Le son est une vague d’énergie silencieuse. En tant qu’objet de perception, il a besoin d’un organe de perception pour être entendu, comme l’oreille. Il faut aussi de la conscience. Les insensibles n’écoutent pas. Un esprit humain peut entendre, mais ne pas écouter. Il peut écouter et ne pas entendre. Il peut y avoir un son sous la forme d’une onde énergétique, qui provoque une sensation dans le tympan, mais aucune conception ou discrimination n’a lieu sans une prise de conscience d’instant en instant.

動中求靜 dòng zhōng qiú jìng

Perdu dans nos propres pensées, le monde disparaît, mais ne disparaît jamais. Méditer, c’est être pleinement présent avec tout le corps et l’esprit. Être attiré par ceci, ou être repoussé par cela, relève de l’esprit discriminant. Être centré ( zhōng), n’est pas seulement physiquement et énergétiquement, mais aussi spirituellement. L’esprit de pensée et le corps de chair ne font qu’un dans la pratique du taijiquan. Rester immobile (静 jìng) et bouger (動 dòng) sont deux pratiques importantes : Recherchez (求 qiú) le calme, l’immobilité dans le mouvement et le mouvement en immobilité. Il n’y a pas d’immobilité parfaite sans mouvement, ni de mouvement parfait sans immobilité. La recherche de la perfection est une maladie de l’esprit. L’impermanence est de changer avec le changement.

Postures de méditation

Il existe de nombreuses façons de pratiquer la méditation, toutes avec des objectifs différents.

Tout d’abord, il peut être conseillé de commencer par simplement s’asseoir et de se familiariser avec l’expérience de rester assis pendant un certain temps. Habituellement, la pratique est d’environ 30 à 60 minutes, mais il vaut mieux commencer par quelque chose de plus facile de l’ordre de 10 minutes par jour.

Asseyez-vous droit et confortablement sur une chaise sans vous pencher en arrière. Les pieds à plat sur le sol. Dans la bonne hauteur de chaise pour vous-même, vos hanches doivent être légèrement plus hautes que vos genoux.

Pliez vos mains confortablement sur vos genoux, vos avant-bras soutenus par les cuisses, les épaules douces et les coudes tombant vers le bas.

Abaissez les paupières pour que les yeux ne soient pas complètement fermés.

Une fois installé, essayez de rester immobile, afin de ne pas être dérangé par des mouvements inutiles.

Levez-vous assez tôt pour entendre le chant des oiseaux du matin. Asseyez-vous et écoutez. Rien de plus. Rien de moins.

Ne vous engagez dans aucun dialogue ou commentaire interne avec vous-même. Lorsque l’esprit vagabonde, et il le fera, vous n’entendrez plus les oiseaux et finirez par vous rendre compte que vous vous êtes distrait en pensant ou en vous endormant. Une fois que cela est réalisé, réveillez-vous de votre rêve et laissez-le partir. Ne vous inquiétez pas de perdre votre concentration, reprenez simplement l’écoute des oiseaux.

定力 dìng lì

A chaque réveil, on recommence et on construit un peu plus (定力 jōriki en japonais).

C’est une manière douce de travailler sur la présence. Avec le temps, vous pourriez prendre conscience de schémas de pensée récurrents, qui surgissent constamment, apportant avec eux des émotions négatives provenant de problèmes non résolus du passé ou de l’anxiété née de choses futures, ne vous permettant pas de vous détendre maintenant parce que ce qui doit être fait plus tard dans la journée vous dérange.

Bien que la méditation ne doive pas être utilisée comme une forme d’automédication, elle pourrait faire remonter à la surface ce qui inhibe votre pratique.

La pratique de la culture de soi nous ouvrira en effet et créera un « seau plus grand » qui peut percevoir et gérer un plus grand jaillissement de réalité, mais nous devons d’abord réparer les trous dans le seau. Commencez par le plus gros, puis résolvez les plus petits problèmes.

Avant de pouvoir aider les autres, nous devons d’abord apprendre à nous aider nous-mêmes.

Accepter et travailler avec nos propres limites renforce l’empathie et la compassion pour les autres.

L’objectif n’est pas d’obtenir des pouvoirs magiques surhumains, ou de voyager vers des royaumes mystiques dans d’autres dimensions du temps et de l’espace, mais de vivre une vie éveillée pleine, longue et heureuse, ancrée et enracinée profondément dans la réalité d’aujourd’hui.

风水 fēng shuǐ

Pour nous harmoniser avec le dào, nous devons suivre les enseignements de l’eau (水 shuǐ) et du vent (风 fēng).

Chine, 1957, Cité interdite sous la neige, photographie de Marc Riboud
Cité interdite sous la neige, 1957, Marc Riboud

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