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Lectures / Pratiques

L’importance du symbolisme dans les arts martiaux internes chinois – 2

Tigres et poissons, encre sur papier, de Qu Gao, dynastie Ming

Les associations avec des animaux, les noms des mouvements, les sinogrammes

  1. Les symboles du ciel et la terre, du yin et du yang, des cinq éléments, et du dragon et du tigre.
  2. Les associations avec des animaux, les noms des mouvements, les sinogrammes
  3. Le symbolisme du yÏ jīng

Associations avec des animaux

Dans les arts internes, les animaux agissent comme emblĂšmes d’une configuration interne ou d’un schĂ©ma corporel qui transforme le corps de l’intĂ©rieur lorsqu’il s’Ă©coule d’une posture / configuration Ă  une autre – maintenant un tigre ou un dragon nageant dans les nuages, puis la plongĂ©e d’un faucon et sa remontĂ©e, ou l’enroulement et la torsion d’un serpent. L’importance de l’image des animaux ne rĂ©side pas dans l’idĂ©e externe d’essayer de ressembler Ă  l’animal, ou Ă  imiter directement le mouvement de l’animal. L’imagerie animale est plutĂŽt reprĂ©sentative ou symbolique d’une capacitĂ© interne ou d’un attribut qui ne peut ĂȘtre facilement expliquĂ© avec des mots. La capacitĂ© interne ou de la configuration reprĂ©sentĂ©e par l’animal est dĂ©veloppĂ©e Ă  travers la pratique des mouvements (formes) qui lui sont associĂ©es, tout en faisant participer en mĂȘme temps l’imagerie qui entoure cet animal.

Faucon, détail d'un dessin d'Isabelle Rosaz
Faucon, dĂ©tail d’un dessin d’Isabelle Rosaz

Voici quelques exemples du ćœąæ„æ‹ł xĂ­ngyĂŹquĂĄn et du ć…«ćŠæŽŒ bāguĂ zhǎng  :

  • Le faucon (faucon des moineaux) est un rapace qui attire d’autres oiseaux. Par consĂ©quent, il est trĂšs agile et peut manƓuvrer dans des espaces restreints pour se renverser rapidement et en spirale. Le faucon peut «rĂ©trĂ©cir» son corps pour voler ou «pĂ©nĂ©trer» dans la forĂȘt.
  • Le grand et  puissant aigle plane au-dessus de sa proie, prĂȘt Ă  fondre et Ă  la saisir avec ses serres puissantes.
  • L’hirondelle est rapide et agile quand elle se prĂ©cipite, vire et  plonge. L’hirondelle boit l’eau en rasant la surface de l’eau et en la puisant  avec  sa bouche.
  • Le tigre a une Ă©treinte puissante, mais il dĂ©veloppe la puissance de ses membres en transmettant la force de tout son corps, de son dos aux membres supĂ©rieurs.
  • Le dragon s’Ă©tend et contracte ses os, lorsqu’il se tord et s’enroule, tandis que son petit cousin le serpent glisse en douceur dans l’herbe et s’enroule Ă©troitement autour des objets.
  • Le poulet ou le coq peut se dresser sur une patte avec puissance et stabilitĂ© comme il peut marcher tout en picorant de maniĂšre imprĂ©visible. Il tire sa puissance du pied et du talon en tapant et Ă  en frappant.
  • L’ours a des Ă©paules puissantes qui se meuvent latĂ©ralement pour frapper avec puissance. L’ours affiche Ă©galement une grande puissance dans l’Ă©rection de son cou vers le haut.
  • Le singe est rapide, agile et intelligent, il bat en retraite afin d’attirer l’adversaire, puis rapidement il contre-attaque avec un jeu de jambes agile et un travail des mains.

