Wang Maozhai

Wang Maozhai application taijiquan Wu

Wang Maozhai était l’un des trois principaux disciples de Wu Quanyou du taijiquan de style Wu . Lorsque le fils de Wu Quanyou, Wu Jianquan déménagea de Pékin à Shanghai en 1928, il resta à la tête de l’école de Pékin de style Wu. Il fut, en 1928, le fondateur de l’association de taijiquan de Beijing Tai Miao. En 1929, le premier livre documentaire sur le taijiquan de style Wu a été publié par Wu Jianquan, Wang Maozhai et Guo Fen. Son principal disciple fut Yang Yuting.

Forme d’épée combinée en 42 pas

Forme d'épée combinée en 42 pas

La forme d’épée combinée en 42 pas est la forme de compétition pour les tournois en Chine. Elle utilise un large éventail de techniques d’épée en intégrant des mouvements des quatre principaux styles de taijiquan : Chen, Yang, Wu et Sun.

Épée du ciel et de la terre

Epée du ciel et de la terre

L’épée Qiankun a été restaurée par le professeur Liu Wentao, le conservateur du Musée chinois d’art des armes anciennes et la sixième génération d’experts en forge. Le Musée chinois d’art des armes anciennes est la première institution professionnelle de recherche et de restauration d’armes anciennes en Chine.

Yu Chenghui

Portrait de Yu Chenghui

Yu Chenghui (1939 – 2015), parfois connu comme Yue Sing-wai, fut un acteur, un réalisateur de film d’action et un artiste martial chinois renommé.

L’épée Tang

Le terme Táng dāo est le terme général désignant les quatre styles de sabres des dynasties Sui et Tang . A l’époque contemporaine, il fait généralement référence au sabre horizontal, qui a une lame étroite et droite, une petite garde et un long manche, lequel peut être tenu à deux mains.

L’épée du taijiquan

Le professeur Cheng Man Ching pratique l'escrime

太极剑 tài jí jiàn

C’est une arme dite courte, à double tranchant, dont la taille varie entre 80 et 110 cm, et qui se manie d’une seule main.

Elle a une garde (剑格 jiàn gé) assez petite qui protège la main, une poignée (剑柄 jiàn bǐng ), et un pommeau (剑首 jiàn shǒu ), l’extrémité de la poignée la plus proche de nous qui sert de butée pour éviter à la main de glisser et qui, à l’occasion, peut aussi servir à frapper. Sur le pommeau se trouve le chas (剑眼jiàn yǎn) auquel est attaché le pompon (剑穗 jiàn suì) souvent de couleur rouge et dont les mouvements déconcentrent l’adversaire.

La lame (剑刃 jiàn rèn) se compose d’une pointe (剑尖 jiàn jiān)  pour les coups d’estoc, de l’arête (剑脊 jiàn jǐ), ainsi que des tranchants supérieur (上刃 shàng rèn) et inférieur (下刃 xià rèn) pour les coups de taille. On peut distinguer trois tiers dans la lame :

  • Le tiers côté poignée ( 后下刃 hòu xià rèn) est le plus épais et s’utilise pour bloquer des coups puissants en prenant garde de ne pas utiliser le tranchant, ce qui entraînerait une détérioration du fil de la lame.
  • Le tiers médian (中下刃 zhōng xià rèn) permet de couper profondément, de trancher, mais aussi de dévier un coup ou même de le bloquer s’il n’a pas trop de force.
  • Le tiers de la lame le plus éloigné de la main, côté pointe (前下刃 qián xià rèn) est la partie la plus souple, la plus fine. On ne l’utilise pas pour parer un coup, mais pour cisailler et lacérer ou pour des coups de pointe : ceux-ci ne sont efficaces que s’ils pénètrent dans l’axe de la lame.
Les parties de l'épée du taijiquan

剑訣 jiàn jué

Si la main droite tient une épée, la main gauche est vide. Avec les doigts on fait un « mudra », index et majeurs tendus et joints, les autres doigts repliés, pouce en-dessus. Ce mudra, épée magique du taoïsme, contribue à l’équilibre général du combattant.

Symbole de l’épée, on lui confère un sens énergétique. Au-delà de sa fonction d’équilibrage, il semblerait aussi qu’autrefois on combattait avec le fourreau de l’épée, on le tenait en posant les deux doigts en question dessus pour le contrôler. Le fourreau restait contre l’avant-bras, prêt à parer en cas de besoin.

