Akeji Sumiyoshi

L'Énergie du souffle, vers 1970-1980, Akeji Sumiyoshi

Akeji Sumiyoshi est un calligraphe japonais, né à Uchino (Kyoto, Japon) en 1938 et mort en 2018.
Maître de sabre et de calligraphie, initié à la cérémonie du thé (chanoyu), Akeji Sumiyoshi et sa femme Asako vivaient dans un ermitage au nord de Kyoto, dans les montagnes de la vallée d’Himuro. Il a inspiré le cinéaste Hayao Miyazaki, en ayant notamment redécouvert et mis au jour le terme médiéval « Mono no ké » (« l’esprit des choses »), titre de sa première exposition à Tokyo en 19702.

À la cour du Prince Genji

Rideau-écran, 1970, en soie et fils d'or, décor broché, étoffe façonnée, tissée sur métier à mécanique Jacquard

Célèbre pour le raffinement extrême de son art de cour et son effervescence artistique, le Japon impérial de l’époque de Heian (794-1185) a notamment donné naissance à une œuvre majeure de la littérature classique japonaise, le Dit du Genji. Écrit au 11e siècle par une femme, la poétesse Murasaki Shikibu, et considéré comme le premier roman psychologique de l’Histoire, le Genji a généré depuis mille ans une iconographie extrêmement riche, influençant jusqu’aux mangaka contemporains. Il a ainsi inspiré de nombreux artistes et artisans du Japon à travers les siècles, parmi lesquels Itarô Yamaguchi (1901-2007), maître tisserand à Kyoto, dont quatre rouleaux tissés exceptionnels sont présentés pour la première fois dans leur intégralité.

Pour en éclairer la portée, le musée Guimet a réuni dans une fascinante exposition des objets aussi divers que des boîtes en laque finement décorées de scènes de l’histoire, des paravents peints à la main, de superbes estampes, un spectaculaire palanquin de la fin du XVIIIe siècle, des pages de mangas … Nous vous proposons quelques images de cette magnifique exposition que nous avons visité début janvier.

Huang Yongyu

Une volée de mouettes, encre et couleurs sur papier, détail, Huang Yongyu

Depuis les années soixante-dix, Huang Yongyu a produit de nombreuses peintures à l’encre colorée avec des sujets allant des paysages, des fleurs, des personnages, des caricatures et des oiseaux, souvent accompagnés d’inscriptions contenant des allusions historiques et des messages ludiques.

Huit vues sur les montagnes jaunes

Huit vues des montagnes jaunes, 1681, Zheng Min (1633-1683)

Au XVIIe siècle, les peintres de l’Anhui ont commencé à exploiter les qualités particulières de l’album pour représenter les montagnes jaunes (黃山 huángshān), vue par vue, une feuille à la fois. Cet exemple, de l’artiste relativement peu connu Zheng Min, se classe parmi les meilleurs albums de Huangshan ; son originalité compositionnelle et son travail de pinceau subtil se déploient au fil d’un voyage en huit parties distinctes.

Sesshū Tōyō

Les pêcheurs, Sesshu

Des traits intrigants de l’esthétique japonaise sont révélés à travers les pratiques artistiques de Sesshū Tōyō et de son œuvre la plus célèbre, le soi-disant Paysage d’encre éclaboussée de 1495 (Haboku Sansui, littéralement, Paysage d’encre cassée).

Shamsa

Rosette portant les noms et les titres de Shah Jahan, encre, aquarelle opaque et or sur papier

Un shamsa, littéralement le soleil, ouvrait traditionnellement les albums impériaux moghols. Travaillées dans des couleurs vives et plusieurs tons d’or, les arabesques méticuleusement conçues et peintes sont enrichies par des fleurs, des oiseaux et des animaux fantastiques.

Hsia I-fu

Arbres au sommet d'une montagne, encre sur papier Xuan, Hsia I-fu

夏逸夫 Xià Yìfū peint principalement avec de l’encre et de l’aquarelle, dans un style qui rappelle les peintures traditionnelles chinoises. Il se concentre également sur les paysages de montagnes dans la brume ou les paysages montrant des falaises se jetant dans la mer.

Pèlerinage en montagne

Retraite, photographie de Lydia Goetze

Ces images des monts Jaunes et des montagnes Wuling illustrent une étude commencée il y a plus de 1500 ans par les peintres chinois, souvent des dessins monochromes à l’encre et au pinceau. Intriguée par les différentes façons de montrer la distance, par la profonde influence du taoïsme et du bouddhisme Chan, ainsi que par la longue tradition de copie des maîtres, Lydia Goetze s’est rendu dans leurs montagnes pour relever le défi de voir et de photographier comme ils avaient peint.

Minjung Kim

Encre sur papier mûrier Hanji, Minjung Kim

Créer implique de consumer son identité, de s’oublier en se mettant au diapason de son souffle, pour que surgisse un mouvement spontané. Dans la présence à l’instant, le geste se réalise en relation avec la matière. Un dialogue s’instaure, sans que l’on sache d’où provient l’intention.

Les objets du lettré

Rocher d'un érudit, encre sur papier, 2013, Liu Dan (1953-)

Les lettrés chinois pratiquent l’art de la calligraphie à l’aide de quatre accessoires spécifiques : l’encre, le pinceau, le papier et la pierre à encre, appelés les quatre trésors du lettrés selon l’expression chinoise.

Peinture à l’encre de Guan Zhi

La lumière s’accroît à travers les nuages, encre & couleur sur papier de GuanZhi

Les œuvres de Guan sont majestueuses et magnifiques, avec un grand dynamisme, une profonde conception artistique, enracinée dans la culture chinoise classique.