Les noms des mouvements

Dans les arts internes chinois, chaque mouvement a un nom qui dĂ©crit l’action, et dans de nombreux cas, les actions et les attributs qui sont en jeu lors du dĂ©placement interne. Ces noms donnent au praticien une image qui traduit l’intention interne du mouvement – y compris les applications, la configuration du corps, la force dynamique, l’essence essentielle et l’esprit du mouvement. Les Ă©tudiants qui refusent de dialoguer avec les noms rendent le processus d’apprentissage beaucoup plus difficile. Sans comprendre l’esprit de l’action, le mouvement devient vide, vide de sens et d’intention. En voici quelques exemples ci-dessous.

La paume poussant la meule

La paume poussant la meule, maitre  Gao Ji Wu, photographie de Valérie Ghent
La paume poussant la meule, maĂźtre Gao Ji Wu

Cette posture ćźšćŒ dĂŹngshĂŹ est peut-ĂȘtre la posture la plus courante pour la marche en cercle du bāguĂ zhǎng. Elle est l’apogĂ©e du mouvement ascendant et renversant du simple changement de paume. L’appellation «meule» dĂ©signe l’idĂ©e de pousser des jambes pour entraĂźner les bras, comme pour pousser la barre qui fait tourner une grosse meule pour moudre le grain. Cette image traduit la dynamique interne (le nei gong) des mouvements circulaires de marche et de poussĂ©e.

Le tigre féroce descends de la montagne

Le tigre féroce descends de la montagne, maitre  Gao Ji Wu, photographie de Valérie Ghent
Le tigre féroce descends de la montagne, maßtre Gao Ji Wu

Cette posture dĂŹngshĂŹ est aussi appelĂ© la paume qui descend vers le bas. Les paumes donnent la sensation de s’enfoncer plutĂŽt que d’appuyer vers le bas, ce qui entraĂźne une extension dĂ©tendue des coudes et un abandon vers le bas de la racine des paumes, alors que les Ă©paules coulent. Lorsque vous parcourez le cercle dans cette posture, vous pouvez avoir l’impression que les quatre membres touchent le sol, tout comme le mouvement sinueux d’un chat comme un tigre qui descend une colline escarpĂ©e.

Les fils d’or enveloppent le poignet

L’image de doux et souples fils de soie qui s’enroulent autour d’un objet – en l’occurrence le poignet de l’adversaire – donne l’impression d’une fluiditĂ© sans faille dans l’exĂ©cution de la technique. Ce caractĂšre Ă©lastique des fils, avec leurs nombreux points de contact, rend difficile pour l’adversaire de ressentir ce qui se passe et oĂč appliquer une rĂ©sistance

Essuyez les sourcils avec de la soie d’or

LĂ  encore, l’image est quelque chose de doux et de souple, se brosser les sourcils doucement et en douceur afin que l’adversaire se trouve dans l’impossibilitĂ© de trouver un point de rĂ©sistance. L’exĂ©cution de cette action pour qu’elle donne le sentiment de la nature souple de la soie doit permettre Ă©galement de rĂ©gler en douceur les tentatives de l’adversaire pour s’Ă©chapper.

Zhou Chang endosse le Sabre

Guan Yu et Zhou Cang, parchemin suspendu, encre et couleurs sur papier de Ma Yuanqin
Guan Yu et Zhou Cang, parchemin suspendu, encre et couleurs sur papier de Ma Yuanqin

Ce mouvement fait rĂ©fĂ©rence Ă  摚仓 Zhƍu Cāng , un personnage du roman classique chinois des Trois Royaumes, qui porte le lourd sabre du grand gĂ©nĂ©ral et guerrier ć…łçŸœ Guān Yǔ , reconnu pour sa puissance et sa force.

Le dragon noir agite la queue

Le dragon noir est associĂ© Ă  l’eau et au nord. Cette image fait rĂ©fĂ©rence au mouvement de la taille, du dos et des jambes, qui s’enroulent et se retournent. Le mouvement complet ressemble Ă  une queue s’enroulant et se retournant vers l’extĂ©rieur. C’est un mouvement clĂ© dans l’expression du bāguĂ zhǎng par Gao Ji Wu.