Les locuteurs chinois font une distinction claire entre une « épée » (à double tranchant) et un « couteau » (à un tranchant). Dans la culture chinoise l’épée à double tranchant ou  剑 jiàn est considérée comme une arme de maître ou une arme de gentleman, à la fois du fait de l’habileté considérable requise pour combattre avec cette arme et du fait que les commandants d’armées ont favorisé le jian afin de se déplacer facilement parmi les troupes. Elle est décrite en chinois comme la «dame délicate» des armes, et est traditionnellement considérée comme l’arme la plus appropriée pour les femmes. Une épée à simple tranchant est appelée 刀 dāo. Le jian et le dao sont parmi les quatre armes principales enseignées en Chine, les autres étant le bâton et la lance. L’ordre dans lequel ces armes sont enseignées peut varier selon les écoles et les styles, mais le jian est généralement enseigné en dernier parmi les quatre.

On a pu voir, récemment, une discussion qui est récurrente sur la façon dont l’escrime chinoise dévie délibérément avec le plat de la lame. Certains aujourd’hui, ne connaissant pas les principes de l’art, mais désireux de pratiquer, empruntent la parade avec le bord de l’épée européenne. Il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles 剑法 jiàn fǎ et 刀法 dāo fǎ évitent les parades bord sur bord. Ces raisons incluent la structure 三枚 sān méi (trois plaques) de la lame. La plaque à haute teneur en carbone et à bords durs des épées chinoises les rend excellentes pour couper et maintenir un bord, mais fragiles lors des rencontres bord sur bord.

Au-delà des raisons métallurgiques, le travail au sabre chinois dévie avec le plat pour des raisons de principe. Le principe de base de l’approche chinoise du maniement de l’épée est que chaque réponse au coup du 对方 duì fāng n’est pas une défense dualiste puis contrecarrée par une attaque, mais est un mouvement fluide et sans rupture. Il n’y a ni parade ni riposte ni dans jiànfǎ ni dans dāofǎ. Il y a ce que l’on appelle en mandarin 單形 dān xíng, littéralement une forme unique ou simple. L’acte de dévier consiste à viser et à contre-couper. Il s’agit à proprement parler d’une déviation. Un mot, une action, aucune pensée de défendre puis de chercher une attaque. Il y a une intention mentale avec la déviation et la cible simultanément comme un tout plus grand. L’attaque et la défense n’existent pas dans l’escrime chinoise bien pratiquée. La déviation avec la lame à plat aligne non seulement la contre-coupe, étant un mouvement continu, mais génère également de la puissance pour l’action de coupe du mouvement de déviation-coupe. N’étant qu’un seul mouvement, sans changement brutal de direction, aucun élan n’est perdu. La quantité de mouvement de la déviation fournit ainsi de la puissance à la coupe qu’elle génère. Pour ces raisons, l’escrime chinoise se concentre uniquement sur l’utilisation de la lame à plat pour dévier.

Scott M. Rodell in Deflections in Chinese Swordsmanship

Taiji engendre Liangyi

Vase, Ando Jubei (1876-1953), 20e siècle, émail cloisonné et argent, musée Liang Yi

乾坤太極生兩儀

道生一,一生二,二生三,三生萬物。

道德經

Le dao a produit un ; un a produit deux  ; deux a produit trois ; trois  a produit tous les êtres.

道生一 dào shēng yī

Le dao a produit un signifie que 無極 wújí a engendré 太極 tàijí.

一生二 yī shēng èr

Un a produit deux signifie que 太極 tàijí a engendré 兩儀 liǎngyí.

无极生太极, 太极生四象,四象生八卦.

Wújí engendre tàijí, tàijí engendre liǎngyí , liǎngyí engendre  sìxiàng, sìxiàng engendre bāguà.

Laozi dit : Les dix mille choses sous le ciel naissent de l’existence, l’existence nait de la non-existence. Cette non-existence est sans forme, sans apparence, sans couleur et sans son, sans odeur et sans goût, ni chaude ni froide, sans gauche ni droite, sans avant ni arrière, sans intérieur ni extérieur, sans début ni fin, sans bords ni limites, sans sentiments et sans pensées, sans bonté et sans mal, vague et confuse, indistincte et profonde, sans signes de sa présence, insondable, l’extrême du vide et du néant, par conséquent on l’appelle non-existence, 無 wú.

Wújí, c’est la non-existence, 無 wú ; tàijí, c’est l’existence, 有 yǒu. Laozi dit: L’existence naît dans la non-existence, le yǒu et le wú s’engendrent mutuellement.

Les deux extrêmes, 兩儀 liǎngyí, proviennent du phénomène de séparation du 陰 yīn et du 陽 yáng.

L’épée Ming

Pommeau d'épée, dynastie Ming

L’épée Ming est l’un des plus grands trésors des armureries royales. Elle représente l’un des exemples les plus beaux, les plus détaillés et les plus complexes de ferronnerie ornée encore existant depuis le début de la période Ming.