฟฎ nรจi xiลซ) vise ร prรฉserver l’essence (็ฒพ jฤซng) et le souffle (ๆฐฃ qรฌ), ร nourrir (ๅน้ค pรฉi yวng) l’esprit originel (ๅ ็ฅ yuรกn shรฉn), tandis que la pratique externe (ๅคไฟฎ wร i xiลซ) vise ร renforcer (้้ duร n liร n) les muscles et les os (็ญ้ชจ jฤซn gว), ร consolider (้ๅบ gวng gรน) la forme physique (ๅฝข้ชธ xรญng hรกi), et ainsi ร raffiner l’essence en souffle (็ ็ฒพๅๆฐฃ liร n jฤซng huร qรฌ), raffiner le souffle en esprit (็ ๆฐฃๅ็ฅ liร n qรฌ huร shรฉn) ; raffiner l’esprit et retourner au vide (็ ็ฅ้่ liร n shรฉn hรกi xลซ) ; raffiner le vide et s’unir au dร o (็ ่ๅ้ liร n xลซ hรฉ dร o).
Le principe (ๅ็ yuรกn lว) du taiji chuan est d’utiliser la nature yin et yang (้ฐ้ฝๆฌ่ณช yฤซn yรกng bฤn zhรญ) inhรฉrente (ๅบๆ gรน yวu) au corps humain (ไบบ่บซ rรฉn shฤn), de suivre la tendance physiologique naturelle (็็่ช็ถ shฤng lว zรฌ rรกn), de nourrir l’esprit (้ค็ฅๆฐฃ yวng shรฉn qรฌ) et de renforcer le corps (้ๅบๅฝข gวng gรน xรญng).
่ช็ถไน้้๏ผๆ ๅคฉๅฐ่ฌ็ฉ็
้ปๅธ้ฐ็ฌฆ็ถ
Cultiver sa nature et รฉtablir son destin repose principalement sur la tranquillitรฉ (้ jรฌng). Pour obtenir des effets bรฉnรฉfiques sur le corps et l’esprit ร travers la pratique du taiji quan, la tranquillitรฉ est indispensable. Parce que la vitalitรฉ infinie (็็ไธๆฏ shฤng shฤng bรน xฤซ) de lโunivers vient du calme, et cela est vrai pour toutes les choses dans ce monde. Tout dans le ciel et sur la terre suit ce principe.
Le taiji imite (ๆๆณ xiร o fว) la nature (่ช็ถ zรฌ rรกn), passant de la tranquillitรฉ au mouvement (็ฑ้่ๅ yรณu jรฌng รฉr dรฒng), cherchant la tranquillitรฉ dans le mouvement (ๅไธญๆฑ้ dรฒng zhลng qiรบ jรฌng). La tranquillitรฉ se conforme au mouvement (ๅ ถ้ๅฆๅ qรญ jรฌng rรบ dรฒng), le mouvement se conforme ร la tranquillitรฉ (ๅ ถๅๅฆ้ qรญ dรฒng rรบ jรฌng). Le mouvement et la tranquillitรฉ se suivent en boucle (ๅ้ๅพช็ฐ dรฒngjรฌng xรบnhuรกn), connectรฉ en permanence (็ธ้ฃไธๆท xiฤng liรกn bรน duร n), de sorte que les deux รฉnergies s’entrelacent et que l’image du taiji se forme. Les quatre membres et les cent vaisseaux circulent librement, sans adhรฉrence ni stagnation, sans obstacle (้ๆข tลng chร ng), atteignant naturellement l’harmonie du corps et de l’esprit (่ช็ถ่บซๅฟๅ่ซง zรฌrรกn shฤnxฤซn hรฉxiรฉ), et la rรฉalisation du dร o.