La mue de la cigale d’or

Ce mouvement du bāguĂ zhǎng ressemble Ă  l’action d’un insecte sortant de son exo-squelette. Le nom donne Ă  chacun une reprĂ©sentation de l’image corporelle interne requise pour effectuer le mouvement correctement – par le biais d’un mouvement de «tremblement» souple, on peut entrer et jeter l’adversaire. La mue de la cigale d’or fait Ă©galement rĂ©fĂ©rence Ă  l’un des 36 stratagĂšmes militaires parfois attribuĂ©s Ă  Sun Zi, auteur de l’art de la guerre. De loin, la cigale ressemble Ă  une cigale vivante. En semblant ĂȘtre dans un endroit, la cigale peut passer Ă  un autre. [1] Cette idĂ©e est Ă©galement appliquĂ©e dans le mouvement du bāguĂ zhǎng .

L’Ă©pervier vole Ă  travers la forĂȘt

Ce mouvement fait rĂ©fĂ©rence Ă  la capacitĂ© qu’a l’Ă©pervier de “rĂ©trĂ©cir son corps” en repliant ses ailes, de sorte qu’il puisse pĂ©nĂ©trer dans les espaces entre les branches de l’arbre pour attraper sa proie. Ce mouvement est utilisĂ© dans le xĂ­ngyĂŹquĂĄn et le bāguĂ zhǎng pour «entrer dans la forĂȘt» des bras de l’adversaire (sa dĂ©fense), pour pĂ©nĂ©trer Ă  travers la cible. IntĂ©rieurement, le corps se rĂ©trĂ©ci ou se contracte et, Ă  mesure que l’on pĂ©nĂštre, il se produit une expansion puissante.

Le combat entre tigre et dragon

Illustration du mouvement Le combat entre tigre et dragon dans le xĂ­ngyĂŹquĂĄn.

Le combat entre tigre et dragon

Ce mouvement dans le xíngyÏquån est un coup de pied et un coup de poing simultanés. Le nom fait référence à la dualité yin-yang du dragon et du tigre, à leur connexion mutuelle et à leur opposition. Un combat entre dragon et tigre peut également signifier une compétition entre rivaux égaux mais disposant de méthodes et de forces différentes.

Un cheval et trois flĂšches


Un cheval et trois flĂšches

侀马侉缭 yÄ« mǎ sān jiĂ n

Ce mouvement, du ćœąæ„èżžçŽŻ xĂ­ngyĂŹ liĂĄnhuĂĄn, implique des pas rapides en avant et en arriĂšre avec trois poings Ă©clatants (beng quan) qui arrivent en succession rapide – comme trois flĂšches tirĂ©es Ă  dos de cheval. L’image du cheval au galop et les trois flĂšches arrivant presque simultanĂ©ment traduisent le timing, l’essence et la tactique du mouvement.

Les mains nuages

Illustration des mains nuages

Les mains nuages

Les nuages ​​sont transparents et sans substance, mais ils peuvent en mĂȘme temps dĂ©chaĂźner les tempĂȘtes et la pluie. La capacitĂ© des nuages ​​à se former et Ă  se disperser au fur et Ă  mesure que l’eau s’Ă©vapore vers le haut et que la pluie s’abaisse sur la terre est imitĂ©e par les changements intervenant dans les mouvements des nuages. Le mouvement lent, Ă  la dĂ©rive et pourtant majestueux d’un nuage Ă  travers un paysage placide est Ă©galement imitĂ©, tant dans le mouvement lui-mĂȘme que dans l’esprit du mouvement.

