Souffle et effort

La conférence examinera le sens des deux caractères qui constituent l’expression 氣功 qì gōng, à partir de leur pratique et de leur théorisation dans les arts lettrés chinois, en particulier la peinture et la calligraphie. Le premier, 氣 qì, « souffle », est à la fois particulier et universel, alors que 功 gōng correspond à un « effort », un « travail » qui n’est ni rentable ni quantifiable.

Mara étreignant la roue des réincarnations

Ce bas-relief de 8 mètres parmi les sculptures rupestres de Dazu représente Mara, le Seigneur de la mort et des désirs, étreignant la roue des réincarnations.
La grande roue des renaissances résume la doctrine bouddhiste du karma : un cycle sans fin de réincarnation dans des formes de vie supérieures ou inférieures selon ses actes passés. Dans cette sculpture, le démon Mara, personnifiant l’existence, tient la roue entre ses mâchoires et ses bras. La roue est soutenue par un fonctionnaire personnalisant la cupidité, un soldat, mal, un singe, la folie et une femme, la luxure. Six rayons émanent de la roue, signifiant que l’illumination, le but de toute pratique bouddhiste, permet au chercheur d’échapper au cycle éternel de la naissance et de la mort.

L’art du jardin

Si le jardin chinois est un lieu de plaisir et un Eden, il n’est pourtant pas associé à la luxure ni au péché. Au contraire, il est le lieu de l’éveil, du ressourcement, et de la gestation de l’embryon d’immortalité au même titre que la grotte des immortels, le cercueil ou l’intériorité. Yolaine Escande nous invite à visiter le jardin comme chemin de sagesse dans la tradition chinoise

Voyages d’inspection dans le Sud de l’empereur Kangxi

Voyageons en 1689, avec l’immense cortège de l’Empereur Kangxi (règne 1661-1722), venu inspecter le Sud de la Chine, et la reconstruction d’une digue sur le Fleuve Jaune, après des inondations catastrophiques. Perchés sur des échafaudages, les ouvriers s’affairent en tous sens, tandis que les ingénieurs dirigent le chantier. Les villageois se prosternent sur le passage du Fils du Ciel.

Genèse de l’empire céleste

Depuis des temps immémoriaux, la Chine s’est intéressée au Grand récit de l’Univers. Dès les premières dynasties, des guetteurs du ciel relèvent le mouvement des corps célestes. La cosmologie devient science d’État et les souverains -les fils du Ciel- les garants de la mise en écho du Ciel et de l’empire. L’histoire de ces épousailles entre le Ciel et la Terre peut se déchiffrer à travers le prisme du jade.

À travers cette exposition de la Fondation Baur,, le public est invité à découvrir un exceptionnel ensemble de jades archaïques chinois issu de la collection de Sam et Myrna Myers.

Hong Kong il y a 60 ans

Le photographe Fan Ho est mondialement connu pour ses clichés pris dans les rues de Hong Kong dans les années 50-60. A cette époque, il n’était âgé que d’une vingtaine d’années et déambulait déjà dans les rues équipé de son Rolleifleix pour immortaliser les ambiances particulières de la ville.

Comment Wang-Fô fut sauvé

Comment Wang-Fô fut sauvé est un conte de lMarguerite Yourcenar publié dans la Revue de Paris en 1936 et repris dans le recueil Nouvelles orientales deux ans plus tard. L’histoire, qui se déroule dans la Chine médiévale, suit un vieux peintre et son disciple confrontés à la colère de l’empereur. La nouvelle a été adaptée sous la forme d’un court métrage d’animation du même nom par René Laloux, sur des dessins de Caza, en 1987.

Tang Wei Min

“Yuping m’a été présentée par une de ses amies pour apprendre la peinture. Elle était calme et se consacrait toujours à la peinture. Je sentais que je la connaissais mais je ne savais pas d’où et ni de quand, jusqu’au jour où j’ai remarqué que ses mains ressemblaient tellement à celles du tableau Femme en costume chinois traditionnel, j’ai réalisé qu’elle était cette femme dans mon esprit. J’ai ressenti la force d’affinité de l’autre monde et je l’ai invitée à devenir mon modèle.” – Tang Wei Min

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