Le mouvement interne cultive le souffle vital (ๆฐฃ qรฌ), tandis que le mouvement externe cultive le corps (้ซ tว). La pratique du qi gong met l’accent sur la respiration, qui se divise en respiration externe et respiration interne. L’oxygรจne entre dans le sang depuis l’extรฉrieur, tandis que le dioxyde de carbone est expulsรฉ du corps, ce qui constitue l’รฉchange gazeux dans les poumons, appelรฉ respiration externe. L’oxygรจne passe du sang aux cellules des tissus, et les cellules des tissus expulsent le dioxyde de carbone, ce qui est appelรฉ respiration interne. Le taiji quan en raison de sa respiration combinรฉe abdominale et thoracique (่ น่ธ่ฏๅๅผๅธ fรน xiลng liรกnhรฉ hลซxฤซ), permet une respiration particuliรจrement profonde et longue (ๅผๅธๆทฑ้ท hลซ xฤซ shฤn chรกng), absorbant ainsi une quantitรฉ suffisante d’oxygรจne et produisant une grande quantitรฉ d’รฉnergie (่ฝ nรฉng).
Les principes de la respiration et de la circulation de l’รฉnergie dans le taiji quan sont conformes ร la physiologie de l’exercice, et ses effets dรฉpassent ceux produits par l’exercice gรฉnรฉral. Ses principales caractรฉristiques sont au nombre de trois :
ๆ่ๆฐฃๅ yรฌ yว qรฌ hรฉ
L’union de l’intention et du souffle est la combinaison mutuelle de la conscience mentale et des mouvements respiratoires, atteignant un รฉtat oรน l’activitรฉ spirituelle et l’activitรฉ physiologique tendent ร s’unifier. En raison de la pratique de la respiration lente et douce du taiji quan, le gaz est utilisรฉ au maximum ร l’intรฉrieur, dรฉployant la plus haute efficacitรฉ, ce qui entraรฎne les rรฉsultats suivants :
- Faire en sorte que les organes (่ๅจ zร ng qรฌ) et le systรจme nerveux (็ฅ็ถ็ณป็ตฑ shรฉn jฤซng xรฌ tวng) de l’organisme (ๆฉ้ซ jฤซ tว), dans un รฉtat de calme, passent de la consommation d’รฉnergie ร la rรฉserve d’รฉnergie, jouant un rรดle dans la rรฉparation (ไฟฎๆด xiลซ zhฤng) et la construction (ๅปบ่จญ jiร n shรจ) de l’organisme.
- La mรฉthode de respiration (ๅผๅธๆนๅผ hลซ xฤซ fฤng shรฌ) taiji quan a pour effet que le nombre de respirations diminue tandis que la capacitรฉ pulmonaire augmente, permettant au cerveau de se reposer et d’atteindre le but de nourrir l’esprit par la respiration (ๅธๆฐฃ้ค็ฅ xฤซ qรฌ yวng shรฉn).
- En coordonnant et en amรฉliorant mieux les nerfs connectรฉs aux organes internes, la vitesse et le volume de la circulation sanguine dans tout le corps sont augmentรฉs, ce qui profite ร la santรฉ du corps et de l’esprit (่บซๅฟๅบท shฤn xฤซn kฤng).
้ๅ่ช็ถ kฤi hรฉ zรฌ rรกn
Chaque posture (ๅข shรฌ) du taiji quan comporte une ouverture et une fermeture (้ๅ kฤi hรฉ), et chaque ouverture et fermeture s’accompagne d’une respiration (ไธ้ๅๆไธๅผๅธ yฤซ kฤi hรฉ yวu yฤซ hลซ xฤซ).
- C’est la respiration qui guide le mouvement (ๅผๅธ้ขๅฏผๅจไฝ hลซxฤซ lวngdวo dรฒngzuรฒ), et le mouvement s’accorde avec la respiration (ๅผๅธ้ ๅฐๅไฝ hลซxฤซ lวngdวo dรฒngzuรฒ). L’intรฉrieur et l’extรฉrieur sont en harmonie (ๅไฝ้ ๅๅผๅธ dรฒngzuรฒ pรจihรฉ hลซxฤซ), on utilise l’intention et non la force, en laissant faire la nature.
- Sur le plan physiologique : grรขce ร la respiration qui leur est รฉtroitement liรฉe, on stimule les organes internes, on digรจre les aliments, on transporte l’oxygรจne vers les diffรฉrents tissus et on amรฉliore les fonctions des organes.