La grue blanche déploie ses ailes

La posture debout verticale de la grue, car elle dĂ©ploie ses ailes dans une position bras ouverts, est imitĂ©e dans cette posture. La grue blanche Ă  crĂȘte rouge est un symbole d’immortalitĂ© et de sagesse et est associĂ© avec le ciel. Certains croient que les ermites taoĂŻstes deviennent des grues quand ils meurent. L’exĂ©cution de la posture apporte la clartĂ© et le calme au mental et Ă  l’esprit. Le mouvement d’Ă©talement des ailes provient de des os et des tendons, il part de l’arriĂšre pour se propager et ouvrir les bras comme l’oiseau qui dĂ©ploie ses ailes.

Les sinogrammes

Les signes chinois sont, dans une certaine mesure, des pictogrammes ou des idĂ©ogrammes. Par consĂ©quent, ce langage qui est trĂšs utilisĂ© pour exprimer des concepts en Chine contient dĂ©jĂ  des symboles. Il est donc difficile de traduire certains concepts et signes en anglais. Il est facile de voir la nĂ©cessitĂ© pour les Ă©tudiants des arts internes de se confronter Ă  un certain niveau avec les signes chinois – plutĂŽt que de simplement les remplacer par un seul mot en anglais qui exprime mal les concepts que l’on cherche Ă  comprendre. Par exemple,un terme courant  dans les arts internes est pÄ« (抈) qui est gĂ©nĂ©ralement traduit par «fendre» ou «couper».

抈 pÄ«

PÄ« peut signifier pour fendre, diviser, couper ou enfoncer; fendre ou blesser ceux/jambes doigts en les ouvrant en grand. [2] Souvent, mĂȘme si le fractionnement peut ressembler Ă  un coup, il emploie en fait une force en forme de coin qui fend les choses, les ouvre ou les sĂ©pare. La forme d’une lame de hache est comme un coin, et le fendre se rĂ©fĂšre Ă  l’action de la hache car elle fend le bois en morceaux. Cette action est la clĂ© pour le mouvement interne pÄ«quĂĄn du xĂ­ngyĂŹ ou “poing fendu”. PÄ« peut Ă©galement se rĂ©fĂ©rer Ă  une frappe de foudre.
PÄ« contient 戀 dāo, le radical du couteau, associĂ© Ă  闱 pĂŹ: frayer un chemin, ouvrir une voie, une chronique…, rĂ©futer une thĂ©orie, rejeter (une position).

戀 dāo

Le radical couteau apparaĂźt dans de nombreux caractĂšres. Il est probablement issu du pictogramme d’un couteau de bronze cĂ©rĂ©monial. Il apparaĂźt en caractĂšres tels que:

扁 duĂČ
hacher, trancher, couper
扊 xiāo
Ă©plucher, raclage, entamer, peler

肖 xiĂ o peut ĂȘtre simplement une phonĂ©tique, mais selon certaines sources, 扊 xiāo a Ă©tĂ© crĂ©Ă© Ă  partir de 氏 xiǎo (petit), de 肉 rĂČu (viande) et  de戂 dāo ou ćˆ€ dāo (couteau). Un couteau 戀 coupe 氏 de petits morceaux de viande 肉. [3]

戂 , le radical du couteau apparaĂźt Ă©galement dans les mots associĂ©s aux actions de l’Ă©pĂ©e et de la lance, comme dans le mot ćˆș ci (Ă©pine, piqĂ»re, coup de couteau ou irritant). À gauche se trouve un arbre avec des Ă©pines et le radical du couteau est ajoutĂ© pour en accentuer le sens.

