La sensibilité dans la pratique du taiji quan

Orangers de l'Alhambra, photographie de Dominique Clergue

La sensibilité (敏感 mǐn gǎn) est un concept fondamental dans la pratique du taiji quan car il permet de s’ouvrir aux transformations du mouvement, à la relation avec l’environnement, à la compréhension profonde de la situation, à distinguer plein et vide à comprendre ce que peux être l’immobilité dans le mouvement.

Les cinq organes pleins

Illustration des cinq organes pleins

五臟 wǔ zāng 帝曰藏象何如 L’EmpereurComment se représenter les zang ? 歧伯曰 Qi Bo énonce 心者生之本神之變也其華在面其充在血脈為陽中之太陽通於夏氣 Le cœur Est l’enracinement de la vie Les changements opérés par les Esprits Son éclat est au visage Sa profusion, dans le réseau d’animation porteur du sang Il est le taiyang au sein du yang En libre communication avec les … Lire la suite

Architecture des corps et gravité

Mike Dempsey défie la gravité dans ses photographies aériennes

La gravité est une force et une direction qui déterminent une orientation primordiale dans l’environnement terrestre et humain. On la rencontre partout, elle est omniprésente et partout équivalente en intensité. De tous les points de la croûte terrestre elle est identique en direction par rapport au plan tangent de la surface idéale de la terre. Bien qu’invisible, elle constitue une signature sous-jacente de notre planète. Ici encore elle représente un trait commun à tous les objets et structures rencontrés sur Terre, qui partagent la même condition gravitationnelle.

Équilibre et harmonie

Jeux d'eau au jardin, l'installation de Fabienne Verdier au Domaine de Chaumont-sur-Loire, 2022

Tous les arts internes ont des similitudes, ils sont tous basés sur la culture du souffle (氣 qì) et de l’esprit (神 shén). Mais les qi gong, neigong, baguazhang ou taiji quan présentent des différences. Nous utilisons les mêmes composants mais de façon différentes, et parfois le type de qì développé peut être différent. Ce qui … Lire la suite

Différencier le yin du yang

Lettrés et taijitu, encre sur papier, chinois XVIIIe siècle

Dans tout notre corps, nous voulons que le yin et le yang soient clairement différenciés, mais c’est encore mieux lorsque nous pouvons avoir le yang (dur) et le yin (doux) qui s’entraident comme cela se fait lorsque les énergies sont maintenues de manière cyclique. Nous cherchons à éliminer les retournements brusques lors du passage d’une expression d’énergie à l’autre. Nous voulons éviter la dualité « combat ou fuite » et maintenir le potentiel du yin et du yang en continu, tout en différenciant clairement le yin du yang.

Quelques pas avec Alan Watts

Portrait d'Alan Watts

Alan Watts fut l’un des papes de la contre culture-américaine dans les années soixante et son œuvre était très lue en Europe. Puis, précocement disparu à cinquante-huit ans, il entra dans une sorte d’oubli, ce qu’on appelle « l’enfer » des écrivains. On redécouvre aujourd’hui peu à peu son message de philosophe spirituel et libertaire.

Théorie du taiji quan

Série Taichi,1994, bronze, Ju Ming

C’est le plus célèbre de tous les traités du taiji quan. Universellement admiré pour son exhaustivité et sa précision, il décrit l’essence du taiji quan en utilisant le langage le plus concis et poétique possible. Son auteur serait Wang Zongyue.

人剛我柔謂之走,我順人背謂之粘

Taichi Series, 1986, Ju Ming

Troisième chapitre de la théorie du taiji quan : Si l’adversaire est dur, je suis doux: cela s’appelle céder, si je suis en position favorable et l’adversaire en position difficile : cela s’appelle adhérer.