- Dans la thรฉorie du taiji quan : l’ouverture est l’expiration, la fermeture est l’inspiration, la montรฉe est l’inspiration, la descente est l’expiration, le soulรจvement est l’inspiration, l’enfoncement est l’expiration, le retrait de la main est l’inspiration, l’extension de la main est l’expiration. C’est-ร -dire que l’expiration est l’ouverture et le mouvement, l’inspiration est la fermeture et la tranquillitรฉ, l’ouverture est la libรฉration et l’รฉmission, la fermeture est le soulรจvement et l’accumulation : accumuler pleinement (่ๅพๆปฟ xรน dรฉ mวn), soulever complรจtement (ๆๅพ่ตท tรญ dรฉ qว’), รฉmettre suffisamment (็ผๅพ่ถณ fฤ dรฉ zรบ), libรฉrer loin (ๆพๅพ้ fร ng dรฉ yuวn).
ๆฐฃๆฒไธน็ฐ qรฌ chรฉn dฤn tiรกn
Le souffle coule vers le champ de cinabre est une mรฉthode de respiration (ๅผๅธ hลซ xฤซ) globale (ๆด้ซ zhฤng tว), profonde qui combine (่ฏๅ liรกn hรฉ) la respiration thoracique (่ธ xiลng) et abdominale (่ น fรน), dont les avantages physiologiques sont les suivants :
- Faire descendre consciemment le diaphragme, augmenter la capacitรฉ pulmonaire, changer la pression abdominale, promouvoir la circulation du sang et de l’รฉnergie, augmenter les opportunitรฉs d’activitรฉ des organes internes, masser le foie et amรฉliorer les fonctions hรฉpatiques.
- รlargir la capacitรฉ de dรฉveloppement de la cavitรฉ thoracique, maintenir l’activitรฉ des alvรฉoles pulmonaires, ce qui peut guรฉrir les lรฉgรจres maladies pulmonaires.
- Utiliser la respiration abdominale pour stimuler le pรฉristaltisme intestinal, augmenter les sรฉcrรฉtions internes et externes, renforcer la digestion, absorber complรจtement les nutriments, promouvoir le mรฉtabolisme vigoureux des cellules et des tissus du corps, et jouer un rรดle de protection et de croissance.
- Le souffle coulant (ๆฒ chรฉn) vers le champ de cinabre peut rendre la partie supรฉrieure du corps lรฉgรจre et agile, et la partie infรฉrieure (ไธ้ซ xiร tว) pleine et solide. Cela permet naturellement (่ช็ถ zรฌ rรกn) d’obtenir des effets bรฉnรฉfiques pour la santรฉ, tels que la relaxation de tout le corps (้ฑ่บซ้ฌ zhลu shฤn sลng), un esprit clair (้ ญ่ ฆๆธ ๆฐ tรณu nวo qฤซng xฤซn), une dรฉmarche รฉquilibrรฉe et solide (ๆญฅๅฑฅ็ฉฉๅฅ bรน lว wฤn jiร n), et une รฉnergie abondante, vigueur (็ฒพๅๅ ๆฒ jฤซng lรฌ chลng pรจi) et bonne santรฉ (ๅฅๅบท jiร n kฤng).
ไธน็ฐ dฤn tiรกn
Le champ de cinabre est l’endroit oรน le souffle s’accumule et la source (ๆบๆณ yuรกn quรกn) d’oรน la force interne (ๅ งๅ nรจi jรฌn) est exprimรฉe. Il est comme un gรฉnรฉrateur (็ผ้ปๆฉ fฤ diร n jฤซ) humain. Tous les mouvements du taiji dรฉpendent de ce gรฉnรฉrateur pour s’initier. Ce qu’on appelle l’esprit qui s’enfonce dans le champ de cinabre (ๆๆฒไธน็ฐ yรฌ chรฉn dฤn tiรกn) ou le souffle qui sombre dans le champ de cinabre (ๆฐฃๆฒไธน็ฐ qรฌ chรฉn dฤn tiรกn) รฉquivaut ร charger et stocker de l’รฉnergie dans ce gรฉnรฉrateur. Une fois le gรฉnรฉrateur allumรฉ, toute la machinerie se met en mouvement, tout comme lorsque l’รฉnergie du dantian bouge, tout le corps bouge avec elle. Le plus grand secret est que, que l’on soit debout (็ซ zhร n), en train de marcher (่ก xรญng), assis (ๅ zuรฒ) ou allongรฉ (่ฅ wรฒ), toujours garder (็ๅฎ kฤn shวu) l’esprit (ๅฟ็ฅ xฤซn shรฉn) au dantian, le garder (็ๅฎ kฤn shวu) secret comme on garderait un trรฉsor. Il est essentiel de ne pas oublier ni forcer, de laisser faire la nature (้ ๅ ถ่ช็ถ shรนn qรญ zรฌ rรกn), et de ne pas chercher ร exercer de force intentionnellement.