韍 lĂłng

Le caractĂšre du dragon combine plusieurs idĂ©es en un seul caractĂšre. La partie droite de la forme originale du personnage ressemble Ă  une queue de dragon, tandis que le cĂŽtĂ© gauche contient le caractĂšre de la lune  et de plus un caractĂšre qui signifie se lever ou se tenir debout. Le cĂŽtĂ© gauche du personnage est aussi une forme de caractĂšre pour cuillĂšre indiquant la transformation alchimique et le changement. [4]

äžč田 dān tiĂĄn

Le dāntiĂĄn, la zone en dessous du nombril oĂč le qĂŹ originel rĂ©side, est gĂ©nĂ©ralement traduit par “champ de cinabre”. Si le corps est couchĂ© Ă  plat, et l’intersection du canal central et du vaisseau de ceinture est projetĂ©e sur le ventre, cela ressemble au caractĂšre 田 tiĂĄn (champ). [5]

Dān peut signifier rouge, vermillon ou pilule de cinabre mais dans les pratiques de
慧äžč nĂšidān, il se rĂ©fĂšre Ă  un Ă©lixir qui est formĂ© Ă  l’intĂ©rieur du corps.

ć‘œé–€ mĂŹng mĂ©n

MĂŹngmĂ©n est considĂ©rĂ©e comme Ă©tant la zone entre les deux reins. Il est Ă©galement connu comme le “champ du cinabre”, les concepts de DāntiĂĄn et de MĂŹngmĂ©n se chevauchent donc. MĂŹngmĂ©n signifie littĂ©ralement la «Porte de la Vie» ou «Porte du Destin”, MĂŹng peut aussi se rĂ©fĂ©rer Ă  l’idĂ©e d’ordre, de commandement, d’ordonner.

Le quatriĂšme point d’acupuncture du vaisseau gouverneur, entre les Ă©pineuses des 2e et 3e vertĂšbres lombaires au niveau de l’ombilic, est Ă©galement connu comme “mĂŹngmĂ©n”.  C’est le point d”acupuncture majeur pour accĂ©der directement Ă  la porte de la vie. Le second caractĂšre au-dessus est é–€ mĂ©n (porte, entrĂ©e). Ce pictogramme d’une porte fait partie de beaucoup de mots utilisĂ©s dans les arts martiaux:

開 kāi
ouvrir, frayer, percer, s’Ă©panouir, mettre en marche, dĂ©marrer, conduire, fonder, Ă©tablir, commencer, dĂ©buter, tenir, organiser, bouillir
闖 chuǎng
faire irruption, se lancer, se prĂ©cipiter, se tremper, s’aguerrir
chuǎng reprĂ©sente un cheval (銏 mǎ) se prĂ©cipitant Ă  travers une porte 門
攔 lĂĄn
barrer, bloquer
le radical de la main gauche et une porte avec quelque chose comme un paquet bloquant

æ°Ł  qĂŹ

Enfin, permettons nous de regarder le caractĂšre pour qĂŹ. Le caractĂšre simplifiĂ© 气
reprĂ©sente des vapeurs, s’enroulant et s’Ă©levant du sol pour former des nuages . L’ancien oracle d’os, de bronze ou le sceau qui forme le caractĂšre montre cela trĂšs clairement. Plus tard, l’idĂ©ogramme a montrĂ© des vapeurs ascendantes pour former une couche de nuages. Cela fait aussi partie du caractĂšre de la vapeur:

æ°Ł, la forme ancienne du caractĂšre ajoute l’idĂ©e de grain, en utilisant le caractĂšre ç±ł mǐ (riz). Cela donne une reprĂ©sentation du riz cuit Ă  la vapeur.

Notes

  1. Strategy and Change: An Examination of Military Strategy, the I-Ching and Ba Gua Zhang. By Tom Bisio, dDnver CO: Outskirts Press, 2010, p.280.
  2. Wenlin Software for Learning Chinese 119-2007 Wenlin Institute Inc.
  3. Ibid.
  4. The Nature of the Chinese Character, Calligraphy by Russell Eng Gon, Illustrations by Lesley Ehlers. Simon and Schuster, 1991, p. 94-5.
  5. Foundations of Internal Alchemy: The Taoist Practice of Neidan
    par Wang Mu, traduit et édité par Fabrizio Pregadio. Mountain View, CA: Golden Elixir Press, 2011, pp. 21-22.


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Professeur de qi gong et de tai chi chuan, créateur de l'école Nuage~Pluie
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