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Puissance de la douceur

La Scapigliata, détail, terre d’ombre, ambre jaune verdi et rehauts de blanc sur bois de noyer, Léonard de Vinci

Il y a la douceur de la mère envers son enfant, la caresse de l’amant, celle de l’animal , il y a la douceur d’une atmosphère et celle d’un Ă©tat d’esprit. La subtilitĂ© vient du prĂ©cieux de chacune de ses occasions. Ce qui est touchĂ© ou gardĂ© ou ressenti diffuse une qualitĂ© qu’il est difficile de cerner sur le moment mais qui nimbe le rĂ©el. La bonne distance qu’invente la douceur permet Ă  chacun d’exister dans son propre espace ; elle est le contraire de l’effraction. Comment nommer cette part sauvage de nous-mĂŞmes qui va chercher aux confins de ce retrait qu’on appelle ” ĂŞtre seul “, le commencement de cette vie choisie et non subie ?

Anne Dufourmantelle in Puissance de la douceur

Anne Dufourmantelle n’interpelle pas le lecteur, mais partage avec lui son analyse et sa lecture du concept de douceur, depuis la Grèce antique jusqu’Ă  aujourd’hui. Elle rĂ©Ă©value son sens et aborde sa genèse pour en percevoir son essence, sa richesse et sa portĂ©e. Ainsi, l’auteure redonne ses lettres de noblesse Ă  une valeur dĂ©prĂ©ciĂ©e en Occident, Ă  un mot mal compris et mal utilisĂ©. C’est d’ailleurs parce que la douceur n’est pas Ă©vènement, mais puissance de mĂ©tamorphose que l’Occident dĂ©value autant le terme que les variations qu’il induit. Or, la douceur n’est pas fatalitĂ© de l’ĂŞtre.

 

 

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