ๅฟ xฤซn
Le cลur est l’essence divine (็ฅๆ shรฉn mรญng) de l’รชtre humain, celui qui gouverne toutes choses. Les modernes (็พไปฃไบบ xiร n dร i rรฉn) l’appelle intelligence (ๅฟ้ xฤซn lรญng). Il ne s’agit pas du cลur (ๅฟ xฤซn) comme centre de la circulation sanguine (่กๆถฒๅพช็ฐไธญๅฟ xiฤyรจ xรบnhuรกn zhลngxฤซn), mais de l’esprit (้ๆๅฟ lรญng mรญng xฤซn) qui pense, rรฉflรฉchit, mรฉdite (ๆ่ sฤซ kวo) et juge (ๅคๆท pร n duร n). Il est le maรฎtre du corps (ไธ่บซไธป yฤซ shฤn zhว), source (ๆ นๆบ gฤn yuรกn) de toute pensรฉe (ๆ็ถญ sฤซ wรฉi) et de toute imagination (ๆณๅ xiวng xiร ng) ; il dirige (ๆๆฎ zhว huฤซ) toutes les activitรฉs physiologiques (็็ๆดปๅ shฤng lว huรณ dรฒng) et tous les comportements vitaux (็ๆดป่ก็บ shฤng huรณ xรญng wรฉi) selon les lois de la nature (ไพ็ งๅคง่ช็ถ yฤซ zhร o dร zรฌ rรกn). Son siรจge se trouve dans le cerveau (ๅคง่ ฆ dร nวo), le centre d’oรน l’esprit (็ฒพ็ฅ jฤซng shรฉn) naรฎt (็ผๆบ fฤ yuรกn) et donne ses ordres(็ผ่ๆฝไปค fฤ hร o shฤซ lรฌng).
้ค yวng
Le taiji quan n’est rien d’autre qu’un enseignement pour chercher dans la tranquillitรฉ les bienfaits de nourrir le cลur (้คๅฟ yวng xฤซn), nourrir le souffle (้คๆฐฃ yวng qรฌ), nourrir l’esprit (้ค็ฅ yวng shรฉn) et nourrir la vertu (Le taiji quan n’est rien d’autre qu’un enseignement (ๆ jiร o) pour chercher dans la tranquillitรฉ (้ jรฌng) les bienfaits de nourrir le cลur (้คๅฟ yวng xฤซn), nourrir le souffle (้คๆฐฃ yวng qรฌ), nourrir l’esprit (้ค็ฅ yวng shรฉn) et nourrir la vertu (้คๅพท yวng dรฉ). En utilisant la voie (้ dร o) pour contrรดler ses dรฉsirs (ๅถๆ พ zhรฌ yรน), en gardant un cลur sincรจre et respectueux (ๅฟๅญ่ช ๆฌ xฤซn cรบn chรฉng jรฌng), en maintenant la puretรฉ et la tranquillitรฉ (ไฟๆ็ดๆฝๅฏง้ bวochรญ chรบnjiรฉ nรญngjรฌng), en empรชchant les pensรฉes futiles de surgir et en gardant toujours des pensรฉes bienveillantes, l’humanitรฉ et la raison cรฉleste se fusionnent, atteignant ainsi le royaume de l’union entre l’homme et le ciel (Le taiji quan n’est rien d’autre qu’un enseignement pour chercher dans la tranquillitรฉ les bienfaits de nourrir le cลur (้คๅฟ yวng xฤซn), nourrir le souffle (้คๆฐฃ yวng qรฌ), nourrir l’esprit (้ค็ฅ yวng shรฉn) et nourrir la vertu (Le taiji quan n’est rien d’autre qu’un enseignement (ๆ jiร o) pour chercher dans la tranquillitรฉ (้ jรฌng) les bienfaits de nourrir le cลur (้คๅฟ yวng xฤซn), nourrir le souffle (้คๆฐฃ yวng qรฌ), nourrir l’esprit (้ค็ฅ yวng shรฉn) et nourrir la vertu (้คๅพท yวng dรฉ). En utilisant la voie (้ dร o) pour contrรดler ses dรฉsirs (ๅถๆ พ zhรฌ yรน), en gardant un cลur sincรจre et respectueux (ๅฟๅญ่ช ๆฌ xฤซn cรบn chรฉng jรฌng), en maintenant la puretรฉ et la tranquillitรฉ (ไฟๆ็ดๆฝๅฏง้ bวochรญ chรบnjiรฉ nรญngjรฌng), en empรชchant les pensรฉes futiles de surgir et en gardant toujours des pensรฉes bienveillantes, l’humanitรฉ et la raison cรฉleste se fusionnent, atteignant ainsi le royaume de l’union entre l’homme et le ciel (ไบบๅคฉๅไธ rรฉn tiฤn hรฉ yฤซ).
้ๅ jรฌng zuรฒ
Le taiji quan et la mรฉditation assise (้ๅ jรฌng zuรฒ) ont la mรชme thรฉorie et la mรชme mรฉthode, et en les pratiquant ensemble, ils se complรจtent mutuellement. L’univers est un seul souffle (ๅฎๅฎๆฏไธๆฐฃ yว zhรฒu shรฌ yฤซ qรฌ), la grande voie (ๅคง้ dร dร o) est le flux (ๆต liรบ) de ce souffle, ce souffle est le souffle yin~yang du taiji (ๆฐฃๅคชๆฅต้ฐ้ฝ qรฌ tร ijรญ yฤซnyรกng), le souffle originel innรฉe du corps humain (ไบบ่บซๅ ๅคฉไน็ๆฐฃ rรฉnshฤn xiฤntiฤn zhฤซ zhฤn qรฌ). Vous devez d’abord cultiver ce qรฌ par la mรฉditation assise, puis pratiquer le taiji quan pour guider ce qรฌ du champ de cinabre vers chaque partie de votre corps et de vos os. La mรฉditation assise est l’harmonisation complรจte des trois รฉlรฉments corps (่บซ shฤn), souffle (ๆฏ xฤซ) et cลur (ๅฟ xฤซn), dans le but de cultiver l’essence originelle (ๅ ็ฒพ yuรกn jฤซng), le souffle originel (ๅ ๆฐฃ yuรกn qรฌ) et l’esprit originel (ๅ ็ฅ yuรกn shรฉn).
Dans la pratique du taiji quan expirer consiste ร รฉvacuer l’air trouble du corps (ๆฟๆฐฃ zhuรณ qรฌ), inspirer consiste ร absorber l’air frais (ๆธ ๆฐ็ฉบๆฐฃ qฤซng xฤซn kลng qรฌ). De plus, en utilisant l’intention, le souffle inspirรฉ (ๅธ้ฒ xฤซ jรฌn) est guidรฉ (ๅผๅฐ yวn dวo) vers l’abdomen (่ น้จ fรน bรน) pour nourrir l’รฉnergie vitale (ๅ ๆฐฃ yuรกn qรฌ) et harmoniser (่ชฟ tiรกo) laย force de vie (็ๆฉ shฤng jฤซ). Guider et รฉtirer (ย ๅฐๅผ dวo yวn) est une forme de gymnastique pratiquรฉe dรจs lโantiquitรฉ, pouvant รชtre associรฉe ร des exercices respiratoires (ๅ็ด tว nร ), des exercices de concentration mentale (ๅญๆ cรบn sฤซ) et des techniques dโacupressionย (้ป็ฉด diวn xuรฉ) ; ces exercices coordonnรฉs avec la respiration, utilisent des รฉtirements (ไผธ shฤn), des flexions (ๅฑ qลซ), des ouvertures, des fermetures (้ๅ kฤi hรฉ) et des massages (ๆๆฉ ร n mรณ) pour activer les articulations (้็ฏ guฤn jiรฉ) et stimuler la circulation sanguine (่กๆถฒๅพช็ฐ xuรจ yรจ xรบn huรกn). Le secret rรฉside dans l’intention (ๅฟๆ xฤซn yรฌ) comme principe directeur, le corps et les membres (่บซ้ซๅ่ข shฤn tว sรฌ zhฤซ) comme outils. Intรฉrieurement, il faut รชtre sincรจre et droit (ๆญฃๅฟ่ช ๆ zhรจng xฤซn chรฉng yรฌ), nourrir son รฉnergie et concentrer son espritย (้คๆฐฃๅ็ฅ yวng qรฌ nรญng shรฉn) ; extรฉrieurement, il faut รชtre dรฉtendu et naturel (่ผ้ฌ่ช็ถ qฤซng sลng zรฌ rรกn), l’esprit tranquille et le cลur serein (ๅฟๅนณๆฐฃๅ xฤซn pรญng qรฌ hรฉ).
La mรฉthode est la suivanteย :
ร l’aube ou aux alentours, choisissez un endroit paisible, avec un air frais et fluide, et une vue dรฉgagรฉe pour pratiquer la posture immobile debout du taiji (็ซๅคชๆฅตๆจ zhร n tร i jรญ zhuฤng). Respirez profondรฉment par le nez, en suivant les principes de profondeur (ๆทฑ shฤn), de longueur (้ท chรกng) , d’uniformitรฉ (ๅป yรบn) et de calme (้ jรฌng). Inspirez comme si des nuages purs s’รฉlevaient lentement, et expirez comme si de l’eau coulait doucement vers le bas. Lors de l’expiration, sรฉparez l’intention et le souffle : le souffle se dirige vers l’extรฉrieur tandis que l’intention se concentre sur le champ de cinabre. Lors de l’inspiration, concentrez l’intention et le souffle dans une seule direction : l’intention suit la colonne vertรฉbrale et le souffle se dirige รฉgalement vers la colonne vertรฉbrale. Efforcez vous d’รชtre naturel, dรฉtendu, souple, calme et stable. รvitez de retenir votre souffle intentionnellement ou de forcer la circulation du souffle.
Si la pratique taoรฏste (้ๅฎถไฟฎ็ dร o jiฤ xiลซ zhฤn) privilรฉgie le renforcement de l’essence (ๅบไปฅๅบ็ฒพ gรน yว gรน jฤซng) et l’apaisement de l’esprit (ๅฎ็ฅ ฤn shรฉn), nourrir (้คๆฐฃ yวng qรฌ) et cultiver le souffle (็ทดๆฐฃ liร n qรฌ) demeure son cลur. Le taiji quan met l’accent sur rassembler son รฉnergie (่ๆฐฃ jรน qรฌ) et concentrer son esprit (ๅ็ฅ nรญng shรฉn), passant de l’immobilitรฉ au mouvement (็ฑ้่ๅ yรณu jรฌng รฉr dรฒng). Les mouvements sont coordonnรฉs avec la respiration, reliant l’inspiration et l’expiration ร la rรฉception et ร la libรฉration au niveau des mains et des pieds. Cet entraรฎnement intรจgre toute l’รฉnergie dans la circulation sanguine, favorisant une circulation qui relie l’essence ร la moelle osseuse (็ฒพ่ฃ้ซ jฤซng bว suว), la moelle osseuse au cerveau (้ซ่ฃ่ ฆ suว bว nวo), et le cerveau ร l’essence (่ ฆ่ฃ็ฒพ nวo bว jฤซng). Cela crรฉe finalement le pouvoir d’avaler le ciel (ๅๅคฉไนๆฐฃ tลซn tiฤn zhฤซ qรฌ), de se connecter ร la terre (ๆฅๅฐไนๅ jiฤ dรฌ zhฤซ lรฌ), et de prolonger la vie par la douceur (ๅฃฝไบบไปฅๆ shรฒu rรฉn yว rรณu).
Le taiji quan utilise le principe (็ย lว) pour construire la forme (่ฑก xiร ng), la forme pour gรฉnรฉrer la mรฉthode (ๆณ fว), la mรฉthode pour pratiquer le centre (ๅคฎ yฤng) et le centre pour atteindre la voie (้ dร o). Ces รฉlรฉments sont interconnectรฉs et forment un systรจme. Sans comprรฉhension du principe, de la forme et de la mรฉthode, il est impossible de pratiquer le centre. Comprendre le principe, comprendre la forme et acquรฉrir la mรฉthode, puis pratiquer le centre, lorsque la connaissance et la pratique se complรจtent, le succรจs est ร portรฉe de main.